lundi 26 août 2013

UN BON RESUME DE LA SITUATION


LA BAC FUIT DEVANT LES DEALERS


LE COURAGE DES RACAILLES

SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE

" Le Parti socialiste est depuis toujours riche de ses diversités. Chapelles, écuries présidentielles, courants forment en son sein de bouillonnants tourbillons qui ont néanmoins la détestable habitude de tourbillonner en rond. Mais cela ne suffisait pas car plus on est de fous, plus on rit. C’est ainsi qu’à bien d’autres est venue se joindre à La Rochelle la tendance SM. Elle a été acclamée, plébiscitée, ovationnée aux Journée d’été du PS en la personne de Christiane Taubira. Cette dernière passe pour courageuse, une qualité qui fait singulièrement défaut à la plupart des ministres du gouvernement Ayrault. 

Qui d’autre qu’elle en effet aurait su résister à la meute déchaînée et droitière qui réclamait des sanctions contre le Syndicat de la magistrature (SM) ? Ce syndicat s’était illustré en placardant dans ses locaux un Mur des cons (révélé par Atlantico.fr, ndlr) où figuraient des photos d’hommes politiques de droite et de financiers à abattre, avec aussi (un peu d’ignoble, ça ne fait pas de mal) la photo du père d’une jeune fille sauvagement violée et assassinée. La garde des Sceaux a estimé pourtant qu’"il n’y avait pas lieu à poursuites". 

On comprend qu’elle est été sensible aux arguments de son amie Françoise Martres, numéro 1 du Syndicat de la magistrature, qui a été conviée par elle aux Journées de La Rochelle où elle a été follement applaudie et qui a vu dans ce Mur "une simple blague de potaches". En quelque sorte à peu près la même chose que les graffitis de chiottes où de sombres imbéciles écrivent toutes les insanités qui passent par leur cerveau malade. Pas de quoi, paraît-il, sanctionner un membre du Syndicat de la magistrature. 

Le problème est que ces juges sortent des chiottes pour rendre la justice avec une sérénité et une objectivité dont il est fortement permis de douter… Laissons maintenant Mme Taubira. Il est parfaitement inutile de dire du mal d’elle. Son collègue de l’Intérieur, Manuel Valls, le fait très bien. Mais le Syndicat de la magistrature mérite quelques lignes de plus. Ses initiales, SM, veulent dire aussi et depuis toujours, donc bien avant la création de cette officine syndicale, sado-masochisme. 

Un jeu de mots facile ? A y regarder de plus près, pas tant que ça. Dans ce domaine torride, le syndicat de Mme Martres a innové. Normalement (si l’on peut dire), dans l’exercice du SM, les victimes (masochistes) sont consentantes. Tel n’est pas le cas avec celles du Syndicat de la magistrature : il choisit ses victimes sans leur demander leur avis. Pas question pour ces magistrats de taquiner le goujon, de s’acharner sur le menu fretin des assassins et violeurs, des braqueurs et des trafiquants. Ce qu’ils veulent, c’est du gros, du riche, du puissant, du célèbre. Ah, lacérer le dos de l'infâme Sarkozy. Que du bonheur (n’est-ce pas, monsieur le juge Gentil ?). Ah, fouetter Hortefeux ! Ça c’est bon ! Ah, enchaîner Bernard Tapie ! Jouissance garantie ! Ah, crever la bedaine du gros Depardieu ! Promesse de nirvana. Planter quelques clous dans les joues grasses d’un banquier ! Et là, c’est l’extase ! Ainsi jouit-on au Syndicat de la magistrature. 

Chacun ses plaisirs... Ceux du sado-masochisme passent pour marginaux. Mais au ministère de la Justice le SM (là, il s’agit du syndicat) est tout sauf marginal. Et c’est ça que les militants socialistes ont ovationné à La Rochelle. En raison de ces débordements bruyants et enthousiastes, un sondage paru dimanche a eu relativement peu de retentissement. Il dit que seuls 30 % des Français jugent le PS proche de leurs préoccupations. Et ils ne sont que 28 % à penser qu’il a un projet pour la France. Des scores fidèlement proches de ceux de François Hollande. Si vous voulez savoir le pourquoi de ces résultats calamiteux, il suffisait de faire un tour à La Rochelle. " "