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mardi 25 mars 2014

AGRESSIONS ANTISÉMITES : QUE DISENT LES CHIFFRES

" Jeudi, à l’appel du CRIF, plusieurs rassemblements ont eu lieu à Paris et dans diverses villes de Province, en mémoire des victimes de la tuerie perpétrée par Mohamed Merah, il y a deux ans mais aussi en contrepoint à la manifestation du 26 janvier dernier « Jour de colère ».

Le premier ministre Jean Marc Ayrault accompagné du président du Parlement européen Martin Schultz se sont rendus à Toulouse, Manuel Valls était lui au Trocadéro. « Les actes antisémites sont en progression depuis quelques années » et ils sont le fait « d’une partie de l’extrême droite française » a-t-il déclaré.

Vendredi, la presse nous rapporte q’un enseignant de 59 ans a déposé plainte pour agression antisémite. Il affirme avoir été traité de « sale juif, sale fils de pute », et frappé par trois hommes qui lui ont dessiné une croix gammée sur la poitrine. Il a aussi entendu « mort aux juifs » ainsi que des expressions en langue arabe qu’il n’a pas comprises. Des faits qui semblent donner raison aux manifestants, « aux expressions en langue arabe » près, peu usitées par l’extrême-droite française…

Mais voyons ce qu’il en est exactement. D’après le Service de protection de la population juive (SPCJ), organisme crée en 1990 par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et qui publie chaque année un rapport sur l’antisémitisme en France, le nombre d’actes antisémites en 2013 s’est élevé à 423 contre 614 en 2012 et 389 en 2011. Ce chiffre de 423 comprend 105 actions dont un homicide (ou tentative d’homicide) et 318 menaces (1). Comparons ces chiffres au total des crimes et délits commis en France(2).

Pour la seule France métropolitaine, le nombre de crimes et délits s’est élevé à 403 433 (chiffre à comparer à 129 en 2011 et 105 en 2013 recensés par le SPCJ) dont 2 117 homicides et tentatives d’homicides (à comparer à 0 en 2011 et 1 en 2013 recensés par le SPCJ). Les menaces ou chantages se sont élevés à 84 942 (contre 260 en 2011 et 318 en 2013 recensés par le SPCJ). Rapportons ces données au nombre de juifs en France (3). En 2012, selon les éléments fournis par le CRIF, il y avait 530 000 à 550 000 juifs en France. Bref, les actes d’antisémitisme représentent 0.03% du total des crimes et délits tandis que la population juive représente 0.9% de la population française.
Bien évidemment, les membres de la communauté juive sont aussi victimes d’agression hors caractère antisémite, probablement ni plus ni moins que les autres français, ce qui donne environ 3 600 crimes et délits.

Il en ressort bien que les actes à caractère antisémite représentent une goutte d’eau – moins de 3% – des crimes et délits dont sont victimes les juifs. Sur le plan quantitatif donc, la disproportion entre les chiffres et les discours est manifeste, C’est donc l’aspect qualitatif et seulement celui-là qui est mis en avant par les pouvoirs publics.

Nul ne saurait nier qu’agresser un être humain pour le seul motif qu’il est né ceci ou cela est doublement odieux, mais pourquoi plus un juif qu’un arabe ou un chrétien, et pourquoi plus l’appartenance ethnique que l’apparence physique ? Combien de citoyens ordinaires sont agressés du seul fait qu’ils ont une tête qui ne revient pas à leur agresseur, qu’ils sont vieux ou handicapés et donc des proies faciles, qu’ils s’habillent comme des bourgeois ou pour les jeunes filles en tenue légère, pour un simple regard ou encore une cigarette refusée ?

Alors, fléau national ou instrumentalisation d’un mythe, c’est à vous de juger. "

vendredi 24 janvier 2014

PETITION AUPRES DU PAPE FRANCOIS

" Nous souhaitons qu'à l'occasion de la visite de François Hollande au Pape François le 24 janvier prochain, celui-ci puisse officiellement lui faire état du profond malaise et de l'inquiétude grandissante de nombreux catholiques de France face à la promotion par son gouvernement d'atteintes majeures aux droits fondamentaux de la personne humaine (Loi Taubira, PMA-GPA, recherches sur l'embryon humain, euthanasie, Gender, etc.) et face aux attaques dont ils sont l'objet quotidiennement (campagne médiatique de dénigrement, profanations d'églises, etc.) "

Vous pouvez signer ici :

samedi 18 janvier 2014

MARRE DE LA CATOPHOBIE

" Lancée quelques heures avant la conférence de presse de François Hollande, une pétition adressée au pape François a recueilli plus de 65 000 signatures en quatre jours. Elle dénonce la situation de "malaise" dans laquelle se trouveraient "les catholiques de France qui se sont levés en masse l'an dernier pour crier leur opposition à la loi dite du mariage pour tous [...] [et qui] n'ont pas été écoutés par Monsieur François Hollande". Elle pointe "une campagne médiatique de dénigrement d'une rare violence" contre eux : "Les catholiques de France sont las d'être un groupe religieux de qui l'on puisse se moquer en toute impunité." Le Point.fr a rencontré Julie Graziani, l'une des trois rédactrices de ce texte. 

Julie Graziani : Nous n'avons jamais conçu ce texte comme une pétition, mais comme une supplique ou une lettre ouverte. Il se trouve que le site l'a affichée comme une pétition, mais ce n'était pas notre intention. Quoi qu'il en soit, et même si nous ne sommes pas spécialistes en droit canon, les canons 212 et 1417 précisent que l'on peut très bien s'adresser au pape directement, comme à n'importe quel évêque, tout comme le pape s'adresse directement aux fidèles. Et c'est d'ailleurs ce que fait le pape François très régulièrement et très simplement.

Que répondez-vous à ceux qui vous reprochent de court-circuiter les canaux habituels, en particulier les évêques ?

Nous n'avons pas la prétention de suggérer au pape une conduite ni de l'informer sur des choses qu'il sait déjà, mais de lui dire que les catholiques de France sont dans un profond désarroi. C'est un message qui est envoyé de la base, un cri d'alerte. Nous ne sommes soutenus par aucun mouvement et aucun parti et n'accepterons pas d'être récupérés ou instrumentalisés.

Qui êtes-vous ?

Nous sommes un groupe d'une centaine de chrétiens engagés dans la cité et âgés, pour la plupart, d'une trentaine à une quarantaine d'années. Nous échangeons régulièrement sur Internet pour débattre et proposer des initiatives. C'est ainsi que nous avons créé un collectif anti-Gleeden (un site de rencontre qui s'adresse aux personnes mariées, NDLR), qui a déposé une plainte au Jury de déontologie publicitaire. Il ne s'agit pas d'interdire l'adultère, bien entendu, mais nous estimons qu'on ne doit pas en faire la promotion dans l'espace public, surtout s'il est visité par des enfants et de jeunes adolescents.

Quelles sont vos revendications ?

Elles s'inscrivent dans le sillage de la contestation de la loi Taubira, qui a servi de catalyseur et de révélateur. Elles sont de deux ordres : d'abord, nous souhaitons que le gouvernement mène une politique plus respectueuse de la personne humaine, ce qui suppose que des droits fondamentaux, tels que le droit à la vie, bénéficient d'une réelle protection. À cet égard, nous voulons que le gouvernement fasse connaître sa position sur les réclamations de GPA et PMA, dont nous considérons qu'elles sont des pratiques de marchandisation des enfants. Et nous sommes inquiets, vigilants et prêts à nous mobiliser dans le cadre du débat à venir sur la fin de vie. Sur tous ces sujets, comme sur la théorie du "gender", qui se propage de façon insidieuse, nous voulons bénéficier d'une véritable liberté d'expression, quand bien même notre parole contredirait l'action gouvernementale.

Vous parlez également de "malaise". Qu'entendez-vous par là ?

Nous avons le sentiment d'être l'objet d'une campagne de dénigrement d'une rare violence qui s'est amplifiée depuis le vote de la loi Taubira. Nous sommes indignés par les attaques et les profanations d'églises encouragées par le silence du gouvernement, quand il ne s'en moque pas ouvertement. Nous n'acceptons pas que les catholiques soient le seul groupe dont on puisse se moquer en toute impunité. On en a marre de la petite catophobie ordinaire !

Cette lettre ouverte a été mise en ligne quelques heures avant la conférence de presse de François Hollande. Qu'avez-vous pensé de sa condamnation des actes anti-chrétiens qui visait en particulier les Femen ?

Nous apprécions cette condamnation d'actes odieux (le 20 décembre, une activiste a mimé un avortement devant l'autel de l'église de la Madeleine, NDLR), mais cette déclaration vient tardivement et du bout des lèvres. Surtout, elle vient quelques jours avant la visite au pape de François Hollande. C'est donc une déclaration de circonstance. Je note enfin que le souverain pontife y a été qualifié d'"utile", ce qui est d'une condescendance stupéfiante, mais qui est, somme toute, révélateur d'un gouvernement qui n'envisage la personne humaine que sous l'angle de "l'utilité". "

vendredi 17 janvier 2014

LA GAUCHE ET SON COMPLEXE DE SUPÉRIORITÉ MORALE

" Quelles sont les conséquences pour la gauche et pour la France de ce complexe de supériorité ?
André Bercoff : Le philosophe Jean Baudrillard parlait de la "gauche divine" et ça n'a pas changé : il y a le sentiment d'appartenir au camp du bien. La gauche, c'est la morale, la justice, la légalité, la défense des humbles… Il y a du vrai : le Front populaire charriait ces idées. Mais, face aux réalités économiques qui font que la France n'est pas sur Mars mais dans un contexte mondialisé, il y a des inflexions à faire. Le problème de la gauche, c'est qu'elle fait ces inflexions mais qu'elle ne le dit surement pas. Je suis contre la finance disait Hollande, je suis contre le capitalisme disait Mitterrand. Mais à partir du moment où il faut gérer la réalité, ils essaient de rester fidèles à leur vocabulaire. Et donc, on perd beaucoup de temps. Mitterrand a effectué son virage à 180° en 1983, Hollande vient de le faire.

Comment se fait-il que de nombreuses voix, à gauche, attaquent la mondialisation alors que c'est la mondialisation qui a permis à beaucoup, en Chine, en Inde, à sortir de la misère ? Or, la gauche est internationaliste mais elle dénonce cette économie mondialisée parce qu'elle nuirait aux peuples européens. La morale de la gauche est en fait à géométrie variable par rapport à la réalité.

C'est le même constat en matière de chômage et d'immigration. Est-ce que c'est vraiment d'être de droite réactionnaire que de dire qu'il faut faire travailler les travailleurs français avant les autres ? C'est tout de même bizarre puisque la gauche, en principe, doit aider le peuple. Mais on a l'impression, avec cette gauche, qu'on se moque des peuples. Il y a une contradiction entre cette volonté de faire le bien et les effets pervers qu'on ne veut surtout pas voir.

Michel Taly : Mettre de la morale là où il ne devrait être question que de l'État de droit peut être particulièrement malsain. Ce sont les théocraties qui mettent de la morale dans l'action publique. On ne peut pas, à la fois, condamner des gouvernements qui se réclament de lois religieuses, des lois contraires à la démocratie, et mettre de la morale dans l'action publique. La morale laïque pas plus sa place dans l’action publique que la morale religieuse.

Quelles sont les conséquences pratiques de ce positionnement en matière fiscale ?
André Bercoff : François Hollande a fait un discours très prometteur sur le papier. Simplement, lorsqu'il dit qu'il va supprimer les cotisations familiales, il ne dit pas comment il va concrètement compenser cette baisse de recettes. Il promet que l'on va arrêter de taxer les ménages. Alors, qui va-t-il taxer ? Le problème est, qu'avec cette approche moraliste, la politique fiscale est très floue et le gouvernement n'annonce pas ses intentions pratiques. On sait très bien ce qu'il faut faire mais on ne l'annonce pas sinon on trahit la classe ouvrière. Les problèmes c'est que, ces ouvriers ont déserté et sont presque tous, déjà, du côté des extrêmes. Pourquoi ne votent-ils plus à gauche ? Parce qu'ils ont l'impression qu'on les ignore complètement.


Michel Taly : Les politiques (droite et gauche confondues) ont une approche morale de la fiscalité, ce qui complique grandement les relations entre l'administration et les contribuables. Cela se remarque essentiellement en matière d'optimisation fiscale agressive. La plupart des hommes politiques et l'administration fiscale attendent de la part des contribuables une forme d'autocensure. Il y aurait une zone grise où on ne serait pas dans la fraude, entre ce qui est juste et ce qui est légal mais tout de même trop agressif. Il y a des choses qui ne sont pas interdites légalement mais que je devrais, de moi-même, renoncer à faire parce que ça va trop loin. Qu'on nous dise qu'en vertu d'une morale on devrait renoncer à un schéma fiscal qui, rappelons-le, n'est pas illégal, ce n'est pas normal. C'est quelque chose que l'on entend sans arrêt dans le discours politique : les entreprises devraient renoncer à l'optimisation excessive parce que ce n'est pas une attitude citoyenne. Cela priverait l'État de ressources et manifesterait un refus des entreprises de participer aux charges publiques, etc.

Quelles sont les conséquences en matière sociétale et en matière de justice ?
André Bercoff : Il y a toute une partie du peuple français qui est laissée pour compte. On est beaucoup plus pauvre dans certains départements français qui sont dans la misère, comme la Creuse par exemple, que dans les banlieues. Du point de vue sociétal, la gauche – mais aussi peut-être une partie de la droite -  a privilégié les minorités. Cette gauche a exercé depuis 50 ans un magistère moral et a laissé filer toute une partie du peuple ouvrier, les artisans. Cela explique le discours poujadistes sur les minorités qui prendraient tous les avantages. On peut critiquer ce discours mais si ces personnes-là ne s'étaient pas senties délaissées, notamment en matière de sécurité, elles ne le tiendraient pas. Mais la gauche n'est plus là pour défendre le peuple et le petit peuple.

Michel Taly : Je n’ai aucune légitimité à déborder de ma spécialité fiscale. Mais la grille d’analyse que je me suis forgée dans cette pratique fiscale peut être utilisée pour d’autres sujets. La seule approche que doit avoir un membre des pouvoirs publics est la suivante : ce que je fais est-il conforme à la loi ? Mais si chacun se met à apprécier, à partir de critères moraux, comment il va appliquer la loi, c'est de l'arbitraire et tous les citoyens ne sont pas certains d'être traités de la même façon. Un ancien responsable de l’administration fiscale avait théorisé le concept d’application mesurée de la loi. Mais c’est la loi elle-même qui doit être mesurée, pas son application. Si des méchants, des voyous, en profitent pour se glisser entre les mailles du filet, il faut se poser la question de l'adaptation de la loi. La loi doit être la même pour tous.

Par exemple, dans l'affaire Leonarda, ce qui me parait totalement conforme à l'État de droit et qui évite de mettre de la morale dans l'application de la loi, c'est la réponse du ministre de l'Intérieur. Ce qu'il a fait est conforme à l'État de droit. Point. Si on trouve la loi trop dure, on la change, mais on ne peut pas demander aux agents, aux policiers, de décider arbitrairement dans quel cas ils appliquent ou ils n'appliquent pas la loi. Il peut y avoir de la délicatesse dans l'usage de la force publique, certes, mais il ne doit y avoir d'application mesurée de la loi. Ça, c'est très malsain.

Comment est-ce que la gauche en est arrivée là ? Cette gauche-là semble à l'opposé de la gauche pragmatique des années 1980 portée notamment par Michel Rocard…
André Bercoff : Cette gauche moraliste s'oppose à la gauche originelle. Contrairement à ce que l'on croit, le libéralisme était de gauche : chaque citoyen est libre et doit être protégé en ce sens. Il y a eu une espèce de glissement vers une volonté de catégoriser l'action. Cette gauche-là a été dans un tel a priori idéologique qu'elle a dérivé vers une volonté de mainmise sur les comportements. On sait ce qui est bon, on sait ce qui est mauvais. Ils se sont comportés exactement comme des parents vis-à-vis de leurs enfants. Ils sont allés tellement loin dans cette dérive, persuadés que ce qu'ils font est bon, que les membres de la gauche ont laissé passer tout ce qui est arrivé depuis 20 ans, les nouveaux déclassements, l'Europe, l'économie-monde, et n'en n'ont tiré aucune conséquence. Ils ont assisté à la réalité et n'ont pas voulu la nommer. Et la gauche a été entièrement dirigée pendant des années par la haute fonction publique avec ces métiers protégés. Or, quand on a la sécurité de l'emploi, on ne peut pas agir comme quelqu'un qui a des fins de mois difficiles.

Les Allemands ont fait leur Bad-Godesberg en 1959, il y a 55 ans. Mais en France, le Parti socialiste s'étouffe parce que François Hollande se revendique comme social-démocrate. C'est quand même intéressant.

Michel Taly : Je ne suis ni psychologue ni sociologue. Peut-être que les valeurs de gauche (prendre aux riches pour donner aux pauvres, défendre le faible contre le fort) poussent naturellement à prendre la posture de donneur de leçons... Après, il y a évidemment différentes gauches et l'extrême gauche est sans doute plus moraliste que la gauche social-démocrate par exemple. Et, en période de crise, la posture moralisatrice est forcément plus audible.

En quoi est-ce un piège intellectuel ? La gauche en-est-elle consciente ? Est-ce un paravent pour ne pas avoir de programme solide ?
André Bercoff : La gauche n'est pas plus bête que les autres. Elle peut avoir un programme solide. Le problème est qu'elle est en pleine contradiction entre l'idéal et le réel. Quand elle est dans l'opposition, c'est formidable. Mais quand elle est aux affaires, elle doit faire face à la complexité de la réalité qui est beaucoup plus complexe que les grands principes, que les grandes et belles idées. 

Comment la droite a, elle aussi, intégré le complexe de supériorité de la gauche ? En quoi cela influe-t-il également sur son comportement ?
André Bercoff : Une partie de la droite ne comprend pas pourquoi elle n'est pas au pouvoir. Ils sont donc déboussolés. Dans l'opposition, la droite est nulle ! Et puis il y a, c'est vrai, une certaine forme de mauvaise conscience, une mauvaise conscience donnée par la gauche. Alors ils font comme s'ils avaient intégré certaines valeurs, mais ce n'est pas leur alphabet.

Michel Taly : De tous temps, les hommes politiques de droite ont manifesté leur exaspération face aux leçons de morale : quand Giscard disait à Mitterrand qu'il n'avait pas le monopole du cœur, c'était exactement ça. On a retrouvé la même tension entre les deux candidats du deuxième tour à l’élection présidentielle, lorsque la critique de la politique menée par le camp d'en face était assortie d'un jugement moral, d’une présentation d’un combat entre le bien et  le mal. Cela dit, se poser en victime d’un tel manichéisme peut aussi relever du calcul et l’indignation peut être feinte, dans le but de donner une image d’intolérance à l’adversaire. "

jeudi 16 janvier 2014

LA PRESSE ANGLAISE DÉNONCE LA SITUATION TRAGIQUE DE LA FRANCE

" Un article dénonçant une situation tragique en France a provoqué un clash entre l’ambassade de France et un ministre anglais….

Que se passe-t-il entre la France et le monde anglo-saxon? Ces derniers jours, plusieurs articles sur la situation de la France ont provoqué des réactions très vives. D’abord, l’article du site américain Newsweek qui racontait que «Paris, ce sont les grèves et les garçons de café malpolis» et mentionnait des chiffres ou faits erronés à la pelle sur la France .Puis,  un autre article publié dans le quotidien britannique économique gratuit City AM, a suscité la réaction de l’ambassade de France à Londres.

«L’échec de l’expérience socialiste en France vire à la tragédie»

Titré «L’échec de l’expérience socialiste en France vire à la tragédie», il détaillait comment le gouvernement actuel menait le pays à la catastrophe. Sur son site, l’ambassade française a publié un article intitulé 10 Accounts on which City AM has got it wrong on France (10 points sur lesquels City AM se trompe sur la France).

Parmi ces points de contestation, un porte sur le système de santé. L’ambassade établit une comparaison avec le NHS (le national health system, le système britannique donc). La réplique de trop. Le ministre de la Santé, Jeremy Hunt, ne l’a pas supporté et a expliqué dans le Daily Telegraph: «Le NHS ne devrait pas être attaqué pour être ouvert et transparent sur ses difficultés, et surtout pas par un pays qui ne publie pas autant de données sur la sécurité des patients.» Tendu. "

LA CHANCE POUR LA FRANCE SAMY NACERI FAIT ENCORE PARLER DE LUI


" L'acteur Samy Nacéri et l'une de ses ex-compagnes ont été interpellés et placés en garde à vue mercredi pour «violences réciproques».

Selon les premiers éléments, une bagarre aurait éclaté mercredi en début d'après-midi entre l'acteur et son ancienne compagne dans le 17e arrondissement parisien. «L'acteur et son ex ont été placés en garde à vue, une garde à vue différée pour lui en raison de son état d'ébriété», a précisé cette source.

En cellule de dégrisement en début de semaine

Selon nos informations, l'acteur avait déjà été placé en cellule de dégrisement en début de semaine, lundi matin, avant d'être relâché sans poursuite. 

Ce mercredi, il aurait «tapé son ex-compagne avant de se taillader lui-même le poignet à l'aide d'un petit couteau», selon notre source. Amené aux urgences, il a ensuite été placé en cellule de dégrisement puis en garde à vue, a précisé cette source qui confirme que l'acteur est bien connu des services de police du 17e arrondissement.

Ce ne sont pas les premiers déboires judiciaires que connait Samy Naceri. Il défraie régulièrement la chronique... "


mercredi 15 janvier 2014

AFFAIRE DIEUDONNE : DES DÉRIVES INQUIÉTANTES

C'est en passant par le site de Dreuz.info que je visite assez régulièrement pour la recherche d'informations politiques, que je suis tombé sur un article plutôt inquiétant. " Les auteurs de quenelles nazies démasqués, leurs noms publiés " en est le titre ( http://www.dreuz.info/2014/01/les-auteurs-de-quenelles-nazies-demasques-leurs-noms-publies/ ). On nous révèle ainsi, qu'un site autrefois qualifié de " extrême droite francophone israèlien ", le JSS News, s'amuse à rechercher et publier les noms des 10 000 quenelleurs qui ont posté leurs photos sur le site de Dieudonné.


Leur identité est mise à la disposition du public sur internet avec des conséquences qui me semblent mal calculées. Je cite " Tremblez des conséquences d’être exposés auprès de leurs employeurs et leurs proches (plusieurs ont déjà été licenciés et leurs noms traînent partout sur internet), tremblez d’avoir à affronter la justice, alors qu’ils étaient habitués à se cacher derrière l’anonymat pour faire leurs saloperies. " ou encore " Saine démarche en vérité, car les antisémites ont le cerveau bloqué sur 1939 et n’ont pas encore pris conscience que les Juifs, si on les cherche, on les trouve. ". Ca va même encore plus loin, où en plus des photos et de leurs noms, 35 quenelleurs ont vu leur adresse Mail et la photocopie de leur permis de conduire affichés sur JSS News. 

Il s'agit carrément de menaces à peine déguisées et inquiétantes et qui semblent faire complètement abstraction du droit Français. Outre les risques de représailles telles qu'il y en a eu, il y a encore peu de temps, et qui ont menés à l'arrestation de plusieurs activistes juifs d'extrême droite, le site Dreuz.info et JSS News semblent même pousser à ce type d'action. 

Alors, je m'interroge, ces quenelleurs sont-ils tous des antisémites ? Il semblerait que non. Il y a des jeunes anti système qui se fichent autant de l'origine religieux que de leur première chemise. Dreuz.info et JSS News seraient-ils donc pour la bastonnade de gamins ? Si l'on prend la définition de Wiktionary de cette fameuse quenelle, on trouve : " Bras d’honneur « bien profond dans le cul du système » pour ses ouailles ou ersatz de salut nazi à peine déguisé pour ses détracteurs, la « quenelle » de Dieudonné est à la fois un signe de ralliement et un message subliminal. " ( http://fr.wiktionary.org/wiki/quenelle ). Une définition qui montre bien qu'il existe deux interprétations de ce fameux geste et que mettre tout le monde dans le même sac semble peu réfléchi. Quand à prôner de manière déguisée l'atteinte à leur intégrité physique, c'est de l'inconscience caractérisée qu'ils assument pleinement ( On n’en a pas fini avec les antisémites, mais on avance, on avance… Dreuz.info ). 

Quelques journalistes semblent aussi s'en inquiéter. Dans une interview de Johnathan-Simon SELLEM le fondateur du site JSS News, ce Monsieur ne semble pas réaliser les conséquences graves de son initiative et refuse même de les assumer : " Mais cette vengeance pourrait s'avérer dangereuse. Il y a quelques jours seulement, six jeunes ont été mis en examen pour avoir organisé une expédition punitive contre des... auteurs de quenelles. "Je condamne ces actes. Mais si cela devait arriver à une personne dont nous avons publié l'identité, en aucun cas JSS News ne serait responsable", se défend-t-il, difficilement. ".( http://www.metronews.fr/info/dieudonne-jss-news-le-site-qui-traque-les-auteurs-de-quenelles/mnan!QQ9hj06GLZZwk/ ) C'est quand même un comble de demander aux quenelleurs d'assumer la conséquence de leurs actes, mais pas à JSS News d'en faire de même si il arrivait un malheur suite à leurs diffusions !

Je n'ose même pas imaginer si par malheur ils se trompent de nom ou si une personne mal intentionnée leur fourni un nom erroné pour une raison obscure ( vengeance, jalousie... ). Ils n'ont pas réfléchi non plus aux conséquences de la destruction d'une carrière qui risque d'entraîner des drames familiaux. Ils ne pensent pas non plus aux dommages collatéraux que les enfants de ces familles pourraient subir alors qu'ils seraient complètement innocents. Si un enfant venait à souffrir par leur faute et leur inconscience de privation voir pire, d'après vous, à qui il en voudra ? A vouloir éteindre l'antisémitisme, ils risquent même de l'attiser. Enfin, il est interdit en France de se faire justice soi même !


Leur procédé est tellement irréfléchi, qu'ils se posent même en défenseur de POLANSKY. En effet, le nom d'un quenelleur est donné sur le site Dreuz.info qui pose au dessus d'un monument portant le nom de POLANSKY. Connaissant les déboires judiciaires de ce violeur d'enfant, la démarche est plus que douteuse et met même un coup à la crédibilité du procédé. ( pour rappel : " Depuis l'année 1977, Roman Polanski est poursuivi pour une affaire de crime sexuel sur une mineure de 13 ans. L'adolescente a déclaré avoir subi un viol sous l'emprise de l'alcool et de drogue. La victime, Samantha Gailey (future épouse Geimer), a été sélectionnée pour une séance photos commandée par l'édition française du magazine Vogue. Durant la séance, dans la propriété californienne de Jack Nicholson qui était absent, Roman Polanski lui a fait ingérer du champagne et lui a administré un sédatif, le méthaqualone, avant de la contraindre à un rapport anal ).

Pour finir, je dirai juste quelques mots sur la méthode employée qui me fait terriblement penser aux périodes les plus sombres de l'histoire du Monde et il n'y a pas si longtemps, de notre propre histoire. Je laisse travailler votre imagination...

En bref, les démarches et les moyens employés par JSS News et Dreuz.info me semblent disproportionnées, dangereuses à tous les niveaux, sans calcul des conséquences et tout bonnement irresponsables. Mr VALLS devrait rapidement s'inquiéter de ce genre de dérives autant que de celles de Dieudonné et des véritables antisémites. Je suis aussi assez choqué que Dreuz.info participe à cette chasse aux sorcières qui manque sérieusement de réflexion pour un journal qui se dit sérieux. De plus, exposer la vie privée de ces gens ou essayer de les faire virer de leur boulot amène plus d'eau au moulin des antisémites qu'autre chose. Ça partait peut-être d'un bon sentiment, mais les résultats risquent bien d'en être catastrophiques.

Les mots qui me viennent à l'esprit : CHOQUANT, DÉCEVANT, IRRÉFLÉCHI, DANGEREUX

PS : Cet article n'est aucunement un soutien aux quenelleurs

mardi 14 janvier 2014

LE FLOP DES SOLDES

" Les soldes d'hiver ont mal démarré en France, où une consommation en berne, une météo relativement clémente et une multiplication des offres promotionnelles pèsent lourdement sur les ventes de prêt-à-porter malgré d'importants rabais.

Après cinq jours de soldes, une fois passé le premier week-end considéré par les professionnels comme un bon thermomètre de la tendance générale, les ventes accusent une forte baisse par rapport à la même période de l'année précédente.

Le recul atteint 5% à 10% dans les grandes chaînes de prêt-à-porter, comme Zara (groupe Inditex) ou H&M, selon les estimations de la Fédération des enseignes de l'habillement (FEH).
Les magasins multimarques souffrent encore davantage, avec une chute "largement supérieure à 10% dans le prêt-à-porter féminin", souligne pour sa part Bernard Morvan, président de la fédération regroupant les détaillants indépendants.

"Ce n'est pas bon. La consommation reste morose et la douceur du climat n'a pas arrangé les choses", déplore Jean-Marc Genis, président exécutif de la FEH, disant espérer qu'un retour annoncé du froid permette d'écouler les "grosses pièces" de l'hiver restées largement invendues.

Signe de la morosité du marché, la tendance est également fortement négative dans les réseaux qui n'ont pas fait de promotions avant Noël, selon le cabinet Kurt Salmon.

De l'avis général, la multiplication des rabais tout au long de l'année, entre soldes flottants, promotions et offres privées - particulièrement nombreux cette année avant Noël - pèse sur les ventes malgré des rabais massifs de 40% à 50% consentis dès le premier jour.

"Depuis septembre, les distributeurs ont soutenu leur chiffre d'affaires à coup de promotions. Arrivés en janvier, les consommateurs n'ont plus de marge pour dépenser davantage", commente Aude de Moussac, expert grande consommation chez Kurt Salmon.

LES COMPORTEMENTS D'ACHAT ONT CHANGÉ
Avec la crise, les comportements d'achat ont évolué. La sensibilité des consommateurs aux prix s'est considérablement renforcée avec les promotions. Dans le seul prêt-à-porter féminin, les achats à prix barrés ont atteint un record et pèsent aujourd'hui pour 44,6% des ventes, note Daniel Wertel, président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin.

Dans les centres commerciaux, la fréquentation a été quasiment stable, enregistrant un repli limité à 0,6%, mais avec une baisse marquée (-2,2%) dans les centres-villes.

Ce recul s'explique, selon Jean-Michel Silberstein, délégué général du Conseil national des centres commerciaux (CNCC), par l'attractivité et la puissance de feu des centres situés à la périphérie des villes, qui ont fait d'importants efforts de rénovation visant à attirer de nouvelles enseignes.

Le tout nouveau centre de Beaugrenelle, à Paris, a fait exception. Profitant de la nouveauté et mêlant les marques de grande diffusion aux enseignes de luxe comme Guerlain (groupe LVMH) ou la Pâtisserie des rêves de Philippe Conticini, le centre commercial a profité d'une fréquentation "massive", aux dires du CNCC.

Les grands magasins, comme le Printemps, les Galeries Lafayette ou le Bon Marché (groupe LVMH) font une nouvelle fois mieux que le marché. Grâce à un positionnement plus haut de gamme et une importante fréquentation de touristes étrangers, ils parviennent à stabiliser leurs ventes sur la période.

Au Printemps Haussmann, repositionné sur le luxe qui a moins souffert que le marché grand public et qui réalise 40% de ses ventes auprès des touristes étrangers, les soldes ont été "corrects, sans plus", a indiqué le PDG du Printemps, Paolo de Cesare, sans vouloir être plus précis.

Le marché français de l'habillement devrait signer, en 2014, le triste record d'une septième année consécutive de baisse. "


Il n'y a pas plus explicite, les Français se serrent la ceinture parce qu'ils n'ont pas d'argent ! La croissance n'est pas prte de se relancer !

lundi 13 janvier 2014

A BOYCOTTER : HOLLANDE LE 14 JANVIER FRANCE 2 16H15


Arrêtons d'apporter du crédit à ce crétin qui se ridiculise et ridiculise la France. Le résumé de son discours sera disponible sur internet très rapidement et fera, comme à son habitude, environ trois lignes. Méprisons le autant qu'il nous méprise avec un audimat dérisoire...

dimanche 12 janvier 2014

LA DÉMOCRATIE EN DANGER

" Je n’aime guère Dieudonné, dont j’ai toujours trouvé l’humour douteux, sinon de mauvais goût, même du temps où il sévissait encore, sur les scènes et télévisions françaises, avec son compère Elie Sémoun. Ses plus récents propos antisémites, souvent nauséabonds, n’ont fait que conforter, en mon for intérieur, ce sentiment. Mais cela ne concerne, subjectivement, que moi et, comme tel, n’intéresse, fondamentalement, personne. C’est donc sur une dimension plus objective que je désirerais concentrer ma réflexion au regard de l’interdiction de spectacle dont vient de se voir frappé en France, par cette juridiction suprême qu’est le Conseil d’Etat, Dieudonné.

Car, quelle que soit mon aversion pour lui, une chose ne cesse d’interpeller, non sans un réel malaise, ma conscience d’intellectuel engagé et, plus généralement, attaché aux inaliénables valeurs de la démocratie. Cette interrogation, que je me pose avec d’autant plus d’aisance que je n’ai jamais fait mystère de mes origines juives, la voici : un ministre de l’Intérieur, Manuel Valls en l’occurrence, peut-il interdire un spectacle sans enfreindre les règles de cette démocratie précisément, la liberté d’expression, de parole ou de pensée ? Et ce, quand bien même elle heurterait le sens moral, une quelconque conviction religieuse ou communauté civile ?

Davantage : un Etat tel que la France, historique patrie des droits de l’homme, peut-il se substituer ainsi à la Justice, sans contrevenir à la Constitution elle-même, puisque le tribunal administratif de Nantes, ville où devait avoir lieu le premier de ces spectacles controversés, avait donné, en la circonstance, son aval ? Si oui, le paradoxe s’avère, on en conviendra, énorme : voilà que la France se met maintenant à porter atteinte, au nom des droits de l’homme, à la liberté d’expression ! Car la menace d’un danger au maintien de l’ordre public, motif au départ invoqué pour procéder à pareille interdiction, ne saurait être ici recevable : le spectacle de Dieudonné était censé se dérouler en une enceinte limitée et fermée, sous haute protection policière et quadrillée par quelques militaires.

Quant au fait de lier le respect de la dignité humaine (précepte certes éminemment louable en soi) à celui de l’ordre public, c’est effectuer là un amalgame conceptuel pouvant conduire à une tout aussi inacceptable dérive totalitaire sur le plan politico-idéologique. Car, à ce compte là, c’est tout un pan de la culture française, malheureusement pour elle, qu’il faudrait alors logiquement, suivant le même raisonnement, occulter, sinon prohiber de manière tout aussi drastique. Exemples, et non des moindres, puisqu’ils appartiennent au panthéon de la littérature nationale : faudra-il donc bannir également de toute publication, pour leurs ignobles propos antisémites, un Louis-Ferdinand Céline, pourtant encensé par l’intelligentsia, y compris de la gauche libertaire ou radicale et non seulement germanopratine, ou un Drieu La Rochelle, qui préféra se suicider plutôt que d’avoir à subir, après l’effroyable épuration qui porta jusqu’au peloton d’exécution certains des pires collabos, l’odieuse et lâche vindicte de ses pairs (à la notable exception du grand Albert Camus) ?

Certes l’actuel et très zélé ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, qui interdit aussi facilement Dieudonné qu’il expulse arbitrairement les Roms, a-t-il prétexté également, pour justifier sa décision, le caractère haineux des propos infâmes de Dieudonné, ce pseudo-humoriste dont on ne sait si c’est la vulgarité ou l’ignorance qu’il faut le plus blâmer et même, avouons-le très franchement, condamner. Mais voilà, là aussi, que le piège pourrait bien se refermer, si l’on n’y prend garde, sur celui-là même qui pensait l’avoir tendu : cette incendiaire haine que Valls prétend ainsi éteindre risque, au contraire, de s’attiser, tel le plus périlleux des boomerangs, aux confins de ces banlieues, qu’elles soient à Paris ou Marseille, Lille ou Lyon, réputées « sensibles » ou « difficiles », pour ne pas dire incontrôlables.

Mais, surtout : Manuel Valls, que cautionne bien évidemment là le Président de la République en personne, François Hollande, s’est-il rendu compte qu’en plaçant ainsi la censure de l’Etat (car il s’agit bien, en cet emblématique cas, de censure) au-dessus des règles de la Justice, il rendait alors caduc l’enseignement du grand Montesquieu lui-même lorsqu’il préconisait, afin de mieux préserver la démocratie précisément, une stricte séparation des pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire), ainsi qu’il le donne à voir dans son indépassable Esprit des Lois ?

Conclusion ? Je m’en remettrai donc, en guise de morale à cette sordide fable entre Dieudonné et Valls, à cette exemplaire sentence de Voltaire, Lumière d’entre les Lumières : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire ! ». Car il n’est pas de démocratie qui vaille, ni ne tienne, sans cette magistrale et décisive preuve de tolérance, principe que les authentiques humanistes souhaiteraient universel.

À propos (autre inénarrable, s’il n’était tragique, paradoxe) : les Français savent-ils que leur prix littéraire le plus prestigieux, ce Prix Goncourt dont ils s’enorgueillissent tant, est la création, en la personne d’Edmond de Goncourt, de l’un des plus abjects homophobes, misogynes et antisémites (tiens, quand l’on parle du loup !) que la culture française ait, hélas, connu ? S’ils en doutaient, je leur conseille vivement de lire avec attention, au lieu de se laisser berner par la bien-pensance ambiante, son tristement célèbre Journal. Dieudonné, « victimisé », pour son plus grand bonheur populaire et succès médiatique, à outrance, est, à côté, un enfant de chœur. Peut-être viendrait-il alors à Valls et Cie, chantres de la police des mœurs, l’irrésistible mais misérable envie de remettre aussi en cause, dans leur nouvelle et obsessionnelle manie d’interdire (voir, tout récemment, la répression touchant la prostitution), certains déjeuners chez Drouant, compagnie parisienne ne craignant pas de glorifier encore, fût-ce a posteriori, les prétendus mérites d’un personnage aussi infréquentable, pour qui en a lu certaines pages particulièrement immondes, que ledit Goncourt ! "

samedi 11 janvier 2014

HOLLANDE DEMISSION



" Une démission de François Hollande sera le point d’orgue de nos Jours de colère, une démission républicaine que nous sommes fondés à demander. Voilà pourquoi.

Parce que le fait s’est produit par le passé. De Gaulle démissionna en 1969 quand il pensa que le lien de confiance entre lui et la nation était rompu, un précédent d’autant plus signifiant que le fondateur de notre Ve République n’aurait pas accepté la dénaturation des institutions qu’il avait créées.

Par le respect de l’esprit des institutions. Il s’agit d’une demande de démission, non d’un appel à la destitution, rendue nécessaire par les signes d’un mécontentement populaire grave et inégalé. L’exécutif se retrouve dans une situation d’impuissance où il en va de la sûreté de l’État. Ce n’est pas remettre en cause les institutions, car Hollande reste libre de son choix : poursuivre le mandat que lui a confié la nation ou l’interrompre parce qu’il estime ne plus pouvoir en assumer la charge.

Par la nature transformée de notre Constitution. La conversion au quinquennat et à la démocratie d’opinion nous a fait passer d’un système d’exécutif à deux têtes à un régime présidentiel. Le Premier ministre s’efface, sorte d’intermédiaire entre le législatif et l’exécutif. Le Président devient seul responsable devant les Français, d’où l’hyperprésidence à la Sarkozy et la dérive foutraque de Hollande dans la normalité où il voulait se cantonner. Ni un nouveau Premier ministre ni la dissolution de l’Assemblée ne résoudront les problèmes tenant au style présidentiel et à la politique contestée du gouvernement.

Parce que Hollande nous fait honte, en plus de nous désespérer. De son style où tout manque – la prestance, la brillance, la qualité de la langue – aux calculs politiciens consistant à souffler sur les braises du communautarisme pour continuer à gouverner des Français au bord de la guerre civile.

Parce qu’il reste un chef de parti sans charisme ni autorité dont tout l’art consiste à gérer des courants, qu’il est dénué des qualités d’un chef d’État et qu’il ne semble pouvoir un jour les acquérir, et que des fêlures personnelles troublantes suscitent des craintes sur sa capacité à conduire le pays par gros temps.

Parce qu’entre tiers-mondisme angélique et jusqu’au-boutisme casqué, il rappelle Guy Mollet, et qu’il n’y aura de général de Gaulle providentiel pour sauver le pays de l’abîme où il est en train de le précipiter.

Enfin par la vilenie ultime du personnage laissant Taubira et Valls jouer avec l’unité de la nation. L’une, choisie pour sa capacité à diviser, en raison de son passé indépendantiste et communautariste, ses positions démagogiques sur la politique pénale et la famille. Hollande en attendait des dérapages, pour mieux crier au racisme ou au fascisme et atomiser l’opposition. L’autre, qui fait du Sarkozy en pire, jouant de tous ses réseaux d’influence pour obtenir Matignon, utilisant les Roms comme boucs émissaires et ainsi séduire au centre, puis en appelant à la République en danger contre Dieudonné l’antisémite pour se rabibocher avec la gauche de gouvernement. "

jeudi 9 janvier 2014

NANTES : LE RASSEMBLEMENT CONTRE DIEUDONNE REMPORTE PAS UN FRANC SUCCES

" Une centaine de personnes se sont rassemblées mercredi soir sur une place de Nantes pour dénoncer la "caravane de la haine" de Dieudonné, dont le spectacle prévu jeudi dans la ville pourrait se tenir en dépit d'une interdiction préfectorale.

Un "référé-liberté" déposé par le polémiste sera en effet examiné jeudi matin par le tribunal administratif de Nantes, juridiction qui lui avait déjà donné raison en 2010 dans des circonstances similaires.
La manifestation était organisée à l'appel de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra).

"Nous voulons informer les Nantaises et les Nantais sur les propos de Dieudonné", a expliqué Alain Bunford, président de la section locale de la Licra, qui a distribué des tracts aux passants.
"Ce qui est important, c'est que les gens comprennent que ses propos sont véritablement antisémites, donc racistes, et que c'est inacceptable compte-tenu des valeurs de la République", a-t-il ajouté.
Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a transmis lundi une circulaire aux préfets et aux maires pour les inciter à interdire les spectacles du polémiste au cas par cas, une mesure nationale étant impossible juridiquement.
Nantes est la première étape d'une série de vingt-sept représentations en France, à commencer par Tours (Indre-et-Loire) vendredi, puis Orléans (Loiret) samedi. Dans les deux cas, les maires entendent interdire le spectacle.

Le gouvernement s'est dit mercredi attentif au recouvrement par le Trésor des amendes dues par Dieudonné, condamné à de multiples reprises pour incitation à la haine raciale, mais qui aurait organisé son insolvabilité pour ne pas payer ses amendes.

"La justice a prononcé plusieurs condamnations, il y a actuellement une procédure pour organisation frauduleuse d'insolvabilité", a déclaré Christiane Taubira à la sortie du conseil des ministres.
Selon une source judiciaire, Dieudonné fait l'objet d'un signalement pour avoir fait envoyer par des proches depuis 2009 plus de 400.000 euros au Cameroun, pays d'origine de son père. "


La mobilisation a été pitoyable, décidément, le " racisme " fait de moins en moins recette !

mercredi 8 janvier 2014

VALLS ET LA LIBERTÉ D'EXPRESSION

" Pour l'avocat Nicolas Gardères, la restriction de la liberté des «salauds» tend à restreindre la liberté en tant que telle, c’est-à-dire celle de tous.

Il ne saurait y avoir de démocratie sans liberté de critique. Pour les artistes, les intellectuels et – je plaide pour ma paroisse mal-aimée – les avocats, cette critique est plus qu’un droit, elle est un devoir. Se satisfaire du monde tel qu’il est, conforter une société aussi inégalitaire par le poids de son verbe ou de sa création, n’est rien de moins qu’une trahison, une subversion de son rôle social.

Un artiste ou un intellectuel content est dans le meilleur des cas inutile. Traiter Dieudonné comme s’il n’était plus un artiste, mais strictement un homme politique, c’est nier le rôle singulier de ceux qui ont fait profession exclusive de leur intelligence conceptuelle ou de leur talent artistique.

Si Dieudonné était un homme politique, je serais son premier contempteur. Ma conception du monde est radicalement différente de la sienne, et je crois plus en la complexité des phénomènes sociaux qu’en la désignation paresseuse de complots et de coupables uniques.

Mais là n’est pas le sujet, et Dieudonné est d’abord et avant tout un saltimbanque, un méchant bouffon dont les provocations et les outrances remplissent un rôle de critique sociale. Une critique sociale à l’échelle de ce qu’elle doit être chez un saltimbanque : un rire et pourquoi pas une catharsis.

Ce qui me semble inquiétant dans le consensus politique et intellectuel anti-Dieudonné, c’est la négation totale de cette dimension et la fraternisation contre-nature du pouvoir et des intellectuels pour tracer un cercle sans cesse plus étroit autour de l’humour, de l’expression et finalement de la pensée.

On aurait tort de réduire cette question au cas Dieudonné et à son antisémitisme réel ou supposé. La restriction de la liberté des «salauds», ici Dieudonné, il y a quelques mois celle de mon client Serge Ayoub dont l’association a été dissoute par le ministre de l’Intérieur, ne saurait être pensée isolément. En effet, restreindre leur liberté tend à restreindre la liberté en tant que telle, c’est-à-dire celle de tous. Je m’interroge sincèrement, à cet égard, sur la possibilité qu’auront encore dans quelques années les méchants athées de Riposte laïque et les gentils athées de Charlie Hebdo, de blasphémer sans tomber systématiquement sous le coup de la loi pénale.

Je ne comprends d’ailleurs pas, en tant qu’homme de gauche, que personne dans mon camp, dont l’un des piliers idéologiques doit être la défense acharnée des libertés civiles et politiques, ne s’inquiète réellement de cette problématique.

L’unanimisme dans la mise à l’index d’un artiste me paraît symptomatique d’une régression démocratique, structurée par une dichotomie entre le dicible et l’indicible et au sein de laquelle ce dernier gonfle et se judiciarise. 

Par Nicolas Gardères, avocat au barreau de Paris et docteur en droit public "


Pour cet avocat, c'est bien une dictature qui se met en place !

jeudi 2 janvier 2014

RESTE PLUS QU'A CROISER LES DOIGTS

" Invariablement l’an dernier, la tonalité des articles publiés sur Boulevard Voltaire a été en totale harmonie avec le désenchantement des Français. Je voudrais aujourd’hui apporter une note plus gaie. Après 2012, année des désillusions, et 2013, année des protestations, 2014 a toutes les chances de devenir celle du sursaut. Je le crois pour trois raisons.

En France, la démocratie – c’est-à-dire dans sa définition canonique « gouvernement du peuple pour le peuple et par le peuple » –, je ne vous l’apprendrai pas, est une véritable mascarade. Or, la fraction de la population qui en a pris conscience – je l’estimais autour de 20 % en 2012, c’est-à-dire peu ou prou l’électorat du RBM, mais davantage aujourd’hui – a très certainement franchi un « tipping point », ou point de bascule. J’emploie le terme anglais à dessein par référence aux travaux de Morton Grodzins 1, qui au début des années 60 avait observé que les opinions et/ou comportements nouveaux d’un échantillon relativement homogène du corps social se répandaient à une vitesse incomparablement plus élevée au-delà d’un certain seuil, et finissaient même par se transformer en un phénomène de masse. En outre – et c’est l’apport principal de ses recherches –, il avait découvert que ce seuil était quasiment une constante mathématique : 20 % !

La deuxième raison qui m’incline à l’optimisme est l’imbécillité – je ne vois pas d’autres mots – de nos adversaires. Lorsque la marmite commence à vibrer, le bon sens nous invite à diminuer la pression. Or, le pouvoir politique et les médias font exactement le contraire, ils attisent le feu ; ce qui peut se résumer en une phrase lapidaire : « Au diable l’opinion du peuple, il faut le rééduquer ou, si besoin, le contraindre par la force. » En témoigne cette intervention navrante de Christophe Barbier dans laquelle il nous explique que la « dé-dieudonnisation » est une « mesure d’hygiène » qu’il faut mener coûte que coûte. Intervention qui vient s’ajouter à celles bien connues d’un Cohn-Bendit ou d’une Eva Joly pour qui la démocratie, c’est le vote perpétuel jusqu’à ce que la minorité obtienne gain de cause. Eh bien rassurez-vous, c’est mission impossible. Naguère, nous serions tombés dans le panneau, hier un simple smartphone a suffi pour nous apprendre, en quelques heures, que c’était bien Méric qui était allé tendre un piège à Esteban et non le contraire. L’Internet, le plus puissant moyen de réinformation jamais inventé, échappe au pouvoir politique, il est dans nos mains.

Enfin, 2014 est une année électorale. Nicolas Sarkozy pronostique une déroute pour l’UMP tant aux municipales qu’aux européennes ; il force probablement le trait mais il voit juste. Le PS, lui, n’y échappera pas, cela va sans dire. Pour Marine Le Pen, l’heure a sonné. Si les Français prennent bien conscience que l’enjeu du vote RBM (et ses alliés) n’est ni l’euro ni même l’immigration mais tout simplement la démocratie, alors ce phénomène de masse que j’évoquais au début, fatalement, se concrétisera dans les urnes et ce ne serait que justice. "

mercredi 1 janvier 2014

LES FRANCAIS SONT PITOYABLES

" Un « néocon » dit ce qu’il pense. Avant j’étais un « réac », mais ça, c’était avant…

L’essentiel n’est-il pas de se démarquer de la médiocrité ? Et la médiocrité, c’est quoi ? C’est avant tout ce peuple français qui s’imagine supérieur à tous les autres.

Un Belge me disait un jour : « Tu veux faire une très belle affaire ? Achète un Français pour le prix qu’il vaut et revends-le pour ce qu’il croit valoir. »

On apprend que les personnalités préférées des Français ont nom Jean-Jacques Goldman, Omar Sy, Mimie Mathy et auparavant Yannick Noah, Zinédine Zidane, Jamel Debbouze, Ribéry, et que Christiane Taubira a été élue « femme de l’année » par le magazine Elle. Personnellement, je n’ai rien contre ces personnalités, mais tout de même ! Pas le nom d’un chercheur, d’un philosophe, d’un écrivain, d’un inventeur, d’un entrepreneur ni même d’un sportif ayant réussi un exploit mondial ou d’un artiste au-dessus du lot ! Même pas un poète (mais y en a-t-il encore ?). C’est triste !

Je ne cite qu’un exemple : nos chercheurs viennent de finaliser le premier cœur artificiel au monde, nos chirurgiens l’ont implanté, des milliers de vie vont être sauvées grâce à eux. Eh bien cherchez-les dans ce classement ! Et pourquoi pas ce jeune de 14 ans (Rémy) qui a sauvé d’un incendie un enfant de 5 ans, son voisin ?

La télévision a lobotomisé le citoyen. C’est elle qui fabrique de nos jours les personnalités préférées des Français. Ce ne sont plus ni les valeurs, ni le courage, ni l’esprit, ni le progrès, ni la science.

Je conçois parfaitement que les Français soient désabusés, écœurés même. Qu’ils rejettent en bloc tous les politiciens qui nous gouvernent et nous ruinent.

Qu’ils en aient assez de payer :
– pour les fraudeurs fiscaux ;
– pour les chômeurs chroniques ;
– pour les actionnaires qui s’en mettent plein les poches ;
– pour les sénateurs qui dorment parce qu’ils se demandent à quoi ils servent ;
– pour le « millefeuille » régional, départemental, local, etc. ;
– pour les 650 niches fiscales dont les trois quarts sont inutiles ;
– pour assister, loger, nourrir, soigner, des gens qui n’ont rien à faire chez nous ;
– pour 34 ministres alors que la moitié suffirait (voir l’Allemagne) ;
– pour 577 députés qui ne représentent qu’eux-mêmes (voir ligne au-dessus) ;
– pour les millions de fonctionnaires (voir ligne au-dessus) ;
– pour les syndicats qui ne représentent plus rien et sont pleins aux as ;
– pour les footballeurs et les artistes mieux payés que ceux qui nous sauvent la vie.

Qu’ils en aient assez de subir quotidiennement la peur des criminels, des récidivistes, des voleurs, des escrocs, des dealers et j’en passe. Oui, je peux parfaitement comprendre cette lassitude, ce ras-le-bol, mais après tout, n’est-ce pas ce que mérite ce peuple ?

Le slogan de Nicolas Sarkozy « Travailler plus pour gagner plus » lui a valu d’être éliminé. Les Français veulent travailler moins et gagner plus. Sans doute ont-ils raison puisque ceux qui ne travaillent pas du tout gagnent autant, et quelquefois plus que ceux qui se lèvent tôt.

Ceux qui nous gouvernent, et gouverneront dans le futur, peuvent œuvrer en paix car il n’y aura plus de 1789 ni de Mai 68. À moins que… "

mardi 31 décembre 2013

APPEL AU BOYCOTT : HOLLANDE ET SES VOEUX



" François Hollande prononcera mardi à 20 heures des «voeux de combat» pour 2014, promet l’Elysée, avec au coeur de son message, l’emploi et la volonté de convaincre du bien-fondé de la voie suivie.

Mais avant, mardi à 20 heures, François Hollande adressera «des voeux de combat et d’avenir» aux Français, a indiqué à l’AFP son entourage. Après avoir dressé un «bilan succinct de 2013», le chef de l’Etat parlera surtout de 2014 avec des «annonces et des précisions sur un certain nombre de décisions» présentées comme «fortes». Il s’agit, poursuit-on de même source de «préparer l’avenir du pays». "

Je demande à tous ceux qui ont du bon sens de boycotter les vœux de HOLLANDE. Un audimat plus que restreint ne pourra que confirmer le désaveu de celui qui se dit président de tous les Français. Le plus grand des mépris c'est d'ignorer cet imposteur. Laissons les inconditionnels réjouis de la crèche se gargariser de ses mensonges, quand aux autres il y a bien mieux à faire. Ignorons celui qui ne représente plus rien !

lundi 30 décembre 2013

AVEZ-VOUS CONFIANCE EN HOLLANDE

Sondage sur BFMTV avec 98% de " non " où vous pouvez encore participer. Déjà plus de 61 000 votants... suivez le lien pour participer.



dimanche 29 décembre 2013

LA PRESSE PAPIER EN VOIE DE DISPARITION ?

" 2013 aura été une année noire pour la presse française, nationale, régionale ou magazine: chute des ventes et des recettes publicitaires, déficits généralisés, plans de départs, cessions en rafales, un déclin que les développements numériques ne compensent pas.

Partout, les ventes reculent: sept des huit grands quotidiens nationaux français (sauf La Croix) ont vu leur diffusion baisser sur les 10 premiers mois de l'année, selon l'OJD. Les Echos résistent, Le Figaro et Le Monde s'en sortent avec des baisses de 3 à 5%, mais la chute est alarmante pour Le Parisien, Aujourd'hui en France et l'Equipe, qui reculent d'environ 10%, et plus encore pour Libération (-16,06%).

Dans la presse magazine, sur 360 titres existants, 90% voient leurs ventes baisser, sauf quelques nouveaux comme Causette ou Jour de France. Idem pour les 66 quotidiens régionaux et pour les trois-quarts des 200 hebdomadaires régionaux.

Avec la crise et la baisse des ventes, les annonceurs se font plus rares: davantage encore qu'en 2012, les recettes publicitaires de la presse ont diminué (-10,1% pour la PQN, -6% pour la PQR et -9,8% pour la presse magazine), selon l'Institut de recherches et d'études publicitaires.

Résultat: des déficits généralisés. Tous cherchent des économies en réduisant leur rédaction et leurs coûts. Ceux qui n'ont pas un actionnaire prêt à les renflouer, en première ligne Libération, sont menacés.

Cette année, le groupe Le Monde prévoit un déficit net de 2 millions d'euros et Le Parisien une perte nette de 17 millions, presqu'autant qu'en 2012. Libération, fragilisé par une dette de 6 millions, perdra plus d'un million cette année. Les Echos prévoient une perte opérationnelle courante de près de 3 millions, après -6,7 millions en 2012.

Victime collétarale de la baisse des ventes au numéro, les points de vente de presse pourraient voir leur nombre baisser de 800 cette année par rapport aux 27.500 de fin 2012.

Moins de journalistes

Les cessions s'accélèrent, parfois dans l'urgence, par des propriétaires qui veulent éliminer un foyer de pertes, en particulier dans les magazines: le n°1 de la presse magazine, Lagardère Active, a mis en vente 10 de ses 39 titres, dont Be, Première, Psychologies, Maison & Travaux, et Pariscope. Faute de repreneurs, ils fermeront. Au total 350 postes sont concernés. Claude Perdriel, fondateur et propriétaire du Nouvel Observateur, cherche des investisseurs, voire des repreneurs pour son hebdomadaire, qui devrait perdre 5 à 7 millions d'euros cette année.

Cet été l'allemand Axel Springer a cédé ses magazines français, dont Télé Magazine, à Reworld Media. NextRadioTV a vendu cet automne pour un euro symbolique ses derniers magazines papier, 01 Net et 01 Business. Le Moniteur (21 titres professionnels) s'est vendu à Infopro, éditeur de l'Usine nouvelle.

Les rédactions rétrécissent encore. Au moins 300 postes de journalistes seront détruits cette année, selon le Baromètre de l'emploi Journalistes 2013. Déjà 2012 avait vu 1.158 suppressions d'emplois dans la presse, dont 600 journalistes. Derniers exemples, Le Monde veut supprimer 29 postes à Courrier International, Nice-Matin 148 postes, le Groupe Sud-Ouest 180, L'Equipe fait partir 71 salariés et 20 minutes va supprimer son service photo.

Pour ne pas licencier, Libération négocie avec ses employés des baisses de salaire. Le directoire de "Libé" sera renforcé par un manager début janvier.

Aucun grand titre n'a disparu cette année mais des quotidiens locaux se sont arrêtés, dont Le Pays, en Franche-Comté, fondu dans l'Est Républicain-Le pays et Le Journal du Pays Basque.

Cherchant des recettes tous azimuts, journaux et magazines développent leurs éditions numériques pour tablettes, lancent des lettres confidentielles, comme Challenges, misent sur la partie payante de leurs sites ou proposent des services en ligne, parfois éloignés de la presse, comme Libération qui vend des produits du terroirs et L'Equipe du coaching sportif.

Les ventes d'éditions numériques des journaux ont bondi de 40% cette année mais représentent moins de 3% des exemplaires papier. Les sites des journaux rapportent peu et ne compensent pas la baisse des revenus du papier. Les sites pure players sont en perte, comme Rue89 (groupe Nouvel Observateur). Le gouvernement a promis de demander à Bruxelles une TVA réduite pour les sites d'info: elle leur donnerait un bol d'air et une pétition en ce sens de Mediapart a recueilli de nombreux soutiens (Syndicat national des journalistes, patrons de presse, élus et 16.000 internautes). "


La presse paye peut-être son parti pris journalistique ?! Ceux qui iront dans le sens de notre gouvernement auront leurs subventions payées avec nos deniers tandis que les autres disparaîtront. Il serait peut-être temps que les gens boycottent aussi la presse télévisée !

dimanche 22 décembre 2013

PEUPLE DE FRANCE REVEILLE TOI !

" Peuple de France, réveille-toi ! Ils sont devenus fous !

Les citoyens viennent de se réveiller assommés, ahuris et indignés par la remise d'un rapport sur la refondation de la politique d'intégration commandé par nos gouvernants depuis plusieurs mois avec une lettre de cadrage qui orientait clairement et sans ambiguïté ce que devaient être ses conclusions, alors que c'est la politique d'immigration qu'il faut revoir.

"Refonder notre politique d'intégration suppose de répondre à l'attente des personnes immigrées et de leurs descendants... Une telle démarche ne peut réussir qu'à la condition d'admettre que la richesse de l'héritage légué par les migrants au fil des âges fait partie de l'identité française...Elle suppose aussi d'assumer collectivement que les différences faites entre les citoyens, y

compris ceux issus de l'immigration, sont le plus souvent le produit de contextes sociaux " made in France "et non "importés " … Les relevés de conclusions serviront de base au document de stratégie gouvernementale qui sera rendu public par le Premier ministre ".

Nos responsables politiques permettront aux citoyens indignés par cette démarche incompréhensible d'y discerner une manœuvre cynique et malhonnête, car qui contesterait que la richesse de l'héritage légué par les migrants au fil des âges – "au fil des âges " ! – fait partie de l'identité française ? Personne, et pour une simple et bonne raison, c'est que ces migrants, dont nombre d'entre nous sont les descendants, n'ont pas été intégrés mais se sont intégrés et ont été assimilés dès la deuxième génération en se noyant dans la masse pour réussir leur vie. Le problème aujourd'hui, et ce depuis une quarantaine d'années seulement, alors que la France a deux mille ans d'histoire, c'est que cette nouvelle immigration, massive, incontrôlée, précisément à cause du laisser-faire et du manque de clairvoyance, considère que l'histoire de notre pays commence avec elle. Ne soyons pas naïfs, cette immigration est de nature totalement différente de celle qui a marqué notre histoire car elle est issue d'une culture guidée par une religion incompatible avec nos sociétés démocratiques qu'elle conteste et qu'elle combat. Le nier ou vouloir l'occulter est faire preuve de déni de réalité. En effet, pourquoi nos parlementaires ont-ils été conduits à voter une loi sur l'interdiction du port du voile à l'école ? Pourquoi une loi sur l'interdiction de la burqa ? Pourquoi une charte sur la laïcité dans les écoles ? C'est bien la preuve, contrairement au postulat posé par la lettre de cadrage, que ces différences ne sont pas le produit de contextes sociaux "made in France " mais bien " importés ". C'est donc bien notre politique sur l'immigration qu'il faut refonder prioritairement. Car " répondre à l'attente des personnes immigrées et de leurs descendants ", c'est à dire à l'attente de cette immigration extra-européenne totalement étrangère à notre réalité historique, spirituelle et culturelle, c'est accepter qu'elle ne s'intègre pas et mettre en place une nouvelle société fondée sur le communautarisme, ce qui est inacceptable et contraire aux valeurs de notre République.

Alors, après le tollé provoqué par la publication de ce rapport, nos gouvernants s'indignent (sic) des " interprétations " qui sont faites et clament que ce n'est pas la position du gouvernement. Le Président de la République, lui-même, affirme que ce rapport "n'est pas du tout la position du gouvernement ".

Pourtant ce rapport a été commandé par le chef du gouvernement avec une lettre de cadrage claire et a été " suivi " par dix ministères (!) pendant plusieurs mois, donc par dix ministres qui ont proposé les présidents de chacun des groupes de travail. Et ces noms ont ensuite été validés par Matignon et par l'Élysée.

Pourtant, lorsque le rapport lui a été remis le 13 novembre, le Premier ministre a salué "la grande qualité des travaux "

Quelle hypocrisie et quelle mauvaise foi ! Et si cela ne suffisait pas, certains reprochent au Premier ministre d'avoir publié le rapport, ce qu'il n'aurait pas dû faire au prétexte qu'il ne s'agissait pas d'un document officiel, reconnaissant ainsi que le peuple n'a pas à connaître ce qui se trame dans son dos. Quel cynisme ! Quant au choix des "experts " et des personnes consultées, il suffit de bien orienter leur désignation pour obtenir les conclusions souhaitées. D'autant plus que dans ces circonstances, certains n'hésitent pas, pour exister, à faire du zèle et d'en faire plus qu'il n'en faut. C'est ainsi qu'on obtient un document au texte dense, plutôt abstrait et indigeste qui met l'accent sur des propositions insensées qui relèvent de la trahison à l'égard de la nation française. En effet, quel peuple, quelle nation dans le monde accepterait sa propre destruction comme la préconise ce rapport ? Car ce serait bien le résultat obtenu. Quel gouvernement responsable oserait appliquer de telles mesures délirantes ? Car enfin, sans même relever cette proposition outrancière de suppression de la loi sur l'interdiction du port du voile à l'école, peut-on expliquer aux citoyens ce qu'est " la dimension arabe orientale de la France " ? Les experts et rapporteurs du document controversé se sont bien gardés de le préciser car ils ne le savent pas eux-mêmes. Mais nos responsables politiques pourraient peut-être nous l'expliquer ! Pourquoi devrait-on revoir notre Histoire de France et la

modifier en occultant ses pages glorieuses qui ont contribué à modeler l'esprit français et à donner naissance à la nation pour satisfaire les derniers arrivants qui contestent les faits historiques qui ne leur conviennent pas ? Cette volonté de modifier l'Histoire afin de la transformer pour qu'elle réponde aux exigences de certains relève de la pure pathologie et rappelle les méthodes appliquées par des régimes totalitaires, méthodes qui portent un nom : le révisionnisme. En fait, ce que visent tous ces apprentis-sorciers, ces idéologues malfaisants c'est briser le lien social en faisant en sorte que le citoyen ne soit plus l'héritier d'un passé qu'il a fait sien et abattre ainsi cette unité patiemment construite au fil des siècles – " au fil des âges " – ce sentiment d'appartenance à une nation et à une patrie, la référence à ses héros, en un mot l'identité. Quant à la langue, vouloir en introduire d'autres, dont l'arabe, qui auraient un statut égal avec le français, alors que tout le monde sait – sauf peut-être nos " experts " – que la langue est un vecteur essentiel de l'unité d'un peuple et de son identité, c'est accepter et favoriser le repli sur soi et faciliter et provoquer le rejet de l'autre. Ce sont d'ailleurs ces mêmes experts qui ont la mainmise sur l’Éducation nationale, ces spécialistes de la pédagogie qui ont mis en place voilà plus de trente cinq ans un système incroyable et insensé d'enseignement de la langue de de la culture d'origine (ELCO) pour les enfants de migrants, les enfermant ainsi définitivement dans l'échec. On en voit aujourd'hui les résultats sans que nos responsables politiques ne modifient quoi que ce soit à ce système absurde condamné depuis plus de vingt ans par le Haut Conseil à l'Intégration car représentant précisément un obstacle majeur à l'intégration de ces jeunes.

En fait, cette crise identitaire qui est imposée aujourd'hui à notre Nation n'aurait jamais dû se produire si nos responsables politiques avaient œuvré, et ce, depuis une quarantaine d'années, pour le bien commun et dans l'intérêt de la Nation. Car ce n'est pas à celui qui accueille de changer son histoire, ses traditions, son mode de vie. C'est à celui qui arrive, et les "accommodements raisonnables " c'est à lui qu'ils doivent s'appliquer et non l'inverse. C'est précisément l'inverse de ce que propose ce rapport sur l'intégration que nos responsables politiques doivent s'attacher à réaliser. Le bon sens voudrait que l'on rappelle ou que l'on apprenne à cette immigration extra-européenne que la misère dans laquelle elle vivait avant de décider de rejoindre notre pays est la conséquence de sa culture fermée à la connaissance et au progrès. La suite logique est qu'elle doit en prendre conscience et décider de s'intégrer à la société qui l'a accueillie et qui lui offre des conditions de vie enfin décentes. Elle doit se fondre dans la masse pour réussir sa nouvelle vie et donner à ses enfants des perspectives de réussite dans une nouvelle culture qui l'a attirée et qu'elle doit progressivement adopter pour y inscrire sa descendance. Et celui qui refuse ce pacte, n'a pas sa place chez nous.

C'est cela que les citoyens attendent de leurs responsables politiques. Qu'ils aient une vision à long terme de la France et de l'unité de la nation, et non pas qu'ils favorisent sa division, voire son éclatement. Car c'est ce vers quoi ils conduisent aujourd'hui notre pays. Ce rapport constitue donc une véritable déclaration de guerre pour tous les patriotes. Et rappelons ici aux procureurs de la bien-pensance l'importance de la sémantique : ils sont priés de ne pas confondre patriotisme et nationalisme !

En effet, le problème que pose cette immigration n'est pas tant le pays d'origine que la culture qui la réunit. Car cette dernière est modelée par l'islam qui est, il faut bien l'admettre, incompatible avec nos sociétés européennes démocratiques. D'ailleurs, ces immigrants et même leurs enfants nés dans notre pays et appelés à devenir français à 18 ans par le droit du sol (90 000 chaque année), restent viscéralement très attachés à la nationalité du pays d'origine et à leur religion à laquelle ils font allégeance pour la plupart. Donnons rendez-vous à nos responsables politiques au mois de juin prochain avec le déroulement de la coupe du monde de football et demandons-leur de suivre par exemple les rencontres dans lesquelles l'équipe d'Algérie sera impliquée. Il est fort à parier que nous aurons à connaître à nouveau sur notre propre sol des "manifestations de liesse, ou de frustration " selon les résultats avec des débordements, des exactions multiples et des affrontements sérieux avec les forces de l'ordre. Demandons-leur d'imaginer ce qui se passera si, par l'effet du hasard, l'équipe de France rencontre celle d'Algérie. C'est pourquoi la nationalité du pays d'origine doit être abandonnée lorsqu'on devient français ce qui implique la suppression de la double-nationalité pour les étrangers extra-européens. Car cette immigration non européenne porte en elle, par sa culture différente de la nôtre et façonnée par l'islam, les germes d'une radicalisation des rapports entre les communautés instituées de fait par leur volonté d'affirmer leur différence et leur refus d'intégrer la société nationale.

Et cela découle tout simplement de la différence capitale entre notre culture héritée du christianisme et celle de cette immigration ancrée dans l'islam. La première a su séparer le spirituel et le temporel ce qui lui a permis d'enfanter la liberté de pensée, la liberté d'expression et les droits de l'homme, et de créer un espace politique autonome, alors que la seconde considère que cette distinction ou cette séparation entre le sacré et le profane n'existe pas, ce qui la conduit à ne reconnaître que les droits de Dieu et à rejeter de ce fait la laïcité.

Alors si notre classe politique persiste à nier l'évidence et à ne pas vouloir adopter les mesures salutaires qui s'imposent pour l'avenir de la nation, " la France rêvée de 2025 " risque de tourner au cauchemar avec

son lot de souffrances et de larmes car la confrontation est inévitable, et ne nous y trompons pas, dans ce cas c'est l'assurance d'une nouvelle " guerre de religion " qui conduira à une guerre civile.

Nos responsables politiques pardonneront donc aux citoyens, ou aux simples patriotes attachés à leur héritage historique, spirituel et culturel de lui rester fidèle et de vouloir le défendre, avec détermination, pour le transmettre aux générations suivantes. Car cette mémoire partagée jusqu'ici doit rester le socle vivant sur lequel se bâtit l'avenir, le socle à offrir à ceux qui veulent devenir réellement français non par intérêt mais par conviction et par adhésion à nos valeurs, le socle sur lequel ceux qui choisissent notre pays doivent s'inscrire et inscrire leur descendance. Rappelons à ceux qui l'ont oublié et qui sont aujourd'hui en train de commettre l'irréparable, ce qu'est la Nation : "Une nation est une âme, un principe spirituel (…) L'une est la possession en commun d'un riche legs de souvenirs ; l'autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis."(Renan)

C'est pourquoi, nos concitoyens, nos compatriotes doivent prendre leur distance avec la politique politicienne dans laquelle ils baignent quotidiennement et essayer de comprendre les raisons qui ont conduit nos gouvernants à commander un tel rapport orienté dès le départ en en fixant ses conclusions qu'ils comptent bien appliquer – et ils le feront – si les citoyens ne les en empêchent pas.

En effet, face aux commentaires de la presse écrite et des chaînes de télévision souvent orientés et qui frisent parfois la manipulation, il convient de rester vigilant, de garder un œil critique et l'esprit clair pour tenter d'analyser à froid les raisons cachées qui ont conduit à la préparation de ce "rapport ".

En fait, il faut remonter bien avant la dernière élection présidentielle. Pour qui s'intéresse de près à la politique, sans pour autant être militant d'un quelconque parti politique, il est évident que la gauche française a perdu depuis de nombreuses années une bonne partie de ce qui constituait son socle électoral, à savoir les classes populaires et en particulier la classe ouvrière. Devant cette hémorragie, il a bien fallu réagir. Et c'est là qu'entrent en jeu les groupes de réflexion, ou "think tanks ", chargés de présenter des solutions. Parmi ces groupes de réflexion, Terra Nova a établi deux études au printemps 2011, caractéristiques de cette dérive anti-nation totalement assumée par certains, et intitulées "Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ?" et " Débat sur l'islam : pour une citoyenneté musulmane ".

La première dresse un constat lucide du divorce consommé entre la classe ouvrière et la gauche, ce qui conduit ses rédacteurs à élaborer une nouvelle stratégie, peu respectueuse à l'égard du peuple français dont elle oublie son identité pour encenser celle des autres, non seulement au détriment des citoyens français mais le plus souvent contre eux. Le plus cynique dans cette étude c'est l'affirmation de la nécessité de pallier la défection des classes populaires, considérée comme définitive et qu'elle renonce d'ailleurs à reconquérir, par cette nouvelle masse électorale constituée en majeure partie par les étrangers non européens et leurs descendance qui acquiert la nationalité française à la majorité. Cette stratégie appelée "France de demain "(il faut comprendre les jeunes, les minorités, les femmes, les diplômés) est centrée sur des valeurs proclamées (investissement dans l'avenir, promotion de l'émancipation, engagement de la bataille pour une France diverse). S'il fallait résumer en caricaturant la situation, on pourrait dire que la gauche est arrivée à la conclusion que le peuple de gauche l'a abandonnée et qu'il lui faut impérativement inventer un autre peuple de gauche pour conquérir le pouvoir. Et pour concrétiser la réalisation de ce projet, la première action du Sénat, passé à gauche à l'automne 2011, a été de voter le projet de loi sur le droit de vote et d'éligibilité accordé aux étrangers non européens pour les élections locales. C'est là un premier pas. La seconde étude qui a un lien étroit avec la première a pour objet d'encenser cette identité musulmane présente sur notre sol qu'il s'agit de favoriser et d'accompagner dans la mutation de l'identité de la France qu'il faut renforcer et qu'elle considère déjà profonde et rapide en moins d'un demi-siècle. Et cette mutation, à marche forcée, doit permettre l'avènement d'une classe politique musulmane et l'instauration d'une citoyenneté musulmane ! Rien de moins ! Dans une société laïque et de tradition catholique depuis plus de mille cinq cents ans et dans laquelle personne n'envisage, ou n'a envisagé, d'instaurer une citoyenneté chrétienne, nous devrions aujourd'hui instaurer une citoyenneté musulmane ! Les rédacteurs prennent d'ailleurs le soin d' "inviter " le politique à accompagner au mieux cette mutation, d'en éviter les soubresauts racistes et d'en définir les nouveaux équilibres culturels ! Et ils poursuivent en demandant l'émergence d'une puissante citoyenneté musulmane qui permettrait aux musulmans d'être acteurs du changement !

Nous avons avec ces deux études la matrice et la trame qui ont servi pour élaborer le rapport sur la refondation de la politique d'intégration.

Certains diront qu'il ne s'agit que d'un rapport parmi tant d'autres qui restent régulièrement dans un tiroir dès qu'ils ont été publiés. Ils se trompent ou ils veulent tromper les Français , car accorder le droit de vote et d'éligibilité aux étrangers non européens pour les élections locales est un vieux rêve d'une partie de nos élites politiques et en tout cas une promesse de la gauche au moment de la dernière élection présidentielle en 2012. La réalisation de ce projet lui permettrait précisément de bâtir son nouveau socle électoral encensé par ces deux études de Terra Nova. Le problème qui s'est posé à nos gouvernants c'est qu'un tel changement

nécessite une modification de notre Constitution. Et comme le prévoit cette dernière dans son article 89, deux voies sont possibles : le référendum ou, lorsque le Président de la République le décide, le Parlement, convoqué en Congrès ; dans ce cas, le projet de révision n'est approuvé que s'il réunit la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.

Or, le Président de la République et son gouvernement ne veulent surtout pas entendre parler du référendum, car il ne faut pas consulter le peuple qui n'est pas apte à donner son avis sur un sujet qui concerne pourtant son avenir. C'est une conception particulière de la souveraineté du peuple et de la légitimité des décisions prises. C'est donc la voie du Parlement réuni en Congrès qui a été retenue. Cependant, la barre des trois cinquièmes n'étant pas acquise, il a été décidé de remettre à plus tard cette révision de la Constitution, dès que les conditions le permettraient, c'est à dire dès que les trois cinquièmes seraient acquis à l'occasion d'une prochaine élection de l'Assemblée nationale ou du Sénat. Cette situation contrariante pour de nombreux zélateurs de ce projet, impatients d'imposer aux citoyens ce dévoiement des principes de citoyenneté et de nationalité, et ce pour des raisons purement électoralistes, a conduit à la publication le 3 décembre 2012, dans le quotidien « Libération » d'une lettre ouverte au Président de la République, signée par une cinquantaine de parlementaires et d'intellectuels. Ces derniers lui demandaient de lancer une campagne en faveur du droit de vote des étrangers aux élections municipales afin de convaincre la cinquantaine de parlementaires qui manquaient pour atteindre les trois cinquièmes des suffrages requis. Mais il semble que le Président y ait renoncé. Chacun pensait donc depuis la fin de l'année 2012 que ce sujet avait été mis de côté en attendant des jours meilleurs. Mais c'est mal connaître notre classe politique dont l'obsession et le but sont d'accéder au pouvoir et de le conserver le plus longtemps possible.

Alors, la priorité étant de reconstituer un nouveau socle électoral pour conserver le pouvoir, nos gouvernants n'hésitent pas à poursuivre leur projet par des voies moins institutionnelles mais tout aussi dangereuses pour l'avenir de la nation française en voulant transformer la société en favorisant sa mutation identitaire. Si certains ont reproché au Premier ministre d'avoir mis en ligne ce rapport sur le site du gouvernement après le tollé qu'il a provoqué, on peut en fait penser qu'il ne s'agissait pas d'une maladresse mais bien le résultat d'une stratégie bien pensée et concertée. En effet, si le résultat obtenu dans l'immédiat c'est la désapprobation et la condamnation d'une partie de la classe politique, c'est bien ce qui était recherché. Car ainsi, la contrepartie attendue après la focalisation des médias sur ce rapport et la polémique créée, même si ce rapport était finalement mis dans un tiroir, c'est l'assurance d'avoir gagné la sympathie et les voix de la majorité des musulmans notamment ceux étant devenus français par le biais de la naturalisation (la majorité des 145 000 naturalisés en moyenne chaque année, si l'on considère la seule décennie 2000 - 2010) et ceux nés dans notre pays et ayant acquis la nationalité à leur majorité (entre 85 000 et 90 000 chaque année dans la même décennie). C'est précisément ce que préconisait la première étude de Terra Nova citée plus haut, ses rédacteurs comptant ainsi gagner 2 500 000 voix ! L'élection présidentielle de 2012 a d'ailleurs été un premier test, plutôt réussi, puisque plus de 90 % des Français musulmans ont voté pour ceux qui les encensent et qui satisfont leurs exigences. Alors, ils veulent aller encore plus loin.

On le constate, pour conquérir et conserver le pouvoir, nos gouvernants sont prêts à sacrifier les intérêts de la nation qui relèvent d'une vision à long terme à celui de leur obsession et de leur appétit du pouvoir et de ses privilèges, qui ne relève, lui, que du court terme. Mais si une telle stratégie permet dans un premier temps de gagner ces voix, ceux qui ont été portés au pouvoir dans ces conditions seront ensuite, après avoir permis et favorisé la mutation identitaire de la France par "l'avènement d'une classe politique musulmane " accélérée par " l'instauration d'une puissante citoyenneté musulmane ", tout simplement balayés par cette nouvelle mouvance politique. Imaginons la suite. Car "en politique, il faut envisager, non pas le mieux, mais le pire, pour que ce pire ne se produise pas, pour que l'on se donne les moyens de le combattre " (Julien Freund)

Alors les citoyens doivent à présent se réveiller ! C'est de notre avenir dont il s'agit, de celui de notre descendance, de celui de notre patrie, de cette France que nos anciens ont bâtie tout au long des siècles passés et qu'ils nous ont léguée. Sachons rester fidèles à notre héritage qu'il faut faire fructifier et transmettre à ceux qui viennent après nous. Car renoncer à défendre notre héritage historique, spirituel et culturel, c'est nous condamner à disparaître. La publication de ce rapport contraire aux valeurs de la Nation et de la République est une déclaration de guerre pour les patriotes. Les bornes de l'indignation sont ici dépassées. Les citoyens doivent donc se mobiliser et faire savoir à la classe politique dans son ensemble son opposition franche à ce projet de nouvelle société fondée sur le communautarisme et à l'abandon de ses racines qui est une véritable injure et une discrimination contre l'identité de la nation française. On a imposé au peuple, par la force, le mariage pour quelques-uns malgré son opposition. Les citoyens devront cette fois-ci être plus déterminés et adresser un message persuasif à nos gouvernants : Touchez pas à ma nation !

Général (2s) Antoine MARTINEZ "