lundi 2 septembre 2013

PENDANT QU'ON S'OCCUPE DE LA SYRIE....

03.09.2013 : CASTRES

" Qu’est ce qu’il leur est passé par la tête ? Même eux ne savent pas trop répondre à cette question, si ce n’est l’oisiveté. Six adolescents de 13 à 16 ans, quatre garçons et deux filles, ont vandalisé et cambriolé l’école primaire Villegoudou à Castres dans la nuit de dimanche à lundi. Mais le bon réflexe d’un riverain et l’efficacité des policiers du commissariat jumelé à une réactivité des opérateurs de la vidéosurveillance ont permis leur interpellation dans la foulée. Vers 1h30 du matin, ces six amis qui erraient en ville ne sachant pas quoi faire de leurs dix doigts ont eu l’idée de pénétrer dans la cour de l’école par le portail de derrière qui donne sur la rue Francisco Ferrer, en plein centre-ville. Ils se sont ensuite introduits dans l’établissement par une fenêtre mal fermée. Les adolescents ont d’abord vidé des extincteurs dans une salle dédiée à l’activité physique des élèves. Ensuite, visiblement pris d’une petite faim, ils ont visité la cuisine et se sont fait réchauffer des aliments surgelés dans le micro-ondes. Après avoir trouvé les clés de l’école, la petite bande d’apprentis délinquants, jusque-là inconnus des services de police, a parcouru les locaux pour y dérober deux ordinateurs portables et des fournitures scolaires avant de prendre la fuite. Mais, vers 2h30, un riverain les a aperçus et a aussitôt prévenu le commissariat en composant le 17. Deux d’entre eux ont été interpellés quelques instants plus tard dans l’avenue Jacques-Desplats à quelques centaines de mètres de l’école. À la vue des policiers, ils ont tenté, en vain, de cacher leurs sacs à dos, qui contenaient le butin, sous une voiture. Pendant ce temps, les opérateurs de la vidéosurveillance, alertés par la police du vol, repèrent quatre individus correspondant au signalement des cambrioleurs sur la place Jean-Jaurès. Ils préviennent aussitôt le commissariat qui envoie une patrouille cueillir le reste de la bande. Les adolescents ont été placés en garde à vue jusqu’à hier soir. Ils ont été remis à leurs parents en attendant d’être convoqués dans les prochaines semaines devant le juge pour enfants pour une mise en examen. Une réponse pénale du parquet à la hauteur de ces actes qui ont forcément perturbé la rentrée dans cette école. "


03.09.2013 : ALBI

" Depuis le début de l’été, 23 voitures ont brûlé, de nuit, à Albi. Principal secteur touché, Lapanouse-Saint-Martin, y compris dans de petites rue résidentielles jusque-là très calmes. Hier en fin de matinée, la petite rue Lamazouère enchâssée entre la verdure du plateau du Caussels et la rue de Jarlard respirait le calme sous le soleil. Seules les traces noires, sur le trottoir, rappelaient l’incendie d’une voiture du petit matin à 5 h 30. «Si ça arrive jusqu’ici, c’est inquiétant» commente un riverain, en évoquant les nombreuses personnes âgées habitant l’impasse. Depuis le début de l’été, 23 voitures ont brûlé pour des raisons indéterminées dont 20 dans le secteur Lapanouse-Saint-Martin et 5 pour le seul petit matin du 2 septembre. «On peut logiquement supposer qu’il y a un lien dans un secteur relativement restreint mais à l’heure actuelle, on n’a aucun justificatif si ce n’est la bêtise humaine» explique le commandant Jean-Pierre Benoît au commissariat d’Albi, qui a mis en place une surveillance de nuit renforcée avec deux ou trois équipages de deux à trois agents. «On passe en voiture dans toutes les rues. Mais il y a beaucoup de petits passages derrière les maisons un peu partout...Patrouiller à pied n’est pas faisable vue la superficie à couvrir» explique le commandant Benoit.


03.09.2013 : PERPIGNAN

" Hier matin, deux individus lourdement armés ont tenté de pénétrer dans une agence de la Banque Postale. Ils sont activement recherchés. Une tentative de braquage s'est déroulée hier matin, peu avant l'ouverture de l'agence de la Banque Postale du quartier Saint-Gaudérique, rue Madame-de-Sévigné. Peu avant 8 h 30, alors qu'un employé était en train d'ouvrir la porte arrière de l'agence, deux individus ont brusquement fait irruption. Cagoulés, gantés et porteurs chacun d'un fusil type Kalachnikov, les deux hommes ont tenté de passer par cette même porte, rapidement refermée par l'employé. Voyant que leur point d'entrée était refermé, et sans doute conscients que l'alerte n'allait pas tarder à être donnée, les deux individus se sont immédiatement enfuis, sans doute à bord d'un véhicule. Par chance, sans faire usage de leurs armes et sans faire de blessés. Aussitôt alertés, les services de police se sont précipités sur place afin de procéder aux relevés et entendre les éventuels témoins de la scène. L'enquête entourant cette tentative de braquage a été confiée aux services de la police judiciaire. L'exploitation des bandes de vidéosurveillance de l'établissement permettra peut-être d'en savoir plus sur l'identité des deux auteurs de ces faits. La tentative de braquage s'est déroulée hier matin à l'ouverture de la banque. "


02.09.2013

" La FNSEA, principal syndicat des agriculteurs, demande "de toute urgence" au ministre de l'Intérieur Manuel Valls les "moyens nécessaires" pour renforcer la surveillance des exploitations agricoles victimes d'"une recrudescence des vols" pendant l'été. Cultures de vergers pillées, réservoirs des tracteurs siphonnés, câbles d'irrigation arrachés, animaux dépecés, "l'été 2013 a été marqué par une recrudescence des vols sur les exploitations agricoles françaises" qui "représentent un coût important pour les agriculteurs qui ont déjà du mal à faire face", écrit la FNSEA dans un communiqué publié lundi. "Ainsi, nous demandons de toute urgence à Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, de mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour faire avancer les enquêtes en cours et assurer une surveillance renforcée des exploitations" avec le concours de la police, de la gendarmerie et des préfets, réclame le syndicat qui parle d'un "réseau" de voleurs, d'un "système très organisé". "


02.09.2013 : SALON-DE-PROVENCE

" Dans la nuit de mercredi à jeudi, vers minuit quinze, un homme, originaire de Lyon, a été agressé en centre-ville de Salon, sur le cours Gimon par quatre individus. Alors qu'’il s'apprêtait à regagner son véhicule stationné au parking de l’'Empéri, il a été dépouillé sous la menace d’une arme blanche. La victime a été blessée d'’un coup de couteau à la cuisse gauche. L’'homme a alors dû donner son portefeuille, sa carte bancaire, les clés de son véhicule et, toujours sous la menace, a livré son code personnel et le lieu où était stationnée sa voiture. La victime a été admise pour soins au centre hospitalier de Salon-de-Provence. "


01.09.2013 : CLAMART

" Il n'y a pas qu'à Marseille qu'une fusillade a eu lieu ce week-end. Clamart (Hauts-de-Seine) a été le théâtre d'un drame similaire, dimanche 1er septembre, vers 23 heures. Trois personnes ont été blessées, dont une grièvement. Selon les premiers éléments de l’enquête, un accrochage entre deux voitures a précédé les détonations. Des riverains évoquent plusieurs coups de feu, tirés d’un fusil d’assaut kalachnikov, rapporte Le Parisien. Le conducteur de la voiture prise pour cible a perdu le contrôle de son véhicule, qui s'est encastré dans des voitures stationnées sur l'avenue. Il a été blessé lors de l'accident. L'un de ses passagers aurait été atteint d'au moins deux balles au cours de cette fusillade. Un troisième homme a été légèrement blessé. Les auteurs des coups de feu ont réussi à prendre la fuite. Les opérations de secours ont mobilisé une trentaine de pompiers sur place. L'enquête a été confiée à la police judiciaire des Hauts-de-Seine. "


01.09.2013 : PARIS

" Un jeune homme a été poignardé et grièvement blessé dans la nuit de samedi à dimanche dans un bus après "un différend" avec un groupe de jeunes.La victime de 24 ans a été opérée. Son pronostic vital n'était plus engagé quelques heures après les faits. L'agression s'est déroulée vers 1 h 30 dimanche matin, à bord du Noctilien de la ligne N21 aux alentours de la porte d'Orléans (14e arrondissement). Les jeunes à l'origine de l'agression ont pris la fuite et ils étaient toujours recherchés dimanche après-midi. Une caméra de vidéosurveillance dans le bus a pu filmer l'agression. L'enquête a été confiée au 3e district de police judiciaire (DPJ) de Paris. "

EDUCATION NATIONALE

" Lundi matin, à 7 h 45, à une demi-heure de la prérentrée, comme on dit chez les profs, Thomas Sotto m'a demandé au débotté et en direct sur Europe 1 quelle note j'attribuerais à Vincent Peillon pour évaluer cette rentrée, la première sous son entière responsabilité. Je me suis laissé aller. "4 ? 5 ?" Et j'ai failli descendre plus bas, bien plus bas...

Peccavi, pater optime * (Stendhal, Le Rouge et le Noir). Oui, je suis un méchant, un coupable (Molière, Tartuffe) - liste non limitative des heureuses expressions du repentir hypocrite... Qu'avais-je dit là ?

Certes, le ministre est presque entièrement hors sujet : l'École se meurt, les Français en sont globalement insatisfaits, les nouveaux profs sont dotés en catastrophe d'un titre que souvent les jurys ont hésité à leur attribuer, et qui en tout cas n'ont bénéficié d'aucune formation réelle, ni disciplinaire, ni pédagogique, les élèves sont de plus en plus livrés à eux-mêmes, et sous prétexte de combattre les discriminations, on détruit toutes les filières soupçonnées d'élitisme - encore un gros mot pour la gauche, on va finir par croire qu'ils en ignorent le sens...

On occupera les élèves

Certes, après avoir lancé à grand fracas en août 2012 une grrrrrande concertation sur l'École, le ministre a accouché d'une souris - réforme des rythmes scolaires pour 1/5 des écoliers français, et encore, dans cette demi-journée enfin récupérée, ce n'est pas du français que l'on fera, ni des maths, ni de l'histoire ou de la géographie, mais des danses bretonnes, du jardinage appliqué, de la varappe citoyenne (ça, ça n'existe pas - pas encore...), bref, on occupera les élèves au lieu de leur enseigner quelque chose d'indispensable... Certes, Vincent Peillon, que je n'avais pas connu si discret ni si effacé, a laissé Geneviève Fioraso légiférer sur le bac et obliger les enseignants de l'académie d'Orléans-Tours à noter sur 24 afin que plus de chérubins possèdent, in fine, un diplôme désormais inutile...

Mais 4/20 ! la note-sanction ! L'horreur pédagogique ! Je pourrais fâcher le ministre ! Le déprimer ! Courroucer aussi Peter Gumbel, ce journaliste anglais qui pense que nous "achevons bien les écoliers"... Qui sait ? Je pourrais les pousser l'un et l'autre au suicide - comme un quelconque prof de lycée technique marseillais qui vient de passer à l'acte, la veille de la prérentrée, tant il n'y croyait plus, de son propre aveu, tant il était dans l'incompréhension face à l'évolution de son métier - notre métier ! Le ministère se tait depuis des années sur la dépression en milieu enseignant - on sait juste qu'effectivement l'École tue ceux qui y ont cru.

Mais on supprime les notes à l'école, de peur qu'elles ne traumatisent les chérubins des quartiers nord et du 9-3 - alors que seules les notes, justement, seul un système intelligemment coercitif peut faire comprendre à des mômes en perdition que le Savoir n'est pas une plaisanterie ! On pontifie, on lénifie, on colmate - et pendant ce temps l'école française s'effondre dans les classements internationaux...

Vous avez tout raté

Alors, oui, 20/20, monsieur le ministre ! Vous aviez tout en main, et potentiellement le soutien de tous ceux qui ces dernières années ont travaillé à défendre l'école de la République - et la laïcité, parce que la laïcité est le savoir, et vice-versa. Pour complaire à quelques syndicalistes qui ne représentent plus qu'eux-mêmes, à quelques idéologues illuminés qui vous ont convaincu de sauver les IUFM (les instituts universitaires de formation des maîtres) en les rebaptisant ESPE (écoles supérieures du professorat et de l'éducation), et finalement à tous ceux qui n'ont jamais mis les mains dans le cambouis des vraies classes, vous avez tout raté. 20/20 !

Qu'attendait-on ? Une révision complète des programmes, qui irait dans le sens du sérieux, de l'étude, de la transmission des savoirs. Un retour de l'exigence. Une volonté d'amener chaque élève au plus haut de ses capacités, parce que les enfants sont capables de beaucoup donner si on leur demande beaucoup. Et une revalorisation sérieuse, conséquente, des plus bas salaires de la profession, parce qu'il est scandaleux - mais significatif - que les très bons élèves, désormais, envisagent toutes les professions sauf enseignant. Dans un monde où "avoir", c'est "être", un peu plus d'avoir permettrait aux enseignants, qui s'échinent de leur mieux à faire la France de demain, d'être moins méprisés de leurs propres élèves, et de leurs parents.

* J'ai pêché, j'avoue ma faute, ô mon père "

PAS DE CONDAMNATION DONC PAS DE RECIDIVE

" La droite, les syndicats de police et nombre de magistrats tapent comme des malades sur la réforme pénale de Christiane Taubira. Mais, aveugles qu’ils sont, ils n’ont pas vu l’essentiel : l’intitulé de la réforme. Elle porte en effet le très beau nom de « loi de lutte contre la récidive »". Ça c’est une trouvaille, une perle, une pépite (comme on dit sur Atlantico) ! 

Comment ne pas s’incliner devant un tel sommet d’imagination ? Comment ne pas saluer l’esprit inventif qui a soufflé sur l’Élysée et la place Vendôme ? Comment ne pas rendre hommage respectueusement à cette puissante inspiration propre au génie français ? Enfoncés, les Marx Brothers, Hellzapoppin, etc., qui firent la gloire du cinéma burlesque américain ! Écrasés les de Funès, les Bourvil et autres Fernandel, symboles, jusqu’à maintenant, de ce qu’il y avait de meilleur dans la production comique de la cinématographie française. La loi Taubira, d’après les méchants qui la critiquent, aurait pu s’appeler « Liberté pour tous ». Après le « Mariage pour tous », initié déjà par la garde des Sceaux, ç’aurait été assez cohérent. Mais il fallait trouver mieux. Et on a trouvé. « Loi de lutte contre la récidive » !

Ainsi a été ouverte une voie royale pour d’autres appellations tout aussi jubilatoires. Rebaptisons le ministère de la Défense « ministère de la Paix »… Changeons l’horrible intitulé du ministère des Affaires étrangères en « ministère de l’Amour entre les peuples »… Finissons-en avec l’angoissant ministère de l’Économie et des Finances pour l’appeler « ministère de la Redistribution sociale et solidaire ». Gardons quand même le ministère du Redressement productif. Comme il n’y a rien à redresser et encore moins à produire, il est parfaitement fondé à figurer au firmament du grotesque gouvernemental. Et surtout terminons-en avec l’horrible mot « prison » qui se dira dorénavant : « salle d’attente de la liberté ». 

Soyons sérieux maintenant et laissons les mots de côté. Puisqu’il s’agit de lutter contre la récidive, il convient d’aller jusqu’au bout pour éradiquer ce fléau. Est dit récidiviste quelqu’un qui, déjà condamné, commet un nouveau délit ou crime. Eh bien, supprimons les condamnations. Pas de condamnés, pas de récidivistes ! C’est élémentaire. Et on comprend mal que Taubira n’y ait pas pensé. "


DEMAIN CA POURRAIT ETRE VOUS


LA RUSSIE DECRIT LA SITUATION EN FRANCE AVEC PLUS DE LUCIDITE QU'HOLLANDE