dimanche 4 août 2013

VOUS AVIEZ VU VOUS ?!


LE CAILLASSAGE DES POMPIERS EST-IL DEVENU UNE INSTITUTION ?

" Deux pompiers ont été blessés dans le quartier défavorisé du Mirail à Toulouse, où les secours ont été pris à partie à deux reprises ce week-end en portant assistance à une femme âgée et à une autre en train d'accoucher, a-t-on appris dimanche 4 août auprès de ces services.

Deux pompiers venus porter assistance samedi soir à une vieille dame tombée dans une rue ont été attaqués par des jeunes qui les ont frappés, a indiqué le centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis). Une équipe de trois pompiers est intervenue avec une ambulance peu après 20 heures pour aider la victime, qui souffrait d'un traumatisme crânien.

Deux d'entre eux ont été rapidement "pris à partie violemment" par un groupe de jeunes gens et l'un a reçu un coup de pied à la tête, a précisé le Codis. Leurs blessures ont nécessité une courte hospitalisation dans la soirée, selon la même source. Par ailleurs, l'ambulance a été caillassée et son pare-brise brisé.

Dans la nuit de vendredi à samedi, les pompiers, le Samu et la police appelés dans le même quartier pour aider une jeune femme à accoucher à son domicile ont été également caillassés, a-t-on appris auprès de la police. "Ils ont balancé des pierres, dont une a touché le véhicule du Samu", a déclaré un porte-parole. "Il faut savoir que de tels actes retardent l'intervention des secours alors que chaque minute compte", s'est insurgé le porte-parole de la police.

Le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet a dénoncé des comportements "d'une bêtise sans nom". "Ils mettent en danger des hommes et des femmes qui se dévouent au quotidien pour aider et sauver les autres", a réagi le porte-parole en assurant que ces agissements "doivent être punis très sévèrement." "



TOUT VA BIEN AU PAYS DES BISOUNOURS

" Un ami m’a fait parvenir ces derniers jours un texte publié sur un blog du journal Le Monde, et sans lui, ce texte m’aurait échappé. C’eut été dommage.

Après avoir glosé sur les critiques que la presse britannique et américaine peut énoncer concernant la France et qui, nous suggère-t-il, sont purement subjectives et teintées de mauvaise foi, l’auteur du texte cite un article qui lui plait beaucoup, et qui décrit la France comme un pays merveilleux sur tous les plans. L’article en question a été publié dans le New York Times, le journal de référence des gauchistes de Park Avenue et de la Maison Blanche sous Obama : quelle coïncidence ! Le signataire de l’article est un certain Roger Cohen, un monsieur qui n’a cessé de trouver le régime des mollah à Téhéran plutôt sympathique et qui admire Mahmoud Abbas : quelle autre coïncidence !

Le monsieur en question dit donc que tout va bien en France, que la médecine est « superbe », que l’éducation « fonctionne » parfaitement, que le pays est d’une « immense beauté », les routes impeccables, les trains à grande vitesse, le savoir-vivre profondément ancré. S’il y avait eu quelques lignes sur le retour de la croissance, j’aurais pu confondre avec un discours de François Hollande.

L’auteur du texte publié sur le blog du Monde, qui note tout de même qu’il y a une tendance à la dépression nerveuse collective en France, se demande où réside l’explication. Comment dans un pays où tout va bien, peut-on déprimer ? Comment, oui.

Roger Cohen (encore) lui fournit la réponse : « Le malaise et l’ennui sont à la France ce que le dynamisme est à l’Amérique : un emblème arboré avec fierté ».

Pour une belle phrase, c’est une belle phrase…

L’auteur du texte publié sur le blog du Monde est, semble-t-il, journaliste.

Gloser sur des critiques concernant la France en suggérant qu’elles sont subjectives et teintées de mauvaise foi, mais sans parler un seul instant de la réalité, c’est donc du journalisme en France aujourd’hui.

Utiliser pour contrer ces critiques un article du New York Times écrit par un journaliste qui plane sur des tapis volants fournis par Téhéran et par l’Autorité Palestinienne, et qui regarde la France du haut de ses tapis volants, des lofts de Park Avenue et des salons de la Maison Blanche sous Obama, et toujours sans parler un seul instant de la réalité, c’est donc du journalisme en France aujourd’hui.

Expliquer enfin, en utilisant la prose du journaliste qui plane que le « malaise » français est en fait un trait du caractère national que les Français arborent avec fierté, c’est, encore, du journalisme en France aujourd’hui. .

Des gens simples qui n’écrivent pas pour Le Monde et qui ne publient pas dans le New York Times sous la signature du planant Roger Cohen remarqueraient qu’il y a en France un chômage de masse persistant et en hausse, une pauvreté qui s’accroit et qui touche près de dix millions de personnes, que les maladies nosocomiales se disséminent dans les hôpitaux, que la Sécurité sociale que la planète entière est censée nous envier est dans une situation de déficit abyssal, que le système de retraites est tout au bord de l’explosion, que si des trains à grande vitesse circulent, il y a un nombre croissant de personnes qui ne partent plus en vacances faute d’en avoir les moyens (mais on écrit dans des journaux tels que Le Monde qu’il y a une tendance très fashion en ce moment, les vacances à la maison : c’est d’un chic, mon cher !)

Des gens simples verraient que dans l’éducation qui fonctionne parfaitement, il y a un analphabétisme croissant, des « territoires perdus » qui se multiplient où un nombre toujours plus élevé de sujets ne peuvent plus être traités, des étudiants qui arrivent désormais à l’université et qui n’ont plus même le niveau d’un élève de sixième il y a vingt ans (et je sais de quoi je parle puisque j’enseigne à l’université).

Des gens simples verraient que le savoir vivre dont parle Roger Cohen existe encore quand on loge au Crillon, comme le planant Roger Cohen, sans doute, mais beaucoup moins quand on se rend dans un supermarché de banlieue, vraiment beaucoup moins. Ils verraient que la beauté dont parle le planant Roger Cohen peut se trouver un peu gâchée par la prolifération du béton qui transforme les avenues en impasse et par la réapparition des bidonvilles.

Nombre de gens simples se demandent s’ils auront les moyens de finir le mois, s’ils auront encore un emploi l’an prochain, si leur voiture (s’ils en ont une) ne sera pas incendiée. Et quand ils voient François Hollande leur dire depuis les jardins de l’Elysée que tout va de mieux en mieux, ils ne sont pas du tout convaincus. Ils voient que les remèdes proposés par les socialistes sont des impôts et encore plus d’impôts, des réglementations, et encore plus de réglementations, et ils se préparent à serrer de quelques crans leur ceinture déjà très serrée.

Ils devraient lire Roger Cohen plus souvent, semble penser l’auteur du texte publié sur le blog du Monde.

Il y en a encore parmi eux qui lisent des journaux tels que Le Monde et qui pensent y trouver de l’information.

S’ils ne se sentent pas insultés par ce genre de texte, c’est qu’ils ne se sentiront jamais insultés.

Et s’ils continuent à lire Le Monde en pensant y trouver des informations, c’est qu’ils méritent vraisemblablement d’être insultés. "

POLE EMPLOI : A L'IMAGE DU RESTE

" En un peu plus d'un mois, l'établissement public chargé de l'emploi en France a commis plusieurs erreurs, ou incohérences qui ont fait peu ou prou parler d'elles. Le Figaro.fr vous a compilé ces dernières bourdes.

Situations cocasses, gaffes sur le web, bugs de réseaux... Pôle emploi a beaucoup fait parler de lui durant ces dernières semaines estivales. L'occasion de revenir sur les principales déclarations ou situations qui ont fait l'actualité de l'établissement public chargé de l'emploi en France.

Tout partait pourtant d'une étude sérieuse, un sondage Harris Interactive qui révélait les sites préférés des Français pour certaines catégories. Classé largement en tête dans la catégorie «Emploi-Carrières», Pôle emploi n'a pas hésité à faire partager son immense satisfaction aux internautes abonnés à son compte Twitter. Un tweet qui a provoqué la colère des uns, mais qui a aussi inspiré l'humour des autres.Après ce tweet, Pôle emploi s'est excusé - au moyen de plusieurs tweets - auprès des usagers de son site. En interne, on comprend évidemment l'indignation de certains internautes. «Mais il faut savoir qu'en soit, Pôle emploi fonctionne comme toute autre entreprise, et qu'il est par conséquent normal qu'elle se félicite d'être première sur son secteur d'activité, où il y a une réelle concurrence» indique un employé de Pôle emploi qui préfère rester anonyme.

• 812 millions versés «par erreur» aux chômeurs.
Après 800 millions d'euros en 2011, l'établissement public a versé près de 812 millions en trop aux chômeurs l'an passé, soit 2,5% des 33 milliards d'euros d'allocations versés l'année dernière. La raison? Dans 40% des cas, la responsabilité des agents de Pôle emploi est engagée, soit parce qu'ils ont mal estimé le montant de l'allocation, soit par simple négligeance. Dans 60% des cas, c'est le chômeur qui est fautif, soit parce qu'il ne déclare pas - ou mal - ses périodes de travail, soit parce qu'il les déclare trop tardivement par omission ou par manque d'information. Dès la publication de ces résultats, Jean-Louis Walter, médiateur national de Pôle emploi, a réclamé dans un rapport des mesures d'urgence pour réduire ces trop-perçus.

• Un informaticien contraint d'accepter une formation pour apprendre à allumer un ordinateur.
Cocasse. Pôle emploi, souvent accusé de ne pas proposer assez de formations aux chômeurs, a cette fois fait preuve d'un peu de zèle. Arnaud, un trentenaire informaticien de profession au chômage depuis plus d'un an, s'est vu proposer un programme de formation assez peu ordinaire pour quelqu'un de son expérience: apprendre à allumer son ordinateur ou encore apprendre à naviguer sur le site de Pôle emploi... Une formation qu'Arnaud a été obligé d'accepter, afin de prouver sa motivation et «éviter la radiation» a-t-il confié à La Charente Libre . Pile un mois avant ce fait, le site d'informations satiriques Le Gorafi titrait un article: «une formatrice de Pôle emploi entame un atelier de 3 jours pour apprendre aux chômeurs à saisir leur identifiant.» La réalité peut parfois dépasser la fiction.

• Le site de Pôle Emploi, HS pendant quasiment une semaine.
À la fin du mois de juin, les utilisateurs faisaient état d'un bug du site de Pôle emploi, rapportant qu'il était désormais impossible d'accéder aux 187.000 offres d'emplois. Toutes les recherches se soldaient par une page blanche sur laquelle était inscrit «accès refusé». Seule la consultation depuis les smartphones a continué à être opérationnelle. Deux jours après, Pôle emploi annonce que «la consultation est à nouveau disponible» avec un service «ralenti». La gène a duré six jours. "

JUSTICE : DE MIEUX EN MIEUX !

" La décision suscite la "surprise" du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls et "l'indignation" du député UMP Christian Estrosi. Faute de place en prison, trois hommes ont été relâchés par la justice, jeudi 1er août, à Dreux (Eure-et-Loire).

Les hommes avaient été condamnés à des peines de prison ferme allant de deux à trois mois. La surpopulation carcérale est un problème connu : le nombre de détenus dans les prisons françaises a atteint, début juillet, un nouveau record à 68 569 pour seulement 57 320 places.

Une décision qui entretient "le sentiment d'impunité "
Cette affaire a été révélée par l'adjoint de la circonscription de sécurité publique de Dreux. Dans un rapport adressé à la Direction centrale de la sécurité publique, ce commandant de police écrit que l'officier de police judiciaire de permanence s'est vu signifier, par instruction verbale du substitut de permanence du parquet, de "libérer sans délai" les trois malfaiteurs "sans suites judiciaires au prétexte que la maison d'arrêt de Chartres était 'pleine'".

Le policier "dénonce ces instructions iniques et lourdes de conséquences". Cette décision est susceptible de provoquer, selon lui "le sentiment d'impunité que peuvent avoir ces délinquants, chevronnés pour la plupart".

Le parquet de Chartres, qui a expliqué n'avoir pas eu connaissance du rapport, a expliqué qu'il allait "vérifier avec précision de quoi il s'agit". Selon le parquet, la décision pourrait être intervenue "dans le cadre des directives de la Chancellerie concernant l'aménagement des peines de prison ferme jusqu'à 2 ans si la personne n'est pas récidiviste, et d'un an si elle l'est".

Estrosi "demande des explications" à Taubira
Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls s'est déclaré samedi "très surpris de cette décision et inquiet de ses conséquences", selon l'entourage du ministre. Dreux compte une zone de sécurité prioritaire (ZSP), mise en place par le ministère de l'Intérieur au mois de janvier.

De son côté, le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi a annoncé qu'il venait d'écrire à la Garde des sceaux Christiane Taubira "pour lui demander des explications". "

ELLE SAUTE DANS LE VIDE POUR ECHAPPER A SES AGRESSEURS

" Pour échapper à ses agresseurs, elle a sauté du quatrième étage de son immeuble situé dans le quartier Kennedy, à Montargis (Loiret). Ce jeudi, « La République du Centre » revient sur ce fait divers qui s’est déroulé le 17 juillet dernier, vers 1 heure du matin. Ce jour-là, les agresseurs ont inventé un faux prétexte pour attirer la jeune fille de 17 ans dans l’appartement. Plusieurs personnes, principalement trois adolescentes âgées de 17 à 18 ans s’en sont ensuite prises à elle. Pendant une heure, les jeunes femmes l’ont rouée de coups et brûlée avec des cigarettes. Selon le quotidien, elle a profité d’un court moment de répit pour se diriger vers la fenêtre. Apercevant un buisson au bas de l’immeuble, elle a décidé de sauter dans le vide.

Placés en garde à vue, les suspects ont reconnu les faits
La victime, qui souffre de multiples fractures, a survécu à sa chute. Lors de son audition avec la police, elle a indiqué avoir reconnu deux de ses agresseurs. Grâce à son témoignage, les enquêteurs ont identifié sept suspects, rapporte « La République du Centre ». Placés en garde à vue, ils ont reconnu les faits, apportant toutefois des versions divergentes sur la façon dont se serait déroulée l’agression. Quatre d’entre eux, n’ayant vraisemblablement pas pris part aux violences, ont été libérés. Les trois adolescentes seront présentées ce jeudi à la justice. "