mercredi 2 octobre 2013

HOLLANDE : LA CLAQUE EN AUVERGNE



" François Hollande a été chahuté à plusieurs reprises mercredi par des agriculteurs qui l'ont hué lors d'une visite au salon de l'élevage de Cournon d'Auvergne, près de Clermont-Ferrand.

A l'arrivée du président, des huées, des "Le Pen, Le Pen", des "démission" et autres "nous, on paie" ont surgi dans l'assistance, où l'on entendait aussi des "François, François" et des applaudissements d'encouragement.

La visite présidentielle de plus de deux heures dans les stands du salon a également été émaillée de huées.

Certains agriculteurs sont venus présenter leurs doléances directement au président, interpellé sur les retraites, l'installation des jeunes ou encore le prix du lait.

"Les aides, on les voit pas", a dit une éleveuse ayant voté Hollande en 2012. "Les agriculteurs sont en danger, la coupe est pleine", a lancé un producteur de lait de Haute-Saône au passage du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll.

"Je suis interpellé, c'est normal. C'est une profession qui a beaucoup de difficultés, l'agriculture, l'élevage", a dit François Hollande à quelques journalistes.

"C'est bien normal qu'ils viennent directement me le dire. Je suis là pour ça, pour entendre et pour donner des réponses", a-t-il ajouté avant de prononcer un discours portant notamment sur la redistribution des aides agricoles.

Interrogé à propos de cet accueil sonore, Stéphane Le Foll a déclaré : "J'entends d'abord les cloches des vaches. Il ne faut pas non plus faire comme s'il n'y avait que ça".

"Il y a des sifflets qui viennent aussi de gens qui font de la politique", a-t-il fait remarquer.

Le ministre de l'Agroalimentaire, Guillaume Garrot, a souligné pour sa part la qualité du contact entre le président et ses concitoyens.

"Ce que je retiens, c'est que quand le président de la République se déplace, il n'y a pas de barrière, pas de figurants pour faire la claque. Là ce sont les Français qui s'expriment avec leur coeur", a-t-il dit. "Heureusement que le président ne va pas que là où c'est facile".

A la question de savoir si le chef de l'Etat, qui a remis le gouvernement au pas lors du conseil des ministres après une série de "couacs", passait une journée difficile, Guillaume Garrot a répondu : "La tâche n'est pas simple, nous le savons bien. Mais on est là justement pour travailler, pour avancer et pour obtenir des résultats". "

REFORME DES RETRAITES : ON A PAS FINI D'EN REPARLER

" C'est confirmé : la réforme des retraites annoncée par le gouvernement va bel et bien obliger les Français à travailler plus longtemps. L'âge effectif de départ à la retraite, c'est-à-dire l'âge moyen auquel les Français cessent leur activité professionnelle, va "mécaniquement augmenter" avec l'allongement de la durée de cotisation, admet le ministère de l'Economie dans un rapport envoyé mardi 1er octobre à Bruxelles.

Depuis qu'il a présenté sa réforme, le gouvernement a toujours mis en avant le fait qu'il ne toucherait pas à l'âge légal de départ. Mais jusqu'à la publication de ce rapport, il n'a jamais admis que l'allongement de la durée de cotisation pour avoir le taux plein revenait à repousser de fait l'âge effectif de départ.

Un équilibre maintenu jusqu'en 2040
La réforme des retraites, examinée à partir de lundi à l'Assemblée nationale, prévoit notamment un allongement progressif de la durée de cotisation nécessaire pour partir à la retraite à taux plein, jusqu'à 43 ans en 2035. "Ainsi, l'âge légal de départ à la retraite est maintenu à 62 ans, mais l'âge effectif de départ à la retraite, qui constitue le critère déterminant au regard de la soutenabilité des finances publiques, devrait mécaniquement augmenter avec l'allongement de la durée de cotisation", écrit le ministère de l'Economie et des Finances dans le tome 1 de ce "rapport économique, social et financier".

L'âge effectif de départ à la retraite est l'âge moyen auquel les Français partent "effectivement" à la retraite. Il était de 62,2 ans en 2012 pour les salariés du privé. Il doit être distingué de l'âge légal de départ (62 ans) qui est celui auquel les salariés sont autorisés à partir.

La hausse de la durée de cotisation devrait rapporter 5,4 milliards d'euros à horizon 2030 et 10,4 milliards d'euros en 2040 à l'ensemble des régimes. Elle "permettra, avec les mesures de court terme, de maintenir l'équilibre des régimes de base jusqu'en 2040", affirme le ministère. Enfin, "cette augmentation de l'âge effectif de départ à la retraite devrait en outre augmenter le taux d'emploi des seniors et accroître de ce fait le potentiel de croissance de l'économie", ajoute-t-il. "


ROMS : ILS FORCAIENT LEURS ENFANTS A VOLER

" Le procès de 27 membres de trois familles roms de Croatie accusés d'avoir forcé leurs enfants à commettre des cambriolages en série s'est ouvert lundi à Nancy (Meurthe-et-Moselle), en pleine polémique sur la place des Roms dans la société française.

 L'enquête, basée sur des milliers d'écoutes interceptées chez 120 suspects, a en effet mis au jour une organisation dirigée par des chefs de clan, aidés de capitaines, lieutenants et enfin de leurs enfants, âgés d'une dizaine d'années, exécutants des cambriolages.

Les prévenus, âgés de 19 à 55 ans, dont quinze comparaissent libres, s'exprimaient en croate ou en italien aidés d'interprètes. Ils comparaissent devant le tribunal correctionnel de Nancy pour «association de malfaiteurs et complicité» dans une centaine de vols, commis en 2011 par leurs enfants, des faits qu'ils contestent. Ils encourent dix ans d'emprisonnement. Les enfants «étaient formés dès le plus jeune âge uniquement pour le vol, ils n'ont jamais connu d'autre école que celle-là», a déclaré le substitut du procurer en charge du dossier, Grégory Weil.

Traite d'êtres humains

Les enquêteurs ont recensé une centaine de cambriolages commis dans tout le nord-est de la France, jusqu'à la vallée du Rhône, mais aussi à Paris, en Belgique et même à Berlin. Ils étaient la plupart du temps commis de jour, en l'absence des victimes. Bijoux et argent liquide étaient ciblés en priorité. Selon l'accusation, le «rendement» mensuel de chaque enfant pouvait atteindre 5 000 euros, pour un préjudice total de plusieurs millions d'euros. L'enquête parle d'équipes «à tiroir» et d'une «organisation pyramidale bien rôdée», dont les enfants étaient mis au travail dès l'âge de 11 ans, selon le parquet. Plusieurs des suspects sont également poursuivis pour «traite d'êtres humains». L'enquête, qui avait donné lieu à un vaste coup de filet en Alsace et en Lorraine en septembre 2011, a mis en évidence des transactions entre familles, où certains enfants étaient «prêtés» pour près de 100 000 euros.

«Plus elle est bonne voleuse, plus le prix augmente. Plus elle a l'air jeune, et pourra donc se faire passer pour mineure, plus le prix est élevé», a résumé Me Weintz, qui a évoqué des formes de répudiation d'épouses, si celles-ci avaient un rendement insuffisant. Une version contestée par la défense qui affirme qu'il s'agissait de dots liées à des mariages. «Que des mensonges!», a protesté le premier prévenu à être interrogé. "

TREVOR MOKHTAR TUE POUR UN TELEPHONE PORTABLE

" La cour d’assises de Haute-Garonne juge aujourd’hui et durant trois jours un Toulousain de 39 ans, Trevor Mokhtar, accusé du meurtre de Robert Abdessadok, le 16 juillet 2010, dans le quartier de Bagatelle, à Toulouse. Une affaire, sur fond d’alcool et de toxiques, où le degré de violence atteint un paroxysme pour un mobile aussi futile qu’incompréhensible : le vol d’un téléphone portable.

Car selon l’accusé, un homme sans emploi déjà condamné 13 fois, c’est bien la disparition de son téléphone qui aurait déclenché un tel acharnement sur celui qu’il désigne comme responsable du vol, trois jours auparavant. Ce 16 juillet 2010, les deux hommes se retrouvent dans un hall d’immeuble, rue Vestrepain. La discussion dérape.

Robert Abdessadok reçoit un déluge de coups au visage, coups de poing, coups de genou en rafale. Son agresseur prend la fuite. Du sang est retrouvé sur les murs. La victime demeure inconsciente lorsque les secours arrivent. Quelques heures plus tard, Robert Abdessadok, 32 ans, succombe à ses graves blessures à la tête, au CHU Purpan. Une enquête pour homicide est ouverte fin juillet et confiée à la brigade criminelle de la sûreté départementale. Des témoignages du quartier orientent très vite les enquêteurs sur la piste de Trevor Mokhtar, contre lequel un mandat d’amener est délivré.

Acharnement
Interpellé le 16 septembre à Bourg-en-Bresse, Mokhtar reconnaît avoir porté des coups pour une histoire de téléphone volé. Histoire de lui infliger une punition. «C’est l’explication qu’il a toujours fournie aux enquêteurs en contestant l’intention d’homicide», ajoute son avocat, Me Jean-Louis Pujol. Un mobile auquel ne croit pas la partie civile représentée par Me Pierre Alfort : «Rien ne peut justifier une telle violence et un tel acharnement. Cet homme a pris la fuite pour échapper à ses responsabilités». Affaiblie par une forte consommation d’alcool ce jour-là et visiblement vulnérable, la victime ne représentait aucune menace directe pour son agresseur. L’accusé encourt une peine de 30 ans de réclusion criminelle. Verdict mercredi. "

BUSIGNY : CIMETIERE PROFANE ET TOMBES OUVERTES

" La vigilance accrue de cet habitant a soumis le cimetière de Busigny à l’épreuve du doute, et à celle des limiers de la scientifique. Prélèvements par-ci, photos par-là, périmètre de sécurité sur la façade Est du cimetière, sur la façade Ouest aussi : ce vendredi après-midi, les gendarmes de Clary, de la brigade des recherches, de la cellule d’identification criminelle, ont jalousement occupé le cimetière communal après qu’un habitant eut fait part de ses suspicions. Alors qu’il se recueillait sur la tombe de l’un de ses proches, il aurait remarqué le placement anormal de certains objets funéraires sur la stèle. Son attention aurait aussi été attirée par l’aspect douteux du joint scellant la pierre tombale. Comme s’il avait été endommagé, gratté. Ni une ni deux : sensibilisé aux violations de sépultures constatées récemment à Crèvecœur-sur-l’Escaut et à Neuvilly, l’habitant a alerté les autorités. Et ces dernières, en pleine enquête, ont mis en branle leurs équipes avec cette expectative en tête : faudrait-il désormais parler d’une série ?

Et voilà le vocabulaire subordonné aux maux constatés : oui, on parle de série parce que le cimetière de Busigny est bien le troisième site où des profanations de sépultures sont à déplorer. Pour l’heure, on ne sait pas encore jusqu’à quel point a été troublé le repos des défunts. En clair, si les cercueils ont été ouverts et si l’intégrité des cadavres a été outragée, si des objets de valeur ont été subtilisés. « Six tombes ont été touchées. » Et il semble que deux d’entre elles aient été ouvertes, rapporte le procureur de la République de Cambrai, Jérôme Marilly.

La période à laquelle remontent ces forfaits relève elle aussi de l’inconnue. Ont-ils été commis cette semaine ? Plus tôt ? « Les gens ont pris connaissance de ce qu’il s’est passé à Crèvecœur et Neuvilly. De fait, ils sont plus attentifs… » aux détails, aux reliefs des sépultures familiales, analyse cet interlocuteur. Des dégradations anciennes pourraient donc n’avoir été remarquées qu’aujourd’hui. Auquel cas, comment s’assurer d’un lien entre cette découverte et les précédentes ? L’enquête se densifie donc, alors que dans l’esprit des habitants, des croyants, mûrit un sentiment d’écœurement. Marc, employé au commonwealth, était mercredi au cimetière de Neuvilly lorsque les gendarmes ont débarqué. Lui et son équipe se tenaient au cimetière militaire de Busigny, lorsque ce vendredi après-midi, ils ont à nouveau croisé la camionnette de la cellule d’identification criminelle qui leur devient désormais familière. « C’est aberrant !, s’indique le Cambrésien. C’est même complètement scabreux d’en arriver là tout ça pour voler quoi ? Je ne sais pas très bien ce qui a été fait, mais si c’est pour piller des défunts… On n’a jamais vu cela ! » "

ROMS : 4 MOIS DE PRISON FERME POUR VOL. SON AVOCAT PENSE QUE CE N'EST PAS UNE PEINE DES PLUS ADAPTEE

" Un Roumain de 25 ans comparaissait hier devant le tribunal correctionnel de Mulhouse pour vol en récidive. Le jeune homme a dérobé 143 € de marchandise, principalement de la viande et des sucreries, au supermarché Lidl du quartier Drouot, mercredi.

Coutumier du vol à l’étalage, il compte de nombreuses accusations pour des faits commis en 2011 dans d’autres départements – ce qui lui avait déjà valu trois mois de prison ferme – et une série de vols plus récents à Mulhouse, Kingersheim et Belfort. « Faire parler de vous de la sorte à quelques jours d’intervalle, ce n’est pas bon pour votre image » , indique le président André Schmidt.

Il y a trois jours, le prévenu a donc rempli son chariot avec de la viande et des confiseries en grande majorité, mais aussi quelques produits d’hygiène, avant de sortir du magasin par la porte d’entrée, un complice l’attendant pour déclencher l’ouverture des portes automatiques. « En temps normal, on se donne les moyens d’être un peu plus discret, ce qui n’est pas vraiment le cas quand on réalise un vol à l’étalage avec un Caddie® » , poursuit le président.

Silence du prévenu, qui se défend ensuite à demi-mot en tentant de désigner d’autres coupables, interpellés avec lui lors d’un précédent vol commis le 14 septembre : « Si vous regardez cette affaire, vous trouverez les vrais coupables. » Réponse du président : « Continuer l’enquête dans un tribunal, c’est très difficile. »

Je veux rentrer en Roumanie
L’homme finit par s’excuser et jure qu’on ne l’y reprendra pas. Il compte rentrer au plus vite en Roumanie : « Pour moi, c’est fini tout ça, je veux juste repartir dans mon pays ». Il n’en aura pas l’occasion tout de suite, la représentante du parquet, Alexandra Chaumet, requérant six mois de prison ferme avec mandat de dépôt : « On sait que des personnes en situation délicate sont utilisées par des réseaux, mais le profil de Monsieur ne correspond pas. On a affaire à quelqu’un qui n’a pas de l’air de comprendre, en témoignent ses multiples interpellations au cours du mois de septembre. »

Pour l’avocat de la défense, Thomas Boutillier, « la peine de prison ferme ne serait pas la plus adaptée : on n’est pas sur le casse du siècle. Hormis du shampoing et un dentifrice, il a volé de la nourriture, certainement par nécessité, compte tenu de l’état précaire dans lequel il est ».

Revenu en France depuis moins de cinq mois, le prévenu devra y rester quelques mois de plus. Le tribunal l’a condamné à quatre mois de prison ferme avec mandat de dépôt, pour écarter le risque d’une nouvelle récidive. "

DES VICTIMES D'UN PEDOPHILE DOIVENT REMBOURSER LA FILLE DE LEUR AGRESSEUR

" En Saône-et-Loire, deux soeurs jumelles abusées pendant leur enfance sont aujourd'hui sommées de verser des dommages-intérêts à la fille de leur agresseur. En 2001, après des années murées dans la honte, elles décident de porter plainte contre l'homme, mari de leur nourrice à l'époque des faits, également impliqué dans une autre affaire. En 2007, il est jugé et condamné à quatre ans de prison, dont deux avec sursis. Ancien résistant, l'homme est âgé. Il ne purgera pas sa peine.

Puis leur avocat commet un erreur. Alors que le pédophile fait appel de sa décision, il réclame des dommages et intérêts plus importants que ceux obtenus par ses deux clientes en première instance. Or, n'ayant lui-même pas rempli la procédure permettant de faire appel, l'avocat ne peut demander que soit réformé le jugement au profit des plaignantes. Ignorant le vice de procédure, la cour d'appel de Dijon suit la demande de l'avocat. 

En décembre 2008, la Cour de cassation, saisie par la fille de l'agresseur, décédé, exige que les victimes remboursent une partie de l'argent, soit 6 200 et 8 100 euros. Selon Var-Matin, l'héritière du pédophile demande aujourd'hui que ce trop-perçu soit réglé. Les huissiers ont dernièrement frappé aux portes des victimes. "

ROMS : VALLS SE DEGONFLE ET PREFERE GARDER SA PLACE

" Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls aurait exprimé lundi des regrets quant à ses propos sur les Roms rapporte RTL. Par deux fois, une première devant le Premier ministre Jean-Marc Ayrault suivi d'une seconde lors d'une réunion avec des cadres socialistes, Manuel Valls aurait avoué sa maladresse. 

Des propos ambigus et mal calculés
En tête-à-tête avec Jean-Marc Ayrault, qui l'avait déjà recadré en déclarant devant l'Assemblée que l'intégration des Roms était "possible", Manuel Valls aurait fait son mea culpa et regretté ses propos en concédant qu'il n'aurait pas du employer de tels propos. 

Au micro de France Inter, le ministre de l'Intérieur avait en effet déclaré mardi 24 septembre qu'il était "illusoire" de penser que l'intégration seule pourrait régler le problème des populations roms en France. Il avait ajouté que seule une minorité de celles-ci souhaitait réellement s'intégrer dans la vie du pays et qu'il fallait continuer de "démanteler ces campements progressivement et de reconduire (ces populations) à la frontières". Pour lui, "les Roms ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie". 

Ce sont ces déclarations que le ministre aurait finalement qualifiées d'ambigües et de mal calculées devant les poids lourds de la majorité lors d'une réunion lundi. 

François Hollande va-t-il enfin mettre un terme à la cacophonie?
François Hollande devrait finalement sortir de son mutisme pour mettre fin au face à face entre Manuel Valls et Cécile Duflot qui a violemment critiqué les propos de son collègue de l'Intérieur en l'accusant d'être allé "au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain". 

Le Président de la République risque d'aborder le sujet ce mercredi, lors du Conseil des ministres. Il pourrait également revenir sur le sujet lors de son discours devant le Conseil constitutionnel, prévu jeudi à midi. "


Un mange M---E ce VALLS !