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samedi 29 mars 2014

HOLLANDE ET SES AMIS TURCS

" Hollande, vierge effarouchée dès lors qu’il s’agit de Sarkozy, devrait se méfier de ses mauvaises fréquentations. Car elles contredisent cruellement ses cris d’orfraie effarée quand son prédécesseur le soupçonne, à juste titre, de mœurs totalitaires.

C’est ainsi que notre donneur de leçons à la petite semaine n’a pas hésité à gratifier récemment d’une visite d’État de trois jours, fin janvier, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan qui dirige sans partage le pays depuis 2002. Et dont le comportement totalitaire n’a rien à envier à celui d’un Jaruzelski ou d’un Erich Honecker de sinistre mémoire. À tel point qu’aucun chef d’État ou de gouvernement d’un grand pays de l’Union européenne ne s’est plus rendu sur les rives du Bosphore depuis la répression violente de la place Taksim à Istanbul.

Ce qui n’empêche pas M. Hollande, à contre-courant de ses collègues européens, de faire les yeux doux à un état considéré par les ONG de défense des libertés comme un des pays les plus répressifs en matière de contrôle du Web. On vient une nouvelle fois d’en avoir la preuve.

Non content de vouloir renforcer le pouvoir du politique sur le Haut Conseil des juges et des procureurs (tiens, tiens…), le Premier ministre turc n’hésite pas à s’en prendre aux réseaux sociaux d’Internet (Twitter et Facebook) dont il bloque régulièrement la diffusion sur le territoire turc… Pour l’organisation internationale Internet Publishers Association, qui regroupe des éditeurs en ligne, le blocage de Twitter est une tentative de « destruction de la liberté d’expression qui confirme que la Turquie est une dictature », a déclaré l’organisation dans un communiqué.

M. Hollande aime les dictateurs qui ont de la repartie : « Nous allons supprimer Twitter. Je me moque de ce que pourra dire la communauté internationale », fanfaronnait M. Erdoğan devant des milliers de partisans lors d’un rassemblement électoral, à dix jours du scrutin municipal du 30 mars. « Ils verront alors la force de la Turquie », avait-t-il ajouté. On attend encore la réaction outragée de notre chevalier blanc…

On n’est pas plus courageux du côté de l’Union européenne. « L’interdiction de tweeter en Turquie est sans fondement, inutile et lâche », s’indigne-t-on vertueusement à Bruxelles, tout en continuant les négociations d’adhésion d’un pays qui, décidément, n’a rien à faire en Europe. "

jeudi 27 mars 2014

L'UKRAINE LE PROCHAIN GOUFFRE FINANCIER EUROPÉEN

" Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé jeudi une aide de 14 milliards à 18 milliards de dollars (10,2 à 13 milliards d'euros) pour l'Ukraine, initiative qui permettra de débloquer de nouveaux crédits d'un montant total de 27 milliards de dollars sur les deux prochaines années.

Le FMI veut ainsi aider l'Ukraine à honorer les prochaines échéances de sa dette - elle doit rembourser 10 milliards de dollars en 2014 - après des mois de protestations populaires qui ont débouché sur l'éviction du président Viktor Ianoukovitch et sur une confrontation avec la Russie, cette dernière ayant annexé la région autonome de Crimée.

Cette aide est toutefois accompagnée de contreparties douloureuses pour la population, telles qu'une forte augmentation des tarifs du gaz, susceptibles d'alimenter un mouvement de contestation contre le gouvernement provisoire dans un pays déjà fragilisé.

"La mission des services du FMI et les autorités ukrainiennes se sont entendues sur un programme de réformes économiques pouvant recevoir l’appui d’un accord de confirmation de deux ans avec le FMI", écrit le Fonds dans un communiqué.

Cet accord est subordonné à l'aval du conseil d'administration du FMI, qui l'examinera en avril, "une fois que les autorités auront adopté un train de mesures préalables énergiques et globales propres à stabiliser l'économie et à créer les conditions d'une croissance durable".

Le Parlement ukrainien doit pour sa part entériner les conditions posées par le FMI. Un vote pourrait avoir lieu dès ce jeudi et le Premier ministre Arseni Iatseniouk, qui se dit à la tête d'un gouvernement "suicide" en raison de l'impopularité des mesures à prendre, a exhorté les élus à approuver ce programme.

Parmi les réformes exigées par le FMI, l'Ukraine va devoir laisser sa monnaie, la hryvnia, fluctuer davantage par rapport au dollar, augmenter les tarifs du gaz consommé par les ménages, procéder à une refonte des finances du secteur de l'énergie et adopter une politique budgétaire plus rigoureuse.

Exposant les détails de l'accord, le chef de la mission du FMI en Ukraine Nikolaï Gueorguiev a ajouté qu'il était important de réformer les procédures d'attribution des marchés publics afin de lutter contre la corruption et de réduire les dépenses de l'Etat.

PAYS "AU BORD DE LA FAILLITE"
"L'Ukraine est au bord de la faillite économique et financière", a déclaré Arseni Iatseniouk, ajoutant que le PIB risquait de se contracter de 10% cette année, sans compter le risque de faillite du pays, sans validation de l'accord et des contreparties exigées par le FMI.

Il a prévenu que le prix auquel l'Ukraine achète le gaz russe devrait bondir de près de 80% en avril, à 480 dollars les 1.000 mètres cubes. Il estime en outre que l'inflation se situera entre 12% et 14% cette année.
Son gouvernement a déjà annoncé mercredi une augmentation spectaculaire, de 50%, du prix du gaz à partir du 1er mai pour les consommateurs ukrainiens, une mesure rejetée par le gouvernement précédent pro-russe renversé par la rue.

Nikolaï Gueorguiev s'est abstenu de préciser quel serait le montant de la première tranche d'aide du FMI.
L'Ukraine a fait savoir qu'elle avait un besoin urgent de trésorerie pour couvrir ses dépenses et éviter un éventuel défaut de paiement. Le ministre ukrainien des Finances a avancé pour 2014 une prévision de contraction de 3% du PIB, l'économie locale étant affaiblie par des années de mauvaise gestion et de crises politiques.

Les obligations en dollars de l'Ukraine ont grimpé à leurs plus hauts niveaux en plusieurs semaines après cet accord. En parallèle, le coût d'assurance contre un défaut de la dette ukrainienne a diminué, le CDS à cinq ans touchant son plus bas niveau en deux mois.

Par ailleurs, la Banque européenne de Reconstruction et de Développement (Berd) a annoncé qu'elle pourrait apporter jusqu'à un milliard d'euros par an à l'Ukraine.

La Berd avait promis ce mois-ci à l'Ukraine un programme d'aide de cinq milliards d'euros sur six ans à condition que le pays accepte les conditions posées par le FMI et lutte contre la corruption.

La banque a par ailleurs renouvelé sa prévision de contraction de l'économie ukrainienne cette année. "La Berd continuera à surveiller l'évolution de l'économie en Ukraine et ajustera son approche en fonction", a-t-elle dit. "

mercredi 26 mars 2014

EXEMPLE A SUIVRE : LA SUISSE PREND DES MESURES CONTRE LES ÉTRANGERS CRIMINELS

" Le procès-verbal de la session de printemps du Conseil national (l'Assemblée nationale suisse) ne parle plus des "délinquants étrangers", mais carrément des "étrangers criminels". Le ton est donné : par 104 voix contre 71, les députés suisses ont choisi de mettre en application l'initiative de l'Union démocratique du centre (UDC) réclamant l'expulsion systématique des étrangers auteurs de meurtre, de brigandage, de trafic d'êtres humains, mais aussi d'abus en matière d'aide sociale et d'assurances sociales.

En novembre 2010, les Suisses votent à 52,9 % pour l'expulsion des délinquants étrangers. Une initiative uniquement défendue par l'extrême droite. Depuis, le Conseil fédéral et les autres partis politiques, de droite comme de gauche, freinaient des quatre fers pour l'application de ce vote. En effet, l'expulsion automatique des délinquants étrangers est inconciliable avec le droit international. La Suisse risque de se faire durement taper sur les doigts par la Cour européenne des droits de l'homme. Devant les blocages, l'UDC menace alors de lancer une autre initiative dite de "mise en oeuvre" de cette expulsion des délinquants étrangers. Une initiative que le parti populiste est pratiquement certain de gagner.

"On touche le fond"

Pour éviter une nouvelle votation, la droite suisse (Parti libéral radical et démocrates-chrétiens) vient donc de rendre les armes et de s'aligner sur les positions de l'extrême droite en ce qui concerne le renvoi des délinquants étrangers. Alors que cette même droite combattait jusqu'ici l'initiative de l'UDC au nom du droit international. Les expulsions automatiques concerneront les étrangers condamnés pour meurtre, assassinat, crime de guerre, crime contre l'humanité. Mais aussi pour violation de domicile ou abus en matière d'aide sociale. En cas de récidive, le catalogue des délits pour lesquels les étrangers seront automatiquement renvoyés sera plus large encore : "pornographie", "lésions corporelles simples", "menaces contre les autorités et les fonctionnaires", "dénonciation calomnieuse". 

En clair, un étranger pris en train de se bagarrer ou d'insulter un policier pourra dorénavant faire ses valises même s'il est né dans la Confédération et qu'il n'a jamais mis les pieds dans son pays natal. "On touche le fond", dénonce le socialiste genevois Carlo Sommaruga, hostile aux expulsions systématiques, dans le quotidien Le Temps. Outre la détérioration de son image, la Suisse ne s'expose-t-elle pas à des représailles de la part de ses voisins ? En effet, plus d'un demi-million de Suisses vivent à l'étranger (et plus de 150 000 en France). Comment réagiront certains pays si leurs ressortissants sont renvoyés uniquement pour avoir été pris dans une rixe ou pour avoir un peu triché avec les assurances sociales ? "


La Suisse montre sans complexe l'exemple... La réaction du journaliste en fin d'article est particulièrement débile et naïve. C'est vrai qu'on entend parler à longueur de temps de Suisses qui font ou participent à de mauvais coups ! Et même si c'est le cas, je doute que leur nombre soit aussi conséquent que celui des " étrangers criminels " vivant en Suisse.... Au moins font-ils quelque chose pour leur Pays, eux !!!!!!

dimanche 16 mars 2014

EUROPE : LA FRANCE SOUS SURVEILLANCE RENFORCEE

" Après l'agence Moody's, la Commission européenne a placé la France sous surveillance renforcée, aux côtés de l'Espagne, de l'Irlande et de la Hongrie. Le message adressé à François Hollande est sans ambiguïté : 1/ la situation de l'économie française continue à se dégrader, contrairement à celle des autres pays de la zone euro ; 2/ tout report au-delà de 2015 de l'objectif d'un déficit de 3 % du PIB est exclu dès lors qu'il ne servirait qu'à différer les réformes nécessaires ; 3/ si des mesures correctrices décisives ne sont pas prises dans le cadre du pacte de responsabilité, notamment en matière de coupes dans les dépenses, la France sera justiciable de sanctions dès juin 2014.

Le moindre des mérites de la Commission européenne n'est pas de rétablir la vérité sur l'accélération de la crise française. Pendant les débats surréalistes engagés pour savoir si François Hollande, depuis sa conférence de presse du 14 janvier, doit être classé parmi les sociaux-démocrates ou les sociaux-libéraux, la descente en vrille de notre pays continue. La compétitivité poursuit son recul, entraînant la baisse des exportations. La hausse du coût du travail, à rebours de tous nos partenaires (35 euros l'heure contre 32 en Allemagne, 28 en Italie, 22 au Royaume-Uni et 21 en Espagne), aggrave la détérioration des marges des entreprises (27,7 % contre 41,5 % en Allemagne). Le chômage augmente et touchera plus de 11 % des actifs en 2014. Le choc fiscal bloque la croissance et provoque une fuite devant l'impôt : le déficit public est estimé à 4 % en 2014 et 3,9 % en 2015, alimentant la dette publique, qui atteindra 97,3 % du PIB en 2015 et dépassera 100 % en 2017.

La poursuite de la crise constitue une exception française. La mondialisation est entrée dans une nouvelle ère qui n'oppose plus le Sud triomphant au Nord déclinant, mais les nations capables de se réformer et d'améliorer leur compétitivité aux autres. Cette nouvelle donne bénéficie à nombre de pays développés. Les États-Unis ont renoué avec une croissance de 3 % et évoluent vers un taux de chômage de 6 %, ce qui permet la normalisation de la politique monétaire et la réduction rapide du déficit public. L'Allemagne a surmonté le choc en cumulant une croissance proche de 2 %, le plein-emploi (taux de chômage de 5 %), un excédent commercial record de 199 milliards d'euros, un surplus budgétaire mis au service de la réduction de la dette publique à 74,5 % du PIB en 2015. Si leur situation prête à tout sauf au triomphalisme du fait de la forte diminution de la richesse nationale, du surendettement (dette publique de 132 % du PIB en Italie et privée de 200 % en Espagne) et du niveau élevé du chômage, l'Espagne et l'Italie sortent de récession et enregistrent une spectaculaire amélioration de leur compétitivité et de leurs comptes extérieurs.

La France acquitte au prix fort le choc de défiance et l'absence de réformes depuis 2012. Elle est aujourd'hui isolée dans la chute de la compétitivité, des exportations, de l'emploi et des recettes fiscales. Dès lors, le risque se renforce d'une déstabilisation de la dette française. Et ce d'autant que plus de 200 milliards d'euros devront être émis en 2014 et 2015, dont les deux tiers auprès d'investisseurs étrangers, au moment où les flux de capitaux vers notre pays sont en chute de 77 % et où les derniers acheteurs de titres de la dette sont les Japonais, en raison du doublement de la masse monétaire prévu par les Abenomics. La France se trouve bien au bord du krach et constitue désormais la première menace pour la survie de l'euro, ce qui justifie pleinement l'alerte lancée par la Commission européenne.

Or, pour l'heure, le pacte de responsabilité reste virtuel. En revanche, deux mois après son annonce, le travail de démolition des entreprises, des classes moyennes et des familles s'intensifie : application de la taxe de 75 % sur les hautes rémunérations, fiscalité confiscatoire du capital, projet de non-déductibilité et de progressivité de la CSG, lois scélérates du type Florange ou Hamon, introduction des class actions, pénalisation de l'apprentissage et des stages, encadrement des loyers par la loi Duflot...

François Hollande affronte une heure de vérité, qui exige de transformer la course de lenteur au changement en course contre la montre pour moderniser le modèle français. Le pacte doit prendre la forme d'une baisse des charges pour toutes les entreprises et tous les salaires. La seule contrepartie doit être la baisse des dépenses publiques de 1 150 à 1 100 milliards d'euros d'ici à 2017. Elle doit être réalisée de manière transparente à travers le vote d'une nouvelle loi de finances pour 2014. Le gouvernement doit être changé dans sa composition mais aussi dans sa structure et dans ses méthodes, tant il est vrai qu'on ne règle pas les problèmes avec ceux qui les ont créés. Enfin, un partenariat pour la croissance et l'emploi dans la zone euro doit être négocié avec l'Allemagne, avec pour objectif la lutte contre la déflation et contre la surévaluation de la monnaie unique.

Le pacte de responsabilité constitue la dernière chance de la France de se réformer de l'intérieur. Voilà pourquoi il doit être non seulement rapidement mis en oeuvre mais aussi élargi à la redéfinition du modèle français : réforme de l'État et des structures administratives ; démantèlement du carcan réglementaire et fiscal ; renforcement de l'attractivité ; flexibilité du marché du travail ; équité entre les générations ; intégration des jeunes et des immigrés ; rétablissement de l'ordre public et des valeurs de la République. À défaut, les réformes seront effectuées de l'extérieur, imposées par les marchés, la Commission européenne et l'Allemagne. Avec à la clé une atteinte majeure à la souveraineté nationale et un inévitable choc en retour sous la forme d'une crise démocratique et d'une poussée de violence politique, comme l'ont montré la Grèce et l'Italie.

François Hollande, moins de deux ans après son élection, se trouve confronté aux conséquences de son irresponsabilité et de ses échecs en chaîne : un État au bord de la faillite, une économie exsangue, des classes moyennes laminées, une société disloquée, des institutions délégitimées et des populismes déchaînés. Le temps des petites habiletés et des demi-mesures est terminé. Elles ne trompent plus ni les Français, ni les Européens, ni les marchés. Soit la France engage des réformes radicales et se rétablit comme coleader de la zone euro et de l'Europe au côté de l'Allemagne. Soit elle passe sous tutelle et devient une nation périphérique. "

dimanche 9 mars 2014

SEMAINE FOLLE A DROITE ET FAUSSE ACCALMIE A GAUCHE

" Pour François Hollande, la semaine a dû paraitre bien calme, et à voir tous les éléphants se frotter les mains, la semaine a même dû être heureuse finalement. La droite, elle, a fait le spectacle. Du grand cirque. En lever de rideau lundi dernier, Jean-François Copé rate une conférence de presse qualifiée d’exceptionnelle comme un vulgaire stagiaire de science po n’aurait pas été capable de le faire. Puis en vedette, la révélation des écoutes enregistrées par Patrick Buisson, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy. Quelle affaire !

Une affaire pendant laquelle l’opposition s’est en 24 heures coupée en deux, les anti-Buisson, et plus gênés et plus rares, les pro-Buisson, qui lui cherchaient des excuses ou des justifications. Curieusement, on s’est aperçu que pour certains confrères plutôt à cheval sur la transparence, le vrai scandale ça n’était pas les enregistrements, c’était le fait que les journaux (le Canard enchaîné) ou un site comme Atlantico ait révèle une petite partie de leur contenu. Or le vrai et seul scandale réside dans les enregistrements.

C’est quand même extraordinaire que d’accuser des professionnels de la presse d’avoir fait leur métier. Curieuse démarche. L’opinion publique a raison de penser que la classe politique et médiatique serait devenue folle.

Si seulement cette crise de la politique pouvait, comme parfois c’est le cas, rendre intelligent. Quand est-ce que les hommes politiques s’apercevront que leur métier ne s’apparente pas au théâtre (la politique ça n’est une comédie, ni une tragédie, c’est une gestion responsable de la cité.) ? Même Machiavel, maître du cynisme et expert en théorie du pouvoir, n’a jamais considéré la politique comme une comédie. 

Et si ce type de crise permettait de trier à droite les bons et les mauvais, les intelligents et les médiocres, les démocrates, sincères, responsables et courageux, et les cyniques avides de pouvoirs et d’argent. Si seulement !!!

La gauche de son côté n’en a tiré aucun enseignement, elle pavoise et donne des leçons. Elle a oublié Cahuzac, DSK, la corruption dans certaines régions et surtout une campagne électorale construite sur des promesses mensongères.

Au contraire, des déboires de la droite, la gauche a fait un paravent pour cacher ses échecs. La semaine a été malheureusement fertile en déconvenues au niveau des faits et des chiffres. Avec  un pacte de responsabilité qui ne réussit pas à se dessiner et surtout, cette mise en surveillance de l’économie française par Bruxelles. La honte. Tous les griefs formulés à l’encontre de la situation et de la politique conduite à Paris résument et rejoignent tous les diagnostics établis par l’ONU, la banque centrale, les agences de notation et les économistes de banque. Tout le monde est au diapason pour mettre un zéro pointé à la France. Ce n’est pas un bonnet d’âne que nous avons reçu cette semaine mais une gifle, comme disaient les Echos. A Londres, où on n’a toujours pas pardonné aux Français leur admiration pour  Napoléon, on parlait d’humiliation.


Dans le bulletin scolaire de la classe de l’euro, la France a perdu dans toutes les matières. Les déficits se creusent, l’endettement gonfle, l’activité périclite, le chômage augmente, et le pays s’enfonce dans le déclin... Pas brillant, comme situation.

On ne peut même pas espérer une révolution, un sursaut comme au lendemain de la guerre, ou en 1968, puisque les élites françaises - tous ceux qui pourraient changer les choses -,  s’en vont s’épanouir et se développer ailleurs. A Londres, à New-York, Montréal ou Singapour. Certaines ont fui l’inquisition fiscale. D’autres plus jeunes et diplômés  ont renoncé à réussir dans l’hexagone.

Cette semaine, qui aurait pu être une belle semaine de débat et de prise de conscience, a été gâchée par le cirque politico-médiatique qui s’occupait des affaires de cour en faisant croire que les enjeux étaient idéologiques. Si seulement, le Boissonnisme avait existé, mais ça se serait su !

Pendant ce temps-là, la majorité au pouvoir se frottait les mains à ne pas avoir à se défendre d’une incapacité à gouverner.

Quand on rassemble toutes les études et les analyses d’économistes de Bruxelles ou de Washington, de Paris et de Berlin, tout le monde est d’accord sur les maux dont souffre l’économie française et personne ne comprend que nous soyons incapables de redresser la barre de cette galère.

Pour résumer, le mal Français a trois origines complémentaires…

Premièrement, la France a un niveau global de frais généraux excessifs, au regard de ce qu' ‘elle produit. Les frais généraux, ce sont les frais d’équipements et de fonctionnement compte tenu de son étendue (la France doit être le pays le plus grand d’Europe, avec une des plus faibles densités démographiques. Alors évidemment ça coûte cher d’apporter le téléphone et l’électricité a tout le monde, ça coûte cher de ramasser les enfants pour qu'ils aillent à l’école, ça coûte cher d’entretenir les routes et les chemins, les hôpitaux partout et les maternités y compris dans les petites villes où naissent moins de deux enfants par semaines. Ça coûte cher la Sécurité sociale. Ça coûte cher le principe de précaution pour tous et pour toute initiative.

Mais ce qui coûte encore plus cher ce sont les frais de personnels fonctionnaires et de fonctionnement du modèle social. D’où le cout des services publics et sociaux.  D’où la nécessité de produire plus ou alors de dépenser moins. Apparemment, et depuis 20 ans environs, c’est un exercice impossible à réaliser en France.

Deuxièmement, le modèle social qui est l’un des plus sophistique et généreux du monde n’est pas assumé par l’opinion publique. Les Français sont convaincus que la santé est gratuite, que l’école ne coûte rien, que le droit au travail existe et que si le travail n’est pas au rendez-vous, on a un droit au revenu, sans s’interroger par qui il est financé. Le modèle social ne peut exister que si il est financé, et il ne sera financé que si les partenaires sociaux s’entendent. Or le dialogue social est de si mauvaise qualité qu'on ne réussit jamais l’exercice de cohérence pourtant nécessaire a l’équilibre du modèle.

Les partenaires sociaux ne sont pas représentatifs des forces de production, mais très souvent des appareils syndicaux. Ils ne cherchent pas le compromis qui les étoufferait mais ils cherchent le conflit qui leur permet  d’exister. Sans partenaires sociaux réformistes, toute évolution de la société est condamnée.

Troisièmement, il faut reconnaître que la classe politique est médiocre. Les cabinets ministériels sont médiocres en expertise et peu courageux. la situation ne fait que s’aggraver depuis 20 ans. les élites ne vont plus à l’ENA, ou alors c’est pour  en sortir très vite et aller rejoindre la multinationale ou la banque qui leur assurera un plan de carrière ambitieux, un salaires très confortable et qui dans bien des cas donnera un sens à leur vie. L’entreprise crée la valeur et façonne l’évolution de la société. Face à ce pouvoir économique colossal, le pouvoir politique est désarmé. Les hommes politiques n’ont aucun intérêt a risquer leur réélection pour réformer la société. Donc ils ne réforment pas.

Ce qui est très intéressant c’est que la mise sous surveillance de la France est justifiée par les même phénomènes mis en évidence par Moody’s. Bruxelles comme Moody’s relèvent deux points.

La situation française est très dégradée mais elle est systémique. Ça veut dire qu'elle va maintenant porter préjudice a l’ensemble de la zone euro.

La situation française est compliquée non pas pour des raisons techniques mais parce que la situation sociale est tellement détériorée qu'elle rend les solutions politiques très difficiles a mettre en œuvre. "


vendredi 7 mars 2014

MENACES DE BRUXELLE

" Pour le journal Les Échos, il s’agit d’un « ultime coup de semonce ». L’Europe a encore sorti une flopée de cartons rouges pour la France. Bruxelles, en effet, n’est visiblement pas très convaincue par le « pacte de compétitivité » à la sauce hollandaise, ce qu’on peut comprendre.

De plus en plus isolée dans cette Europe allemande (les British vont vers la sortie, les pays du Sud sont sous perfusion, les autres membres sont des nains politiques), la France encaisse les coups de règle budgétaires sur les doigts. La situation a quelque chose d’incroyablement humiliant pour notre pays : ce mercredi, on apprend que la Commission européenne a décidé « de placer la France sous surveillance renforcée »… comme l’Irlande et l’Espagne ! En attendant le plan d’aide d’urgence ?

Sont une nouvelle fois dénoncés « la dette », « un coût du travail trop élevé » et « le manque de compétitivité » de notre pays. La pression monte franchement à l’aube de la séquence électorale : selon une source européenne, « il s’agit de dire de façon amicale à la France qu’elle doit agir, et vite. En juin, il sera trop tard. » « Trop tard », avouez que ça fait un peu froid dans le dos.

Malgré tout, les deux toutous européistes Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve, respectivement ministres de l’Économie et du Budget, ne bronchent pas, signant un communiqué royal canin : « Le gouvernement est engagé à poursuivre son effort de rétablissement des comptes publics jusqu’à la fin du quinquennat, en faisant porter l’intégralité des efforts sur la réduction de la dépense publique à partir de 2015, avec au moins 50 milliards d’euros d’économies prévues sur la période 2015-2017. » Donc, tout va bien, madame la marquise…

D’ailleurs, ce bon Moscovici, invité ce mercredi 5 mars de l’émission « Questions d’info » sur LCP, annonce tranquillement que « depuis 2012, la France est sur une trajectoire de redressement ». D’autre part, absolument sans vergogne, le ministre affirme qu’il se verrait bien « un jour peut-être, servir dans les institutions européennes ou internationales ». CQFD.

Inéluctablement, la France approche du mur. Mais quand l’ouragan économique se lèvera sur notre pays, ravageant des millions de foyers, Moscovici sera sans doute bien au chaud ! "

lundi 17 février 2014

LES DESSOUS DE L’EXCÉDENT COMMERCIAL DE LA ZONE EURO

" En 2013, les importations ont chuté de 3,30%, selon Eurostat. Ainsi, l’amélioration de la balance commerciale n’est pas due à un meilleur résultat sur le plan des exportations, mais à la faiblesse des importations. En cause : la politique de "passager clandestin" de la zone euro, qui attend que la croissance vienne d'ailleurs...

Le 14 février Eurostat publiait les chiffres du commerce extérieur européen : « En 2013, la zone euro a enregistré un excédent du commerce international de biens de 153,8 milliards d'euros, contre +79,7 milliards en 2012». La progression de 93% de la balance commerciale apparaît dès lors comme une très bonne nouvelle. Malheureusement, le détail des chiffres traduit un tout autre phénomène.

En effet, alors que les exportations de biens hors zone euro atteignent 1887.4 milliards d’euros, soit une progression de 0.79% par rapport à 2012, les importations représentent 1733.6 milliards, soit une chute de 3.30%. Ainsi, l’amélioration de la balance n’est pas due à un meilleur résultat sur le plan des exportations, mais à la faiblesse des importations. La faiblesse de la demande intérieure européenne explique bien ce phénomène pour 80%. De ce fait, ce qui pourrait apparaître comme une bonne nouvelle n’est qu’une preuve supplémentaire de l’anémie de la demande européenne.

La situation de l’Allemagne mérite d’être développée. Les exportations du pays ont été plutôt stables au courant de l’année 2013, mais enregistrent tout de même une légère baisse de -0.3%. Par contre les importations baissent de leur côté de 1.5%. La balance commerciale atteint ainsi un total de 185.5 milliards d’euros. Ce dernier chiffre est à mettre en rapport avec la balance européenne de 153.8 milliards. C’est-à-dire que l’Allemagne parvient à obtenir une balance commerciale de 20% supérieure à celle de l’ensemble de la zone européenne.

Concernant la France, c’est le statu quo. Les exportations de biens baissent de 1.88% à 401.9 milliards, alors que les importations atteignent 471.7 milliards, soit une baisse de 2.88%. C’est ainsi que la balance commerciale « s’améliore » en passant de -76.1 milliards en 2012 à -69.9 milliards en 2013, et ce uniquement en raison de la baisse des importations. 

La hausse de 0.79% des exportations européennes pose question. Alors que les Etats Unis, le Japon, ou le Royaume Uni ont pu retrouver des couleurs sur le plan de la croissance en cette année 2013, la zone euro n’est pas parvenue à en profiter sur le plan du commerce extérieur. Ceci alors même que la Royaume Uni a pu voir ses exportations progresser de 11% sur cette seule année. C’est ainsi que la logique européenne actuelle consiste à déprimer de plus en plus son marché intérieur, faisant ainsi baisser toujours plus son besoin d’importer, et croise les doigts pour que les autres zones économiques du monde retrouvent de la croissance pour pouvoir leur exporter le maximum de biens. Cette tactique a un nom : faire le passager clandestin, le free rider, ce qui consiste à profiter de la croissance des autres sans rendre la pareille. Il est alors risible de constater que le Japon a pu être très sévèrement critiqué pour avoir pratiqué « une guerre des changes », car le résultat aura été de voir les importations en provenance de l’archipel chuter de 13% alors que les exportations n’ont baissé que de 3%.

Dans la même logique, et étant donné que les importations réalisées auprès des plus grands partenaires de la zone, c’est à dire du Royaume Uni (-3%), des Etats Unis (-2%), de la Chine (-5%)  ou de la Russie (0%), sont soit en chute libre soit stable, il y a fort à parier que le prochain G20, qui se tiendra à Sydney le weekend prochain, sera le lieu de certaines tensions. La question qui se pose est de savoir si l’Europe souhaite participer à la croissance mondiale, ou si elle compte simplement continuer de profiter des efforts de ses partenaires ? Car cette politique a également un coût intérieur : un taux de chômage de 12% pour la zone euro. La politique européenne est aujourd’hui aussi agressive vis-à-vis de sa population que de ses partenaires commerciaux. Si ces derniers venaient à ralentir leur rythme de progression, le château de cartes européen risque bien de s’écrouler. "

mercredi 12 février 2014

MARINE LEPEN EXPLOSE MOSCOVICI

SUISSE : ENFIN UN PEU DE LUCIDITÉ EN EUROPE

" Effectués sur des bases scientifiques indiscutables, les derniers recensements opérés dans l’une des plus grandes démocraties occidentales, connue dans le monde sous le nom de République française, y font ressortir l’existence de deux catégories humaines qui cohabitent tant bien que mal. Le premier type, connu des spécialistes sous le nom de democrates democrates sapiens, professe que le peuple étant la seule source légitime du pouvoir, ses décisions, quelles qu’elles soient, ont force de loi. Le deuxième, le democrates falsus raptor, malheureusement de loin le plus répandu, notamment dans les classes dominantes, soutient que les choix du peuple ne doivent être pris en considération que pour autant qu’ils vont dans le bon sens et que, dans le cas contraire, ils doivent être tenus pour nuls et non avenus. La dernière votation intervenue en Suisse est une illustration de plus de cet aristocratique mépris de la vile multitude.

On sait que le corps électoral helvétique était appelé dimanche dernier à se prononcer sur le sympathique principe de la libre circulation et de la libre installation des hommes à l’intérieur de l’espace européen. Au pays de Guillaume Tell, on a conservé la mauvaise habitude de demander au peuple de se mêler de ce qui le regarde, ce qui entraîne parfois des surprises. De fait, ignorant l’avis éclairé et l’insistante pression des banques, des patrons, des médias, des intellectuels, de l’Union européenne et de la Commission de Bruxelles, les électeurs ont exprimé l’avis qu’il fallait réguler le flux de l’immigration.

La Confédération helvétique aurait-elle cédé à un accès brutal de xénophobie galopante ? On notera simplement que, depuis l’entrée en vigueur des accords passés entre Berne et Bruxelles, en 2004, c’est au rythme annuel, inattendu et effrayant, de 80.000 primo-émigrants que s’est accrue la population de la Suisse, ce qui, à l’échelle de ce petit pays, correspond à ce que serait l’entrée en France chaque année de 640.000 étrangers.

Ce n’est pas, comme l’ont aussitôt insinué de savants exégètes des beaux quartiers français, parce qu’ils ne supportaient pas les bouchons, les embouteillages et la sur-occupation des trains que nos pacifiques mais fiers voisins ont voté « oui » au référendum, mais parce qu’ils constataient qu’à cette allure, le remplacement de la population autochtone par une population allogène serait bientôt un fait accompli et que, les étrangers constituant un quart de la population totale, il n’était que temps de marquer un coup d’arrêt. On notera également que les Suisses n’ont nullement prétendu interdire l’immigration, mais mettre fin à l’immigration de masse. On notera enfin que le « oui » ne l’a emporté que par une marge extrêmement faible et qu’il ne s’agit donc nullement d’un raz-de-marée pulsionnel mais d’un choix calme, raisonné et délibéré.

Une majorité réduite n’en est pas moins une majorité. En démocratie. Aussi bien n’est-il nullement prévu que le verdict des urnes soit bafoué, contourné et finalement invalidé, comme ce fut le cas en France après la victoire du « non » au référendum de 2005. Il n’est pas plus question, dans l’immédiat, de prier instamment le peuple suisse, comme on le demanda au peuple danois et au peuple irlandais, de revenir sur un vote qui ne peut résulter que d’une erreur de jugement ou d’une poussée de fièvre maligne. Bien au contraire, le gouvernement de la Confédération, s’inclinant devant le résultat de la votation, s’apprête-t-il à engager la renégociation des traités qui le liaient jusqu’à présent, comme l’exige le respect des principes qui fondent les institutions helvétiques.

Le déroulement paisible de la consultation populaire et la parfaite légalité de la procédure amorcée contrastent avec le déferlement de condamnations, d’injures et de menaces qui, à travers toute l’Union européenne, a suivi ce libre vote. Allant plus loin que la seule réprobation, gouvernants et médias, déposant le masque trompeur du libéralisme, promettent aux coupables malheur, ruine et surtout représailles. Le peuple a voté populiste ; il doit expier sa faute. Les scrutateurs sont formels. Au classique constat : « A voté », ils ont d’ores et déjà substitué une formule de leur cru : « A mal voté. » "

samedi 18 janvier 2014

L'EURO VA NOUS PLOMBER

" François Hollande promet une baisse massive des charges des entreprises (30 milliards en plus des 20 milliards issus du crédit d’impôt compétitivité) afin de restaurer la compétitivité des entreprises françaises tombée à un plus bas historique et qui place la France au dernier rang de la zone euro. Contraint de réduire les déficits publics, il va devoir contrebalancer ce manque à gagner par des économies équivalentes sur les dépenses – dépenses de santé et des collectivités territoriales notamment. L’idée bien sûr est que, si les entreprises pouvaient retrouver un niveau de marge suffisant, elles pourraient investir et donc embaucher. Sur le papier, cela semble logique, sauf…

Sauf qu’une entreprise investit non seulement lorsqu’il existe une demande potentielle, mais aussi lorsqu’elle utilise déjà à plein ses moyens de production. Le risque est donc bien réel qu’au lieu d’embaucher, elles en profitent pour augmenter la rémunération de leurs dirigeants, comme en 2012 et en 2013 ou pour rembourser leurs emprunts, d’autant plus que la réduction des dépenses de l’État aura des effets négatifs sur le pouvoir d’achat.

Si la France avait eu encore le contrôle de sa monnaie, François Hollande aurait été bien avisé d’accompagner ces mesures par une dévaluation importante du franc. Cette dévaluation ajoutée à la baisse des charges aurait agi comme un véritable coup de fouet pour nos exportations sans trop pénaliser nos importations puisque celles-ci, du fait de la baisse du pouvoir d’achat, auraient été amenées à diminuer en volume. C’est précisément la politique menée par Shinzō Abe au Japon.

Nous savons, hélas, qu’il n’en est rien. François Hollande va devoir faire avec une monnaie forte, incompatible avec la situation alarmante de notre balance des paiements. Sans même parler des difficultés pour imposer aux syndicats de la fonction publique une cure d’austérité qui s’annonce drastique : c’est maintenant que l’euro va nous plomber. "

jeudi 2 janvier 2014

INDUSTRIE : LA FRANCE CONTINUE DE PLONGER

" L'indice PMI d'activité dans le secteur manufacturier en France a reculé en décembre à son plus bas niveau depuis sept mois, confirmant son décrochage d'avec le reste de la zone euro, a annoncé jeudi Markit, la société qui le calcule.

"Les fabricants français signalent une nouvelle détérioration de la conjoncture dans le secteur manufacturier français en décembre. L'Indice des Acheteurs PMI se replie de 48,4 en novembre à 47,0", a indiqué Markit, qui souligne que "les replis de la production et des nouvelles commandes se renforcent", tandis que "le recul de l'emploi s'accélère".

Selon Jack Kennedy, économiste chez Markit, "le secteur manufacturier français termine l'année 2013 sur une note décevante", et "les entreprises interrogées mentionnent un climat d'incertitude persistant". Selon lui, un "retournement de situation ne se profile pas encore à l'horizon".

Les données françaises contrastent avec les enquêtes menées par Markit dans le reste de la zone euro, et qui ont également été publiées jeudi.

L'indice PMI d'activité dans l'industrie de l'ensemble de la zone euro a ainsi grimpé en décembre à son plus haut niveau depuis 31 mois, porté par une performance toujours solide de l'Allemagne, ainsi que par des rebonds en Grèce et en Espagne.

"La France a évolué en sens contraire", a souligné Markit, qui rappelle qu'il s'agit de la 22ème contraction consécutive de l'indice pour le pays. "


Avec plus de 50% des actifs qui sont des fonctionnaires, il fallait pas s'attendre à mieux !

jeudi 26 décembre 2013

L'ISLAM EN EUROPE

" La majorité des musulmans en Europe pense que la loi islamique de la charia devrait avoir la préséance sur les constitutions et les lois laïques de leurs pays d’accueil. Selon une nouvelle étude, le fondamentalisme islamique progresse très rapidement en Europe occidentale.

Une enquête comparative d’intégration des immigrants turcs et marocains, effectuée dans six pays occidentaux – Autriche, Belgique, France, Allemagne, Pay-Bas et Suède -a été publiée le 11 décembre dernier par le WZB Berlin Social Science Center, l’un des plus grands instituts européen de recherches en sciences sociales.

D’après cette étude, dirigée par le sociologue néerlandais Ruud Koopmans et financée par le gouvernement allemand :

65% des musulmans interrogés affirment clairement que la loi islamique de la charia est plus importante à leurs yeux que les lois du pays dans lequel ils vivent.
75% des personnes questionnées partagent l’avis selon lequel il n’existe qu’une seule interprétation légitime du Coran, qui devrait s’appliquer à tous les Musulmans.
Près de 60% des musulmans estiment que leur communauté doit revenir à ses racines islamiques.
44 % des Marocains et des Turcs interrogés adhèrent à ces déclarations fondamentalistes.
Ces idées fondamentalistes se propagent non seulement chez les jeunes musulmans, mais également chez les plus âgés.

Les résultats de l’étude montrent que le fondamentalisme islamique est plus marqué en Autriche, où :

73 % des musulmans interrogés déclarent que la charia est plus importante que les lois laïques de l’Etat,
79% affirment qu’il n’y a qu’une seule interprétation correcte du coran et elle devrait s’appliquer à tous,
65% pensent que les musulmans doivent revenir à leurs racines islamiques,
et 55% approuvent les idées énoncées ci-dessus.
L’auteur de l’étude affirme que les comparaisons avec d’autres études allemandes révèlent des tendances très similaires.

• Par exemple, en 2007, une étude sur les « Muslim in Deutschland » avait révélé que 47% des musulmans allemands estimaient que les lois de la charia étaient supérieures aux lois de l’Etat allemand. Dès lors, suivre les règles de sa « religion » l’emportait sur la démocratie.

Grande hostilité des musulmans envers les minorités
L’enquête montre également la grande hostilité des musulmans envers les minorités, qui sont perçues comme des menaces par le groupe religieux :

60% des Musulmans interrogés rejettent les homosexuels, et 45% déclarent que les Juifs ne sont pas dignes de confiance.

Les musulmans autrichiens semblent être les plus fondamentalistes d’Europe :

60% des musulmans autrichiens rejettent les homosexuels comme amis,
63% affirment que l’on ne peut pas faire confiance aux Juifs,
66% sont persuadés que l’Occident essaye de détruire l’islam.

A titre de comparaison, parmi les Européens non musulmans sondés pour l’enquête dans les six pays ci-dessus :

8% expriment leur méfiance envers les Juifs,
10% déclarent leur aversion envers les homosexuels,
21% n’aiment pas les musulmans,
1.4% ne supportent ni les juifs, ni les homosexuels, ni les musulmans.
Pour Koopmans, le fondamentalisme musulman n’est pas une forme innocente d’une religiosité stricte. Alors qu’un Européen sur cinq peut être considéré comme islamophobe, le niveau de phobie contre l’Occident exprimé par les Musulmans, pour lequel il n’existe pas de terme, sinon « l’occidentalophobie » est beaucoup plus élevé : 54% des Musulmans croient que l’Occident veut détruire l’islam.

Ces résultats, dit Koopmans, contredisent clairement l’affirmation souvent entendue que le fondamentalisme religieux islamique est un phénomène marginal en Europe occidentale, comparable à l’intégrisme au sein de la majorité chrétienne. Or cette allégation est erronée, car 50% des Musulmans en Occident veulent revenir aux racines de l’islam, affirment qu’il n’y a qu’une seule interprétation du coran, applicable à tous, et que la loi islamique de la charia est supérieure aux lois laïques.

Parmi les Chrétiens en Occident, moins d’un sur vingt-cinq peut être considéré comme fondamentaliste.

L’intégrisme religieux islamique et ses corrélats : homophobie, antisémitisme et « occidentalophobie » devraient vivement inquiéter les gouvernements occidentaux et les leaders des communautés musulmanes. Evidemment, l’intégrisme religieux ne doit pas nécessairement être assimilé à l’envie de faire usage de la violence pour des motifs religieux, mais, vu son hostilité envers les minorités perçues comme des dangers, l’intégrisme religieux peut facilement nourrir le terreau de la radicalisation.

Une société libre peut être vaincue et soumise
« Les données ne sont pas suffisantes pour tirer de simples conclusions » écrit Die Welt, toutefois, les démocraties doivent se méfier de ceux qui pensent qu’une société libre peut être vaincue et soumise.
D’autre part, un document de travail publié par la Fondation Gustav Stresemann, basée en Allemagne – un groupe de réflexion dédié à la préservation et à la promotion de la démocratie libérale en Europe – lance un avertissement des plus inquiétants : les organisations islamiques nationales et internationales exercent de plus en plus de pression sur les politiciens occidentaux dans le but de faire criminaliser progressivement toute critique de l’islam.

La quotidien allemand « Die Welt » déclare dans un commentaire que l’étude jette de sérieux doutes sur l’optimisme angélique des « multiculturalistes » européens, pour qui les citoyens musulmans finiront par intérioriser l’état d’esprit et les valeurs des démocraties occidentales.

Le politologue scientifique Félix Strüning, auteur du document publié par la Fondation Gustav Stresemann présente dans son rapport une analyse méticuleusement détaillée des efforts entrepris par le lobbying islamiste pour réduire au silence Thilo Sarrazin – politicien socialiste, économiste et banquier allemand -, via des poursuites judiciaires, pour s’être rendu coupable d’avoir critiqué le refus des immigrants musulmans à s’intégrer dans la société allemande, ce qui, paradoxalement, est précisément ce qu’ils revendiquent.

En octobre 2009, au cours d’une interview avec un magazine culturel, basé à Berlin, Lettre International, T. Sarrazin avait déclaré :

“Un grand nombre d’Arabes et de Turcs de cette ville n’exercent aucune profession productive, à l’exception du commerce de fruits et légumes. Le nombre de naissances parmi les Arabes et les Turcs est deux fois supérieur à celui de la population allemande. Une grande partie de ces immigrants, soit refusent de s’intégrer, soit sont incapables de le faire. La solution à ce problème serait d’arrêter l’immigration, à l’exception d’individus hautement qualifiés, et de ne plus offrir de protection sociale aux immigrants.

Les immigrants doivent faire l’effort de s’intégrer. Je n’ai pas à accepter des personnes qui ne fournissent aucun effort. Je n’ai pas à accepter des personnes qui vivent de l’assistanat, de la générosité d’un Etat, qu’ils rejettent par ailleurs. Je n’ai pas à accepter des personnes qui ne s’occupent pas de l’éducation de leurs enfants, voilent de plus en plus leurs petites filles et refusent l’intégration. Cela s’applique à 70% des immigrants turcs et à 90% des immigrants arabes de Berlin. »

Ci-dessous, quelques extraits de   »L’Allemagne disparaît » de Thilo Sarrazin (Editions du Toucan).

Politiquement très incorrect : « Lorsque des immigrés turcs, même de la troisième génération, ne parlent pas encore vraiment allemand, on en rend responsable l’hostilité de l’environnement, qui a empêché l’intégration. Mais pourquoi, on se le demande, ces difficultés n’apparaissent-elles pas dans la quasi-totalité des autres groupes de migrants ? »

Jeunes musulmans agressifs : « De façon indéniable, le problème allemand de l’éducation est le plus souvent un problème de migrants musulmans. (…) Il existe un lien tout à fait réel entre les mauvais résultats scolaires des migrants turcs en Allemagne et les mauvais résultats du système scolaire turc à l’étude Pisa 2006. Cette mauvaise position joue un rôle notable dans le potentiel agressif de nombreux jeunes Turcs et Arabes. »

La liste des problèmes que posent certains immigrés : « La problématique particulière liée aux immigrés islamiques ne se limite pas à l’Angleterre. Dans tous les pays concernés – Angleterre, France, Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Danemark ou Norvège –, on fait des constatations comparables à propos du groupe des migrants musulmans, à savoir :

– intégration au marché du travail inférieure à la moyenne,

– dépendance à l’égard des transferts sociaux supérieure à la moyenne,

– participation à l’éducation inférieure à la moyenne,

– taux de natalité supérieur à la moyenne,

– ségrégation topographique, avec tendance à créer des sociétés parallèles,

– religiosité supérieure à la moyenne, avec une tendance croissante à rejoindre les courants traditionnels ou fondamentalistes de l’islam;

– criminalité supérieure à la moyenne, depuis la « simple » criminalité violente dans la rue jusqu’à la participation à des activités terroristes. »

On ne peut plus clair : « Sur le plan économique, nous n’avons pas besoin de l’immigration musulmane en Europe. Dans tous les pays, les immigrés musulmans, compte tenu de leur faible participation à l’activité professionnelle et de leur forte consommation de prestations sociales, coûtent plus cher aux caisses de l’État qu’ils n’apportent de valeur ajoutée. Du point de vue de la culture et de la civilisation, les images de la société et les valeurs qu’ils défendent constituent une régression. »

Un mot sur la France : « La France a connu, en plusieurs vagues, des immigrations polonaise, juive, chinoise et vietnamienne. Toutes ont connu la réussite économique, se sont intégrées sans problème et ont peu à peu fusionné avec la société majoritaire sans avoir recours aux aides de l’État. Mais la France a de tout autres problèmes avec les immigrés musulmans, notamment en provenance d’Algérie. Walter Laqueur émet cette supposition : « Il doit y avoir, dans l’attitude mentale de ceux qui se sentent marginalisés, quelque chose qui leur rend plus difficile l’accès à la réussite existentielle. »

Un peu de populisme : « Une partie des Allemands – y compris de l’élite – n’a pas encore compris le problème. Dans le monde où ils vivent, logent et travaillent, les immigrés musulmans n’apparaissent que pour venir nettoyer les bureaux, ou bien comme décor exotique lors d’une visite occasionnelle à Berlin-Kreuzberg. Une partie des intellectuels et de la presse libérale semble même éprouver une joie secrète à l’idée que l’immigration musulmane sape la société allemande. »

L’Association turque de Berlin – Brandebourg (Türkischer Bund Berlin – Brandebourg, TBB) avait poursuivi T. Sarrazin pour incitation à la haine (Volksverhetzung). Toutefois, les procureurs allemands avaient rétorqué que les déclarations de T. Sarrazin étaient protégées par la liberté d’expression et clôturèrent le dossier.

Furieux, le TBB s’adressa alors au CERD (Comité pour l’élimination de la discrimination raciale). Ce Comité fut chargé de déterminer si les déclarations de T. Sarrazin violaient la convention internationale sur l’élimination de la discrimination raciale.

En février 2013, le Comité affirma que les déclarations de T. Sarrazin transgressaient la convention, car elles exprimaient des idées de supériorité raciale, niaient le respect dû aux êtres humains et stigmatisaient la population turque. Le Comité ajouta que les déclarations de T. Sarrazin incitaient à la discrimination raciale, car celles préconisaient la suspension des prestations sociales aux Turcs, à l’exception des personnes hautement qualifiées, et l’arrêt de l’immigration.

Il est important de souligner que le CERD a également critiqué l’article 130 du Code pénal allemand, (le paragraphe d’incitation à la haine Volksverhetzungsparagraf), car il protège la liberté d’expression garantie par la Constitution allemande, à condition qu’elle ne soit pas utilisée pour nuire à la paix sociale et à la sécurité publique. Et cette dernière partie gène le CERD.

Le CERD prévoit une limite légale beaucoup plus basse, au-delà de laquelle un discours peut être qualifié de discours de haine. La convention des Nations Unies ne stipule pas qu’un discours devient discours de haine s’il est susceptible de nuire à l’ordre public. Le CERD fait dès lors pression sur l’Allemagne pour qu’elle modifie sa législation, afin d’être en conformité avec la convention des Nations Unies, en supprimant de sa loi le seuil légal délimité par « discours susceptible de nuire à l’ordre public ».

Selon F. Strüning, si l’Allemagne devait accéder à cette exigence, il serait dès lors permis d’interdire toute déclaration sur l’islam ou les musulmans, ce qui signifierait une atteinte irréversible à la liberté d’expression. Même si le gouvernement allemand a jusqu’à présent refusé de ré-ouvrir l’enquête sur T. Sarrazin, F. Strüning souligne le danger que fait courir le CERD à la liberté d’expression et aux autres droits fondamentaux en Europe et aux USA, car il autorise les représentants d’états, qui ont clairement une autre compréhension des droits de l’homme, à porter des jugements au sein des Nations Unies.

« Les Nations se sentent obligées de vérifier si les lois existantes sont valables ou si elles doivent être ajustées. Traiter avec des groupes musulmans implique clairement un nouveau défi politique, car de nombreux musulmans préservent farouchement leurs valeurs culturelles et religieuses et les transmettent à l’intérieur de leurs communautés, tout en les défendant de façon virulente à l’extérieur. »

F. Strünning déplore que les Autorités politiques allemandes se plient de plus en plus aux pressions des organisations islamiques allemandes en adoptant les définitions musulmanes de l’islamophobie, lors de discours publics, créant ainsi une incertitude légale, quant à qui peut dire quoi à propos de l’islam et des musulmans en Allemagne. Par exemple, les autorités allemandes ont officiellement confirmé qu’elles surveillaient les sites internet allemands qui critiquent l’immigration musulmane et l’islamisation de l’Europe.

Et Strüning de conclure :

“Les personnes qui critiquent l’idéologie et les organisations islamiques sont constamment confrontées à des poursuites judiciaires et doivent se défendre contre les accusations de blasphème ou d’incitation à la haine. Même si elles n’aboutissement pas toujours à une condamnation, cela coûte énormément de temps et d’argent, et ces personnes voient leur réputation salie et parfois perdent leur emploi. Dès lors, même en Occident, nous assistons à l’application de facto de la loi islamique de la charia en ce qui concerne l’islam. »

« Les Allemands constatent que la « spirale du silence » en relation avec l’islam est déjà appliquée aujourd’hui. Lors d’une enquête représentative en Allemagne, la majorité des gens interrogés a admis ne pas oser critiquer l’islam et les musulmans en public »…

Rosaly : Amer constat et conclusion d’une extrême gravité. Jusqu’où ces irresponsables politiques, semeurs de haine envers leurs propres peuples, vont-ils pousser les limites de l’insupportable et nous imposer humiliation et soumission à l’idéologie islamique et à ses fidèles ; à faire de nous, dans nos propres pays, des parias réduits au silence, tout en fermant les yeux sur les associations musulmanes, écoles islamiques, mosquées, qui prêchent et enseignent la haine de la société occidentale, de la laïcité, de la démocratie, de ses valeurs fondamentales, de ses citoyens, et d’Israël.

Par leur déni obstiné de la réalité, ils deviennent complices de la propagation de l’islam, l’islam suprémaciste, conquérant, belliqueux, liberticide, avec son cortège d’actions violentes et de revendications de plus en sectaires et communautaires. Plus l’Occident se veut humaniste, altruiste, ouvert, généreux, au détriment de ses propres peuples, plus il est haï, détesté, critiqué, menacé par ceux qu’il accueille, protège et nourrit gracieusement.

Notre tolérance est aujourd’hui utilisée contre nous et l’issue ne peut être qu’une seule… soit la révolte des peuples, soit leur soumission totale à la nouvelle idéologie islamo-nazie.

Ne réalisent-ils pas qu’ils sont en train de créer le terreau propice à l’explosion de futures guerres civiles en Occident ? Grâce à cette politique d’immigration suicidaire de l’Occident, délibérément imposée par l’UE « prix Nobel de la Paix », le spectre de conflits inter-confessionnels hante à nouveau le ciel de l’Europe. "

lundi 25 novembre 2013

ESCLAVAGISTES DE LONDRES : ENCORE UNE BONNE IMAGE DE L'EXTREME GAUCHE

 D'après le quotidien " The Telegraph " le couple de 69 ans qui maintenait trois jeunes femmes en condition d'esclavage à Londres ont appartenu à un collectif militant communiste chinois dans les années 70. Ils ont aussi milité dans plusieurs groupes d’extrême gauche. Un bel exemple de l'amour universel et de la gentillesse des gens d'extrême gauche.


mercredi 20 novembre 2013

FIN DE LA SNCM : L'EUROPE RECLAME SON DU

" La Commission européenne a relevé mercredi à 440 millions d'euros le montant des aides que l'Etat français devra récupérer auprès de la SNCM, et décidé de saisir la justice pour obtenir gain de cause, portant un coup très rude à la compagnie maritime en difficulté.

La Commission, gardienne de la concurrence en Europe, a annoncé deux décisions: elle a décidé de saisir la justice contre la France qui n'a pas récupéré 220 millions d'aides accordées à la SNCM et qu'elle considère comme illégales. Et elle a rajouté 220 millions supplémentaires à rembourser.

Au total, la somme dépasse de loin le chiffre d'affaires de la compagnie qui dessert la Corse, estimé à quelque 300 millions d'euros, pour 14 millions d'euros de pertes en 2012.

La première partie de la décision concerne des aides, pour un montant de 220 millions, versées par la Collectivité territoriale de Corse et considérées comme incompatibles avec les règles européennes de la concurrence en mai 2013.

Bruxelles estime qu'elles ne répondent à aucun besoin de service public car elles concernent le "service complémentaire" pendant la saison touristique. Cela crée selon elle une distorsion de concurrence, car des opérateurs privés assurent le même service sans aide publique.

Ces aides "devaient être recouvrées auprès de la SNCM dans les quatre mois. Plus de six mois après, la France n'a toujours pas mis en oeuvre cette décision", explique la Commission dans un communiqué.
La France et la SNCM ont déposé un recours devant le Tribunal de l'UE pour contester la décision, mais il n'a pas d'effet suspensif.

Si un Etat membre ne met pas en oeuvre une décision de récupération, la Commission peut saisir la Cour de justice --ce qu'elle a fait mercredi-- et si un Etat ne respecte pas la décision de la Cour, il est passible de pénalités.

En outre, la Commission européenne estime que la SNCM, qui se débat dans des difficultés financières sans fin, a bénéficié de 220 autres millions d'euros d'aides d'Etat illégales, que Paris devra aussi récupérer.

"Aucune solidarité"
Il s'agit de sommes accordées sous différentes formes dans le cadre de la restructuration et de la privatisation de la compagnie, qui avaient dans un premier temps été acceptées par Bruxelles.

Ces aides ont ensuite été invalidées par la justice européenne, et la Commission était tenue de prendre une nouvelle décision.

La double décision de Bruxelles va lourdement peser sur l'avenir de la SNCM, déjà très incertain et qui fait l'objet d'âpres tractations entre la Caisse des dépôts, Veolia environnement, l'Etat et la Collectivité territoriale de Corse.

Le capital de la SNCM est détenu à 66% par Transdev, coentreprise de transport collectif entre le géant de l'eau et des déchets Veolia et la Caisse des dépôts, à 25% par l'Etat et à 9% par les salariés.

Veolia et la Caisse des dépôts auraient dû sceller au plus tard le 31 octobre un accord qui prévoyait le transfert à Veolia des 66% de la SNCM détenus par Transdev. Veolia serait ainsi devenu le nouvel actionnaire majoritaire de la compagnie. Mais les difficultés de la SNCM ont fait capoter l'accord.
Veolia a fait comprendre clairement qu'il était inutile de se tourner vers lui pour régler les lourdes dettes de la compagnie basée à Marseille.

"La SNCM est une société autonome. Il n'y a aucun engagement ni de Transdev, ni de Veolia, encore moins naturellement de l?Etat qui est aussi actionnaire de la SNCM, ni de la Caisse des Dépôts qui est actionnaire indirect de Transdev. Il n'y a aucun engagement de tous ces "sponsors", ni aucune solidarité, sur les dettes de la SNCM", a déclaré le 7 novembre Pierre-François Riolacci, le directeur financier de Veolia.

Mardi, le président de la Caisse des dépôts, Henri Emmanuelli, a souligné à son tour que celle-ci n'avait "pas vocation à être actionnaire de la SNCM".

La Collectivité territoriale de Corse avait fait savoir à Veolia qu'elle pourrait se retourner vers lui pour récupérer les 220 millions d'euros d'aides si la compagnie s'avérait insolvable. De son côté, la SNCM réclame à la Corse 65 millions d'euros d'impayés. "

lundi 28 octobre 2013

ET HOP, UNE NOUVELLE TAXE EN PREVISION... MERCI L'EUROPE !

" Le projet de taxer les transactions financières dans 11 pays de la zone euro doit être revu et il risque de créer de l'instabilité financière, estime Christian Noyer, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE).

Le projet de la Commission européenne constitue "un risque énorme en termes de réduction de la production là où la taxe s'appliquera, de hausse du coût du capital pour les Etats et les entreprises, de délocalisation importante des activités de trading et de baisse de la liquidité des marchés", explique le gouverneur de la Banque de France, dans un entretien publié dimanche par le Financial Times.
Pour lui, le projet de la CE doit être "entièrement revu".

Le ministre français des Finances Pierre Moscovici avait jugé en juillet excessive la proposition de la CE, estimant qu'elle risquait d'aboutir à l'effet inverse de ce qui était recherché.

Des experts juridiques de l'UE avaient dit en septembre que le projet de taxe Tobin était illégal car contraire au principe de la libre circulation des capitaux, ce qu'avait réfuté l'exécutif européen.

Christian Noyer explique par ailleurs que les banques centrales craignent un assèchement du marché des prises en pension du fait de cette initiative. "Cela veut dit que la diffusion de notre politique monétaire serait gravement entravée et le risque en termes de stabilité financière ne serait pas négligeable". "

mardi 22 octobre 2013

LA TURQUIE DANS L'EUROPE : MON DIEU ! TOUT SAUF CA !

" L'Union européenne a décidé d'ouvrir mardi un nouveau chapitre dans les négociations d'adhésion avec la Turquie après trois ans de paralysie, a annoncé la présidence lituanienne de l'UE.
Suivant les recommandations de la Commission européenne, les ministres de l'UE chargés des Affaires européennes, réunis à Luxembourg, ont donné leur feu vert à l'ouverture, le 5 novembre, du chapitre 22 portant sur la politique régionale.

La décision formelle d'ouvrir un nouveau chapitre dans les négociations d'adhésion avec Ankara avait été prise en juin avant d'être ajournée, notamment sous pression allemande, en raison de la répression par les autorités turques de la vague de contestation civile partie de la place Taksim à Istanbul.
Le commissaire à l'Elargissement, Stefan Füle, s'est félicité de la décision des ministres, y voyant un "pas important" pour le rapprochement UE-Turquie.

"Les récentes évolutions en Turquie soulignent l'importance de l'engagement de l'UE et de ce que l'UE reste la référence pour les réformes en Turquie. A cette fin, les négociations d'adhésion doivent retrouver de l'élan", a-t-il ajouté.

Dans son rapport de suivi la semaine dernière, la Commission européenne avait dénoncé le "recours excessif à la force de la police" en juin, mais salué les "pas importants" faits malgré tout par le pays en matière de démocratie.

L'ancienne ministre française de la Justice, Rachida Dati, eurodéputé PPE (centre-droit) a, au contraire, dénoncé une décision "irresponsable dans le contexte de crise européenne actuelle".
"La Turquie n'a pas vocation à entrer dans l'Union européenne", a soutenu Mme Dati. "L'UE doit plus que jamais marquer une pause durable dans son élargissement".

Le processus le plus lent
La Turquie est officiellement candidate depuis 1999, mais le processus de négociations, engagé en 2005, s'avère le plus lent jamais mené par l'UE avec un aspirant à l'adhésion.
Il se heurte aux réserves de Paris et Berlin à l'entrée d'un pays de 76 millions d'habitants à majorité musulmane, et à l'absence de règlement du cas de Chypre, dont la partie nord est occupée depuis 1974 par les troupes turques.

Sur les 35 chapitres de négociations, treize ont été ouverts et un seul a jusqu'ici pu être bouclé. L'UE a en outre gelé des pans entiers de négociations face au refus de la Turquie d'élargir à la République de Chypre, membre de l'UE, le bénéfice des accords de libre circulation qui la lient au bloc européen
Le chapitre 22 portant sur la politique régionale sur lequel les deux parties vont reprendre langue concerne un sujet parmi les plus consensuels.

Souhaitant faire levier pour garantir la poursuite des réformes de démocratisation en Turquie, la Commission entend aussi entrer dans le vif du sujet. Elle a demandé aux 28 Etats de dégager la voie à l'ouverture de deux autres chapitres portant sur les droits fondamentaux, la justice, la liberté et la sécurité.
La Turquie s'était réjouie samedi des bons points décernés par la Commission, y voyant la reconnaissance de sa "détermination à mener les réformes".

"Le niveau atteint aujourd'hui par la Turquie en termes de démocratisation, de droits de l'homme et de développement économique est incontestablement le plus proche des standards de l' UE jamais atteint", avait jugé le ministre turc des Affaires européennes, Egemen Bagis.

Mais il avait rejeté les critiques de la gestion de la fronde de juin par le gouvernement islamo-conservateur de Recep Tayyip Erdogan, soulignant que "le recours à la violence et aux méthodes illégales ne sera jamais considéré comme un moyen de faire respecter ses droits" en Turquie. "