mercredi 4 septembre 2013

LES ASSUREURS CONTRE DUFLOT

" Pourquoi êtes-vous opposé à la Garantie universelle des loyers proposée par la ministre du Logement Cécile Duflot ? Quels sont les risques d’un tel dispositif ? 

Alain Ledemay : Je suis opposé à la GUL pour une raison simple. Nous sommes assureurs depuis plus de dix ans sur des systèmes de garanties des loyers, de la garantie des loyers impayés classiques et de la garantie des risques locatifs mise en place par Jean-Louis Borloo confirmée par Mme Boutin et Benoist Apparu. Le dispositif actuellement mis en place va conduire à éradiquer du paysage de l’assurance les mécanismes de loyers impayés. Une quinzaine d’assureurs font cela en France et on nous dit que le public fera demain ce que le privé sait faire et fait bien. Cela résulte d’une volonté politique très forte de Cécile Duflot. Que la politique en la matière évolue et que la ministre veuille laisser sa marque, pourquoi pas mais qu’on en arrive à supprimer une partie de l’industrie de l’assurance pour des raisons politiques et idéologiques est inacceptable. 

Ce dispositif peut-il être dangereux ? 

Oui, la conséquence de ce mécanisme va être des dérapages budgétaires considérables. On supprime quelque chose qui fonctionne bien pour mettre en place un dispositif qui va générer des pertes colossales pour l’Etat. Il y a une contradiction du système, c’est une aberration totale. 

Quelle alternative proposez-vous à la GUL ? 

Si le gouvernement doit apporter des solutions plus larges que celles existantes, qu’il le fasse en concertation avec les assureurs qui savent faire. Or, le gouvernement est en train de créer son usine à gaz seul dans son coin en donnant l’illusion qu’il consulte les assureurs. Aujourd’hui, avec mon président, nous avons rencontré le conseiller en logement Alexis Masse, qui se moquait de ce que les assureurs peuvent dire sur le sujet. Cela  a montré que le projet de GUL contenu dans l’article 8 serait confirmé dans un mécanisme public. Il y a un mépris total des acteurs des assurances de la part des gouvernants. Ce que nous disons c’est « si vous voulez élargir le dispositif pourquoi pas mais faites-le avec nous ». On propose de raisonner dans un système dans lequel on couvrirait des locataires, tel que Cécile Duflot le souhaite, de manière élargie mais en restreignant le taux d’effort (rapport entre le prix du loyer et vos ressources). On donne l’illusion aux locataires qu’ils ont la possibilité de se loger mais on les pousse vers le surendettement. Les efforts de financement doivent prendre en compte le risque. Nous proposons deux branches de financement : 

- La branche 1 est la branche de public sensible et doit faire l’objet d’une aide, comme la ministre l’envisage. - La branche 2 correspondrait aux locataires dans des situations de solvabilité standard qui consacrent 30 à 33% de leur revenu à leur loyer. 

Nous préconisons une limitation du taux d’effort à  40% contre 50% actuellement, d’aider les locataires qui se trouvent dans une situation où ils consacrent une part significative de leurs ressources et pour ceux qui sont à moins de 30% de leurs efforts, nous proposons un mode assurantiel classique comme il en existe aujourd’hui. Nous proposons également la branche 2 qui est une branche non-aidée égale des résultats. Nous sommes très ouverts et nous souhaitons discuter avec la ministre pour trouver un système simple et parfaitement équilibré. 

Nous voulons que la ministre du Logement écoute les assureurs, qu’elle ne s’engage pas dans un dispositif tel que celui qu’elle imagine aujourd’hui sous couvert d’un rapport de l’inspection générale des finances qu’elle n’a jamais communiqué à personne sous prétexte qu’il est confidentiel. Nous trouvons cela scandaleux car nous avons fourni des informations avec la FFA (fédération française des assureurs) et nous n’avons jamais eu de retour. Cela va à l’encontre des règles de gestion et d’entente avec une profession aussi importante que celle des assureurs qui assurent 1 200 000 logements en France. Nous ne renoncerons pas à toutes les actions ouvertes en terme de lobbying politique et nous initierons toutes les actions qui permettent à la ministre de lui faire comprendre qu’elle est sur la mauvaise voie et qu’elle va générer des déficits colossaux pour l’Etat tout en créant des situations compliquées pour les compagnies d’assurance car nous n’aurons plus de primes et nous continuerons à payer des sinistres. C’est inimaginable d’éliminer du paysage des sociétés qui contribuent fiscalement au budget de l’Etat. " "

LE FLOP DES CONTRATS EMPLOIS AVENIR A MARSEILLE

" Près de 4 000 contrats ont été conclus en région Paca, soit 52 % de l'objectif fixé par le gouvernement. Un résultat «correct» selon le représentant de l'Etat. En revanche, dans les Bouches-du-Rhône, on est loin du compte puisque 1 800 emplois d'avenir ont été créés, soit 44 % de l'objectif. «On a, dans le département, une population sous-qualifiée, et en face, des collectivités dont les capacités financières sont très limitées», explique Nicolas Garnier, directeur territorial de Pôle emploi. Pour remplir ses «objectifs», le préfet est donc obligé de se tourner vers le secteur privé. «Le plan d'action que nous mettons en place vise à multiplier les contacts avec l'ensemble du secteur marchand, des grands donneurs d'ordre aux très petites entreprises», précise Michel Cadot. Pôle emploi a programmé 20 000 contacts d'ici fin octobre. Le hic, c'est que les entreprises ne semblent pas toutes emballées. «Pour qu'une entreprise embauche, il faut de la croissance, c'est-à-dire un carnet de commande rempli, souligne Maurice Wolff, vice-président de l'UPE 13. Ensuite, il faut de la confiance. On peut inventer tout ce que l'on veut : une entreprise n'embauche pas par réflexe fiscal mais parce qu'elle en a besoin.» "

LES VEILLEURS NE LACHENT RIEN

" Un important dispositif policier a été mis en place samedi soir pour interdire une nouvelle fois  une manifestation pacifique des Veilleurs anti loi Taubira. Avec des « consignes strictes » qui ne sont même pas données lors des saccages commis par la racaille.
Malgré tout cela, plusieurs centaines d'opposants au mariage homosexuel ont néanmoins veillé place de la Concorde à Paris, avant de se disperser progressivement et dans le calme en début de nuit. La dispersion de cette foule d'environ un millier de personnes était totale vers 1h45.
Ces Veilleurs s'étaient réunis sur la place située en face de l'Assemblée nationale en début de soirée, après avoir marché par petits groupes depuis La Défense en dépit d'une interdiction de manifester. Vers 21H30, ils s'étaient installés près des Tuileries, surveillés de près par les CRS présents en nombre qui les avaient encerclés sur la place un peu plus tôt. Des fourgons de police prêts à embarquer les éventuels interpellés étaient stationnés autour de la place. Les socialistes continueront pourtant de se gargariser avec les mots de « liberté » et « démocratie » !¢

Assis par terre, certains avec des bougies, au son de la cornemuse ou entonnant le chant scout "l'Espérance", la foule se composait principalement de familles et de jeunes venus entre amis, mais aussi de prêtres en col romain. Prises de parole et lectures étaient entrecoupées de musique, la foule levant régulièrement les bras en silence, en guise d'applaudissements.

Ludovine de la Rochère, présidente de La Manif pour tous, a déclaré que son mouvement et les Veilleurs étaient "les deux faces d'une même médaille". "Nous sommes décidés tous à poursuivre notre chemin avec détermination", a-t-elle ajouté.

En fin d'après-midi, sans signes distinctifs ni slogans, quelque 200 Veilleurs, réfutant le terme de manifestation, s'étaient donné rendez-vous à La Défense pour marcher vers la Concorde.

La veille, la préfecture de police leur avait interdit cette marche prévue via les Champs-Élysées, pour "préserver l'ordre public". Les manifestations sont toujours interdites sur les Champs-Élysées, notamment en raison de la proximité de l'Élysée.

"Pris pour prévenir la constitution d’un cortège de manifestants sur l’axe La-Défense-Concorde, l'arrêté interdisant la marche des veilleurs a atteint ses objectifs", a estimé Nicolas Lerner, directeur adjoint du cabinet du préfet de police, dans un communiqué diffusé dans la nuit.

"Dans un premier temps, à l’invitation ferme de la police sur l’esplanade de la Défense, les manifestants ont accepté de se disperser. Aucun cortège n’a ainsi été détecté sur les sites concernés par l'interdiction, et notamment sur la place de l’Étoile et l’avenue des Champs-Élysées. Aucun rassemblement sur la chaussée n’a été accepté", a-t-il précisé.

En fin de journée, un cordon de CRS a empêché la circulation, trottoirs compris, entre la porte Maillot et l'Arc-de-Triomphe, et plusieurs stations de métro dans ce quartier avaient été fermées.

Gaultier Bès, l'un des animateurs de la veillée, a estimé "délirant que la préfecture ait voulu interdire un mouvement qui n'a pas besoin d'être autorisé". "On ne trouble pas l'ordre public. Il n'y a aucun incident à aucune veillée. Qu'est-ce qui légitime autant de policiers?", a-t-il déclaré.

La préfecture de police a estimé de son côté que le dispositif était "adapté", notamment au vu de la "proximité de sites sensibles" mais aussi de la médiatisation de l'événement.

À la Concorde, le "rassemblement de quelques centaines de personnes" s'est déroulé "dans le strict respect des conditions fixées par la préfecture de police, un dispositif policier adapté étant mis en place pour prévenir tout risque de trouble à l’ordre public", selon M. Lerner.

Une trentaine de Veilleurs étaient partis le 11 août de Rochefort (Charente-Maritime) pour rejoindre Paris, un périple destiné à "rencontrer les Français". "

L'AFP TENTE DE CENSURER UNE PHOTO DE HOLLANDE


" Une photographie de François Hollande, prise ce mardi à l'occasion de la visite du président de la République dans une école de Denain, dans le Nord, a été retirée par l'AFP.

En effet sur le site de l'agence de presse, le cliché est barré d'une croix rouge et accompagné d'une mention s'adressant à toutes les rédactions : "pour des raisons éditoriales, cette photo a été retirée. Par conséquent, veuillez supprimer cette photo de vos supports". Interrogé par le journal 20 minutes, l'AFP a précisé qu'il ne s'agissait ni d'une censure ni d'une demande de l'Elysée. ( Ben tiens ! )

La photographiée s'est cependant répandu sur les réseaux sociaux et internet. 
Et, en voyant la photo, on comprend mieux pourquoi cette dernière a été retirée... "


PENDANT QU'ON S'OCCUPE DE LA SYRIE ( 2 )

04.09.2013 : HEM

" Ce mercredi matin vers 10 h à Hem, un ouvrier commençait à peine à manier son marteau-piqueur lorsqu’il a été visé par des coups de feu, vraisemblablement tirés depuis un immeuble voisin. Ses jours ne sont a priori pas en danger.A-t-il été victime d’un voisin excédé par les nuisances sonores du chantier ? Cet ouvrier d’une trentaine d’années avait à peine commencé à activer son marteau-piqueur, sur un chantier de voirie de la rue Dominique Larrey, dans le quartier sensible de Longchamp à Hem, qu’il a été fauché net des coups de feu. Blessé au bras, l’homme, un Béthunois de 34 ans, a réussi à alerter ses collègues qui lui ont porté secours : < Il a avancé dans la rue pour nous rejoindre. On l’a immédiatement aidé et nous avons appelé les secours », explique un de ses collègues. Les coups de feu ont probablement été tirés avec une carabine de type 22 Long Rifle. Sur place, les premiers éléments recueillis par la police et les premières analyses balistiques laissent à penser que le mystérieux tireur se trouvait dans l’un des immeubles environnants. Une barre et une tour HLM se trouvent à proximité. Au moins quatre impacts de plombs ont été retrouvés dans la rue.
Pour l’heure, le ou les tireurs n’ont pas encore été identifiés mais la police s’est déployée dans le secteur afin de l’identifier. Une enquête de voisinage est actuellement menée. Le ou les tireurs sont activement recherchés.


04.09.2013 : LAVAUR

" Quatorze voitures ont été brûlées dans la nuit de mardi à mercredi dans le centre historique de Lavaur. Une enquête a été ouverte mais la piste criminelle ne fait aucun doute. Selon un témoin, ces faits auraient été commis cette nuit entre 2h et 2h30 du matin par une dizaine d’individus dont certains étaient en scooter et d’autres en vélo. Le feu a rapidement gagné les bâtiments voisins brûlant le rez-de-chaussée de l’un d’eux et des portes d’entrées. Une partie du centre historique est interdit d’accès afin de permettre le nettoyage et l’évacuation des véhicules mais aussi pour que le service de police scientifique qui est sur place puisse relever les indices. « Ces incendies criminels sont d'une exceptionnelle gravité par le nombre de véhicules incendiés et par la propagation ou les risques de propagation à certaines habitations de centre-ville, comme le local d'une association vauréenne » a déclaré le maire de Lavaur, Bernard Carayon, dans un communiqué relayé par France 3 Midi-Pyrénées. « La Préfète du Tarn et le Colonel de Gendarmerie du département se sont engagés auprès de moi, ajoute-t-il, à mobiliser tous les moyens humains et scientifiques de la gendarmerie afin d'assurer la sécurité des habitants, la protection de leur bien et identifier les auteurs criminels de ces faits ». « J'appelle chacun au calme : force restera à la loi » a-t-il conclu.


04.09.2013 : LILLE

" Un homme d'une quarantaine d'années a été abattu de trois balles en plein jour mardi après-midi à Lomme, dans une courée de l'avenue de Dunkerque. La victime a été touchée vers 14h25 à l'épaule et au thorax. Deux individus au visage partiellement dissimulé auraient pris la fuite après les coups de feu. Leur victime est décédée sur place vers 15h20 malgré l'intervention des services de secours.
D'après une source policière, l'arme utilisée serait une carabine ou un pistolet automatique. La Direction départementale de la sécurité publique du Nord (DDSP) indique en tout cas «qu'il n'y a pas eu d'échange de coups de feu». Selon diverses sources policières, l'enquête s'orienterait vers un règlement de compte, sur fond de trafic de stupéfiants, impliquant «une bande qui vient de Tourcoing». L'homme aurait été abattu pour une histoire de dette qu'il n'aurait pas réglée. Roger Vicot, le maire (PS) de Lomme et ancien adjoint à la Sécurité à Lille, s'est dit «extrêmement inquiet de l'aggravation de ce type de violences. On voit que l'utilisation d'armes à feu est de plus en plus fréquente.» La maire de Lille doit tenir une conférence de presse sur la sécurité ce mercredi. "


04.09.2013 : COLOMBES

" Deux fusillades en moins de 24 heures. Face à cette recrudescence des règlements de comptes entre bandes rivales à Colombes (Hauts-de-Seine), soixante-dix policiers ont été déployés en renfort dans la nuit de mardi à mercredi, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, mercredi 4 septembre. Une nouvelle fusillade a éclaté en fin d'après-midi. Un groupe de jeunes hommes a tiré sur le conducteur d'un véhicule. "Ce dernier a pris la fuite et n'a pas été retrouvé par la police. Il n'a pas été admis dans un hôpital et on ignore s'il est blessé. Les agresseurs n'ont pas pu être identifiés", détaille une source policière à l'AFP. Déjà, dans la nuit de lundi à mardi, un homme d'une trentaine d'années avait été blessé par balles. Il souffre de plusieurs fractures aux jambes, mais ses jours ne sont pas en danger. "Les règlements de compte entre bandes rivales de la cité Gabriel-Péri et de la cité des Côtes-d'Auty, à Petit-Colombes, repartent de plus belle sur fond de trafic de stupéfiants", a déploré la source. "


03.09.2013 : BESANCON

" Excédés par une série d'agressions cet été, des chauffeurs de bus ont choisi le jour de la rentrée des classes pour faire grève à Besançon, a-t-on appris auprès de la direction et de la CGT.
Le trafic est assuré à 60% et le retour à la normale est prévu mercredi, a précisé la direction.
La CGT réclame davantage de moyens et de personnels pour assurer la sécurité des conducteurs.
Outre "deux agressions assez graves en août, il y a aussi toutes les agressions verbales au quotidien, notamment de personnes excédées par les travaux du tramway de Besançon", a expliqué à l'AFP Didier Gautier, délégué CGT. Mi-août, un chauffeur de bus qui avait demandé leur titre de transport à des passagers avait reçu des coups de poing, et fin août, un autre chauffeur avait été aspergé de gaz lacrymogène et s'était fait dérober une sacoche contenant la caisse alors qu'il se rendait au travail. "Ce n'est pas un hasard si on a appelé à la grève le jour de la rentrée. Si on ne choisit pas des jours importants pour l'entreprise, la force de négociation est moindre", a estimé M. Gautier. Tout en reconnaissant comprendre "que personne ne va au travail pour se faire taper dessus", le directeur du réseau de bus bisontin, Pascal Lemaître, a critiqué le choix du jour de rentrée des classes pour faire grève, ce qui "embête tout le monde et ne sert pas à grand chose".


03.09.2013 : MARSEILLE

" Un homme de 54 ans a été blessé par balle lundi soir à Marseille (Bouches-du-Rhône) par un homme avec lequel il s'était disputé. Vers 18 h 15, rue Félix Pyat, dans le 3 ème arrondissement de la ville, cet automobiliste se rend dans un garage automobile pour gonfler les pneus de son véhicule. Le quinquagénaire voit alors le pilote d'un scooter arriver à vive allure et lui reproche son comportement dangereux. 
Les insultes fusent et le pilote du deux roues part. Il revient armé d'un pistolet de calibre 7,65 mm et ouvre le feu, blessant l'automobiliste à la cuisse droite, avant de prendre la fuite. Les pompiers et les policiers sont arrivés vers 18 h35 sur les lieux. Le blessé, dont les jours ne sont pas en danger, a été conduit à l’hôpital nord de la ville. Les médecins lui ont accordé huit jours d'incapacité totale de travail (ITT). La sûreté départementale des Bouches-du-Rhône chargée de l’enquête a retrouvé une douille sur place. La victime assure ne pas connaître son agresseur. L'enquête se poursuit... "

mardi 3 septembre 2013

OU SE TROUVE LA LIMITE A LA VIOLENCE ?

" En France, cet été, les menaces et les agressions n’ont pas seulement touché les buralistes et les joailliers. On constate une hausse générale des violences contre les fonctionnaires, tous services confondus. Il y a fonctionnaire et fonctionnaire, ceux qui sont en première ligne et les autres. L’augmentation la plus significative concerne les services hospitaliers qui enregistrent un accroissement  de 80% du nombre d’agressions sur les cinq dernières années. Pis, sur deux ans, les violences physiques se sont accélérées. La brutalité essaime. Désormais, les infirmiers et les médecins ne sont pas seulement agressés dans les Urgences des zones sensibles. Les hôpitaux de Province sont aussi atteints par cette envolée. La ville de Valence a depuis peu engagé  des vigiles qui surveillent les entrées et les sorties du centre hospitalier. Ils interviennent fréquemment pour maîtriser certains patients et les membres hystériques de leur famille. Comment réagir quand soigner un accidenté de la route en état de mort clinique, admis en réanimation, ressemble à un parcours du combattant parce que la famille remet en cause la compétence de l’équipe soignante ? Eux, ils savent mieux, eux ils ont vu ça sur internet. Alors, comme ces citoyens modèles menacent de revenir plus nombreux la prochaine fois et de démolir du matériel,  on cède, et on finit par faire de nouveaux examens inutiles aux frais du contribuable. C’est que pour certains citoyens la parole du fonctionnaire n’a plus de valeur. Partout, la violence devient une norme. Elle est légitimée même par ceux qui la perpètrent.

Pour occulter ce malaise grandissant, on alimente les idées reçues. Cela rassure le citoyen lambda affalé dans son canapé que l’on conforte dans ses opinions. Le fonctionnaire râleur par essence n’a plus le droit de se plaindre, il a des vacances, un CDI, la sécurité de l’emploi, un salaire assuré à chaque fin de mois. Tout va bien, il est sorti d’affaire, il n’a plus qu’à vivre heureux. Malheureusement, les jeunes qui entrent dans la fonction publique s’aperçoivent très vite que le job a changé. A présent, il s’agit de maintenir la paix civile en faisant d’eux des « ambianceurs ». Il s’agit d’atténuer la ruine par l’animation. Les profs ne délivrent plus des savoirs, les jeunes policiers arrêtent le moins possible les malfrats, les jeunes juges ne sanctionnent plus, tous dialoguent, tous négocient avec des citoyens effrontément sans complexe qui éructent ou les tabassent parce qu’ils n’obéissent pas à leurs desiderata. Si 75% des 18-25 ans rêvent de devenir fonctionnaire pour éviter la précarité, ils déchantent vite une fois en poste. L’enthousiasme des jeunes étudiants bercés par une idéologie soixante-huitarde s’essouffle au bout de la première année de plein exercice. Pourtant, sur le papier celle-ci était magnifique, elle leur promettait qu’ils contribueraient à offrir la même chance à tous de réussir et de trouver sa place dans la société. Cette promesse républicaine, absolument centrale et à laquelle tous les Français sont profondément attachés, ils ne peuvent la tenir. Non par manque de compétence ou d’expérience – même les plus expérimentés prennent la fuite- mais parce qu’ils se rendent compte qu’ils se retrouvent dans la cale du navire France alors que par, leurs efforts, ils pensaient prétendre au moins à la seconde classe. En cela, la dévalorisation du métier d’enseignant et plus généralement de la fonction publique justifie un double désamour, à la fois celui des élites pour qui travailler dans la petite fonction publique, c’est déchoir, et en même temps de certains citoyens issus de l’immigration pour qui ils représentent un ordre et des valeurs républicaines qu’ils refusent de respecter. Le choc est immense, le marasme également.

Ce n’est pas un hasard si les violences envers les fonctionnaires ne font qu’augmenter, elles marquent l’impuissance des classes dirigeantes à traiter le problème. Le lien se délite peu à peu et la fracture entre les territoires s’amplifie. Comment veut-on qu’un jeune policier s’épanouisse dans son métier, qu’un jeune enseignant se fasse respecter de sa classe, quand on a pu voir cet été à quel point l’autorité de l’Etat n’existait plus ? La crainte de troubler la paix civile prime sur tout le reste. Aujourd’hui, être fonctionnaire, c’est jouer les tampons entre la population des quartiers et le reste de la population française. C’est faire face à une sécession qui ne dit pas son nom, c’est prendre les coups tout en faisant du social, encore et toujours, alors que cela ne fonctionne pas. Pourtant, on continue de commander des sondages, on fait mine de s’étonner, on cherche une explication. Ainsi, selon la récente enquête du Parisien-Aujourd’hui en France, 58% des profs estiment manquer de considération, ils sont 80% chez les plus jeunes. Cela est révélateur de la déchéance sociale globale qui mine les fonctionnaires. Cela n’empêche pas ce journal de titrer plaisamment la publication de ce sondage « Les Profs ont besoin d’amour », allusion railleuse au titre de Lorie et clin d’œil appuyé en direction des lecteurs : « Toujours en train de se plaindre, ceux-là ! ». De fait, ricaner s’avère bien utile pour occulter non seulement des souffrances individuelles mais aussi et surtout celles de la République. Sous l’impulsion d’une hiérarchie qui distille des discours en décalage total avec la réalité du terrain, les fonctionnaires, représentants de l’ordre républicain, n’ont plus aucune autorité parce qu’on les a en dépossédé. Dès lors, les abus se multiplient. Face à cette sape quotidienne, ils sont totalement désarmés. Et, ils ont le sentiment d’un grand abandon qui provient à la fois d’un manque criant de soutien de leur hiérarchie qui les pressure pour avoir des résultats rapidement, quitte à enjoliver la réalité, et du manque de reconnaissance des citoyens lambda qui les considèrent comme des privilégiés qui n’ont pas à se plaindre parce que c’est pire dans le privé. Parmi eux, certains esprit chagrins se félicitent même qu’ils en bavent. Alors, ces jeunes fonctionnaires finissent par s’apercevoir qu’ils sont devenus de la chair à canon que l’on a envoyé sous le feu et qu’il n’y aura pas de renfort. "

lundi 2 septembre 2013

PENDANT QU'ON S'OCCUPE DE LA SYRIE....

03.09.2013 : CASTRES

" Qu’est ce qu’il leur est passé par la tête ? Même eux ne savent pas trop répondre à cette question, si ce n’est l’oisiveté. Six adolescents de 13 à 16 ans, quatre garçons et deux filles, ont vandalisé et cambriolé l’école primaire Villegoudou à Castres dans la nuit de dimanche à lundi. Mais le bon réflexe d’un riverain et l’efficacité des policiers du commissariat jumelé à une réactivité des opérateurs de la vidéosurveillance ont permis leur interpellation dans la foulée. Vers 1h30 du matin, ces six amis qui erraient en ville ne sachant pas quoi faire de leurs dix doigts ont eu l’idée de pénétrer dans la cour de l’école par le portail de derrière qui donne sur la rue Francisco Ferrer, en plein centre-ville. Ils se sont ensuite introduits dans l’établissement par une fenêtre mal fermée. Les adolescents ont d’abord vidé des extincteurs dans une salle dédiée à l’activité physique des élèves. Ensuite, visiblement pris d’une petite faim, ils ont visité la cuisine et se sont fait réchauffer des aliments surgelés dans le micro-ondes. Après avoir trouvé les clés de l’école, la petite bande d’apprentis délinquants, jusque-là inconnus des services de police, a parcouru les locaux pour y dérober deux ordinateurs portables et des fournitures scolaires avant de prendre la fuite. Mais, vers 2h30, un riverain les a aperçus et a aussitôt prévenu le commissariat en composant le 17. Deux d’entre eux ont été interpellés quelques instants plus tard dans l’avenue Jacques-Desplats à quelques centaines de mètres de l’école. À la vue des policiers, ils ont tenté, en vain, de cacher leurs sacs à dos, qui contenaient le butin, sous une voiture. Pendant ce temps, les opérateurs de la vidéosurveillance, alertés par la police du vol, repèrent quatre individus correspondant au signalement des cambrioleurs sur la place Jean-Jaurès. Ils préviennent aussitôt le commissariat qui envoie une patrouille cueillir le reste de la bande. Les adolescents ont été placés en garde à vue jusqu’à hier soir. Ils ont été remis à leurs parents en attendant d’être convoqués dans les prochaines semaines devant le juge pour enfants pour une mise en examen. Une réponse pénale du parquet à la hauteur de ces actes qui ont forcément perturbé la rentrée dans cette école. "


03.09.2013 : ALBI

" Depuis le début de l’été, 23 voitures ont brûlé, de nuit, à Albi. Principal secteur touché, Lapanouse-Saint-Martin, y compris dans de petites rue résidentielles jusque-là très calmes. Hier en fin de matinée, la petite rue Lamazouère enchâssée entre la verdure du plateau du Caussels et la rue de Jarlard respirait le calme sous le soleil. Seules les traces noires, sur le trottoir, rappelaient l’incendie d’une voiture du petit matin à 5 h 30. «Si ça arrive jusqu’ici, c’est inquiétant» commente un riverain, en évoquant les nombreuses personnes âgées habitant l’impasse. Depuis le début de l’été, 23 voitures ont brûlé pour des raisons indéterminées dont 20 dans le secteur Lapanouse-Saint-Martin et 5 pour le seul petit matin du 2 septembre. «On peut logiquement supposer qu’il y a un lien dans un secteur relativement restreint mais à l’heure actuelle, on n’a aucun justificatif si ce n’est la bêtise humaine» explique le commandant Jean-Pierre Benoît au commissariat d’Albi, qui a mis en place une surveillance de nuit renforcée avec deux ou trois équipages de deux à trois agents. «On passe en voiture dans toutes les rues. Mais il y a beaucoup de petits passages derrière les maisons un peu partout...Patrouiller à pied n’est pas faisable vue la superficie à couvrir» explique le commandant Benoit.


03.09.2013 : PERPIGNAN

" Hier matin, deux individus lourdement armés ont tenté de pénétrer dans une agence de la Banque Postale. Ils sont activement recherchés. Une tentative de braquage s'est déroulée hier matin, peu avant l'ouverture de l'agence de la Banque Postale du quartier Saint-Gaudérique, rue Madame-de-Sévigné. Peu avant 8 h 30, alors qu'un employé était en train d'ouvrir la porte arrière de l'agence, deux individus ont brusquement fait irruption. Cagoulés, gantés et porteurs chacun d'un fusil type Kalachnikov, les deux hommes ont tenté de passer par cette même porte, rapidement refermée par l'employé. Voyant que leur point d'entrée était refermé, et sans doute conscients que l'alerte n'allait pas tarder à être donnée, les deux individus se sont immédiatement enfuis, sans doute à bord d'un véhicule. Par chance, sans faire usage de leurs armes et sans faire de blessés. Aussitôt alertés, les services de police se sont précipités sur place afin de procéder aux relevés et entendre les éventuels témoins de la scène. L'enquête entourant cette tentative de braquage a été confiée aux services de la police judiciaire. L'exploitation des bandes de vidéosurveillance de l'établissement permettra peut-être d'en savoir plus sur l'identité des deux auteurs de ces faits. La tentative de braquage s'est déroulée hier matin à l'ouverture de la banque. "


02.09.2013

" La FNSEA, principal syndicat des agriculteurs, demande "de toute urgence" au ministre de l'Intérieur Manuel Valls les "moyens nécessaires" pour renforcer la surveillance des exploitations agricoles victimes d'"une recrudescence des vols" pendant l'été. Cultures de vergers pillées, réservoirs des tracteurs siphonnés, câbles d'irrigation arrachés, animaux dépecés, "l'été 2013 a été marqué par une recrudescence des vols sur les exploitations agricoles françaises" qui "représentent un coût important pour les agriculteurs qui ont déjà du mal à faire face", écrit la FNSEA dans un communiqué publié lundi. "Ainsi, nous demandons de toute urgence à Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, de mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour faire avancer les enquêtes en cours et assurer une surveillance renforcée des exploitations" avec le concours de la police, de la gendarmerie et des préfets, réclame le syndicat qui parle d'un "réseau" de voleurs, d'un "système très organisé". "


02.09.2013 : SALON-DE-PROVENCE

" Dans la nuit de mercredi à jeudi, vers minuit quinze, un homme, originaire de Lyon, a été agressé en centre-ville de Salon, sur le cours Gimon par quatre individus. Alors qu'’il s'apprêtait à regagner son véhicule stationné au parking de l’'Empéri, il a été dépouillé sous la menace d’une arme blanche. La victime a été blessée d'’un coup de couteau à la cuisse gauche. L’'homme a alors dû donner son portefeuille, sa carte bancaire, les clés de son véhicule et, toujours sous la menace, a livré son code personnel et le lieu où était stationnée sa voiture. La victime a été admise pour soins au centre hospitalier de Salon-de-Provence. "


01.09.2013 : CLAMART

" Il n'y a pas qu'à Marseille qu'une fusillade a eu lieu ce week-end. Clamart (Hauts-de-Seine) a été le théâtre d'un drame similaire, dimanche 1er septembre, vers 23 heures. Trois personnes ont été blessées, dont une grièvement. Selon les premiers éléments de l’enquête, un accrochage entre deux voitures a précédé les détonations. Des riverains évoquent plusieurs coups de feu, tirés d’un fusil d’assaut kalachnikov, rapporte Le Parisien. Le conducteur de la voiture prise pour cible a perdu le contrôle de son véhicule, qui s'est encastré dans des voitures stationnées sur l'avenue. Il a été blessé lors de l'accident. L'un de ses passagers aurait été atteint d'au moins deux balles au cours de cette fusillade. Un troisième homme a été légèrement blessé. Les auteurs des coups de feu ont réussi à prendre la fuite. Les opérations de secours ont mobilisé une trentaine de pompiers sur place. L'enquête a été confiée à la police judiciaire des Hauts-de-Seine. "


01.09.2013 : PARIS

" Un jeune homme a été poignardé et grièvement blessé dans la nuit de samedi à dimanche dans un bus après "un différend" avec un groupe de jeunes.La victime de 24 ans a été opérée. Son pronostic vital n'était plus engagé quelques heures après les faits. L'agression s'est déroulée vers 1 h 30 dimanche matin, à bord du Noctilien de la ligne N21 aux alentours de la porte d'Orléans (14e arrondissement). Les jeunes à l'origine de l'agression ont pris la fuite et ils étaient toujours recherchés dimanche après-midi. Une caméra de vidéosurveillance dans le bus a pu filmer l'agression. L'enquête a été confiée au 3e district de police judiciaire (DPJ) de Paris. "