vendredi 24 janvier 2014

LE POINT CONDAMNE POUR RACISME CONTRE LES CHINOIS

" Le directeur de la publication de l'hebdomadaire Le Point, Franz-Olivier Giesbert, a été condamné vendredi 24 janvier à 1 500 euros d'amende pour diffamation envers les immigrants chinois en France, en raison d'un article publié en août 2012. Il a été déclaré coupable de « diffamation publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine ou nationalité chinoise ».

« A notre connaissance, il s'agit d'une première en France », a déclaré Me Alexandre-M Braun, avocat de SOS Racisme, qui avait porté l'affaire devant la justice. Intitulé « L'intrigante réussite des Chinois de France », l'article litigieux dépeint le parcours décrit comme typique de l'immigrant chinois, de la clandestinité à la réussite.

Si le tribunal correctionnel de Paris a relaxé le prévenu pour les propos contenus dans l'article principal, il a jugé trois des cinq « Commandements de l'entrepreneur chinois en France », qui figuraient dans une infographie, diffamatoires : « Tu ne rémunèreras pas tes employés car ce sont des membres de ta famille », « Tu ne cotiseras pas et donc tu ne toucheras pas d'aides » et « Tu ne paieras pas d'impôts ».

« C'ÉTAIT DE L'HUMOUR »

Le tribunal, qui a également condamné M. Giesbert à verser à SOS Racisme 1 500 euros de dommages et intérêts et la même somme pour les frais de justice, a écarté le droit à l'humour invoqué par l'avocat du Point, Me Renaud Le Gunehec. A l'époque où la polémique avait éclaté, Franz-Olivier Giesbert avait déploré « que cette histoire ait été prise au premier degré, alors que c'était de l'humour, une forme d'humour qui n'est pas passée ».

Le jugement rendu vendredi « vient rappeler qu'il n'y a pas de divisibilité du racisme », a souligné Me Braun, qui a dénoncé des « poncifs discriminatoires ». Il est temps de marquer un coup d'arrêt à « ce racisme anti-chinois qui est devenu trop banalisé », a-t-il ajouté.

Maryline Zheng, vice-présidente de l'Association des jeunes chinois de France (AJCF), a salué une décision « historique, symbolique ». Les limites de la liberté d'expression n'ont pas été respectées par cet article, « qui n'a fait que véhiculer des fantasmes, des suspicions sur les Français d'origine chinoise ». « C'est vraiment une belle décision », a renchéri David Li, président de l'AJCF, confiant avoir été « ému » en entendant le délibéré. "


Il a été condamné à combien le Maire de Cholet ?

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