mardi 25 mars 2014

SARKOZY : UN ÉNORME CULOT


" Je ne suis apparemment pas le seul à considérer que Sarkozy est nul et mal élevé. C’est également le cas de Philippe Bilger qui réagit sur Figarovox aux résultats du premier round des élections municipales françaises. Bilger considère que l’ancien président et l’actuel chef de l’Etat sont responsables de cette crise éclatante du politique. Philippe Bilger est magistrat honoraire et président de l’Institut de la parole. Il publie le 2 avril « Contre une justice laxiste » (L’archipel). Il tient le blog Justice au singulier .

A propos de Sarkozy, Philippe Bilger écrit (extraits adaptés ; voir source en bas de page) : « Ciblé sur le Mur des cons et jugeant très médiocre le bilan de la garde des Sceaux Christiane Taubira, je ne suis pas suspect : cette consécration et cette lucidité me permettent de dénoncer le caractère surréaliste de la lettre aux Français adressée inopportunément par l’ancien président Nicolas Sarkozy si peu de temps avant le premier tour des élections municipales. Je pourrais me contenter, en dépit du battage si peu argumenté à droite comme à gauche, de m’abandonner à mon premier mouvement qui était de ne pas croire à ce que je lisais tant le culot était énorme et le bateleur de la République au meilleur de sa mauvaise foi ».

A propos de Sarkozy, Philippe Bilger ajoute : « Quand on décide de se servir de l’aura d’un grand quotidien pour transmettre un message aux citoyens, la moindre des pudeurs est de songer à ce qu’on a été et à ce qu’on a transgressé. De se souvenir des principes et des valeurs qu’on a foulés aux pieds, avant d’en appeler au respect de ceux-ci par un pouvoir qui vous a battu. Comment Nicolas Sarkozy ose-t-il jouer au bon apôtre paisible qui n’aurait eu que l’ambition de vivre dans la sérénité et la discrétion quand, depuis le mois de mai 2012, son effacement a été ostensiblement simulé, ses apparitions narcissiquement organisées et son envie de retour exprimée de plus en plus nettement, au point de décevoir aussi bien les adeptes d’une véritable et élégante retenue que ceux d’une implication politique sans fard ? » (Note de Michel Garroté – J’ai souvent été sans pitié dans mes écrits sur Sarkozy et j’avoue qu’en la matière Philippe Bilger se révèle une plume aussi lucide que brillante…).

A propos de la gauche, Philippe Bilger écrit (extraits adaptés ; voir source en bas de page) : « Les injonctions des socialistes sont d’autant plus malvenues que leurs réactions, à l’annonce des résultats du premier tour, ont été affligeantes et, pour certaines, aveugles. Le ministre Vincent Peillon continue à parler «d’idées fascistes» et le sénateur Assouline évoque, sans percevoir qu’il s’accable, «une hausse importante et inquiétante» du FN. Harlem Désir s’exprime de manière à la fois mécanique et délirante. On a eu véritablement l’impression d’un pouvoir – le Premier ministre a été encore plus mauvais que d’habitude – et de responsables ânonnant des éléments de réponse très éloignés du message brutal adressé par les Français, tant par leur indifférence que par leur explicite révolte. Les soirées électorales ne sont généralement pas des moments de vérité mais le socialisme médiatique a fait fort dans ce domaine, il sera difficilement dépassable ! », conclut Philippe Bilger (fin des extraits adaptés ; voir source en bas de page).

Pour ce qui me concerne  –  cela sera ma conclusion  –  je continue de penser que l’énorme culot du citoyen Sarkozy demeure largement responsable de la victoire de la gauche en 2012. Je continue de penser que les apparitions narcissiques de Sarkozy en vue de 2017 sont un désastre pour la droite française en particulier et pour la France en général. Et je continue de penser que Sarkozy a été le pire président de toute la Cinquième République (même si Hollande est encore plus nul que Sarkozy). En vérité, j’avais, un peu, cessé de penser tout cela. Mais le come-back du mufle et la claque que lui inflige Philippe Bilger me replongent dans ce sentiment de rejet total et absolu envers le citoyen Sarkozy. Chassez le naturel, il revient au galop… "


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