dimanche 12 janvier 2014

HOLLANDE/GAYET : LA TRAHISON DE VALLS L'AMBITIEUX

" Au château, on est dubitatif : pourquoi François Hollande vient-il de renouer, en pleine tempête nationalo-conjugale, avec Rachid Kasri, son chauffeur "historique", celui qui le couvrait quand il allait secrètement rejoindre Valérie Trierweiler alors qu'il était en couple avec Ségolène Royal ? Le confident avait été pourtant délaissé dès le lendemain de la victoire du président normal. Le chauffeur éconduit avait insisté lourdement auprès de son "ami" afin qu'il reprenne contact. En vain.

"Que fait la police ?" ironise un proche de la première dame qui voudrait connaître la réponse à ce soudain retour en grâce. La police ? C'est plutôt le patron qu'il cible : "le traître" de Beauvau. Celui qui doit sa nomination à Valérie Trierweiler qui l'a imposé auprès de François Hollande quand celui-ci lui préférait François Rebsamen, le sénateur-maire de Dijon, hollandais plus ancien comparé à ceux de la "promotion Hélicoptère", surnom donné par les éléphants de Solférino aux ralliés de la dernière heure qui trustent les fonctions gouvernementales et les cabinets jusqu'à celui de l'Élysée. La journaliste de Paris Match fut impressionnée par les talents de communicant de Valls et par sa loyauté : il poussait le zèle jusqu'à rajuster la cravate du président du conseil général de Corrèze, qui la porte toujours de travers ! Valérie Trierweiler et Anne Gravoin, la femme du locataire de la Place Beauvau, étaient devenues très amies à cette occasion.

Mise au point rapide

Pour cet intime de la (future ex ?) première dame, Manuel Valls était forcément au courant des frasques présidentielles. Au Château, le ministre le plus populaire du gouvernement a placé des hommes à lui. Aquilino Morelle, le sécuritaire montebourien, ex-plume de Jospin et Christian Gravel, ancien directeur de cabinet du maire d'Évry, conseiller en communication du président qui a fait ses armes comme stagiaire auprès de... Valls quand il était porte-parole et responsable de la communication de Lionel Jospin. Les yeux et les oreilles de Manuel Valls. Selon nos informations, dès la parution du magazine Closer révélant publiquement la liaison entre Julie Gayet et François Hollande, Aquilino Morelle et Christian Gravel étaient partisans d'une mise au point rapide du président sur sa situation conjugale et plutôt en faveur d'une rupture avec l'actuelle première dame.

La patronne du Groupe de sécurité du président de la République, la commissaire divisionnaire Sophie Hatt, est également une proche de Gravel et du ministre de l'Intérieur. Elle les a connus à Matignon du temps où elle "protégeait" Lionel Jospin. 

"Je pourrai continuer à faire du scooter ?"

Dès lors comment la police ne pouvait-elle pas être au courant que le président se rendait rue du Cirque dans un appartement prêté à Julie Gayet depuis six mois par une comédienne qui y vivait jusque-là avec Michel Ferracci, ancien du cercle Wagram, réputé proche du gang de la Brise de mer et condamné à dix-huit mois de prison avec sursis ? Certes, Ferracci fait désormais dans la fiction, héros de... Mafiosa, la série à succès de Canal+. Comment le ministre de l'Intérieur pouvait-il ignorer le désir irrépressible de "liberté" de François Hollande dans cette prison dorée qu'est le palais de l'Élysée ? Pouvait-il ignorer également les "blancs" dans ses agendas qui n'ont pas pu échapper à Christian Gravel ?

"Comment je sors sans qu'on me voie ?" s'interrogeait François Hollande devant ses collaborateurs alors qu'il venait juste d'être élu président, en mai 2012, rapporte Cécile Amar, journaliste au JDD, dans Jusqu'ici tout va mal (éd. Grasset, à paraître le 15 janvier). L'anecdote ne pouvait pas mieux tomber. Quelques semaines avant son élection, continue l'une des meilleures spécialistes de la galaxie socialiste, François Hollande s'inquiétait auprès de son officier de sécurité : "Je pourrai continuer à faire du scooter ? - Ça dépend, monsieur. - Que se passera-t-il si je roule en scooter ? - Une voiture sera devant vous, une autre derrière et des motos sur les côtés."

"Il sait que je suis ambitieux"

Le 1er janvier dernier, lorsqu'il rejoint Julie Gayet, la procédure en vigueur n'est pas respectée, comme on le sait désormais. Manuel Valls a-t-il alors cherché à planter le président ? Ou à devancer ses désirs de séparation ? Lorsque Closer a publié fin juillet 2013 un reportage sur les vacances grecques de Valérie Trierweiler attendant en vain que François Hollande la rejoigne, son ami Christian Gravel s'était fendu d'un coup de téléphone assassin à Laurence Pieau, la directrice de la rédaction du magazine people. Alerté dès lundi qu'un sujet sur le président de la République pouvait paraître en fin de semaine dans Closer, Gravel ne s'est pas manifesté ni auprès de la rédaction ni auprès de la direction du groupe Mondadori, propriétaire de Closer.

Ceux qui voient dans ces manoeuvres la main invisible de Manuel Valls pourront utilement se rapporter à l'ouvrage de Cécile Amar : "Il me regarde tel que je suis, il sait que je suis loyal mais il sait que je suis ambitieux..." y affirme Manuel Valls à propos du regard que porte sur lui François Hollande. "Jusqu'ici tout va mal" en effet. "

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