dimanche 4 août 2013

POLE EMPLOI : A L'IMAGE DU RESTE

" En un peu plus d'un mois, l'établissement public chargé de l'emploi en France a commis plusieurs erreurs, ou incohérences qui ont fait peu ou prou parler d'elles. Le Figaro.fr vous a compilé ces dernières bourdes.

Situations cocasses, gaffes sur le web, bugs de réseaux... Pôle emploi a beaucoup fait parler de lui durant ces dernières semaines estivales. L'occasion de revenir sur les principales déclarations ou situations qui ont fait l'actualité de l'établissement public chargé de l'emploi en France.

Tout partait pourtant d'une étude sérieuse, un sondage Harris Interactive qui révélait les sites préférés des Français pour certaines catégories. Classé largement en tête dans la catégorie «Emploi-Carrières», Pôle emploi n'a pas hésité à faire partager son immense satisfaction aux internautes abonnés à son compte Twitter. Un tweet qui a provoqué la colère des uns, mais qui a aussi inspiré l'humour des autres.Après ce tweet, Pôle emploi s'est excusé - au moyen de plusieurs tweets - auprès des usagers de son site. En interne, on comprend évidemment l'indignation de certains internautes. «Mais il faut savoir qu'en soit, Pôle emploi fonctionne comme toute autre entreprise, et qu'il est par conséquent normal qu'elle se félicite d'être première sur son secteur d'activité, où il y a une réelle concurrence» indique un employé de Pôle emploi qui préfère rester anonyme.

• 812 millions versés «par erreur» aux chômeurs.
Après 800 millions d'euros en 2011, l'établissement public a versé près de 812 millions en trop aux chômeurs l'an passé, soit 2,5% des 33 milliards d'euros d'allocations versés l'année dernière. La raison? Dans 40% des cas, la responsabilité des agents de Pôle emploi est engagée, soit parce qu'ils ont mal estimé le montant de l'allocation, soit par simple négligeance. Dans 60% des cas, c'est le chômeur qui est fautif, soit parce qu'il ne déclare pas - ou mal - ses périodes de travail, soit parce qu'il les déclare trop tardivement par omission ou par manque d'information. Dès la publication de ces résultats, Jean-Louis Walter, médiateur national de Pôle emploi, a réclamé dans un rapport des mesures d'urgence pour réduire ces trop-perçus.

• Un informaticien contraint d'accepter une formation pour apprendre à allumer un ordinateur.
Cocasse. Pôle emploi, souvent accusé de ne pas proposer assez de formations aux chômeurs, a cette fois fait preuve d'un peu de zèle. Arnaud, un trentenaire informaticien de profession au chômage depuis plus d'un an, s'est vu proposer un programme de formation assez peu ordinaire pour quelqu'un de son expérience: apprendre à allumer son ordinateur ou encore apprendre à naviguer sur le site de Pôle emploi... Une formation qu'Arnaud a été obligé d'accepter, afin de prouver sa motivation et «éviter la radiation» a-t-il confié à La Charente Libre . Pile un mois avant ce fait, le site d'informations satiriques Le Gorafi titrait un article: «une formatrice de Pôle emploi entame un atelier de 3 jours pour apprendre aux chômeurs à saisir leur identifiant.» La réalité peut parfois dépasser la fiction.

• Le site de Pôle Emploi, HS pendant quasiment une semaine.
À la fin du mois de juin, les utilisateurs faisaient état d'un bug du site de Pôle emploi, rapportant qu'il était désormais impossible d'accéder aux 187.000 offres d'emplois. Toutes les recherches se soldaient par une page blanche sur laquelle était inscrit «accès refusé». Seule la consultation depuis les smartphones a continué à être opérationnelle. Deux jours après, Pôle emploi annonce que «la consultation est à nouveau disponible» avec un service «ralenti». La gène a duré six jours. "

JUSTICE : DE MIEUX EN MIEUX !

" La décision suscite la "surprise" du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls et "l'indignation" du député UMP Christian Estrosi. Faute de place en prison, trois hommes ont été relâchés par la justice, jeudi 1er août, à Dreux (Eure-et-Loire).

Les hommes avaient été condamnés à des peines de prison ferme allant de deux à trois mois. La surpopulation carcérale est un problème connu : le nombre de détenus dans les prisons françaises a atteint, début juillet, un nouveau record à 68 569 pour seulement 57 320 places.

Une décision qui entretient "le sentiment d'impunité "
Cette affaire a été révélée par l'adjoint de la circonscription de sécurité publique de Dreux. Dans un rapport adressé à la Direction centrale de la sécurité publique, ce commandant de police écrit que l'officier de police judiciaire de permanence s'est vu signifier, par instruction verbale du substitut de permanence du parquet, de "libérer sans délai" les trois malfaiteurs "sans suites judiciaires au prétexte que la maison d'arrêt de Chartres était 'pleine'".

Le policier "dénonce ces instructions iniques et lourdes de conséquences". Cette décision est susceptible de provoquer, selon lui "le sentiment d'impunité que peuvent avoir ces délinquants, chevronnés pour la plupart".

Le parquet de Chartres, qui a expliqué n'avoir pas eu connaissance du rapport, a expliqué qu'il allait "vérifier avec précision de quoi il s'agit". Selon le parquet, la décision pourrait être intervenue "dans le cadre des directives de la Chancellerie concernant l'aménagement des peines de prison ferme jusqu'à 2 ans si la personne n'est pas récidiviste, et d'un an si elle l'est".

Estrosi "demande des explications" à Taubira
Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls s'est déclaré samedi "très surpris de cette décision et inquiet de ses conséquences", selon l'entourage du ministre. Dreux compte une zone de sécurité prioritaire (ZSP), mise en place par le ministère de l'Intérieur au mois de janvier.

De son côté, le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi a annoncé qu'il venait d'écrire à la Garde des sceaux Christiane Taubira "pour lui demander des explications". "

ELLE SAUTE DANS LE VIDE POUR ECHAPPER A SES AGRESSEURS

" Pour échapper à ses agresseurs, elle a sauté du quatrième étage de son immeuble situé dans le quartier Kennedy, à Montargis (Loiret). Ce jeudi, « La République du Centre » revient sur ce fait divers qui s’est déroulé le 17 juillet dernier, vers 1 heure du matin. Ce jour-là, les agresseurs ont inventé un faux prétexte pour attirer la jeune fille de 17 ans dans l’appartement. Plusieurs personnes, principalement trois adolescentes âgées de 17 à 18 ans s’en sont ensuite prises à elle. Pendant une heure, les jeunes femmes l’ont rouée de coups et brûlée avec des cigarettes. Selon le quotidien, elle a profité d’un court moment de répit pour se diriger vers la fenêtre. Apercevant un buisson au bas de l’immeuble, elle a décidé de sauter dans le vide.

Placés en garde à vue, les suspects ont reconnu les faits
La victime, qui souffre de multiples fractures, a survécu à sa chute. Lors de son audition avec la police, elle a indiqué avoir reconnu deux de ses agresseurs. Grâce à son témoignage, les enquêteurs ont identifié sept suspects, rapporte « La République du Centre ». Placés en garde à vue, ils ont reconnu les faits, apportant toutefois des versions divergentes sur la façon dont se serait déroulée l’agression. Quatre d’entre eux, n’ayant vraisemblablement pas pris part aux violences, ont été libérés. Les trois adolescentes seront présentées ce jeudi à la justice. "