mercredi 3 juillet 2013

LEVEE D'IMMUNITE POUR LEPEN MAIS PAS POUR DASSAULT

" Le bureau du Sénat a refusé mercredi 3 juillet de lever l'immunité parlementaire du sénateur UMP et industriel Serge Dassault, âgé de 88 ans. Cette levée d'immunité était réclamée par l'autorité judiciaire, qui aurait pu entendre M. Dassault dans des affaires d'achat de voix et de tentatives d'homicide dans son fief de Corbeil-Essonnes.
Les sénateurs du bureau ont débattu pendant près d'une heure et demie sur la demande d'immunité. Des sources parlementaires ont fait état "d'une demande formulée de manière très complexe".

"L'avis du procureur n'était pas concordant avec celui des juges. Le bureau ne se prononce ni sur le fond, ni sur l'exactitude des faits, ni sur la procédure suivie par le juge [mais] au vu des éléments contenus dans la requête, et d'eux seuls, à condition que la demande indique précisément les mesures envisagées ainsi que les motifs évoqués"

Mercredi dernier, le bras droit de Serge Dassault, et actuel maire (UMP) de Corbeil-Essonnes, Jean-Pierre Bechter, a été placé en garde à vue, avec le directeur du service jeunesse et sports de la mairie, à la direction régionale de la police judiciaire à Versailles, pour être entendus sur une tentative d'homicide perpétrée en février à Corbeil-Essonnes. Les deux hommes ont été remis en liberté le soir même.

DEUX ENQUÊTES JUDICIAIRES DISTINCTES

Le 19 février, un boxeur amateur de 32 ans avait été grièvement blessé après avoir reçu trois balles de calibre 38, en plein centre-ville de Corbeil-Essonnes. Le tireur a agi au su et au vu de nombreux témoins. Il s'agirait d'un chef d'entreprise au passé de voyou, "figure locale" qui fut proche de M. Dassault et est actuellement en fuite. Trois semaines plus tôt, un autre habitant de la commune avait été victime d'une tentative d'homicide. Il avait confié plus tard sa certitude que ces deux tentatives étaient liées à des achats de voix.

La justice, qui n'a pas établi de lien entre les tentatives d'assassinat et des achats de voix présumés, enquête sur ces deux volets, de façon distincte. A Evry, sous l'autorité d'un juge d'instruction, les policiers enquêtent sur les deux tentatives d'homicide, tandis qu'à Paris, une information judiciaire a été ouverte fin mars sur des soupçons d'achat de votes, corruption, blanchiment et abus de biens sociaux lors des campagnes municipales de 2008 à 2010.

La semaine dernière, la mairie de Corbeil-Essonnes, la résidence de Serge Dassault dans cette ville et l'hôtel particulier du Rond-Point des Champs-Elysées qui abrite la holding Dassault ont été perquisitionnés dans le cadre des deux enquêtes. "

En clair, il vaut mieux être un meurtrier et un magouilleur que dire des vérités...

BASILE BOLI CONDAMNE



" Une peine de deux ans de prison avec sursis et 30.000 euros d'amende ont été requis à l'encontre de l'ex-footballeur Basile Boli jugé mardi à Nanterre pour abus de confiance dans la gestion d'une association de coopération avec l'Afrique qu'il dirigeait. 
Le ministère public a par ailleurs réclamé une condamnation de 18 mois de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende concernant Patrick Givanovitch, l'ex-bras droit de Basile Boli, poursuivi lui aussi pour abus de confiance. La décision a été mise en délibéré au 15 octobre. 
Soupçonnés d'avoir détourné 250 000 euros de subventions
L'ancien défenseur central de l'Olympique de Marseille et de l'équipe de France, 46 ans et son coprévenu, 53 ans, sont soupçonnés d'avoir détourné 250.000 euros de fonds provenant d'une subvention entre 2007 et 2008 lorsqu'ils étaient, pour l'un, secrétaire général et, pour l'autre, délégué général de l'association Entreprendre et réussir en Afrique (ERA). 
Alloué par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii, anciennement Anaem), l'argent devait servir à aider des migrants d'Afrique de l'Ouest à se réinstaller dans leur pays pour y monter des projets économiques. Mais il a été utilisé à d'autres fins que celles fixées par la convention nouée en septembre 2007 entre l'organisme d'Etat et l'association ERA, selon l'accusation. 
Un audit diligenté par l'Ofii avait ainsi jugé "excessives" les rémunérations de Boli et Givanovitch: 11.000 euros nets par mois pour le premier, 6.000 euros pour le second. 
"Notes de frais et dépassements injustifiés"
A l'audience, la présidente de la 14e chambre correctionnelle Fabienne Siredey-Garnier a examiné un par un les autres griefs, à savoir les notes de frais "injustifiées", les "dépassements" dans les frais de déplacement et les versements effectués dans des entreprises suspectées d'avoir servi de sociétés-écrans. 
Le comptable et le commissaire aux comptes "avaient mis en garde les professionnels d'ERA mais ils ont été dédaignés", a souligné l'avocat de l'Ofii, Me Georges Holleaux, qui a finalement réclamé le remboursement de 250.000 euros au lieu des 496.000 euros annoncés au départ. 
"Il y a peut-être eu des négligences et des imperfections mais c'était dans un contexte de démarrage d'une association qui a peut être été trop ambitieuse", a concédé Patrick Givanovitch, regrettant d'avoir été "vite critiqué" par l'Ofii. "C'est impossible pour moi de m'enrichir sur le compte d'ERA", a affirmé quant à lui l'ancien footballeur d'origine ivoirienne, visage fermé à la barre, disant avoir voulu oeuvrer "pour un continent dont (il est) l'enfant" et "redonner un peu de ce qu'(il) a reçu". "


" Après sa carrière sportive, il s’était rapproché de la vie associative, mais aussi politique. Il avait d’abord décliné une proposition du PS pour être candidat aux élections législatives de juin 2007, avant de soutenir Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle la même année.
Quelques mois plus tard, M. Boli avait été nommé secrétaire national de l’UMP en charge du co-développement, poste qu’il n’occupe plus. "


HALAL



mardi 2 juillet 2013

LEVEE DE L'IMMUNITE PARLEMENTAIRE DE MARINE LEPEN


Si il fallait une preuve supplémentaire de la conspiration UMPS et de l'Europe pour garder leurs privilèges...

DES FRANCAIS EXPULSES D'UN FOYER AU PROFIT DES DEMANDEURS D'ASILE



" Douze personnes actuellement hébergées au Foyer jeunes travailleurs de Clacy ont un mois pour quitter les lieux. Motif : il faut faire de la place pour les demandeurs d'asile.
Ils affichent un sourire de façade mais en réalité, le cœur n'est pas à la fête pour Laurent et ses copains du Foyer jeunes travailleurs (FJT) de Clacy-et-Thierret. « La plupart d'entre nous ne sont pas là par choix, mais nous sommes bien contents d'avoir un toit sur la tête. Malheureusement, cela ne va pas durer… », lâche-t-il amèrement. Les douze locataires viennent d'apprendre qu'ils devraient quitter les lieux le 1er août pour que des immigrés y soient logés.¢


« On a un mois pour faire nos cartons. On nous vire, nous qui payons notre loyer régulièrement, parce qu'il faut faire de la place pour une trentaine de demandeurs d'asile qui vont arriver. Et qui ne paieront rien, bien sûr. C'est dégueulasse ! »

Cette situation alimente toutes leurs conversations, entre colère et inquiétude pour l'avenir. Certains avaient de toute façon prévu de partir. C'est le cas de Laurent, qui vient de trouver un appartement. Cela ne l'empêche pas de se sentir solidaire d'autres, comme Alan. Lui est presque sûr de finir à la rue. « Je viens de terminer mes études et je n'ai pas d'emploi pour le moment. Qu'est-ce que je vais devenir ? »

UNE GALÈRE DE PLUS

Kevin vient de décrocher un CDI. Il commence en septembre. Pas question pour lui de déménager. « Je vais m'accrocher à ce boulot, j'en ai besoin, tout comme j'ai besoin d'un logement. Je ne trouverai rien d'autre car il faudra que quelqu'un se porte caution et je n'ai personne. Le propriétaire voudra aussi trois fiches de paie et comme je commence seulement à travailler, c'est foutu pour moi », explique-t-il.

L'association qui gère le FJT a beau leur avoir assuré qu'elle les aiderait à se reloger, ces jeunes n'en croient pas un mot. « C'est bien connu qu'on peut trouver un appartement à Laon en à peine un mois… », ricane Alan. « On m'a proposé une colocation. Je n'en ai vraiment pas envie, je tiens à mon intimité mais j'ai un peu l'impression que si je refuse, je n'aurai rien d'autre » se désole Johan.

Michel, qui vient de terminer son Tour de France des compagnons, avait trouvé ici un point de chute en attendant d'entrer dans la vie active. « Quand on cherche du travail comme moi ou quand on est ici pour repartir du bon pied dans la vie, ça fout les boules de se faire virer comme des malpropres alors qu'on n'a rien à se reprocher. On a déjà bien galéré dans la vie alors on encaisse beaucoup de choses mais là, c'est trop. » Dans l'adversité, le petit groupe se serre les coudes, bien décidés qu'ils sont à résister « mais de manière pacifique », précisent-ils. "

ZEMMOUR EXPLIQUE L'EVIDENCE A UNE BORNEE D'EXTREME GAUCHE


lundi 1 juillet 2013

MONTPELLIER : ON IMPOSE UN BARBECUE HALAL DANS UNE ECOLE MATERNELLE ( juin 2013 )

" Seule de la viande halal avait été commandée pour le barbecue de la fête d'une école maternelle du quartier du Mas Drevon à Montpellier. Des parents, qui l'ont appris tardivement, ont dénoncé cette décision. La polémique a éclaté sur fond d'amalgame entre respect de la laïcité et racisme. L'inspecteur de l'Education nationale évoque une "incompréhension mutuelle" et appelle au calme. 

"Nous n’avions qu’un seul barbecue et nous manquions de parents pour le tenir." Cette explication de Marie-Line Schrotzenberger, directrice de l’école Surcouf, dans le quartier du Mas-Drevon à Montpellier, certains parents ne l’ont pas comprise. Lors de la traditionnelle fête de fin d’année, mardi 18 juin, elle n’a commandé que des merguez et saucisses halal dans cette maternelle qui accueille une majorité d’élèves musulmans.

La directrice justifie ce choix faute de mieux : "Nos moyens étaient très limités, et la viande non-halal nous restait toujours sur les bras. De plus, chacun était libre d’apporter ce qu’il souhaitait." Et personne ne s’en est privé.

Certains parents découvrent le contenu de la commande au dernier moment

Toujours dans le but d’éviter que cette affaire ne prenne des proportions démesurées, une réunion préparatoire à la fête, annoncée dans le carnet de correspondance des enfants, avait eu lieu le 28 mai. 25 personnes y auraient assisté. Le barbecue de fortune est alors gracieusement bricolé par une personne du centre aéré voisin. Hélas, alors que le compte-rendu est affiché sur la grille de l’école, quelques parents n’apprennent la décision que le jour même. Trop tard pour modifier la commande : la polémique éclate.

Un enseignant de confession musulmane pris à partie

Le seul enseignant de confession musulmane au sein de l’équipe éducative, décrit par tous les parents, même les plus remontés, comme "quelqu’un de bien, profondément laïc et marié à une non-musulmane", est même tenu responsable. Il est pris à partie devant l’école, sur fond de conflits d’ordre privé. L’affaire personnelle se mêle à l’imbroglio public.

Amalgame laïcité et racisme

Jessie Bourret, déléguée des parents d’élèves, raconte : "À leur tour, des parents laïcs ont été invectivés chez eux, par des mamans qui faisaient l’amalgame entre laïcité et racisme." Sous couvert d’anonymat, d’autres parents ont confirmé cette mauvaise ambiance. Ils auraient alors décidé de faire appel à l’inspecteur de l’Éducation nationale de leur circonscription, Jean-Pierre Martin. Pour ce dernier, "il s’agit d’une incompréhension mutuelle. Personne ne l’a fait exprès, personne n’était de mauvaise foi. Cette histoire est réglée." Il explique avoir demandé aux parents de ne pas alimenter la polémique et garantit que l’incident ne se reproduira pas.

L'Inspecteur appelle "à l'apaisement"

"Ces enseignants font un boulot fantastique, même en dehors du temps scolaire, comme c’est le cas ici. C’est, dans le pire des cas, une petite maladresse. J’appelle à l’apaisement." En effet, la loi n’imposant pas aux établissements publics de proposer des repas confessionnels, ceux-ci ne sauraient être les seuls commandés. En revanche, rien n’empêche, comme le propose Jessie Bourret, de "faire deux barbecues, quitte à acheter moins de viande non-halal". Afin que la sérénité revienne dans cette maternelle réputée, par ailleurs, très tranquille. "