jeudi 1 août 2013

AVEC HOLLANDE C'EST COMME EN 40

" La débâcle de juin 1940 fut non seulement l'une des pires défaites militaires, mais le traumatisme majeur de l'histoire de la France au cours du XXe siècle, puisqu'elle déboucha sur l'occupation du pays, l'effondrement de la République, la collaboration du régime de Vichy avec l'Allemagne nazie. La modernisation des Trente Glorieuses, la création de la Ve République qui entendait restaurer le pouvoir de l'État, la construction européenne furent autant de bouleversements fondamentaux visant à interdire la désintégration de la nation et à garantir la liberté. Aujourd'hui, la France est de nouveau confrontée à une menace existentielle qui n'est pas extérieure mais intérieure. La débâcle est économique et non pas militaire, mais ses ressorts sont identiques.

Les historiens ont montré que les deux raisons souvent évoquées pour expliquer le désastre de 1940 sont fausses. Les Alliés ne disposaient d'aucune infériorité matérielle, notamment dans le domaine des armes modernes, puisqu'ils alignaient 4 204 chars, contre 2 439 pour la Wehrmacht, et 4 469 avions, contre 3 578 pour la Luftwaffe. Les soldats français, en dépit de la criminelle impéritie de leur commandement, se sont battus âprement dans des situations désespérées, au prix de 92 000 morts et de 250 000 blessés, et les réservistes ne l'ont nullement cédé en valeur aux soldats de métier.

Marc Bloch a donc vu juste en affirmant que les causes de la défaite ont d'abord été intellectuelles. Il rejoignait le général Erich von Manstein - le stratège ayant inventé la percée des Ardennes puis le fatal coup de faux par lequel les armées alliées furent disloquées en quatre semaines -, qui avait analysé durant la drôle de guerre les faiblesses de l'adversaire en ces termes : "Les Français veulent en toutes circonstances agir avec sûreté ; ils s'exposent à faire détruire leur plan de bataille avant qu'il ait pu être mis à exécution et à être ainsi à la remorque des événements dès le début de l'action. Nous opposons à la façon d'agir des Français la rapidité de penser, de décider, d'ordonner et d'agir."

En 1940, la France n'a pas été battue par des forces supérieures, mais par une stratégie conjuguant l'erreur, le déni de la réalité et l'immobilisme. Confiance absolue autant qu'illusoire dans la ligne Maginot et la forêt des Ardennes déclarées infranchissables. Enfermement statique face à la guerre éclair jugée chimérique et à la mécanique de choc et de vitesse réalisée par l'utilisation conjointe des chars et de l'aviation. Stupeur et passivité face à la surprise et à l'imprévu. Culte de la hiérarchie et du contrôle contre une doctrine d'emploi et de liberté d'action à tous les niveaux. Éloignement du haut commandement des combats et déficience chronique du renseignement et des transmissions.

La crise de la mondialisation amplifie la guerre économique qui déterminera la hiérarchie des continents et des nations au XXIe siècle. Les États-Unis de Barack Obama sont redevenus la nation la plus compétitive grâce aux gains de productivité du travail, à la chute du prix de l'énergie, à la restructuration du secteur financier et à l'investissement dans les technologies de l'information. La Chine de Xi Jinping fait basculer son modèle économique vers la demande intérieure, remonte la chaîne de la valeur ajoutée et internationalise le yuan. Le Japon de Shinzo Abe joue le tout pour le tout en tentant de casser le carcan de deux décennies de déflation par le doublement de la masse monétaire et la dévaluation compétitive du yen. L'Allemagne d'Angela Merkel se réforme en permanence pour devenir un centre d'attraction pour les talents, les entreprises et les capitaux tout en acclimatant sa nouvelle position de seul leader de l'Europe et de la zone euro. Sous les BRICS pointe une nouvelle vague d'émergents, de l'Indonésie et des Philippines au Mexique en passant par le Nigeria.

Dans ce moment d'accélération de l'Histoire, la France de François Hollande se veut une île immobile au milieu des flots déchaînés, mettant en oeuvre, toutes proportions gardées, ces mêmes principes qui firent la déroute de 1940. Déni du réel avec le mantra selon lequel les crises de la mondialisation et de l'euro sont derrière nous tandis que la divine providence de la reprise est apparue. Conduite de la guerre économique du XXIe siècle avec les idées des années 70, de l'économie administrée au modèle "taxer plus pour dépenser plus". Condamnation de la réforme au profit de dérisoires lignes Maginot : sanctuarisation du secteur public ; extension sans fin de l'État-providence ; protectionnisme larvé sous couvert d'écologie ; exaltation de l'exception française. Ignorance des entreprises qui sont l'équivalent des divisions blindées de 1940 dans la compétition mondiale et qui se battent ligotées par les impôts et la réglementation comme de l'environnement neuf créé par la mondialisation et par l'euro. Culte du malthusianisme et de l'étatisme contre le risque, l'innovation et le dynamisme de la société civile. Dénigrement hautain de tout ce qui marche partout ailleurs et reconduite systématique des politiques et des équipes qui ont échoué.

Surtout, la France de 2013 comme celle de 1940 souffre de l'absence de leadership et de stratégie. Comment ne pas retrouver François Hollande sous les traits du général Gamelin, peint par Jacques Chastenet, le grand historien de la IIIe République : "Très fin, très cultivé, grand admirateur de Bergson, fort courtois, il possède un don peu contestable de séduction. Seulement, son intelligence même et l'habitude qu'il a de considérer les questions sous tous leurs aspects paralysent sa volonté. Conférencier persuasif, dialecticien retors, ingénieux faiseur de plans, il se montre plus habile à exposer les difficultés, et parfois à les esquiver, qu'à les trancher. Peut-être aussi n'a-t-il pas, dans le fond de son cœur, parfaitement confiance dans l'outil qu'il est appelé à manier. Bref, il n'est pas, dans le sens plein du mot, un chef.". À l'égal de Maurice Gamelin François Hollande fait partie des hommes qui font plus de mal à leur pays par leur incapacité que nombre d'ambitieux. Son inaptitude à l'action et à la décision dans le monde réel promet non seulement notre économie à la faillite mais menace la République qu'il place à la merci du Front national et l'euro qu'il met dans les mains des marchés financiers. "

LA FRANCE PRISE EN OTAGE PAR LES GENS DU VOYAGE


mercredi 31 juillet 2013

CES RICHES GENS DU GOLFE EN VACANCES A PARIS

" Comme chaque été, ce riche Saoudien a ses habitudes. Il loue une suite au Bristol, au 112, rue du Faubourg-Saint- Honoré, à cinq mille euros la nuit, pour une semaine, parfois deux, voire un mois entier. Dans ce palace, il se sent comme un coq en pâte. Le cadre est luxueux, le personnel aux petits soins, et il se situe un peu à l’écart de l’agitation du quartier, ce qui arrange notre client. Chaque jour, l’homme se lève aux alentours de midi, mange l’équivalent d’une vache charolaise, puis rejoint l’avenue des ChampsÉlysées et s’installe à la terrasse du Deauville, le QG de bon nombre de touristes venus du golfe Persique. 

À l’image de la majorité des sept cent mille visiteurs originaires de cette région qui se rendent à Paris chaque année, l’homme s’en tient là. Les Champs, l’avenue Montaigne, la place de l’Étoile… et basta ! Pas question d’aller écouter un opéra, visiter un musée, et encore moins flâner sur les bords de Seine. Non. Sa suite, son chauffeur et sa terrasse du 75 de la plus belle avenue du monde lui suffisent amplement. Le milliardaire saoudien a tout prévu, ou presque… Pour aller aux toilettes du Deauville, le client doit passer par un couloir particulièrement étroit, et le « malheureux » pèse près de deux cents kilos ! Que faire ? Changer d’établissement ? Jamais de la vie ! C’est ici que ses copains du Golfe s’installent pour se montrer et regarder les jolies filles qui déambulent sur l’avenue, donc c’est ici qu’il passera ses vacances. Choisir un hôtel plus proche, de façon à pouvoir rallier sa suite en cas de besoin ? Il ne l’envisage pas une seconde, car ce serait moins chic que de loger au Bristol ! Non, le nabab a une bien meilleure idée : garder sa suite et louer également une chambre au Marriott, au 70, avenue des Champs-Élysées, à seulement cent quarante mètres de sa terrasse favorite ! Et dès qu’il a envie d’aller au petit coin, plutôt que de s’écorcher un bourrelet, il dispose de ses toilettes (quatre étoiles) personnelles ! 

Le chauffeur n’en revient toujours pas. En cinq ans de carrière, c’est la première fois qu’il se voit confier une mission aussi saugrenue. Au volant de sa Lamborghini, comme chaque matin, il attend un jeune Qatari de quinze ans qui tarde à sortir de son hôtel. Ce bolide, ses parents le louent mille cinq cents euros par jour pendant une semaine pour que le pauvre petit ne soit pas trop déboussolé, seul à Paris. Comme il a la même au pays, papa veut qu’il se sente comme chez lui ! Du côté passager de la voiture, ses parents ont même fait installer un écran avec un lecteur DVD pour que leur fiston regarde des films si jamais il venait à s’ennuyer. Pendant toutes les vacances de l’adolescent, le chauffeur est tenu de faire des allers-retours entre la place de la Concorde et le rond-point des Champs-Élysées. Toutes les après-midi, jour après jour, le trajet ne change pas d’un pouce. Ah, si ! Un jour il l’a emmené à Eurodisney… Ces deux anecdotes ne représentent en fin de compte qu’un infime échantillon des caprices formulés chaque année par ces « drôles » de touristes dans le quartier des Champs-Élysées. Un prince saoudien qui débourse quinze mille euros pour privatiser un cinéma à trois heures du matin, une riche Qatarie qui loue une limousine juste pour stocker ses courses effectuées avenue Montaigne, ou encore des restaurants qui investissent dans des narguilés pour s’adapter aux plaisirs de leurs nouveaux habitués…

Rien n’est trop beau pour ces voyageurs venus du Moyen-Orient. Un chauffeur professionnel ayant été employé par des conciergeries de luxe et des palaces parisiens témoigne : « Ils vivent sur une autre planète. Une fois, j’ai eu affaire à un spécimen qui voulait porter plainte contre ma société car la voiture qui l’attendait n’avait pas de vitres teintées ! Dans un autre genre, j’en ai eu un qui m’a demandé si la France ne prévoyait pas de faire construire une piste d’atterrissage à côté des Champs-Élysées, car ce serait plus pratique. J’ai également été confronté à un gamin qui m’a proposé cinq mille euros en liquide pour que je ne dise pas à son père, qui était resté à l’hôtel, que je l’avais laissé se balader tout seul pendant trente minutes. Ils sont complètement déconnectés de la réalité. Ils passent leur temps à faire les beaux sur les Champs, à montrer qu’ils sont là, alors que tout le monde s’en moque. Et ils ont tellement d’argent, c’est fou. Ils achètent tout et n’importe quoi, pourvu que ça soit une marque prestigieuse. Chanel, Guerlain, Vuitton, et tout le reste. Quand ils entrent dans une boutique, ils choisissent même des produits totalement au hasard, juste histoire de ressortir avec des sacs pleins à craquer. C’est affligeant. » Non content de l’arpenter, les milliardaires du Golfe commencent à s’offrir des petits bouts de la plus belle avenue du monde et de ses environs ! 

En juin 2012, le fonds d’investissement qatari, Qatar investment authority (QIA), s’offrait ainsi l’immeuble de 27 000 mètres carrés abritant les magasins Virgin et Monoprix, au 52-60, avenue des Champs-Elysées, pour plus de 500 millions d’euros. Deux ans plus tôt, l’ancien siège de la banque HSBC, au 103 de l’avenue, passait aux mains qataries pour 440 millions d’euros. Quant au fonds souverain qatari, Qatar national hotel company, déjà propriétaire du Royal Monceau, avenue Hoche, il ouvrira prochainement un nouveau palace, Le Peninsula, avenue Kleber, annoncé en 2014. En outre, la banque centrale du Qatar possède la galerie commerciale Élysées 26, comprenant de nombreux bureaux et logements. Les Saoudiens ne sont pas en reste. Depuis novembre 2010, l’Hôtel de Crillon, place de la Concorde, est la propriété de la famille royale. Coût de l’opération : 250 millions d’euros. L’hôtel George-V, situé sur l’avenue du même nom, fait partie d’une chaîne hôtelière tenue par la holding du petit-fils du roi Ibn Saoud, le fondateur de l’Arabie Saoudite. « À ce rythme-là, ils vont bien finir par la construire, leur piste d’atterrissage », conclut astucieusement notre chauffeur. "


Et dire qu'il y a des gens qui crèvent de faim...

HAUSSE DES TAXES SUR LES BILLETS D'AVION

" La taxe de solidarité sur les billets d'avion, dite "taxe Chirac", sera augmentée de 12,7% en 2014 en France afin d'accroître l'aide financière au développement, a-t-on appris mardi de source gouvernementale.
Cette décision s'inscrit dans le cadre du Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) qui doit se réunir mercredi à Paris, pour la première fois depuis 2009, afin de fixer les grandes orientations de la France en matière d'aide au développement.
Le produit de la "taxe Chirac" entrée en vigueur en France en 2006 et appliquée depuis par d'autres pays, finance les programmes de l'organisme international Unitaid et rapporte quelque 200 millions d'euros par an.
La taxe, dont le montant varie selon la durée du vol, la destination et la classe, n'avait pas été augmentée en France depuis son entrée en vigueur. Dans un communiqué publié mi-juillet, François Hollande avait annoncé son intention de la revaloriser.
Le CICID, auquel participera une grande partie du gouvernement, doit déboucher sur un projet de loi de programmation et d'orientation de la politique du développement.
Ce texte, qui constitue une première, devrait être déposé au Parlement d'ici la fin de l'année avant un débat début 2014, a précisé une source gouvernementale. "

mardi 30 juillet 2013

RESULTAT MOROSE SUR LES SOLDES D'ETE 2013

" Depuis cinq ans, les ventes d’habillement reculent en France. Cela ne devrait pas s’arranger en 2013 pour les soldes d’hiver qui vont se dérouler du 9 janvier au 12 février. Selon plusieurs études, les Français dépenseront moins, et donneront moins dans le superflu.

Selon le sondage Ipsos pour le Conseil national des centres commerciaux, 76% d’entre eux iront bien arpenter les allées des magasins durant les promotions, soit autant que l’année dernière. Il faut dire que, d’après l’étude Ifop pour Spartoo.com, 70% des Français ont reporté leurs achats nécessaires en attendant les soldes. C’est 30% de plus que les autres années.

Un budget qui fond d'année en année

Par ailleurs, selon Ipsos, ils sont 45% à affirmer qu’ils achèteront moins. Le budget moyen qu’ils comptent allouer à leurs achats continue ainsi de fondre. De 251 euros début 2011, en passant par 244 début 2012, il est à 223 euros cette année selon Ipsos et 229 euros pour l'Ifop.

La quasi-totalité des sondés a donc pour motivation première de faire des bonnes affaires. A 71%, ils veulent acheter ce qu’ils ne pourraient acquérir hors soldes. Pour plus du tiers du panel Ipsos (34%), la motivation majeure n’est plus de se faire plaisir mais de combler des besoins.

L’attrait pour l’achat utile est encore plus flagrant dans l’enquête Ifop. Selon ses résultats, 52% des Français vont acheter des produits qui correspondent à leurs besoins pendant les soldes.

Des chiffres qui dénotent une grande frilosité, certainement lié au fait que pour 56% d’entre eux, selon l’enquête d’Ipsos, le "gros de la crise reste encore à venir". "

LE GOUVERNEMENT ENVISAGE UNE HAUSSE DE LA CSG

" Bruno Le Roux, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, a déclaré ne pas écarter la piste de l'augmentation de la Cotisation sociale généralisée (CSG) pour financer la réforme des retraites. L’État doit trouver 7 milliards d'euros d'ici 2020. Quels sont les avantages et les inconvénients d'une éventuelle hausse de la CSG ? 

Philippe Crevel : La CSG, depuis son introduction, est une véritable success story des prélèvements obligatoires. Fixée initialement à 1,1 %, le taux de la CSG a été relevé à plusieurs reprises pour atteindre désormais 7,5 % auquel il faut ajouter la Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) dont le taux est de 0,5 %. La  CSG a deux grandes qualités, son efficacité et sa simplicité. Du fait de sa large assiette qui englobe la quasi-totalité des revenus, son rendement est élevé. En 2012, la CSG a rapporté plus de 90 milliards d’euros contre un peu moins de 60 milliards d’euros pour l’impôt sur le revenu. A l’exception des minimas sociaux, des petites pensions et des revenus de l’épargne défiscalisée, rien n’échappe à l’assiette de la CSG. Efficace et simple ; en effet, il s’agit d’une contribution proportionnelle sans quotient familial, sans niche fiscale, sans réduction d’impôt…

Le revers de la CSG est directement lié à ses qualités. En ponctionnant tout ou presque, elle frappe directement le pouvoir d’achat des ménages quel que soit leur niveau de revenus. Il ne s’agit pas d’un impôt progressif à la différence de l’impôt sur le revenu. Le relèvement de la CSG pourrait accélérer le repli de la consommation et donc freiner l’éventuel retour de la croissance. Dans le programme de François Hollande, une proposition prévoyait une fusion de la CSG avec l’impôt sur le revenu. Cette promesse, comme d’autres, semble être actuellement oubliée. Son application aurait pu avoir comme conséquence que le mauvais impôt (sur un plan de rentabilité) remplace le bon impôt. De ce fait, il n’est pas étonnant que le grand soir fiscal soit remisé au placard. La recherche de ressources nouvelles pour endiguer le flot des déficits incite le pouvoir à maintenir en état la CSG. Le problème de François Hollande est d’arbitrer le montant de l’augmentation et l’affectation des ressources nouvelles ainsi dégagées. Or, il y a pléthore de besoins : l’assurance-maladie, la dépendance, la retraite, la Caisse de remboursement de la dette sociale… Tout le monde ne pourra pas être servi. Cette hausse permet-elle d'éviter d’alourdir le coût du travail et de conserver la compétitivité des entreprises comme l'avance le gouvernement ? De quelle façon ? Comme en 1995 et 1998, le gouvernement pourrait décider de transférer une partie des cotisations sociales sur la CSG. Il y a alors deux options, soit jouer sur les cotisations patronales mais cela aboutirait à diminuer le pouvoir d’achat des salariés, soit jouer sur les cotisations salariales, l’augmentation de la CSG étant compensée par le relèvement du salaire net qui est automatiquement moins chargé.

Dans le premier cas, la compétitivité des entreprises est fortement améliorée ; dans le second, le gouvernement répartit sur une assiette plus large le financement de la retraite. La CSG permet, en effet, de faire participer les retraités et les détenteurs de capitaux.  Évidemment, la CSG évite un alourdissement des cotisations mais il faut savoir qu’in fine, c’est toujours l’individu qui paie la taxe. Plus de CSG, c’est obligatoirement moins de pouvoir d’achat et de demande adressée aux entreprises... L'augmentation de cette taxe peut-elle avoir un impact sur l'âge légal de départ à la retraite ? Il n’y a pas de lien direct entre la CSG et l’âge légal de départ à la retraite si ce n’est qu’il est certain que les retraités seront amenés à contribuer plus. Le gouvernement cherche par tous les moyens de ne pas recourir à l’âge pour tenter d’équilibrer les comptes de l’assurance-vieillesse d’ici 2020. Pour équilibrer, nos retraites, l’âge de départ effectif à la retraite qui est, aujourd’hui de 61 ans, devrait remonter à 63 ans en 2020 et à 65 ans en 2030. Rien d’impossible à condition d’accepter de relever la ligne d’horizon, c'est-à-dire l’âge légal. Tous nos partenaires ont opté pour cette voie ; certes, nous sommes plus intelligents que l’ensemble des Européens réunis mais cela ne doit pas nous interdire d’ouvrir les yeux.   

Le projet de loi sur les retraites est-il possible sans augmentation d'impôt, comme le souhaiterait le gouvernement ? Le gouvernement a très peu de marges de manœuvre en refusant de recourir au curseur de l’âge. En jouant sur la durée de cotisation, il peut espérer au mieux 5 à 6 milliards d’euros et cela en prenant l’option d’un relèvement rapide. De ce fait pour combler le trou des 20 milliards d’euros, il ne peut guère se priver de l’instrument des prélèvements obligatoires. Il pourra rogner sur les droits familiaux, un milliard d’euros ou toucher à quelques avantages, il n’en demeure pas moins que les impôts, taxes et contributions seront au rendez-vous. La fiscalisation des majorations familiales accordées aux familles de plus de 3 enfants est certainement incontournable. 

Le Medef tente d’imposer un relèvement de la CSG pour éviter l’augmentation des cotisations sociales. L’organisation patronale est certainement disposée à accepter une petite avancée sur la pénibilité si le gouvernement faisait un petit geste en sa faveur. Les retraités devraient être également mis à contribution soit au titre de la CSG, soit au titre de la suppression de l’abattement de 10 % à l’IR  pour frais professionnels qu’ils n’ont plus. Le problème vient que le retraité a un énorme défaut, il vote aux élections ce qui peut calmer les ardeurs à quelques mois des élections municipales. Pour éviter d’être accusé de se renier, le pouvoir indiquera que les augmentations n’en sont pas ; qu’il s’agit de chasse aux niches fiscales indues… Tout est une question de vocabulaire… "

ENCORE UNE HAUSSE DES IMPOTS POUR 2014

" François Hollande a reconnu la necessité d'augmenter une nouvelle fois les impôts, «dans l'idéal, le moins possible», s'était-il empressé de préciser lors de son interview du 14 Juillet. En 2014, ces hausses d'impôts devront être ciblées. Le ministère du Budget envisagerait en effet de taxer davantage les plus aisés en reconduisant partiellement le gel du barème de l'impôt sur le revenu pour les plus riches sur la déclaration de 2014 (sur les revenus de 2013), avance Le Parisien-Aujourd'hui en France . En clair, le taux d'imposition ne sera pas revalorisé au même rythme que l'inflation pour les foyers les plus aisés.
Traditionnellement, la grille sur laquelle repose le calcul de l'impôt sur le revenu (IR) évolue en fonction de l'inflation: cela permet aux ménages qui voient très souvent leurs revenus augmenter (salaires, pensions) en fonction du coût de la vie de ne pas payer plus d'impôt de ce seul fait.
En 2011, François Fillon alors premier ministre avait décidé de suspendre cette indexation pour les revenus de 2011, imposés en 2012 et pour les revenus de 2012, imposés en 2013. La mesure a rapporté 1,7 milliard d'euros supplémentaires à l'État cette année, via l'imposition de 400.000 foyers supplémentaires et une hausse généralisée de l'IR de 2,1 % cette année - qui touche aussi bien les ménages aisés que les classes moyennes et modestes.
Le gouvernement ne souhaiterait pas renouveler exactement l'expérience mais plancherait sur un gel du barème ciblé. Les deux premières tranches du barème seraient ainsi réindexées sur l'inflation.

À l'inverse, les quatre tranches supérieures seraient, elles, de nouveau gelées, selon le Parisien. «Sur les 19,7 millions de foyers fiscaux français, près de 8 millions seraient concernés par la mesure», souligne Joël Laus, coordinateur du Guide pratique du contribuable et affilié au syndicat Solidaires-Finances publiques. Les hausses d'impôts s'échelonneront de quelques dizaines d'euros à quelques milliers d'euros, ajoute-t-il.
Gain de 500 millions à un milliard pour l'État

À titre d'exmple, un célibataire dont les revenus de 2012 se situeraient dans la troisième tranche (20.000 euros) paiera 23 euros supplémentaires, 162 euros s'il appartient à la quatrième tranche (35.000 euros), 626 euros pour ceux qui sont dans la cinquième tranche (100.000 euros), et 1772 euros s'il se situe dans la sixième tranche (200.000 euros), selon les simulations du syndicat Solidaires-Finances publiques qui se base sur une inflation de 2%. Pour un couple marié avec deux enfants, la hausse supplémentaire d'impôt atteindrait 19 euros pour les familles imposées dans la troisième tranche (40.000 euros de revenus) et de 3059 euros pour les familles ayant gagné 600.000 euros en 2012. «Pour les couples mariés avec enfant, la mesure aura une incience sensible à partir de 70.000 euros de revenus annuels», précise Joël Laus. Au total, le gain pourrait être de 500 millions à un milliard d'euros pour l'État, affirme Joël Laus.
Et pour trouver les 6 milliards d'euros qui manquent encore, Bercy pourrait également revoir certaines niches fiscales et l'avantage procuré par le quotient familial. Mais les catégories les plus défavorisées ne seraient pas non plus épargnées par cette mise à la diète. La prime pour l'emploi pourrait à nouveau être gelée en 2014. "


Et on verra ce brave HOLLANDE se pointer à un show télévisé, où il nous dira avec son air consterné, qu'il n'a pas pu faire autrement !