vendredi 28 mars 2014

ABDELKADER MERAH : UNE CHANCE POUR LA FRANCE SE RADICALISE

" Abdelkader Merah se radicalise. Un enregistrement, réalisé à son insu en prison, vient d'en apporter une nouvelle confirmation. Cet islamiste fondamentaliste de 31 ans est soupçonné d'être l'inspirateur des 7 assassinats perpétrés par son jeune frère Mohamed, à Toulouse et à Montauban, en mars 2012. Un militaire et un lycéen juif avaient, par ailleurs, été grièvement blessés. 

Ce vendredi après-midi, le détenu avait demandé à être extrait de sa cellule de la prison de Villepinte pour plaider lui-même sa cause, aux côtés de ses avocats. Abdelkader Merah, arborant une barbe fournie, a donc comparu devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris pour faire appel du rejet d'une précédente demande de remise en liberté, prononcé le 13 mars dernier. Il a d'ailleurs fait une longue déclaration de près d'une heure, se posant en victime du système judiciaire. 

Pour justifier de son maintien en détention, le parquet général a fait état, dans son réquisitoire, d'un élément passé inaperçu jusqu'à présent: une "sonorisation" (un enregistrement) du parloir de sa prison. Dans ses conversations avec sa mère Zoulika, Abdelkader Merah se réjouit des assassinats perpétrés par son frère. 
"Par Allah, c'est le meilleur cadeau que m'a fait Mohamed"

Ainsi le 3 octobre 2012, sept mois après les faits. 

(Abdelkader Merah) _ Tu vois, Mohamed est parti. Que Dieu ait son âme pour la bonne cause. 
(Zoulika) _ Un type au consulat (Ndlr: la famille est d'origine algérienne) m'a dit: "C'est vous la mère des hommes bons?" Ils étaient contents. 

(A.M) _ C'est ce qu'ils ont fait, les Français, en Algérie. (rires) 

(Z) _ Il m'a dit : "Tu as mis au monde des hommes"... 

(A.M) _ ... Oui et un chien. 

(Abdelkader fait manifestement référence à l'aîné des frères Merah, Abdelghani. Au cours de l'instruction et dans la presse, ce dernier a dénoncé l'influence d'Abdelkader sur Mohamed.) 

Le lendemain, la mère et le fils ont une nouvelle conversation, toujours au parloir de la prison: 
(Abdelkader Merah) _ Par Allah, c'est le meilleur cadeau que m'a fait Mohamed (...) Par Allah, c'est le meilleur cadeau qu'il m'a été donné et c'est sérieux. 

(Z) _ Si tu avais un enfant et qu'il allait devenir comme lui ? (...) 

(A.M) _ Inch'Allah... Quelle réussite s'il devenait comme lui (...) Je l'appellerais Mohammed Abou Youssef. Inch'Allah... 

L'échange ne prouve pas en lui-même la complicité d'assassinats mais démontre, une nouvelle fois, la radicalité d'un homme qui détenait sur son I Pod de nombreux fichiers à la gloire des "martyrs" du djihad armé. Abdelkader Merah affiche désormais ses convictions au bas de chacun de ses procès-verbaux où, en plus de sa signature, il appose des phrases en arabe stigmatisant les "mensonges" des magistrats, qualifiés de "mécréants". Ce qui ne facilite pas la tâche de ses avocats, les pénalistes Eric Dupond-Moretti et Me Tiffany Dhuiege. 

Si les juges décidaient de son renvoi devant une cour d'assises, Abdelkader Merah serait au coeur du procès, Mohamed ayant été neutralisé par le Raid lors de l'assaut de son appartement. Les deux autres mis en examen _ l'un est soupçonné d'avoir été présent lors du vol du scooter utilisé par le terroriste et l'autre de lui avoir fourni des armes _ apparaissent en effet comme des seconds rôles.
  
Concernant l'éventuelle remise en liberté d'Abdelkader Merah, la chambre de l'instruction a mis sa décision en délibéré à mardi."


MUNICIPALES : LE FN, UNE BONNE CLAQUE AUX PETITES MAUVAISES ODEURS

" Le second tour des élections municipales a lieu ce dimanche. L'enseignement principal des résultats du premier tour est la spectaculaire poussée du Front national. Le parti de Marine Le Pen a déjà conquis une mairie, celle d'Hénin-Beaumont avec la victoire de Steeve Briois. Et le FN semble être en mesure d'en remporter d'autres. Fréjus, Forbach, Saint-Gilles, Béziers, Perpignan ou encore Avignon, autant de villes qui seront particulièrement scrutées ce dimanche. De quoi faire peur aux Français ? Pas vraiment, comme le laisse à penser un sondage CSA publié ce vendredi dans les colonnes de Nice-Matin. 

Interrogés sur leur souhait de victoire à l’issue du second tour des municipales, les Français placent à égalité, à 31% chacune, les listes de gauche et de droite. Mais 17% des personnes interrogées répondent les listes du parti de Marine Le Pen. Ces listes jouent quant à elles le rôle de "trouble fête par rapport au traditionnel clivage gauche-droite" et montrent "qu'une partie de la population est très réceptive aux idées et au programme du parti", indique Yves-Marie Cann de l'institut CSA à Nice-Matin. Cette enquête semble donc confirmer la dédiabolisation du Front national 

Mais ce sondage indique également que "62% des personnes interrogées estiment que les maires FN seraient des gestionnaires de même niveau que ceux de gauche ou de droite". Cette même enquête révèle aussi que plus d’un Français sur deux (55%) estiment que l’élection de maires FN ne constituerait pas un danger pour l’avenir des communes. Ce qui, selon Yves-Marie Cann, montre que dans l'esprit des personnes sondées, voter pour élire des maires FN "c’est le jeu de la démocratie, et si les résultats ne sont pas au rendez-vous, comme pour les autres partis, les élections suivantes seront l’occasion de ramener ces élus dans l’opposition." Rendez-vous est pris pour dimanche.

Sondage exclusif Institut CSA/Nice-Matin, réalisé par internet du 25 au 27 mars 2014.
 Echantillon national représentatif de 997 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. "

jeudi 27 mars 2014

L'UKRAINE LE PROCHAIN GOUFFRE FINANCIER EUROPÉEN

" Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé jeudi une aide de 14 milliards à 18 milliards de dollars (10,2 à 13 milliards d'euros) pour l'Ukraine, initiative qui permettra de débloquer de nouveaux crédits d'un montant total de 27 milliards de dollars sur les deux prochaines années.

Le FMI veut ainsi aider l'Ukraine à honorer les prochaines échéances de sa dette - elle doit rembourser 10 milliards de dollars en 2014 - après des mois de protestations populaires qui ont débouché sur l'éviction du président Viktor Ianoukovitch et sur une confrontation avec la Russie, cette dernière ayant annexé la région autonome de Crimée.

Cette aide est toutefois accompagnée de contreparties douloureuses pour la population, telles qu'une forte augmentation des tarifs du gaz, susceptibles d'alimenter un mouvement de contestation contre le gouvernement provisoire dans un pays déjà fragilisé.

"La mission des services du FMI et les autorités ukrainiennes se sont entendues sur un programme de réformes économiques pouvant recevoir l’appui d’un accord de confirmation de deux ans avec le FMI", écrit le Fonds dans un communiqué.

Cet accord est subordonné à l'aval du conseil d'administration du FMI, qui l'examinera en avril, "une fois que les autorités auront adopté un train de mesures préalables énergiques et globales propres à stabiliser l'économie et à créer les conditions d'une croissance durable".

Le Parlement ukrainien doit pour sa part entériner les conditions posées par le FMI. Un vote pourrait avoir lieu dès ce jeudi et le Premier ministre Arseni Iatseniouk, qui se dit à la tête d'un gouvernement "suicide" en raison de l'impopularité des mesures à prendre, a exhorté les élus à approuver ce programme.

Parmi les réformes exigées par le FMI, l'Ukraine va devoir laisser sa monnaie, la hryvnia, fluctuer davantage par rapport au dollar, augmenter les tarifs du gaz consommé par les ménages, procéder à une refonte des finances du secteur de l'énergie et adopter une politique budgétaire plus rigoureuse.

Exposant les détails de l'accord, le chef de la mission du FMI en Ukraine Nikolaï Gueorguiev a ajouté qu'il était important de réformer les procédures d'attribution des marchés publics afin de lutter contre la corruption et de réduire les dépenses de l'Etat.

PAYS "AU BORD DE LA FAILLITE"
"L'Ukraine est au bord de la faillite économique et financière", a déclaré Arseni Iatseniouk, ajoutant que le PIB risquait de se contracter de 10% cette année, sans compter le risque de faillite du pays, sans validation de l'accord et des contreparties exigées par le FMI.

Il a prévenu que le prix auquel l'Ukraine achète le gaz russe devrait bondir de près de 80% en avril, à 480 dollars les 1.000 mètres cubes. Il estime en outre que l'inflation se situera entre 12% et 14% cette année.
Son gouvernement a déjà annoncé mercredi une augmentation spectaculaire, de 50%, du prix du gaz à partir du 1er mai pour les consommateurs ukrainiens, une mesure rejetée par le gouvernement précédent pro-russe renversé par la rue.

Nikolaï Gueorguiev s'est abstenu de préciser quel serait le montant de la première tranche d'aide du FMI.
L'Ukraine a fait savoir qu'elle avait un besoin urgent de trésorerie pour couvrir ses dépenses et éviter un éventuel défaut de paiement. Le ministre ukrainien des Finances a avancé pour 2014 une prévision de contraction de 3% du PIB, l'économie locale étant affaiblie par des années de mauvaise gestion et de crises politiques.

Les obligations en dollars de l'Ukraine ont grimpé à leurs plus hauts niveaux en plusieurs semaines après cet accord. En parallèle, le coût d'assurance contre un défaut de la dette ukrainienne a diminué, le CDS à cinq ans touchant son plus bas niveau en deux mois.

Par ailleurs, la Banque européenne de Reconstruction et de Développement (Berd) a annoncé qu'elle pourrait apporter jusqu'à un milliard d'euros par an à l'Ukraine.

La Berd avait promis ce mois-ci à l'Ukraine un programme d'aide de cinq milliards d'euros sur six ans à condition que le pays accepte les conditions posées par le FMI et lutte contre la corruption.

La banque a par ailleurs renouvelé sa prévision de contraction de l'économie ukrainienne cette année. "La Berd continuera à surveiller l'évolution de l'économie en Ukraine et ajustera son approche en fonction", a-t-elle dit. "

ALERTE TERRORISTE : LA PRESSE ET L'ETAT MINIMISENT

" Les services de renseignement français ont évité un attentat terroriste sur la Côte d’Azur, organisé par un jeune Français, un bon Français, qui revient de vacances jihadistes en Syrie.

Le 17 février dernier, 900 grammes d’explosifs artisanal de type TATP qu’on fabrique dans une cuisine, le même qui a été utilisé dans les attentats de Marrakech en 2011, ont été découverts dans un appartement de Mandelieu-La-Napoule où vivait un jeune musulman de 23 ans interpellé quelques jours plus tôt. Les explosifs étaient entourées de vis et de clous fixés avec du scotch pour que les dégâts soient les plus meurtriers et les plus importants possible.

Une arme et du matériel informatique ont également été saisis.

Le jeune musulman en question était affilié à la cellule terroriste démantelée en 2012 après l’attaque à la grenade d’un commerce juif à Sarcelles en septembre 2012, et qui avait ses bases à Cannes et à Torcy en région parisienne. Il avait échappé au filet de la police anti-terroriste et était parti en Syrie parfaire son entraînement.

Certains membres du groupe étaient également des activistes d’organisations françaises pro-palestiniennes. "

LA VOIX DE LA RUSSIE : LA REPUBLIQUE REMPLACE LA DEMOCRATIE

LA VOIX DE LA RUSSIE : LA RIPOUXBLIQUE

mercredi 26 mars 2014

CHIFFRES DU CHÔMAGE : TOUJOURS PAREIL CA MONTE

" La hausse du chômage s'est nettement accélérée en février en France, une mauvaise nouvelle pour le gouvernement à quatre jours du second tour d'élections municipales très mal engagées par la majorité socialiste.
Le ministère du Travail a fait état mercredi d'une augmentation de 31.500 du nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A, sans la moindre activité, en raison d'une poursuite de la hausse chez les seniors et d'un coup d'arrêt à la baisse chez les moins de 25 ans.
Un nouveau total record de 3.347.700 demandeurs d'emplois de catégorie A étaient ainsi recensés fin février en France métropolitaine, soit 0,9% de plus en un mois.
Il s'agit de la plus forte hausse enregistrée depuis les 33.200 d'avril 2013 si l'on écarte les chiffres de septembre, qui avaient été gonflés par la correction d'une défaillance informatique à l'origine d'une nette baisse en août.
Elle intervient alors que l'année 2013 s'était achevée sur une note plus positive s'agissant des deux autres mesures de l'emploi que sont les effectifs du secteur privé et le taux de chômage au sens du BIT (Bureau international du travail) publiés tous deux par l'Insee.
En ajoutant les catégories B et C, les personnes qui ont exercé une activité réduite, le nombre d'inscrits à Pôle emploi a progressé de 0,2%, soit 7.900 personnes, le mois dernier pour s'élever à 4.937.800 en métropole et 5.236.300 en incluant les départements d'Outre-mer.
Sur un an, la hausse est de 4,7% pour la catégorie A en métropole et de 4,8% pour les catégories A, B et C.
Dans un communiqué, le ministère du Travail déclare que ces chiffres "contrastent avec les derniers indicateurs disponibles tant sur le front de l’emploi et du chômage que sur celui de l’activité économique".
Il fait valoir que cette dernière "présente des signes de reprise de plus en plus tangibles, avec, entres autres, un indicateur de climat des affaires et des perspectives de production qui se redressent."
FORTE HAUSSE DES SORTIES DE PÔLE EMPLOI
Quant à la divergence constatée avec les indicateurs publiés par l'Insee, le ministère indique qu'elle "devra être analysée au 1er trimestre 2014, pour comprendre les raisons d’une dynamique plus forte des inscriptions à Pôle emploi, en particulier pour les plus âgés".
Selon les chiffres du ministère, le nombre de demandeurs d'emploi de plus de 50 ans a progressé en février de 1,3%, la hausse pour cette catégorie d'âge atteignant 12,1% sur un an.
Le coup d'arrêt à la baisse du chômage des jeunes, esquissé en janvier, s'est confirmé avec une progression de 0,3% chez les moins de 25 ans. Sur un an, ils enregistrent un recul de 1,5%.
Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits depuis au moins un an à Pôle emploi s'est accru de 0,6% le mois dernier, mais la hausse a été nettement plus forte pour les chômeurs depuis trois ans ou plus (+1,4%).
La part des inscrits depuis plus d'un an représente désormais 42,3% du total (+0,1 point sur un mois et +2,5 points en un an), l'ancienneté moyenne des inscriptions atteignant 517 jours, soit deux jours de plus qu'à fin janvier.
Les entrées à Pôle emploi ont progressé en février de 3,9%, les licenciements économiques, même s'ils n'en représentent qu'une petite partie, augmentant de 7%.
Dans le même temps, les sorties de Pôle emploi ont bondi de 7,7% du fait d'un nombre élève de radiations administratives (+28,2%) et de défauts d'actualisation d'inscriptions (+11,2%).
Dans un communiqué, le Medef a estimé que les chiffres du chômage de février appelaient à "agir vite et fort" pour relancer une dynamique de créations d'emplois. Il a estimé "urgent" que le gouvernement précise le contenu du pacte de responsabilité "et indique enfin une trajectoire claire de baisse de la fiscalité des entreprises et du coût du travail très rapide". "