samedi 22 juin 2013
LES DEPUTES NE VEULENT RIEN CHANGER A LEURS ACQUIS
" Trop d’avantages ! Dix députés de droite et de gauche réclament l'encadrement ou l'abolition des nombreux avantages dont jouissent les élus, tandis que le Parlement accouche d'une loi de moralisation de la vie politique jugée par certains trop timorée. Dans le Nouvel Observateur à paraître jeudi, ces élus de la génération montante prônent des mesures radicales comme l'abolition du régime spécial des retraites des élus, la fin de l'exonération fiscale de l'indemnité de frais de mandat ou la publication de l'utilisation de « réserve parlementaire ».
Suppression du régime spécial des retraites
Contrairement à l'obligation qui est désormais imposée aux ministres, le texte examiné par l'Assemblée prévoit que les déclarations de patrimoine des élus ne seront pas publiées, mais simplement consultables en préfecture. Le socialiste Olivier Faure propose en conséquence de publier les augmentations de patrimoine entre le début et la fin du mandat parlementaire. « Autant on peut évoquer l'atteinte à la vie privée si on publie tout le patrimoine au moment de l'élection, autant on doit rendre des comptes si on s'enrichit durant l'exécution du mandat », explique-t-il.
L'ancien ministre UMP Laurent Wauquiez prône pour sa part la suppression du régime spécial des retraites et l'alignement complet sur le régime de droit commun. « Dans la période actuelle, si les politiques ne s'appliquent pas à eux-mêmes ce qu'ils demandent aux Français, ils n'ont aucune chance d'avoir la moindre crédibilité », estime-t-il. Bruno Le Maire (UMP) juge de son côté anormal que 38% des députés soient issus de la fonction publique et demande que tous les hauts fonctionnaires remettent leur démission lorsqu'ils deviennent parlementaires.
Contrôler les lobbyistes qui circulent à l’Assemblée
Un autre UMP, Gérald Darmanin, juge anormal que des élus puissent acheter leur permanence électorale avec leur indemnité de représentation et de frais de mandats (IRFM), qui couvre les dépenses liées à l'activité de député. « Je propose donc d'autoriser l'achat d'une permanence uniquement avec ses deniers personnels », explique-t-il.
François de Rugy, co-président du groupe Europe Ecologie-Les Verts, réclame un contrôle des lobbyistes qui « circulent librement » au palais Bourbon et des colloques organisés par ces derniers dans l'enceinte de la représentation nationale. « Les lobbies donnent souvent à croire que c'est l'Assemblée nationale elle-même qui organise le colloque, la salle mise à disposition est quasiment gratuite alors que l'entrée peut être payante et il y a un risque évident de conflit d'intérêts pour les députés », regrette-t-il.
Publication de la réserve parlementaire
Karine Berger (PS) réclame la publication de la réserve parlementaire, une somme allouée aux députés et aux sénateurs qui peuvent la donner à qui ils veulent. « Certains parlementaires pouvaient recevoir jusqu'à plusieurs millions d'euros. Avec le changement de majorité au Sénat, puis à l'Assemblée nationale, elle vient d'évoluer. A l'Assemblée, il s'agit désormais d'une somme fixe de 110 000 euros par député », dit-elle. « Mais on ne sait toujours pas comment et surtout pourquoi elle est utilisée », ajoute-t-elle.C'est peu dire que la rénovation de palais, proposée ce mercredi matin par dix députés dans "le Nouvel Observateur", n'a pas eu l'air de plaire au... palais Bourbon ! Dix députés, de gauche comme de droite, dénonçant tour à tour un de leurs privilèges. Qui leur régime spécial de retraite, qui l'intromission des lobbys, qui l'incongruité de la réserve parlementaire.
Il fallait s'y attendre : la majorité au pouvoir, en plein examen du projet de loi de moralisation de la vie publique, analysé selon l'image du verre à moitié plein ou à moitié vide comme un recul de la part de l'exécutif ou une avancée inédite dans l'histoire des républiques françaises, a été la plus prompte à réagir. Et à s'en offusquer.
"Démagogique et épouvantable"
A peine publiées, les suppliques de nos dix élus ont été froidement accueillies. Attaques ad hominem à l'appui. Sur Twitter, le député socialiste Christophe Caresche fond sur son camarade Jérôme Guedj, qui réclame une clarification et une fiscalisation de l'IRFM (Indemnité représentative de Frais de Mandat) : "Jérôme Guedj ne sait pas à quoi sert l'IRFM. Normal, il est président de conseil général."
Un autre député socialiste, Pierre-Yves Le Borgn', appelle la rédaction pour se dire "consterné" par certaines interventions et surtout celle de son collègue Razzy Hammadi qui réclame plus de transparence dans le fonctionnement des groupes d'amitié, lieu de la diplomatie parlementaire. Le président du groupe France-Allemagne attaque le membre du groupe France-Mali :
Prétendre qu'il y a de l'opacité, je trouve ça démagogique et épouvantable. On travaille tous dans l'intérêt général. Nous, on a fait un compte-rendu de notre déplacement en Allemagne !"
Pro (les citoyens, généralement) et anti (les élus, souvent) débattent de l'initiative sur les réseaux sociaux, mais les coups les plus sévères sont portés entre les murs de l'Assemblée nationale. Ce mercredi matin, le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux, a débuté la réunion de groupe en fustigeant ceux qui "signent des appels avec des élus de droite". Avant de tonner : "C'est inacceptable !" Précisons qu'il n'est ici nulle question d'une tribune commune ou d'un manifeste signé à dix mains, mais bien d'autant d'appels distincts.
"Ras-le-bol de ces députés"
Surtout, en séance publique, les petits mots manuscrits, promptement transmis par les huissiers, ont circulé dans l'hémicycle. Sans compter les noms d'oiseaux qui ont volé dans la salle des Quatre colonnes, lieu d'échanges entre journalistes et politiques. Le PS a fait sonner la cavalerie tout l'après-midi. Les deux porte-parole du groupe socialiste, Thierry Mandon et Annick Lepetit, s'en sont pris tant à leurs camarades qu'au travail du "Nouvel Observateur", pourtant effectué auprès des dix protagonistes en toute "transparence" (terme qui n'est pas sans fâcher au palais Bourbon ces temps derniers).
Quant au questeur Bernard Roman, chargé des finances de l'institution attaquée, il a lancé : "On veut nous donner des leçons de quoi ? Il faut arrêter car cela donne un sacré coup de main au populisme." Le même groupe a été jusqu'à se fendre d'un communiqué pour critiquer le "poujadisme ignorant". Et de rappeler son bilan en matière d'exemplarité depuis le début du quinquennat :
La majorité de gauche fait la nuit du 4 Août tous les jours en normalisant le statut des députés, en renforçant la transparence, le contrôle et la sanction des comportement illégaux, en réformant le mandat des élus et le fonctionnement de l'institution."
Le coup de semonce définitif a été rapporté par "le Monde". Son auteur n'est autre que le président de l'Assemblée nationale, lui aussi socialiste, Claude Bartolone. "Je commence à en avoir ras-le-bol de ces députés qui se font une réputation sur le dos des autres !" s'est-il emporté. Puis, la colère aidant :
Je conseille à ces députés de prendre contact avec leur président de groupe s'ils ont quelque chose à dire. Ce n'est pas juste pour tous les autres députés, nous sommes attentifs à chaque euro. Se faire un petit coup de pub sur ses collègues, ce n'est pas bien !"
"Un bon signal envoyé à l'extérieur"
Chatouilleux, le pouvoir en place ? Si le mécontentement est pour maintenant dans leurs rangs, les membres de l'opposition ont aussi fait marcher entre eux la machine à gnons. Transgresseur patenté à l'UMP depuis la défaite de Nicolas Sarkozy l'an dernier, Laurent Wauquiez n'a pas agrandi son cercle d'amis en prônant dans "le Nouvel Observateur" un alignement des retraites des parlementaires sur le régime de droit commun.
Bernard Accoyer, ancien président UMP de l'Assemblée nationale, s'est chargé de lui rappeler qu'il avait rapproché les deux régimes en 2010... en omettant toutefois de préciser que députés et sénateurs avaient toujours la faculté de cotiser plus vite que l'immense majorité des Français.
Pas de quoi, toutefois, empêcher Laurent Wauquiez de parader. L'ancien ministre redevenu député a fait le tour des télés, jusqu'au "Grand Journal" de Canal +, plateau champion de l'"infotainement". Dans leurs petits souliers mais pas peu fiers de l'effet suscité, les abolitionnistes socialistes se sont, en revanche, montrés plus discrets.
Invité à raconter sa journée, l'un d'eux se contente de glisser, en prenant soin d'être anonymisé : "Depuis ce matin, je me fais houspiller. Je ne vais pas en rajouter !" Un autre, pas non plus épargné par ses camarades : "C'est un bon signal envoyé à l'extérieur. Certains regrettent même de ne pas avoir été contactés pour participer à votre dossier..." Manière de dire : ce n'est qu'un début, continuons le combat ! " "
CONFERENCE SOCIALE : DU VENT !
Analyse pertinente d'une perte de temps dont j'aimerai bien connaitre le montant !
vendredi 21 juin 2013
UN MENTEUR EN EXERCICE
Mon cher, où tu as vu que c'est l'Algérie ou le Maroc qui a fait le débarquement en Normandie . Où ils étaient à la prise de Berlin ? Et surtout combien ils étaient ? Où tu as vu que c'est les étrangers qui font vivre la France par leur travail et tous les boulets qu'on se coltine ? C'est clair que les musulmans sont un exemple de dignité et de responsabilité et de respect de la loi ? Un prédicateur inquiétant qui en dit long sur leur mentalité. Ecoutez bien et vous tomberez de haut ! Dire qu'après on arrête des anti mariage homo et que ce monsieur ( français de surcroît ), on le laisse agir impunément ! Sans compter le pécher d'orgueil où ce type ce permet de qualifier les musulmans et la religion musulmane comme l'avenir de l'humanité ( rien que ça ! ).
Au delà de ces commentaires il faut reconnaître une chose que les musulmans ont et pas les Français, c'est l'union pour leur religion, leur patrie d'origine... ils sont solidaires et n'ont pas peur des représailles ( même si il n'y en a pas ! ).
ANCIENNES MAIRIES FN : ELLES MERITAIENT LE TRIPLE A
" L’opinion médiatique est unanime : la gestion des mairies FN (conquises en 1995 et 1997) a été catastrophique, absolument ca-tas-tro-phi-que, vous dis-je. Le Front national lui-même ne cherche pas à démentir : pour certains de ses dirigeants, parce que les maires des villes concernées ont été exclus du FN ; pour les autres, parce que de toute façon on ne peut rien contre une opinion médiatique aussi fermement (même faussement) établie.
Il n’y a qu’un seul problème : cette opinion médiatique est complètement à l’opposé de la réalité. Tous les maires FN, ou ex-FN, ont rétabli la situation financière de leur ville. Ce n’est pas ici une question d’opinion, c’est une question de chiffres.
Pas une question d’opinion : une question de chiffres
Prenons la ville d’Orange, toujours dirigée par Jacques Bompard. Quand ce militant national a pris la ville en 1995, la dette par habitant s’élevait à 1462€ par habitant ; elle n’est plus que de 79€ par habitant en 2010 : 20 fois plus faible qu’à Carpentras ou Cavaillon ; 40 fois plus faible qu’à Avignon. Et les taux des quatre taxes locales ont baissé. Et pourtant, en 2010, les investissements à Orange restent élevés : 571€ par habitant, plus que dans les autres grandes communes du Vaucluse. Quant au taux de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, c’est le plus bas du Vaucluse.
Catherine Mégret est devenue maire de Vitrolles en 1997. Ella a été réélue en 2001 (avant de perdre son mandat à la suite d’une annulation survenue dans une période particulièrement difficile pour sa formation de rattachement, le MNR). Mais, là encore, la comparaison des ratios financiers entre 1997 et 2001 montre l’ampleur du redressement financier accompli. L’endettement a baissé, passant de 811 millions de francs à 687 millions de francs ; et ce alors même que la taxe d’habitation a diminué, que le prix de l’eau a baissé de 10% et celui de la taxe des ordures ménagères de 25%. Dans le même temps la capacité d’équipement est remontée.
Une analyse comparable peut être faite sur Marignane dont Daniel Simonpieri fut le maire de 1995 à 2008.
Les campagnes de sidération et de désinformation
Il est d’ailleurs intéressant de rappeler les résultats d’un sondage, publié en 2001 et portant sur l’opinion des habitants de Marseille, Vitrolles et Marignane sur leur municipalité : sur les faits – qualité de la gestion, fiscalité, propreté, sécurité – Vitrolles et Marignane devançaient Marseille. En revanche, Jean-Claude Gaudin jouissait de la meilleure image ! On mesure ici l’effet des campagnes de désinformation et de sidération des médias nationaux ainsi que de France3 Provence et de La Provence.
A Toulon aussi il y a eu redressement financier, selon la Cour des comptes
Reste Toulon. C’est la ville la plus importante prise par le Front national en 1995, une ville qui a cumulé les problèmes et les polémiques. Pourtant, là aussi, le bilan financier est positif. Il y a à l’appui de cette affirmation un rapport de la Chambre régionale des comptes portant sur la période 1995-2005. Certes, le rapport ne va pas sans formuler des critiques : par exemple certaines pratiques anciennes – des avantages sociaux remontant aux années cinquante – ont perduré et l’absentéisme est resté à un niveau élevé. Mais l’encours de la dette par habitant a diminué, passant de 1491€ à 1382€ de 1997 à 2000. La capacité d’autofinancement disponible s’est aussi améliorée.
Cela n’a pas empêché les campagnes de diffamation de durer jusqu’en 2010. Ainsi, lorsqu’un litige opposant Jean-Marie Le Chevallier à son successeur agissant au nom de la ville de Toulon fut tranché par le Conseil d’Etat en faveur de l’ancien maire de Toulon, Le Point titra sur le thème « Toulon, la facture du FN s’alourdit encore ! » alors que le Conseil d’Etat venait simplement de rappeler des règles de droit habituelles. Evidemment tout cela laisse des traces dans les esprits. C’est le but, d’ailleurs…
Un jugement plutôt positif des électeurs
Les électeurs locaux, eux, ont porté un jugement nuancé et souvent positif sur les mairies Front national. Notons d’abord qu’en dehors de Vitrolles, conquise à la majorité absolue en 1997, les mairies de Marignane, Toulon et Orange ne furent gagnées, en 1995, que dans le cadre d’élections triangulaires, les vainqueurs ne commençant leur mandat qu’avec un potentiel de moins de 40% des suffrages. Pourtant trois des quatre maires furent réélus en 2001. Et Jacques Bompard le fut à nouveau en 2008.
Après Orange, Bollène se redresse financièrement
Sa gestion d’Orange a d’ailleurs paru si convaincante que les électeurs de la commune voisine de Bollène ont porté à la tête de leur ville Marie-Claude Bompard, la femme de Jacques Bompard. A Bollène aussi le redressement financier est en cours : ainsi la dette par habitant est passée de 1646€ au 1er janvier 2008 à 1143€ au 1er janvier 2012.
Ces résultats financiers sont d’autant plus remarquables que, durant les mêmes périodes, l’endettement de l’Etat et des collectivités territoriales a explosé. A contrario on peut dire qu’avec une gestion comparable à celle des villes FN, la France aurait gardé le triple A et surtout ne serait pas plombée par l’endettement excessif qui est le sien.
Cette affirmation est, bien sûr, politiquement incorrecte. Mais elle repose sur des faits et des chiffres, ce qui la rend peu susceptible d’intéresser les médias de l’oligarchie. Car dans le monde médiatique les faits comptent peu, les préjugés comptent davantage. "
UMP : ET ILS VOUDRAIENT QU'ON VOTE POUR EUX !
" Il a souhaité la candidature dans sa ville du député apparenté FN Gilbert Collard aux élections municipales de 2014. Résultat, Olivier Lapierre, l'ancien maire UMP de Saint-Gilles, dans le Gard, a été exclu du parti, a annoncé mercredi le bureau politique de l'UMP, dans un communiqué : "Le bureau politique de l'UMP a confirmé ce matin le choix d'exclure du mouvement Olivier Lapierre, ancien maire UMP de Saint-Gilles dans le Gard et actuel conseiller général du canton".
Gilbert Collard, un "ami de longue date"
Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a rappelé à cette occasion "qu'aucun accord d'aucune sorte ne sera accepté avec le Front national et que tout membre UMP qui viendrait à passer un accord avec le FN ou qui soutiendrait une candidature se placerait immédiatement en situation d'être exclu de l'UMP."
Dans une interview à France Bleu Gard Lozère lundi, Olivier Lapierre avait déclaré qu'il serait aux côtés de Gilbert Collard si ce dernier se présentait en 2014, précisant qu'il s'agissait d'un "ami de longue date". "
J'invite tous les adhérents UMP à ne pas parler à des militants FN sous peine d'être exclus du parti ! C'est beau la démocratie UMP/PS. Et ces mecs là croient qu'on va leur donner nos voix aux prochaines élections ?!
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