mercredi 17 juillet 2013

3 MILLIARDS D'ECONOMIES SUR LE DEFICIT PUBLIC : UNE GOUTTE D'EAU

" Le gouvernement français va annoncer mercredi des mesures pour réduire de 3 milliards d'euros le déficit public en 2014, dont la moitié en réformant certaines niches fiscales, et 200 mesures de simplification pour les entreprises et les particuliers.
Ces décisions seront précisées à l'issue d'un comité interministériel pour la "modernisation de l'action publique", une démarche qui succède à la "RGPP" mise en oeuvre pendant la présidence de Nicolas Sarkozy pour réduire la dépense publique.
Elles doivent contribuer à l'effort de 20 milliards d'euros prévu en 2014 pour réduire le déficit.
Sur ces 3 milliards, 1,5 milliard viendront d'une baisse de certaines aides aux entreprises, un milliard de mesures sur la politique familiale déjà annoncées et 500 millions d'une réforme de l'apprentissage. Les aides publiques aux entreprises représenteraient au total 110 milliards d'euros chaque année.
En 2015, les économies réalisées sur ces aides atteindraient 2 milliards d'euros, a-t-on expliqué dans l'entourage du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.
Mesures prévues sur les aides aux entreprises :
* 300 millions d'euros d'économies seront réalisées sur la dépense publique consacrée aux réseaux consulaires (chambres de commerce et d'industrie, chambre de métiers et de l'artisanat)
* 350 millions viendront de la suppression ou de la modification de dispositifs fiscaux ou sociaux, notamment une réduction progressive des subventions aux biocarburants de première génération (ceux produits à partir de plantes)
* 500 millions viendront de la réforme des avantages fiscaux consentis aux sociétés d'investissement immobilier cotées (Siic), d'une contribution du Centre national du cinéma et de réductions des remboursements de taxes sur le gazole non routier, une mesure qui concerne en particulier les agriculteurs
* 400 millions viendront de certains dispositifs d'aide aux entreprises relevant des collectivités locales, ces mesures ne s'ajoutant pas à la réduction de 1,5 milliard d'euros de réduction des dotations aux collectivités prévue en 2014
Certaines de ces mesures sont directement inspirées par le rapport sur les aides aux entreprises remis en juin au ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.
D'autres propositions ont été écartées, qui devaient par exemple limiter l'avantage fiscal du Livret de développement durable ou toucher les buralistes. Des mesures concernant l'outre-mer devraient également être dévoilées, a-t-on précisé.
Parallèlement, 200 mesures de simplification des démarches administratives et des normes législatives et réglementaires seront annoncées, dont une grosse moitié pour les entreprises.
L'objectif est de simplifier la création et la reprise d'entreprises, leur accompagnement, leur accès aux aides et aux marchés publics et leurs obligations comptables et fiscales, avec notamment des baisses de coûts, des allègements de formalités et des rationalisations de procédures.
Pour les particuliers, il est par exemple prévu de porter de 10 à 15 ans la durée de validité des cartes d'identité, de pouvoir payer l'immatriculation de son véhicule sur internet, de mettre en place un dossier unique pour les demandes de logement social, ou de dématérialiser les titres restaurant. "


Autant dire que c'est une goutte d'eau, sachant qu'en 2012 le déficit atteignait 98.8 Milliards et que tous les spécialistes tablent sur une augmentation du déficit en 2013 et 2014. Il s'agit d'une annonce qui relève même du ridicule. Parmi les mesures, les entreprises et les agriculteurs seront encore mis à contribution et la simplification en vue de la création d'entreprises n’allégera jamais les ponctions fiscales. Un coup dans l'eau qui risque en fait d’entraîner de nouvelle fermetures d'entreprises pour gagner trois francs six sous. Sans compter que parmi ces mesures, ce sont les collectivités locales qui prendront tout à leur charge. Un raisonnement assez stupide puisque si une collectivité locale n'arrive pas à boucler son budget ou tombe dans un déficit accru, s'est indirectement l'Etat qui en souffrira. Autant dire qu'il s'agit simplement de déplacer le problème sans le régler.

VIOLENCES DANS LE METRO ( 2 )

mardi 16 juillet 2013

VIOLENCES DANS LE METRO



BELKACEM : INCH ALLAH


RESISTANCE CONTRE L'INVASION DES GENS DU VOYAGE ( juin )

" Le maire d'Hyères Jacques Politi a demandé à sa police municipale de faire la grève de la verbalisation, tant que des gens du voyage stationneront sur la commune.

"Je ne vois pas pourquoi on verbaliserait les Hyérois alors que des gens peuvent s'installer n'importe où avec leurs caravanes, au mépris de la propriété et des règles de protection de l'environnement, sans qu'on puisse rien leur dire " a expliqué le premier magistrat lundi soir lors de l'assemblée générale du groupement des comités d'intérêts locaux d'Hyères. "Je constate qu'il y a ceux qui respectent la loi, a-t-il expliqué, en signalant qu'une aire de grand passage pour les gens du voyage avait été créée par Toulon Provence Méditerranée le mois dernier, et il y a ceux qui ne la respectent pas ou qui ne la font pas respecter."

Jacques Politi, ainsi que plusieurs maires des communes voisines concernés par le même problème, ont été invités à rencontrer le préfet ce mardi.

Par ailleurs, les commerçants du quartier de l'Ayguade à Hyères ont invité les CIL à participer à la manifestation qu'ils organisent ce mardi après midi à partir de 14 heures, au départ de la médiathèque. "

ON LACHE RIEN !



LES FABIUS : TEL PERE, TEL FILS ?

" Les ennuis se confirment pour Thomas Fabius... Visé par une enquête préliminaire pour "escroquerie" depuis mai dernier après une plainte, le fils de Laurent Fabius vient de voir une information judiciaire s'ouvrir contre lui le 27 juin dernier. Selon LeMonde.fr, qui révèle l'information, le fils du ministre des Affaires étrangères est inquiété en raison de présomptions de "faux", "escroquerie" et "blanchiment". Le parquet de Paris a confié l'enquête aux juges d'instruction René Cros et Roger Le Loire.

Même si l'on "ignore avec précision" les faits selon le site web du quotidien, les magistrats du pôle financier "s'intéressent aux différents flux financiers" autour de Thomas Fabius. Car le fils du numéro deux du gouvernement est depuis quelque temps surveillé par la cellule de renseignement financier Tracfin. En octobre 2011, une plainte déposée contre lui avait entraîné l'ouverture d'une enquête préliminaire en mai 2012. Une demande d'entraide avec les services marocains avait alors été faite par la justice française dans le cadre de l'enquête, ce qui laisse penser que l'affaire pourrait avoir un lien avec le pays du Maghreb.

Des zones d'ombre entourent également l'achat d'un appartement de 280 m2 dans le 7e arrondissement de Paris - ayant appartenu au réalisateur Claude Zidi - par Thomas Fabius en juin 2012, pour 7 millions d'euros, comme l'avait révélé Le Point. Une acquisition à laquelle les enquêteurs de l'Office central de la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) s'intéressent de très près. On s'interroge notamment sur l'origine des fonds qui lui ont permis d'acheter cet appartement sachant que le jeune homme de 31 ans ne paie pas l'impôt sur le revenu...

Le 4 juillet dernier, l'avocat de Thomas Fabius, Cyril Bonan, avait apporté quelques précisions sur la provenance des fonds pour financer cette acquisition, qui s'est faite dans des "conditions normales" selon lui. "Elle a été financée pour partie par un apport personnel de M. Thomas Fabius et pour partie par un emprunt bancaire, lequel est assorti de garanties usuelles, en l'occurrence une hypothèque sur le bien immobilier, ainsi qu'un contrat d'assurance-vie souscrit par Thomas Fabius et donné en gage à la banque", avait-il assuré.

Thomas Fabius, qui s'est d'abord fait connaître comme chef d'entreprise, avait d'ailleurs déjà embarrassé son papa. En juin 2011, il avait été condamné à une amende de 15 000 euros (dont 10 000 avec sursis) dans le cadre d'une procédure abrégée de "plaider-coupable" pour abus de confiance envers deux chefs d'entreprises. Alors que l'affaire Cahuzac reste encore dans toutes les têtes, le gouvernement de François Hollande n'avait pas vraiment besoin de ça...

Thomas Fabius reste innocent des faits qui lui sont reprochés jusqu'à une condamntion définitive dans cette affaire. "