mercredi 4 septembre 2013

PENDANT QU'ON S'OCCUPE DE LA SYRIE ( 2 )

04.09.2013 : HEM

" Ce mercredi matin vers 10 h à Hem, un ouvrier commençait à peine à manier son marteau-piqueur lorsqu’il a été visé par des coups de feu, vraisemblablement tirés depuis un immeuble voisin. Ses jours ne sont a priori pas en danger.A-t-il été victime d’un voisin excédé par les nuisances sonores du chantier ? Cet ouvrier d’une trentaine d’années avait à peine commencé à activer son marteau-piqueur, sur un chantier de voirie de la rue Dominique Larrey, dans le quartier sensible de Longchamp à Hem, qu’il a été fauché net des coups de feu. Blessé au bras, l’homme, un Béthunois de 34 ans, a réussi à alerter ses collègues qui lui ont porté secours : < Il a avancé dans la rue pour nous rejoindre. On l’a immédiatement aidé et nous avons appelé les secours », explique un de ses collègues. Les coups de feu ont probablement été tirés avec une carabine de type 22 Long Rifle. Sur place, les premiers éléments recueillis par la police et les premières analyses balistiques laissent à penser que le mystérieux tireur se trouvait dans l’un des immeubles environnants. Une barre et une tour HLM se trouvent à proximité. Au moins quatre impacts de plombs ont été retrouvés dans la rue.
Pour l’heure, le ou les tireurs n’ont pas encore été identifiés mais la police s’est déployée dans le secteur afin de l’identifier. Une enquête de voisinage est actuellement menée. Le ou les tireurs sont activement recherchés.


04.09.2013 : LAVAUR

" Quatorze voitures ont été brûlées dans la nuit de mardi à mercredi dans le centre historique de Lavaur. Une enquête a été ouverte mais la piste criminelle ne fait aucun doute. Selon un témoin, ces faits auraient été commis cette nuit entre 2h et 2h30 du matin par une dizaine d’individus dont certains étaient en scooter et d’autres en vélo. Le feu a rapidement gagné les bâtiments voisins brûlant le rez-de-chaussée de l’un d’eux et des portes d’entrées. Une partie du centre historique est interdit d’accès afin de permettre le nettoyage et l’évacuation des véhicules mais aussi pour que le service de police scientifique qui est sur place puisse relever les indices. « Ces incendies criminels sont d'une exceptionnelle gravité par le nombre de véhicules incendiés et par la propagation ou les risques de propagation à certaines habitations de centre-ville, comme le local d'une association vauréenne » a déclaré le maire de Lavaur, Bernard Carayon, dans un communiqué relayé par France 3 Midi-Pyrénées. « La Préfète du Tarn et le Colonel de Gendarmerie du département se sont engagés auprès de moi, ajoute-t-il, à mobiliser tous les moyens humains et scientifiques de la gendarmerie afin d'assurer la sécurité des habitants, la protection de leur bien et identifier les auteurs criminels de ces faits ». « J'appelle chacun au calme : force restera à la loi » a-t-il conclu.


04.09.2013 : LILLE

" Un homme d'une quarantaine d'années a été abattu de trois balles en plein jour mardi après-midi à Lomme, dans une courée de l'avenue de Dunkerque. La victime a été touchée vers 14h25 à l'épaule et au thorax. Deux individus au visage partiellement dissimulé auraient pris la fuite après les coups de feu. Leur victime est décédée sur place vers 15h20 malgré l'intervention des services de secours.
D'après une source policière, l'arme utilisée serait une carabine ou un pistolet automatique. La Direction départementale de la sécurité publique du Nord (DDSP) indique en tout cas «qu'il n'y a pas eu d'échange de coups de feu». Selon diverses sources policières, l'enquête s'orienterait vers un règlement de compte, sur fond de trafic de stupéfiants, impliquant «une bande qui vient de Tourcoing». L'homme aurait été abattu pour une histoire de dette qu'il n'aurait pas réglée. Roger Vicot, le maire (PS) de Lomme et ancien adjoint à la Sécurité à Lille, s'est dit «extrêmement inquiet de l'aggravation de ce type de violences. On voit que l'utilisation d'armes à feu est de plus en plus fréquente.» La maire de Lille doit tenir une conférence de presse sur la sécurité ce mercredi. "


04.09.2013 : COLOMBES

" Deux fusillades en moins de 24 heures. Face à cette recrudescence des règlements de comptes entre bandes rivales à Colombes (Hauts-de-Seine), soixante-dix policiers ont été déployés en renfort dans la nuit de mardi à mercredi, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, mercredi 4 septembre. Une nouvelle fusillade a éclaté en fin d'après-midi. Un groupe de jeunes hommes a tiré sur le conducteur d'un véhicule. "Ce dernier a pris la fuite et n'a pas été retrouvé par la police. Il n'a pas été admis dans un hôpital et on ignore s'il est blessé. Les agresseurs n'ont pas pu être identifiés", détaille une source policière à l'AFP. Déjà, dans la nuit de lundi à mardi, un homme d'une trentaine d'années avait été blessé par balles. Il souffre de plusieurs fractures aux jambes, mais ses jours ne sont pas en danger. "Les règlements de compte entre bandes rivales de la cité Gabriel-Péri et de la cité des Côtes-d'Auty, à Petit-Colombes, repartent de plus belle sur fond de trafic de stupéfiants", a déploré la source. "


03.09.2013 : BESANCON

" Excédés par une série d'agressions cet été, des chauffeurs de bus ont choisi le jour de la rentrée des classes pour faire grève à Besançon, a-t-on appris auprès de la direction et de la CGT.
Le trafic est assuré à 60% et le retour à la normale est prévu mercredi, a précisé la direction.
La CGT réclame davantage de moyens et de personnels pour assurer la sécurité des conducteurs.
Outre "deux agressions assez graves en août, il y a aussi toutes les agressions verbales au quotidien, notamment de personnes excédées par les travaux du tramway de Besançon", a expliqué à l'AFP Didier Gautier, délégué CGT. Mi-août, un chauffeur de bus qui avait demandé leur titre de transport à des passagers avait reçu des coups de poing, et fin août, un autre chauffeur avait été aspergé de gaz lacrymogène et s'était fait dérober une sacoche contenant la caisse alors qu'il se rendait au travail. "Ce n'est pas un hasard si on a appelé à la grève le jour de la rentrée. Si on ne choisit pas des jours importants pour l'entreprise, la force de négociation est moindre", a estimé M. Gautier. Tout en reconnaissant comprendre "que personne ne va au travail pour se faire taper dessus", le directeur du réseau de bus bisontin, Pascal Lemaître, a critiqué le choix du jour de rentrée des classes pour faire grève, ce qui "embête tout le monde et ne sert pas à grand chose".


03.09.2013 : MARSEILLE

" Un homme de 54 ans a été blessé par balle lundi soir à Marseille (Bouches-du-Rhône) par un homme avec lequel il s'était disputé. Vers 18 h 15, rue Félix Pyat, dans le 3 ème arrondissement de la ville, cet automobiliste se rend dans un garage automobile pour gonfler les pneus de son véhicule. Le quinquagénaire voit alors le pilote d'un scooter arriver à vive allure et lui reproche son comportement dangereux. 
Les insultes fusent et le pilote du deux roues part. Il revient armé d'un pistolet de calibre 7,65 mm et ouvre le feu, blessant l'automobiliste à la cuisse droite, avant de prendre la fuite. Les pompiers et les policiers sont arrivés vers 18 h35 sur les lieux. Le blessé, dont les jours ne sont pas en danger, a été conduit à l’hôpital nord de la ville. Les médecins lui ont accordé huit jours d'incapacité totale de travail (ITT). La sûreté départementale des Bouches-du-Rhône chargée de l’enquête a retrouvé une douille sur place. La victime assure ne pas connaître son agresseur. L'enquête se poursuit... "

mardi 3 septembre 2013

OU SE TROUVE LA LIMITE A LA VIOLENCE ?

" En France, cet été, les menaces et les agressions n’ont pas seulement touché les buralistes et les joailliers. On constate une hausse générale des violences contre les fonctionnaires, tous services confondus. Il y a fonctionnaire et fonctionnaire, ceux qui sont en première ligne et les autres. L’augmentation la plus significative concerne les services hospitaliers qui enregistrent un accroissement  de 80% du nombre d’agressions sur les cinq dernières années. Pis, sur deux ans, les violences physiques se sont accélérées. La brutalité essaime. Désormais, les infirmiers et les médecins ne sont pas seulement agressés dans les Urgences des zones sensibles. Les hôpitaux de Province sont aussi atteints par cette envolée. La ville de Valence a depuis peu engagé  des vigiles qui surveillent les entrées et les sorties du centre hospitalier. Ils interviennent fréquemment pour maîtriser certains patients et les membres hystériques de leur famille. Comment réagir quand soigner un accidenté de la route en état de mort clinique, admis en réanimation, ressemble à un parcours du combattant parce que la famille remet en cause la compétence de l’équipe soignante ? Eux, ils savent mieux, eux ils ont vu ça sur internet. Alors, comme ces citoyens modèles menacent de revenir plus nombreux la prochaine fois et de démolir du matériel,  on cède, et on finit par faire de nouveaux examens inutiles aux frais du contribuable. C’est que pour certains citoyens la parole du fonctionnaire n’a plus de valeur. Partout, la violence devient une norme. Elle est légitimée même par ceux qui la perpètrent.

Pour occulter ce malaise grandissant, on alimente les idées reçues. Cela rassure le citoyen lambda affalé dans son canapé que l’on conforte dans ses opinions. Le fonctionnaire râleur par essence n’a plus le droit de se plaindre, il a des vacances, un CDI, la sécurité de l’emploi, un salaire assuré à chaque fin de mois. Tout va bien, il est sorti d’affaire, il n’a plus qu’à vivre heureux. Malheureusement, les jeunes qui entrent dans la fonction publique s’aperçoivent très vite que le job a changé. A présent, il s’agit de maintenir la paix civile en faisant d’eux des « ambianceurs ». Il s’agit d’atténuer la ruine par l’animation. Les profs ne délivrent plus des savoirs, les jeunes policiers arrêtent le moins possible les malfrats, les jeunes juges ne sanctionnent plus, tous dialoguent, tous négocient avec des citoyens effrontément sans complexe qui éructent ou les tabassent parce qu’ils n’obéissent pas à leurs desiderata. Si 75% des 18-25 ans rêvent de devenir fonctionnaire pour éviter la précarité, ils déchantent vite une fois en poste. L’enthousiasme des jeunes étudiants bercés par une idéologie soixante-huitarde s’essouffle au bout de la première année de plein exercice. Pourtant, sur le papier celle-ci était magnifique, elle leur promettait qu’ils contribueraient à offrir la même chance à tous de réussir et de trouver sa place dans la société. Cette promesse républicaine, absolument centrale et à laquelle tous les Français sont profondément attachés, ils ne peuvent la tenir. Non par manque de compétence ou d’expérience – même les plus expérimentés prennent la fuite- mais parce qu’ils se rendent compte qu’ils se retrouvent dans la cale du navire France alors que par, leurs efforts, ils pensaient prétendre au moins à la seconde classe. En cela, la dévalorisation du métier d’enseignant et plus généralement de la fonction publique justifie un double désamour, à la fois celui des élites pour qui travailler dans la petite fonction publique, c’est déchoir, et en même temps de certains citoyens issus de l’immigration pour qui ils représentent un ordre et des valeurs républicaines qu’ils refusent de respecter. Le choc est immense, le marasme également.

Ce n’est pas un hasard si les violences envers les fonctionnaires ne font qu’augmenter, elles marquent l’impuissance des classes dirigeantes à traiter le problème. Le lien se délite peu à peu et la fracture entre les territoires s’amplifie. Comment veut-on qu’un jeune policier s’épanouisse dans son métier, qu’un jeune enseignant se fasse respecter de sa classe, quand on a pu voir cet été à quel point l’autorité de l’Etat n’existait plus ? La crainte de troubler la paix civile prime sur tout le reste. Aujourd’hui, être fonctionnaire, c’est jouer les tampons entre la population des quartiers et le reste de la population française. C’est faire face à une sécession qui ne dit pas son nom, c’est prendre les coups tout en faisant du social, encore et toujours, alors que cela ne fonctionne pas. Pourtant, on continue de commander des sondages, on fait mine de s’étonner, on cherche une explication. Ainsi, selon la récente enquête du Parisien-Aujourd’hui en France, 58% des profs estiment manquer de considération, ils sont 80% chez les plus jeunes. Cela est révélateur de la déchéance sociale globale qui mine les fonctionnaires. Cela n’empêche pas ce journal de titrer plaisamment la publication de ce sondage « Les Profs ont besoin d’amour », allusion railleuse au titre de Lorie et clin d’œil appuyé en direction des lecteurs : « Toujours en train de se plaindre, ceux-là ! ». De fait, ricaner s’avère bien utile pour occulter non seulement des souffrances individuelles mais aussi et surtout celles de la République. Sous l’impulsion d’une hiérarchie qui distille des discours en décalage total avec la réalité du terrain, les fonctionnaires, représentants de l’ordre républicain, n’ont plus aucune autorité parce qu’on les a en dépossédé. Dès lors, les abus se multiplient. Face à cette sape quotidienne, ils sont totalement désarmés. Et, ils ont le sentiment d’un grand abandon qui provient à la fois d’un manque criant de soutien de leur hiérarchie qui les pressure pour avoir des résultats rapidement, quitte à enjoliver la réalité, et du manque de reconnaissance des citoyens lambda qui les considèrent comme des privilégiés qui n’ont pas à se plaindre parce que c’est pire dans le privé. Parmi eux, certains esprit chagrins se félicitent même qu’ils en bavent. Alors, ces jeunes fonctionnaires finissent par s’apercevoir qu’ils sont devenus de la chair à canon que l’on a envoyé sous le feu et qu’il n’y aura pas de renfort. "

lundi 2 septembre 2013

PENDANT QU'ON S'OCCUPE DE LA SYRIE....

03.09.2013 : CASTRES

" Qu’est ce qu’il leur est passé par la tête ? Même eux ne savent pas trop répondre à cette question, si ce n’est l’oisiveté. Six adolescents de 13 à 16 ans, quatre garçons et deux filles, ont vandalisé et cambriolé l’école primaire Villegoudou à Castres dans la nuit de dimanche à lundi. Mais le bon réflexe d’un riverain et l’efficacité des policiers du commissariat jumelé à une réactivité des opérateurs de la vidéosurveillance ont permis leur interpellation dans la foulée. Vers 1h30 du matin, ces six amis qui erraient en ville ne sachant pas quoi faire de leurs dix doigts ont eu l’idée de pénétrer dans la cour de l’école par le portail de derrière qui donne sur la rue Francisco Ferrer, en plein centre-ville. Ils se sont ensuite introduits dans l’établissement par une fenêtre mal fermée. Les adolescents ont d’abord vidé des extincteurs dans une salle dédiée à l’activité physique des élèves. Ensuite, visiblement pris d’une petite faim, ils ont visité la cuisine et se sont fait réchauffer des aliments surgelés dans le micro-ondes. Après avoir trouvé les clés de l’école, la petite bande d’apprentis délinquants, jusque-là inconnus des services de police, a parcouru les locaux pour y dérober deux ordinateurs portables et des fournitures scolaires avant de prendre la fuite. Mais, vers 2h30, un riverain les a aperçus et a aussitôt prévenu le commissariat en composant le 17. Deux d’entre eux ont été interpellés quelques instants plus tard dans l’avenue Jacques-Desplats à quelques centaines de mètres de l’école. À la vue des policiers, ils ont tenté, en vain, de cacher leurs sacs à dos, qui contenaient le butin, sous une voiture. Pendant ce temps, les opérateurs de la vidéosurveillance, alertés par la police du vol, repèrent quatre individus correspondant au signalement des cambrioleurs sur la place Jean-Jaurès. Ils préviennent aussitôt le commissariat qui envoie une patrouille cueillir le reste de la bande. Les adolescents ont été placés en garde à vue jusqu’à hier soir. Ils ont été remis à leurs parents en attendant d’être convoqués dans les prochaines semaines devant le juge pour enfants pour une mise en examen. Une réponse pénale du parquet à la hauteur de ces actes qui ont forcément perturbé la rentrée dans cette école. "


03.09.2013 : ALBI

" Depuis le début de l’été, 23 voitures ont brûlé, de nuit, à Albi. Principal secteur touché, Lapanouse-Saint-Martin, y compris dans de petites rue résidentielles jusque-là très calmes. Hier en fin de matinée, la petite rue Lamazouère enchâssée entre la verdure du plateau du Caussels et la rue de Jarlard respirait le calme sous le soleil. Seules les traces noires, sur le trottoir, rappelaient l’incendie d’une voiture du petit matin à 5 h 30. «Si ça arrive jusqu’ici, c’est inquiétant» commente un riverain, en évoquant les nombreuses personnes âgées habitant l’impasse. Depuis le début de l’été, 23 voitures ont brûlé pour des raisons indéterminées dont 20 dans le secteur Lapanouse-Saint-Martin et 5 pour le seul petit matin du 2 septembre. «On peut logiquement supposer qu’il y a un lien dans un secteur relativement restreint mais à l’heure actuelle, on n’a aucun justificatif si ce n’est la bêtise humaine» explique le commandant Jean-Pierre Benoît au commissariat d’Albi, qui a mis en place une surveillance de nuit renforcée avec deux ou trois équipages de deux à trois agents. «On passe en voiture dans toutes les rues. Mais il y a beaucoup de petits passages derrière les maisons un peu partout...Patrouiller à pied n’est pas faisable vue la superficie à couvrir» explique le commandant Benoit.


03.09.2013 : PERPIGNAN

" Hier matin, deux individus lourdement armés ont tenté de pénétrer dans une agence de la Banque Postale. Ils sont activement recherchés. Une tentative de braquage s'est déroulée hier matin, peu avant l'ouverture de l'agence de la Banque Postale du quartier Saint-Gaudérique, rue Madame-de-Sévigné. Peu avant 8 h 30, alors qu'un employé était en train d'ouvrir la porte arrière de l'agence, deux individus ont brusquement fait irruption. Cagoulés, gantés et porteurs chacun d'un fusil type Kalachnikov, les deux hommes ont tenté de passer par cette même porte, rapidement refermée par l'employé. Voyant que leur point d'entrée était refermé, et sans doute conscients que l'alerte n'allait pas tarder à être donnée, les deux individus se sont immédiatement enfuis, sans doute à bord d'un véhicule. Par chance, sans faire usage de leurs armes et sans faire de blessés. Aussitôt alertés, les services de police se sont précipités sur place afin de procéder aux relevés et entendre les éventuels témoins de la scène. L'enquête entourant cette tentative de braquage a été confiée aux services de la police judiciaire. L'exploitation des bandes de vidéosurveillance de l'établissement permettra peut-être d'en savoir plus sur l'identité des deux auteurs de ces faits. La tentative de braquage s'est déroulée hier matin à l'ouverture de la banque. "


02.09.2013

" La FNSEA, principal syndicat des agriculteurs, demande "de toute urgence" au ministre de l'Intérieur Manuel Valls les "moyens nécessaires" pour renforcer la surveillance des exploitations agricoles victimes d'"une recrudescence des vols" pendant l'été. Cultures de vergers pillées, réservoirs des tracteurs siphonnés, câbles d'irrigation arrachés, animaux dépecés, "l'été 2013 a été marqué par une recrudescence des vols sur les exploitations agricoles françaises" qui "représentent un coût important pour les agriculteurs qui ont déjà du mal à faire face", écrit la FNSEA dans un communiqué publié lundi. "Ainsi, nous demandons de toute urgence à Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, de mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour faire avancer les enquêtes en cours et assurer une surveillance renforcée des exploitations" avec le concours de la police, de la gendarmerie et des préfets, réclame le syndicat qui parle d'un "réseau" de voleurs, d'un "système très organisé". "


02.09.2013 : SALON-DE-PROVENCE

" Dans la nuit de mercredi à jeudi, vers minuit quinze, un homme, originaire de Lyon, a été agressé en centre-ville de Salon, sur le cours Gimon par quatre individus. Alors qu'’il s'apprêtait à regagner son véhicule stationné au parking de l’'Empéri, il a été dépouillé sous la menace d’une arme blanche. La victime a été blessée d'’un coup de couteau à la cuisse gauche. L’'homme a alors dû donner son portefeuille, sa carte bancaire, les clés de son véhicule et, toujours sous la menace, a livré son code personnel et le lieu où était stationnée sa voiture. La victime a été admise pour soins au centre hospitalier de Salon-de-Provence. "


01.09.2013 : CLAMART

" Il n'y a pas qu'à Marseille qu'une fusillade a eu lieu ce week-end. Clamart (Hauts-de-Seine) a été le théâtre d'un drame similaire, dimanche 1er septembre, vers 23 heures. Trois personnes ont été blessées, dont une grièvement. Selon les premiers éléments de l’enquête, un accrochage entre deux voitures a précédé les détonations. Des riverains évoquent plusieurs coups de feu, tirés d’un fusil d’assaut kalachnikov, rapporte Le Parisien. Le conducteur de la voiture prise pour cible a perdu le contrôle de son véhicule, qui s'est encastré dans des voitures stationnées sur l'avenue. Il a été blessé lors de l'accident. L'un de ses passagers aurait été atteint d'au moins deux balles au cours de cette fusillade. Un troisième homme a été légèrement blessé. Les auteurs des coups de feu ont réussi à prendre la fuite. Les opérations de secours ont mobilisé une trentaine de pompiers sur place. L'enquête a été confiée à la police judiciaire des Hauts-de-Seine. "


01.09.2013 : PARIS

" Un jeune homme a été poignardé et grièvement blessé dans la nuit de samedi à dimanche dans un bus après "un différend" avec un groupe de jeunes.La victime de 24 ans a été opérée. Son pronostic vital n'était plus engagé quelques heures après les faits. L'agression s'est déroulée vers 1 h 30 dimanche matin, à bord du Noctilien de la ligne N21 aux alentours de la porte d'Orléans (14e arrondissement). Les jeunes à l'origine de l'agression ont pris la fuite et ils étaient toujours recherchés dimanche après-midi. Une caméra de vidéosurveillance dans le bus a pu filmer l'agression. L'enquête a été confiée au 3e district de police judiciaire (DPJ) de Paris. "

EDUCATION NATIONALE

" Lundi matin, à 7 h 45, à une demi-heure de la prérentrée, comme on dit chez les profs, Thomas Sotto m'a demandé au débotté et en direct sur Europe 1 quelle note j'attribuerais à Vincent Peillon pour évaluer cette rentrée, la première sous son entière responsabilité. Je me suis laissé aller. "4 ? 5 ?" Et j'ai failli descendre plus bas, bien plus bas...

Peccavi, pater optime * (Stendhal, Le Rouge et le Noir). Oui, je suis un méchant, un coupable (Molière, Tartuffe) - liste non limitative des heureuses expressions du repentir hypocrite... Qu'avais-je dit là ?

Certes, le ministre est presque entièrement hors sujet : l'École se meurt, les Français en sont globalement insatisfaits, les nouveaux profs sont dotés en catastrophe d'un titre que souvent les jurys ont hésité à leur attribuer, et qui en tout cas n'ont bénéficié d'aucune formation réelle, ni disciplinaire, ni pédagogique, les élèves sont de plus en plus livrés à eux-mêmes, et sous prétexte de combattre les discriminations, on détruit toutes les filières soupçonnées d'élitisme - encore un gros mot pour la gauche, on va finir par croire qu'ils en ignorent le sens...

On occupera les élèves

Certes, après avoir lancé à grand fracas en août 2012 une grrrrrande concertation sur l'École, le ministre a accouché d'une souris - réforme des rythmes scolaires pour 1/5 des écoliers français, et encore, dans cette demi-journée enfin récupérée, ce n'est pas du français que l'on fera, ni des maths, ni de l'histoire ou de la géographie, mais des danses bretonnes, du jardinage appliqué, de la varappe citoyenne (ça, ça n'existe pas - pas encore...), bref, on occupera les élèves au lieu de leur enseigner quelque chose d'indispensable... Certes, Vincent Peillon, que je n'avais pas connu si discret ni si effacé, a laissé Geneviève Fioraso légiférer sur le bac et obliger les enseignants de l'académie d'Orléans-Tours à noter sur 24 afin que plus de chérubins possèdent, in fine, un diplôme désormais inutile...

Mais 4/20 ! la note-sanction ! L'horreur pédagogique ! Je pourrais fâcher le ministre ! Le déprimer ! Courroucer aussi Peter Gumbel, ce journaliste anglais qui pense que nous "achevons bien les écoliers"... Qui sait ? Je pourrais les pousser l'un et l'autre au suicide - comme un quelconque prof de lycée technique marseillais qui vient de passer à l'acte, la veille de la prérentrée, tant il n'y croyait plus, de son propre aveu, tant il était dans l'incompréhension face à l'évolution de son métier - notre métier ! Le ministère se tait depuis des années sur la dépression en milieu enseignant - on sait juste qu'effectivement l'École tue ceux qui y ont cru.

Mais on supprime les notes à l'école, de peur qu'elles ne traumatisent les chérubins des quartiers nord et du 9-3 - alors que seules les notes, justement, seul un système intelligemment coercitif peut faire comprendre à des mômes en perdition que le Savoir n'est pas une plaisanterie ! On pontifie, on lénifie, on colmate - et pendant ce temps l'école française s'effondre dans les classements internationaux...

Vous avez tout raté

Alors, oui, 20/20, monsieur le ministre ! Vous aviez tout en main, et potentiellement le soutien de tous ceux qui ces dernières années ont travaillé à défendre l'école de la République - et la laïcité, parce que la laïcité est le savoir, et vice-versa. Pour complaire à quelques syndicalistes qui ne représentent plus qu'eux-mêmes, à quelques idéologues illuminés qui vous ont convaincu de sauver les IUFM (les instituts universitaires de formation des maîtres) en les rebaptisant ESPE (écoles supérieures du professorat et de l'éducation), et finalement à tous ceux qui n'ont jamais mis les mains dans le cambouis des vraies classes, vous avez tout raté. 20/20 !

Qu'attendait-on ? Une révision complète des programmes, qui irait dans le sens du sérieux, de l'étude, de la transmission des savoirs. Un retour de l'exigence. Une volonté d'amener chaque élève au plus haut de ses capacités, parce que les enfants sont capables de beaucoup donner si on leur demande beaucoup. Et une revalorisation sérieuse, conséquente, des plus bas salaires de la profession, parce qu'il est scandaleux - mais significatif - que les très bons élèves, désormais, envisagent toutes les professions sauf enseignant. Dans un monde où "avoir", c'est "être", un peu plus d'avoir permettrait aux enseignants, qui s'échinent de leur mieux à faire la France de demain, d'être moins méprisés de leurs propres élèves, et de leurs parents.

* J'ai pêché, j'avoue ma faute, ô mon père "

PAS DE CONDAMNATION DONC PAS DE RECIDIVE

" La droite, les syndicats de police et nombre de magistrats tapent comme des malades sur la réforme pénale de Christiane Taubira. Mais, aveugles qu’ils sont, ils n’ont pas vu l’essentiel : l’intitulé de la réforme. Elle porte en effet le très beau nom de « loi de lutte contre la récidive »". Ça c’est une trouvaille, une perle, une pépite (comme on dit sur Atlantico) ! 

Comment ne pas s’incliner devant un tel sommet d’imagination ? Comment ne pas saluer l’esprit inventif qui a soufflé sur l’Élysée et la place Vendôme ? Comment ne pas rendre hommage respectueusement à cette puissante inspiration propre au génie français ? Enfoncés, les Marx Brothers, Hellzapoppin, etc., qui firent la gloire du cinéma burlesque américain ! Écrasés les de Funès, les Bourvil et autres Fernandel, symboles, jusqu’à maintenant, de ce qu’il y avait de meilleur dans la production comique de la cinématographie française. La loi Taubira, d’après les méchants qui la critiquent, aurait pu s’appeler « Liberté pour tous ». Après le « Mariage pour tous », initié déjà par la garde des Sceaux, ç’aurait été assez cohérent. Mais il fallait trouver mieux. Et on a trouvé. « Loi de lutte contre la récidive » !

Ainsi a été ouverte une voie royale pour d’autres appellations tout aussi jubilatoires. Rebaptisons le ministère de la Défense « ministère de la Paix »… Changeons l’horrible intitulé du ministère des Affaires étrangères en « ministère de l’Amour entre les peuples »… Finissons-en avec l’angoissant ministère de l’Économie et des Finances pour l’appeler « ministère de la Redistribution sociale et solidaire ». Gardons quand même le ministère du Redressement productif. Comme il n’y a rien à redresser et encore moins à produire, il est parfaitement fondé à figurer au firmament du grotesque gouvernemental. Et surtout terminons-en avec l’horrible mot « prison » qui se dira dorénavant : « salle d’attente de la liberté ». 

Soyons sérieux maintenant et laissons les mots de côté. Puisqu’il s’agit de lutter contre la récidive, il convient d’aller jusqu’au bout pour éradiquer ce fléau. Est dit récidiviste quelqu’un qui, déjà condamné, commet un nouveau délit ou crime. Eh bien, supprimons les condamnations. Pas de condamnés, pas de récidivistes ! C’est élémentaire. Et on comprend mal que Taubira n’y ait pas pensé. "


DEMAIN CA POURRAIT ETRE VOUS


LA RUSSIE DECRIT LA SITUATION EN FRANCE AVEC PLUS DE LUCIDITE QU'HOLLANDE