samedi 4 janvier 2014

POUR CEUX QUI LE PEUVENT, FUYEZ !

" Le pays sort lentement de sa léthargie post-prandiale dans laquelle les fêtes l’avaient plongé. Petit à petit, tout le monde reprend le travail, et d’instinct, devant les difficultés de la situation, tous les services de l’État se tendent comme un seul homme pour résoudre la myriade de pépins que la France va devoir affronter durant cette nouvelle année.

Ainsi, Manuel Valls, le ministre qui fait à l’Intérieur ce dont on rit à l’extérieur, envisage de faire interdire la quenelle (le geste, pas la spécialité culinaire), jugeant sans doute qu’une petite loi ou un joli décret empêchera efficacement les individus de pratiquer, tout comme une loi interdisant de mourir de faim résoudrait probablement bien des problèmes, et que la loi pour ne jamais manquer de toit a permis de faire disparaître immédiatement les SDF. Bien évidemment, le fait que le petit Manuel de l’Intérieur Propre et Bien Rangé se soit gentiment fait quenelliser la tête il y a quelques temps ne joue en rien sur sa décision, ferme et courageuse, de mobiliser son énergie et quelques uns de ses nombreux fonctionnaires sur cette cause à la fois noble, humaniste et indispensable à la bonne marche du pays. Il faut ce qu’il faut. 

Au ministère de l’absence d’Économies et des Finances lacunaires, on a choisi de ne faire aucune espèce de publicité pour les changements qui sont introduits dès ce début d’année. On se demande pourquoi : comment ne pas se réjouir de voir qu’au moins, à Bercy, ils travaillent durement pour calibrer les ponctions étatiques au plus juste ? Comment ne pas tenir compte des magnifiques avancées dans les taux (la TVA grimpe, comme les taux pour les emprunts d’État, c’est mignon ce mouvement d’ensemble) ?

Et surtout, il serait dommage de passer à côté de la cohérence d’ensemble de la politique gouvernementale en matière de droit du travail. Un coup oui, un coup non, un coup c’est permis, un coup c’est interdit, voilà qui rend épique l’établissement de règles simples pour la conduite des affaires dans le pays et qui redonne un vrai parfum d’aventure à la monotonie naturelle de la création d’entreprise, du capitalisme à la Pépère et du développement d’activité sur le sol national, non ?

Prenez par exemple la durée d’un temps partiel. On pourrait croire, lorsqu’on est un adulte normal, responsable, avec deux pouces et un QI supérieur à sa température anale, que cette durée pourrait résulter d’un accord contractuel entre un type qui veut travailler moins que le temps complet et un type qui veut l’embaucher pour une durée inférieure à celle d’un contrat de travail complet. Partant de là, on imaginerait des adultes qui signeraient des contrats et s’arrangeraient entre eux.

Comme en 2013, le gouvernement sera là en 2014 pour nous sauver tous. Fuyez.Bon, cette image est évidemment complètement farfelue puisqu’elle ne fait intervenir aucun fonctionnaire d’État, ni, encore pire, aucun syndicaliste et — abomination suprême — renverrait les vieux débris communistes antédiluviens chargés de l’inspection du travail à leurs études, loin du monde réel trop abrasif pour leur peau sensible (Gérard F., si tu me lis, sache que j’ai de la tendresse pour les espèces en voie de disparition terminale).

Moyennant quoi, la réalité française sera douillettement bordée de lois encadrant bien tout ça, qui redéfiniront cette année encore la durée minimale du temps partiel qui passe donc en ce début d’année à 24 heures par semaine. Tous les patrons qui auraient eu besoin de salarier quelqu’un pour 20h pas plus (par exemple) ne pourront le faire. L’emploi en France dit merci à cette « avancée » législative. Les 5 millions de chômeurs aussi.

Et puisqu’on parle code du travail, que va-t-il advenir exactement de la pénibilité, cette notion nouvellement introduite au bénéfice du calcul des retraites, déjà pas simple et qui va encore se complexifier un peu et qui, si l’on s’en tient aux textes, promet de grands moments de pirouettes comptables et organisationnelles au sein des entreprises, puisque l’appréciation de la pénibilité sera faite au cas par cas, avec des contrôles a posteriori (et des gémissements a priori) ?

Comme en 2013, le gouvernement sera là en 2014 pour nous sauver tous. Fuyez.Quant au travail le dimanche, l’avenir est plein d’incertitudes croquignolettes avec des fermetures de magasins à la clef.Jusqu’à récemment, on se rappelle qu’il était donc officiellement interdit de travailler le Jour du Seigneur, puisqu’en bon pays laïc, la France a choisi de faire fermer ses commerces ce jour-là (sauf les boulangers-pâtissiers qui fournissent les gâteaux après la messe, les électriciens parce qu’on n’aime pas cuisiner froid, les cinémas parce que sinon, on s’ennuie ferme, et d’autres menues exceptions pour que tout continue à fonctionner, mais en moins vivant). Rassurez-vous : à l’approche des municipales, et vu que la fermeture dominicale signe l’arrêt de mort pour certains magasins, il a été rapidement signé un petit décret de derrière les fagots pour autoriser à nouveau l’ouverture des enseignes de bricolages.

Comme on le voit, tout ceci est du solide, du simple, du facile, du balisé, du prévu de longue date et c’est donc d’autant plus facile d’entreprendre en France, de créer de la valeur et des emplois puisque tout (impôts, législation, environnement) concourt à vous laisser bosser dans les meilleures conditions possibles. Que demande le peuple ?

Comme en 2013, le gouvernement sera là en 2014 pour nous sauver tous. Fuyez.Mais toute cette agitation de ces puissants ministères ne sont rien à côté de la détermination calculée et des actions épiques qu’entreprennent les plus importants des ministres. Ici, on pense immédiatement à deux d’entre eux, véritables fers de lance du N’importe Quoi Bruyant érigé en méthode de gouvernement et en politique d’avenir : Najat Vallaud-Belkacem tout d’abord et l’inénarrable Arnaud Montebourg, sans lesquels — il faut bien le dire — la politique n’aurait pas ce petit grain de folie ridicule qui nous la rend si sympathique et si joyeuse lorsqu’on ira voter (pour les plus crédules d’entre nous), courant mai de cette année, entre deux cuites monumentales.

Comme en 2013, le gouvernement sera là en 2014 pour nous sauver tous. Fuyez.En effet, Najat Vallaud-Belkacem n’a même pas attendu d’être en 2014 pour bombarder les interwebs de ses petites déclarations ; la porte-parlote du gouvernemaman est ici dans son rôle, il est vrai, mais comme Switchie sur son blog, on ne peut qu’être consterné par l’avalanche de bidules tous plus foutraques les uns que les autres que la pauvrette nous a rassemblés dans une infographie indigeste, afin de nous présenter l’étendue des dégâts que l’ensemble du gouvernement entend porter au pays pendant toute cette année : pas un domaine ne sera épargné, pas une loi ne sera oubliée, chaque ministère ira de sa petite crotte législative. C’est génial, non ?

Comme en 2013, le gouvernement sera là en 2014 pour nous sauver tous. Fuyez.

D’autant qu’on sait déjà qu’elle sera (lourdement) épaulée du chevalier de la Table Bancale. Et pour préparer psychologiquement le pays à ces assauts gaillards, Montebourg n’a rien trouvé de mieux que nous présenter un calendrier de ses Douze Redresseurs. Ne riez pas : c’est avec vos sous.

Les petits-fours ont été mangés. L’allocution du Président est terminée. Les ordres de mission pour cette nouvelle année sont partis : c’est décidé, 2014, ce sera 2013, mais en plus grand, plus fort, plus loin.

Pour ceux qui le peuvent : fuyez. Pour les autres, tremblez. Que vous ayez fui ou que vous trembliez, de toute façon, ce pays est foutu. "

MANQUE PAS DE CULOT LE NIAIS !


" L'aveu est écrit noir sur blanc dans la retranscription des vœux adressés vendredi 3 janvier par François Hollande au gouvernement. "Si en 2012-2013, nous avons pu diminuer nos déficits grâce à une maîtrise des dépenses de l'Etat, nous avons été contraints de recourir à des impositions supplémentaires, a affirmé le chef de l'Etat. Et nous savons bien qu'une limite a été atteinte à force d'accumulation de taxes de toute nature, tout au long de ces dernières années", a-t-il ajouté devant les membres du gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

"Faire mieux en dépensant moins"
François Hollande a donc assuré que "d'ici la fin du quinquennat, c'est en dégageant des économies, et non en sollicitant davantage les contribuables, que nous pourrons diminuer nos déficits". Un "programme d'économies" qui, a-t-il précisé, concerne aussi bien l'Etat que les collectivités locales et la Sécurité sociale. En un mot, "il s'agit de faire mieux en dépensant moins" grâce à des "réformes de structure".
Le chef de l'Etat a rappelé à cette occasion que le premier objectif restait l'"emploi", qui passe par "l'investissement", "la compétitivité", l'"attractivité", la "simplification pour la création d'entreprise" ou encore "la formation". "


Il est fabuleux ce type ! Il va presque sermonner ses ministres d'avoir mis en place des impôts qu'il a lui-même ordonné. Et comme je te crois " pépère "... ça va être quoi la prochaine fois pour payer le fiasco centrafricain?!

vendredi 3 janvier 2014

MIS EN EXAMEN POUR AVOIR TIRE SUR DES CAMBRIOLEURS

" Un homme de 28 ans a été mis en examen mercredi pour «tentative de meurtre» avoir avoir grièvement blessé par balle un homme qui tentait de cambrioler la maison de ses parents à Montcornet (Aisne), a indiqué le parquet de Laon. Le suspect, grièvement blessé au dos lundi et opéré dans la nuit de lundi à mardi, était toujours hospitalisé à Reims mercredi, plongé dans un coma artificiel, dans un état «grave mais stationnaire», selon le procureur de Laon. 

Le mis en examen, âgé de 28 ans, a affirmé avoir tiré à la carabine en direction de la voiture de cambrioleurs qui prenaient la fuite, sous le coup de l'émotion et sans intention de tuer. Il a été remis en liberté, sous contrôle judiciaire. Les faits se sont déroulés vers 17 h 45, lundi, à Montcornet, dans l'est de l'Aisne, à une cinquantaine de kilomètres de Reims.

Un blessé déposé devant une pharmacie de Reims

Le tireur, qui faisait du bricolage dans la maison de ses parents, s'est absenté et a trouvé à son retour trois individus qui tentaient de déménager un coffre-fort, selon le parquet. Prenant peur, il s'est alors emparé d'une arme de chasse et a mis en fuite les cambrioleurs, qui ont abandonné leur butin. Il a ensuite «lâché un coup de carabine en direction de la voiture qui s'enfuyait», a expliqué le procureur.

Environ 45 minutes plus tard, deux hommes ont amené un blessé devant une pharmacie de Reims avant de prendre la fuite. Les enquêteurs ont rapidement fait le lien avec le cambriolage qui avait eu lieu un peu plus tôt à Montcornet et le tireur a été interpellé.

Selon une source proche de l'enquête, le blessé est âgé de 43 ans et connu des services de police et de gendarmerie. Un juge d'instruction est saisi d'une information judiciaire portant «à la fois sur la tentative de meurtre et sur la tentative de cambriolage», a précisé M. Hussenet. "

OUVREZ LES YEUX, VOTEZ FN

" Dans la collection bibliothèque rose socialiste « Martine va à la plage contre les méchants », vous avez aimé le Mariage pour tous, et son débat finement anglé « pour ou contre l’homophobie », vous avez adoré le projet de loi pénalisant les clients de prostituées et son choix cornélien « pour ou contre la traite humaine », vous avez plébiscité le retentissement national de la Une de Minute consacrée à Christiane Taubira et  son douloureux dilemme « pour ou contre le racisme » ; alors vous allez être comblé par la nouvelle superproduction présidentielle, mobilisant tous les maquisards du pays, la chaussette Jean Moulin chevillée au corps : j’ai nommé le combat contre Dieudonné et ses quenellistes, qui sévissent, c’est dire le danger, jusqu’au cœur du Parc Astérix. Et la mobilisation de toutes les bonnes âmes est sans faille, de Laurent Joffrin à ma stagiaire de 15 ans pro-Christophe Maé et qui n’aime pas les gens chelous. L’appel au sursaut national est massif afin d’ouvrir un débat où il sera comme souvent difficile de trancher : « pour ou contre l’antisémitisme ».  Mince, c’est presque aussi tendu que « pour ou contre tuer des enfants ».

Allez, je me lance, je choisi le camp « contre l’antisémitisme ». Je sais, c’est carrément courageux, et ça me permet surtout de mener une riposte préventive pour le cas où une photo de moi en train de faire une quenelle avec Dieudonné, la mine ravie, ressortait des tréfonds d’Instagram (mais non, cette photo n’existe pas, allons !). Car me voici paré des pleins pouvoirs nucléaires contre les forces du mal. Et je vous parle des vrais pleins pouvoirs, ceux de l’article 16 de la constitution, que voici : « Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité du territoire, ou la réélection de François Hollande, sont menacés, d’une manière grave et immédiate, le président de la République prend les mesures exigées par les circonstances, après consultation de Manuel Valls et du calendrier des représentations au théâtre du Rond-Point ». Des pleins pouvoirs, modèle printemps 1956 contre le FLN, qui m’octroient maintenant les mêmes droits que le général Massu, celui d’anéantir sans débat mon adversaire, et de « courageusement » :

- Dénoncer les quenellistes à leur employeur afin de les faire virer

- Fouiller dans les archives de l’Équipe TV pour retrouver toutes les vidéos de sportifs faisant la quenelle après une victoire, afin de les faire sanctionner par la ministre du Droit des sports Valérie Fourneyron.

- Ratisser Facebook et Instagram à la recherche du « quenelliste anonyme » (de trop) pour arracher ce salopard à sa vie calme et tranquille.

- Et, si je m’enhardis vraiment – ce qui serait mon droit, ratonner les quenellistes à la sortie des discothèques lyonnaises et les enfermer dans un coffre de voiture.

Mon courageux combat de « résistant de masse » m’apportera quelques récompenses personnelles (nombreux « like » sur Facebook) et le privilège d’un port de tête altier dans les diners en ville, signe d’une pensée épurante et sainement délatrice. Mais je participerai aussi, ne m’en déplaise, à une victoire à l’arrachée (ou à une courte défaite) d’un président socialiste en 2017, dans un second tour face à Marine Le Pen. Dans un pays de grognards peu enclins aux shoots de moraline, obliger la société à se scinder entre bons et méchants, faire du Front national le dernier rempart fantasmé de la liberté d’expression, c’est lui assurer une place au second tour des élections. Mais cette fois, face à la bête immonde, le représentant des gentils frôlera plus les 50,01% que les 82,21% chiraquiens. C’est ce qui s’appelle « prendre son risque ».

Valls et/ou Hollande sont joueurs, et pour (tenter) de se faire (ré)élire, avec un 7 et un 2 dépareillés, leur martingale est vite vue : mieux vaut enfiler comme des perles les débats gagnés d’avance, que de se confronter à une réalité perdue depuis longtemps. Et ni le chômage, ni les fermetures d’usine, ni les hausses d’impôts, n’auront droit de citer dans ce combat entre les forces du bien et les afficionados de spécialités lyonnaises à base de pâte à choux. "

APPLICATION DE LA SHARIA PAR L'IMAM DE QUIMPER



" Quimper en particulier et la Bretagne en général rattrapent leur retard en matière d’islamisation.

Nantes a deux grandes Mosquées, la Mosquée Ar-Rhama et la Mosquée Assalam qui enseignent un Islam fondamentaliste contraire aux valeurs de la République avec la bénédiction de l’Etat pressé de changer de peuple.

A Brest, l’imam de la mosquée, Rachid Abou Houdeyfa, parcourt la France pour expliquer aux Musulmanes que ce qui donne de la valeur à une femme, c’est son hijab (voile islamique recouvrant tout le corps et les cheveux sauf le visage), que ce voile est obligatoire, car il la protège des « perversions » du monde occidental.

Voici ce qu’il ordonne aux femmes musulmanes :

« Allah t’a ordonné de porter le hijab. »
« Le hijab est la pudeur de la femme. »
« Allah te l’a ordonné, ne l’oublie pas et vis avec. »
« Le hijab est une protection contre les ruses des gens mauvais, c’est eux qui veulent abuser d’elle sans aucun droit. »
« Il n’appartient pas à un Croyant ou une Croyante une fois qu’Allah et son Messager ont décidé d’une chose, d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. »

C’est clair et sans bavure, et les femmes qui se couvrent vous expliquent en vous prenant pour un imbécile que c’est leur décision librement choisie. Ben voyons.

En visite à la mosquée de Quimper le 3 août 2013, Rachid Houdeyfa décréta une fatwa conforme à la sharia au mépris du droit français :

« Toute femme qui s’est mariée sans l’accord de son tuteur, alors son mariage est nul » "

REPONSE DE BERTRAND DUTHEIL A L'EVEQUE COLLABO CLAUDE DAGENS

" Bertrand Dutheil, conseiller de Marine Le Pen, réagit (extraits adaptés) à la tribune écrite par Mgr Claude Dagens, évêque d’Angoulême, dans le JDD (à lire ici) : Dans une tribune récente publiée par le Journal du Dimanche, Claude Dagens, évêque d’Angoulême et membre de l’Académie Française, déclare : « Prenons nos responsabilités face au Front national et au discours de la peur ». Que, dans une République laïque, comme tout autre citoyen, le représentant d’une religion participe en tant que tel au débat démocratique n’a rien d’anormal. Mais, en reprenant le sempiternel discours des élites mondialisées, il range son Église dans le camp des dominants, tout en insultant les millions d’électeurs du Front National en les traitant de peureux. En revanche, il n’a pas un mot sur la réalité que vit le peuple de France avec le chômage de masse, la baisse du niveau de vie, l’insécurité quotidienne et le démantèlement de l’École.

Bertrand Dutheil : Claude Dagens, ancien élève de l’École normale supérieure, souligne que, depuis Clovis, la France serait « le mélange de populations diverses ». Mais, aujourd’hui, loin de rejeter l’Étranger, les Français savent d’expérience que notre pays n’a plus les moyens de les accueillir. « S’identifier aux humiliés de ce monde, à ceux et celles qui restent au bord du chemin et qui ne manquent pas seulement de pain et d’eau, mais aussi de respect et de confiance », pour reprendre la parole épiscopale, ne devrait pas consister à faire des promesses fallacieuses aux peuples déshérités. Ces promesses inconsidérées suscitent des milliers de candidats au mirage européen. Beaucoup trouveront la mort dans le désert ou dans les eaux de Lampedusa. Ceux qui parviendront au but ne seront qu’une armée de réserve pour faire baisser les salaires et la protection sociale. Les Français, eux, ne veulent pas être complices d’un phénomène qui est à la fois une nouvelle traite d’êtres humains et un levier contre leurs acquis sociaux.

Bertrand Dutheil : Avec Marine Le Pen, le Rassemblement Bleu Marine regrette que l’épiscopat français s’engage dans le champ politique en falsifiant le programme du Front National, comme de vulgaires politiciens UMPS, ces « politiques ordinaires », comme l’écrit Claude Dagens, en soulignant précisément le « discrédit » dont ils sont frappés. Avant de condamner, les évêques devraient d’abord dialoguer pour connaître les véritables propositions du Front National. D’ailleurs, Claude Dagens ne dit-il pas que rien « n’empêche de rencontrer des personnes du Front National » ? Qu’ils rencontrent donc ses dirigeants. Leurs portes sont grandes ouvertes, ajoute Bertrand Dutheil. "

BILAN CATASTROPHIQUE DU MARCHE AUTO FRANCAIS

" Le marché automobile français a renoué en 2013 avec ses plus bas niveaux depuis plus de 15 ans avec 1,79 million de voitures neuves vendues, et seul un léger rebond est attendu cette année.

Le recul atteint 5,7% en données brutes et 5% à nombre de jours ouvrables comparables, selon les chiffres publiés jeudi par le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). Les ventes de véhicules utilitaires légers ont baissé de 4,4% en données brutes.

L'année 2013 avait très mal commencé après un mauvais millésime 2012, mais le marché s'est progressivement redressé au deuxième semestre. En décembre, les immatriculations ont encore bondi de 9,4% en données brutes, sans que les professionnels y voient forcément la conséquence de la hausse de la TVA au 1er janvier ou du durcissement des malus auto.

"Le millésime 2013 est à oublier", estime cependant Flavien Neuvy, de l'observatoire spécialisé Cetelem.
PSA Peugeot Citroën et Renault, qui dominent le marché hexagonal avec 53% de part de marché, s'en sont dans l'ensemble mieux sorti que leurs concurrents étrangers. Renault, avec sa marque au losange et Dacia, a grappillé 0,8% mais PSA Peugeot Citroën a vendu 7,7% de voitures en moins.

L'année s'est bien passée" pour Renault, se félicite son directeur commercial Bernard Cambier, avec pour preuve la Clio IV qui est le modèle le plus vendu dans le pays. "On termine l'année avec un carnet de commandes en hausse de 24% par rapport à l'année dernière", souligne-t-il. En 2014 sortira aussi la nouvelle Twingo.

Citroën a traversé en revanche une période compliquée par "des perturbations (liées à) la fermeture de l'usine d'Aulnay", explique son directeur France Philippe Narbeburu. Résultat, ses immatriculations ont reculé de 10,6% sur l'année. Mais la production a repris normalement et la marque compte notamment sur ce modèle, plus le C4 Picasso et le C Cactus qui sera commercialisé vers juin pour tirer les ventes. A fin décembre, son carnet de commandes a progressé de plus de 20%.

"L'année a été globalement positive" pour Peugeot, a estimé son directeur France Xavier Duchemin, soulignant le succès des motorisations hybrides de la gamme. Les ventes de la marque au lion ont néanmoins baissé de 5,2%.

Parmi les marques étrangères, le numéro un européen Volkswagen a lâché 8,1% et les groupes américains General Motors et Ford ont plongé de 15,8% et de 17,3%. Seuls le japonais Toyota ("5,5%) et l'italien Fiat ("2,4%) ont connu une progression de leurs ventes.

"On a atteint le fond de la piscine et le marché devrait rester stable en 2014", estime un porte-parole du CCFA. Il est retombé à son niveau de 1997.

Son analyse est partagée par les marques et les analystes. M. Neuvy prévoit "un léger rebond de 2%". "Les prévisions macroéconomiques sont plus favorables pour 2014", souligne-t-il. Pour autant, aucun redressement significatif n'est à attendre "tant que le chômage n'aura pas significativement diminué", tempère Jean-François Belorgey, associé chez EY (ex Ernst & Young).

Tous deux estiment qu'il faudra encore plusieurs années avant que le marché ne renoue avec ses niveaux d'avant crise et plus de 2 millions d'unités.

Parmi les rares éclaircies, en 2013, les segments des 4x4 urbains et du low cost se sont bien portés et la tendance devrait se poursuivre cette année, soulignent les analystes.

En revanche "l'électrique n'est toujours pas là", avec des ventes qui restent anecdotiques, relève M. Belorgey, et les ventes de voitures diesel ont chuté de 13,3% en 2013 sur un an. La guerre des prix devrait aussi se poursuivre, ce qui n'est pas sans conséquence sur les marges des groupes automobiles dont certains, comme PSA, sont déjà mal en point.

En Europe, le marché automobile espagnol a réalisé une meilleure performance en 2013, avec un rebond de 3,3%. Il reste toutefois à un niveau très bas avec 722.703 voitures neuves vendues. "