mardi 21 janvier 2014
UNE PLAINTE CONTRE TAUBIRA JUGÉE RECEVABLE
" La plainte déposée par Patrick Buisson le 13 novembre dernier contre la ministre de la Justice Christiane Taubira pour "prise illégale d'intérêt" a été jugée recevable par la cour d'appel, a-t-on appris lundi auprès de l'avocat du journaliste.
Un juge d'instruction devrait donc être nommé dans les jours à venir, précise Le Figaro.fr, qui a révélé l'information.
Le parquet général examine cependant l'opportunité d'un pourvoi en cassation, le délai étant de cinq jours, soit jusqu'à mercredi, a-t-on précisé de source judiciaire.
Patrick Buisson, visé indirectement par des plaintes concernant les sondages commandés par l'Elysée sous Nicolas Sarkozy, reproche à la ministre de la Justice d'être membre du comité de parrainage d'Anticor.
Ce statut est à ses yeux incompatible avec sa fonction puisque cette association anticorruption a porté plainte pour détournement de fonds publics et favoritisme dans l'affaire visant l'ex-conseiller de l'ancien président.
La plainte de Patrick Buisson pouvait être classée sans suite, transmise à la Cour de justice de la République (CJR) - en principe compétente pour les actes commis par un ministre dans l'exercice de ses fonctions -, ou traitée selon le droit commun.
"La cour d'appel a choisi la voie naturelle du droit commun. Je n'ai pas compris ou plutôt j'ai bien compris pourquoi le parquet avait tenté de nous renvoyer devant la CJR", a dit à Reuters l'avocat de Patrick Buisson.
Me William Goldnadel a rappelé que la garde des Sceaux avait loué l'action de l'association Anticor dans un communiqué de son cabinet daté du 13 novembre 2012, mais que cet acte était "détachable de sa fonction", comme l'a confirmé la cour d'appel.
Selon la plainte, la ministre a violé les règles de séparation des pouvoirs et a nécessairement eu une influence sur l'ensemble des magistrats instruisant l'affaire des sondages de l'Elysée.
En novembre dernier, Patrick Buisson avait publié dans Le Figaro une tribune intitulée "J'accuse Christiane Taubira". Il lui reprochait d'être "partie prenante d'une opération qui vise à instrumentaliser l'autorité judiciaire à des fins exclusivement partisanes". "
lundi 20 janvier 2014
ELLE EST PAS MAL CELLE-LA !
" Le leader d'un mouvement appelant au départ de François Hollande, David Van Hemelryck, a été interpellé dimanche 19 janvier au départ d'une manifestation à Paris alors qu'il gonflait un petit dirigeable, car sa forme évoquait une quenelle, a-t-on appris de source policière.
Les policiers présents place du Châtelet vers 14 heures ont estimé que, compte tenu du contexte, ce dirigeable d'environ six mètres de long et un mètre de diamètre "était susceptible de constituer un trouble à l'ordre public" et apparaissait "provocateur", a-t-on indiqué de même source.
La quenelle, geste de ralliement du polémiste Dieudonné qui est perçu par beaucoup comme un salut nazi inversé, défraie la chronique depuis plusieurs semaines.
Agé de 34 ans, David Van Hemelryck a ensuite été placé en garde à vue pour incitation à la haine raciale au commissariat du IIIe arrondissement. Il s'y trouvait toujours dimanche en fin d'après-midi.
Interpellé "une vingtaine de fois"
Opposant actif au mariage pour tous, ce polytechnicien s'est fait connaître par plusieurs actions militantes ces derniers mois, notamment lors de la commémoration du 11 novembre 1918. Accompagné de plusieurs personnes, il avait hué le président de la République à son passage sur les Champs-Elysées.
Quelques heures avant la manifestation de dimanche, il avait indiqué à l'AFP avoir été interpellé "une vingtaine de fois" et placé quatre fois en garde à vue. Il se revendique comme le créateur du mouvement "Hollande-démission", très actif sur Internet, notamment via les réseaux sociaux.
Il avait appelé à un rassemblement dimanche à Paris, s'agrégeant à la manifestation initiée par le journaliste boursier et homme politique, Nicolas Miguet, qui avait également pour but de réclamer le départ de François Hollande.
"Scandaleux"
"Ils cherchent tous les prétextes", a fustigé l'avocate de David Van Hemelryck, Me Martine Baheux, en réaction à l'interpellation de son client. "Il y a toujours un bon motif pour l'interpeller. Ca devient préoccupant sur l'état de notre démocratie", a-t-elle ajouté.
Constatant que David Van Hemelryck ne revenait pas, la centaine de manifestants présents s'est dispersée dans le calme vers 15h30, à l'appel de Nicolas Miguet.
"Je trouve scandaleux qu'une personne soit arrêtée à sa descente de voiture alors qu'elle allait gonfler un ballon", a commenté Nicolas Miguet. "
dimanche 19 janvier 2014
CRITIQUES DE LA PRESSE ETRANGERE
" Sale temps pour le gouvernement socialiste qui prend une volée de bois vert ces jours-ci dans la presse anglo-saxonne, nous rappelle fort opportunément Nicolas Gauthier. Mais le « French bashing » (dénigrement de la France) ne se limite pas, on s’en doute, à la seule presse britannique.
Le 3 janvier dernier, le magazine américain Newsweek lançait une première torpille en titrant sur « La chute de la France ». Du haut de ses ergots, le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, n’y vit dédaigneusement qu’un « pamphlet » qui lui inspirait tout au plus… « une certaine hilarité ». Peu impressionné par les sarcasmes de Bercy, Newsweek remit le couvert la semaine d’après avec ce titre encore plus explicite : « Comment la nation du coq est devenue la nation de l’autruche ». L’Histoire nous dira sans doute comment se terminera la nouvelle fable socialiste que notre Président a tenté de faire gober l’autre jour à la presse lors de son « Froggie Show » à l’Élysée. Petite revue de presse internationale…
Sur la forme d’abord : les journalistes allemands ont été frappés par la mise en scène de l’apparition du président de la République française dans la salle des fêtes de l’Élysée. Son entrée théâtrale, que le Spiegel Online compare à la « grande pompe monarchique », contraste, selon nos confrères d’outre-Rhin, avec la simplicité, la sobriété des conférences de presse de Mme Merkel.
Sur le fond : le Handelsblatt, le journal des affaires, juge la prestation de François Hollande comme celle d’un « président qui n’a pas le goût du risque (…) sonnant comme un maître de conférence, mais pas comme un chef d’État dynamique (…) Il n’a pas défini de vision claire, seulement des mesures bricolées. » Le Spiegel enfonce le clou : « Il a réussi dans cet exercice, autant que c’est possible lorsque l’on n’a rien de concret à offrir. »
Mais c’est avant tout la pusillanimité de leurs confrères français que nos collègues étrangers jugent sévèrement : « En Grande-Bretagne, constate Philippe Turle, rédacteur en chef adjoint à la rédaction anglaise de RFI, si David Cameron avait été dans cette situation, les journalistes lui auraient dit : “Est-ce que vous n’avez pas honte de ce que vous avez fait ?” En France, poursuit le journaliste de RFI sur le blog du Nouvel Obs, cela semble impossible : “Il demeure toujours cette impression que le roi/président vient parler aux petites gens, les journalistes, et qu’ils restent dociles.” »
Même constat pour le Washington Post : « Aucun parmi les centaines de journalistes présents n’a levé la main pour demander si François Hollande devait démissionner. » En clair, la presse aux ordres a joué le jeu du Président : « Lorsque le sommet de l’État se trouve mêlé à un scandale comparable à l’affaire Clinton-Lewinsky », nos collègues n’auraient… « envie de parler que de Sécurité sociale », plaisante de son côté le Daily Telegraph.
« Grande nation, petit roi », ironise encore un journal allemand jugeant « fascinant et effrayant » le « spectacle » livré par Hollande. « Survivor » au palais de l’Elysée, titre le New York Post. Et pour la bonne bouche, » François Hollande, la Nabilla de la Ve République », s’autorise le très sérieux quotidien suisse Le Temps. De grâce chers confrères, n’en jetez plus, la coupe est pleine… "
UN DEPUTE PS JOUE LES RACAILLES
" Une courte vidéo, visiblement filmée au smartphone et mise en ligne sur Youtube le 27 décembre 2013, fait le buzz depuis ce dimanche à Montreuil. On y voit le député de Seine-Saint-Denis Razzy Hammadi impliqué dans une bagarre nocturne. Le socialiste s'en prend à une personne, que l'on ne peut pas identifier sur la vidéo: "L'affaire est terminée, e... de ta race!". Avant de le menacer: "Toutes les cités de Montreuil vont descendre, sale fils de p..."
Razzy Hammadi a aussitôt réagi sur son compte Facebook: "Depuis samedi soir, une vidéo sortie de son contexte est diffusée sur les réseaux sociaux, écrit-il. Cette scène s'est déroulée il y a plus de 6 mois aux abords d'un événement culturel qui se tenait à Montreuil."
"Personne ne peut comprendre ces images en dehors du contexte de violence et de peur dans lequel ma compagne, mes amis et moi-même étions, poursuit-il. Pris à partie par une bande de voyous extérieurs à la ville,nous avons été insultés et l'une des personnes qui m'accompagnait a été physiquement agressée. Seule la peur, pour ma compagne avant tout, m'a conduit à tenir ces propos."
Le candidat PS aux municipales à Montreuil ne souhaite pas réagir plus en détail aujourd'hui. Sa colistière, la conseillère régionale socialiste Tania Assouline, espère que "cette polémique n'aura aucune incidence sur la campagne électorale à Montreuil. Nous sommes persuadés que les habitants ne tiendront pas compte de cette vidéo, dont l'unique objet est de salir la réputation de Razzy Hammadi." Plusieurs sites classés à l'extrême droite se sont déjà emparés du buzz pour comparer le député PS à une "racaille". "S'il n'avait pas été issu de l'immigration, la vidéo n'aurait jamais provoqué un tel déferlement de haîne", regrette Tania Assouline. "
Des propos qui reflètent la peur en effet !
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