lundi 9 septembre 2013

TIENS ON L'A PAS ENTENDU CELLE-LA...

" Une banderole sur laquelle était écrit "Hollande démission, Taubira pendaison" a été découverte dans la nuit de samedi à dimanche sur un pont de chemin de fer à Autun en Saône-et-Loire, a-t-on appris dimanche soir auprès de la gendarmerie.
Cette banderole visant la ministre de la Justice a été retirée dimanche matin par les gendarmes. Aucune revendication n'était inscrite sur cette banderole d'une longueur de quatre à cinq mètres, écrite à la peinture blanche sur fond sombre.
Elle a été posée sur un pont de chemin de fer au-dessus d'une route, sur une liaison ferroviaire secondaire, a-t-on ajouté de même source.
Le maire d'Autun a fait part de son intention de porter plainte lundi pour affichage illicite et incitation à la haine, selon un correspondant de l'AFP. "

dimanche 8 septembre 2013

CLERMONT-FERRAND : DES FAMILLES A LA CHARGE DES CITOYENS

" La majorité des centaines de personnes qui dormaient dans la rue depuis lundi à Clermont-Ferrand ont obtenu gain de cause auprès du tribunal administratif, qui a, selon leur avocat, astreint le préfet du Puy-de-Dôme à reloger 16 familles sur 24.
Ces familles, privées d'hébergement d'urgence depuis six jours faute de financement, avaient saisi en référé le tribunal vendredi, pour demander à l'Etat "d'organiser leur accueil en tant que sans-abri en détresse", et que "leur soient fournies des conditions matérielles décentes".

D'après leur avocat, Jean-Louis Borie, toutes les familles avec enfants se sont vu proposer un accueil dans un gymnase. Ce qui lui fait dire que ce dossier a été géré par l'Etat "comme une catastrophe naturelle, avec la Croix-Rouge, dans un gymnase, comme s'il y avait eu une avalanche, alors que cette situation était prévisible. L'Etat n'a pas su anticiper une situation de crise qu'il connaissait".

Le référé des familles s'appuyait notamment sur une ordonnance du Conseil d'Etat de février 2012, affirmant qu'il "appartient aux autorités de l'Etat de mettre en œuvre le droit à l'hébergement d'urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri", et "qu'une carence caractérisée dans l'accomplissement de cette tâche peut [...] faire apparaître [...] une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale".

La requête s'appuyait également sur le principe de continuité du droit à l'hébergement d'urgence, soulignant que les 360 personnes qui ont dû quitter leur chambre d'hôtel lundi y ont été contraintes "uniquement du fait de la carence de l'Etat à dégager un budget conséquent". L'ANEF, l'association qui gère le 115 dans le Puy-de-Dôme, avait en effet décidé de ne plus payer les hôteliers, car, "depuis janvier 2013, l'Etat ne [lui] a remboursé que 5 % environ des 350 000 euros par mois qu['elle a] engagés pour loger ces personnes", a indiqué son directeur. Cette décision a été prise pour ne pas "mettre en danger la survie de l'association".

La plupart des personnes concernées sont des demandeurs d'asile, congolais et kosovars en majorité, ou des déboutés du droit d'asile, des mères seules avec enfants, mais aussi des femmes victimes de violences et des SDF. "

PENDANT QU'ON S'OCCUPE DE LA SYRIE ( 6 )

08.09.2013 HAUTES PYRENEES

" «Les bras m’en tombent, je suis désabusé, dégoûté». Par ces mots, Patrick Pébille, agriculteur céréalier, exprime son exaspération et sa colère après les vols répétés sur son exploitation. Jeudi matin, il nous a conduits près d’un champ de maïs, à la sortie de Camalès. On y arrive par un chemin de terre, au bord duquel se trouve un groupe de pompage diesel. «On m’a volé entre 200 et 250 litres de gasoil», s’exaspère-t-il. «Ça ressemble à du travail de professionnels. Pas une goutte par terre.» Et d’expliquer que le châssis de l’engin fait réservoir. Et peut contenir 700 litres. Heureusement, il n’était pas plein. «Ils ont vidé tout de qui restait.» Mode opératoire classique : cadenas coupé, des voleurs venus en voiture «qui doivent avoir du matériel perfectionné». Ce maïsiculteur montre même des traces de pneus qu’il juge suspectes. Au final, la facture est salée : 200 € de carburant qui se sont volatilisés. «Je l’ai signalé à la gendarmerie» glisse cet élu de la chambre d’agriculture, également vice-président de la FDSEA. Il rappelle que, l’an dernier, la batterie d’un enrouleur a disparu : «On m’a mis une vieille à la place de la neuve.» Vol également des panneaux solaires qui rechargent cette batterie. En conséquence, l’impression d’avoir affaire à des connaisseurs. «On va faire des rondes» Enfin, pour faire bonne mesure, on lui a soustrait, cet hiver, deux tronçonneuses et un taille-haie. Plainte a été déposée. La solidarité n’étant pas un vain mot chez les agriculteurs, «Radio Plaine, ça marche» se félicite Patrick Pébille. Jeudi matin après avoir fait le tour de ses installations et constaté ce nouveau méfait, il appelle Didier Partimbène, originaire de Sarriac qui a également des terres à Camalès. «Cette nuit, ils m’ont cassé la chaîne et volé une centaine de litres, à seulement 10 mètres des maisons raconte-t-il. Je pense qu’ils ont été dérangés, il reste 300 litres.» À Villecomtal, un de ses copains n’a pas, non plus, été épargné : «On lui a piqué deux batteries, une dimanche et une mardi.» Un autre a vu son tracteur démantelé : plus de bouchons, plus de clignotants, ni de bras de relevage. Ces agriculteurs sont fermement décidés à faire de la «prévention» comme ils disent, promettant d’organiser des rondes la nuit.» " "


07.09.2013 BRETAGNE

" Ce vendredi matin, Jo Raoul, le curé doyen et le maire de Ploemeur, Loïc le Meur, ont constaté le saccage d’une statue classée de la Vierge à l’Enfant, fin XVe siècle, accueillie dans l’oratoire de l’église. La statue en pierre blanche de Loire recouverte de polychrome, située au fond de l’église, a été retrouvée en morceaux. « Cet acte est sans conteste volontaire », s’indigne l’abbé rejoint dans ses propos par le maire. L’acte de vandalisme a vraisemblablement été perpétré jeudi après-midi selon les témoignages de ceux qui ont fermé l’église. Le Père Raoul, qui marquera son départ dimanche, ne cache pas sa tristesse devant un tel acte. « Mais il hors de question de fermer notre église, c’est un lieu de prière, qui doit resté ouvert, au public ». Claudine Bonjoux, la directrice des services de la ville est venue constater les dégâts avec les agents des services techniques et la police. Rappelons qu’un acte similaire a été commis le 2 septembre dans la paroisse Saint-Hélène de Bubry (Morbihan). "


07.09.2013 BEUREY-BAUGUAY

" Une dispute entre un homme de 58 ans et son beau-frère a tourné au drame familial à Beurey-Bauguay, en Côte-d’Or, dans la nuit de vendredi à samedi. Le premier a tué le second d’un tir de carabine. Le conflit a débuté en pleine nuit à propos de l’éducation des quatre enfants du beau-frère. Ne supportant plus la situation, le quinquagénaire a saisi une carabine et a tiré sur le père des enfants avant d’appeler la gendarmerie pour se dénoncer. Il s’est rendu sans résistance aux autorités et a été placé en garde à vue. La femme de la victime a quant à elle été hospitalisée en état de choc. "


07.09.2013 LYON

" Un lecteur vient de me transmettre la photo d’un tag particulièrement obscène et offensant pour les chrétiens, qu’il a relevé sur un mur de l’église Saint-Georges de Lyon, une église où se célèbre la forme extraordinaire du rite romain. Désolé de vous en infliger la vision…"




07.09.2013 YVELINES

" Terrible drame familial ce samedi matin aux Mureaux dans les Yvelines : une mère et ses deux enfants ont été retrouvés égorgés, le père a été interpellé dans la foulée.

La mère et sa fille de trois ans sont dans un état grave et la troisième victime, un petit garçon d’un an seulement, n’a pas survécu. Le pronostic vital de la fillette est toujours sérieusement engagé.

Selon Le Parisien, le drame se serait déroulé dans un logement de fonction de l'école maternelle publique Jean-Macé, rue Molière. Le père a été arrêté à Poissy quelques heures après la découverte des corps. "


07.09.2013 CUXAC D'AUDE

" "Au sein de la population, c'est l'exaspération.Comme chaque matin, j'allais me garer sur le parking quand j'ai vu ces voitures brûlées. J'ai immédiatement fait demi-tour. Et depuis, je ne m'y gare plus". A Cuxac-d'Aude, cette commerçante n'est pas la seule à se montrer prudente. Dans la nuit de mardi à mercredi, trois voitures, stationnées sur le parking de l'Escalaïs, située à l'entrée du village en venant de Narbonne, ont été ravagées par un incendie. Le dernier en date d'une longue série… "Les gens ne savent plus où stationner, poursuit-elle. Ce n'est pas la première fois que ce genre de choses se produit au village, mais là c'est de la folie !" Depuis le mois d'août, les villageois sont en effet confrontés à une recrudescence de dégradations et incendies de véhicules. Au total, ce sont 20 voitures, dont un véhicule des services techniques, qui ont été dégradés ou brûlés en seulement quelques semaines. Alors que les gendarmes de la communauté de brigades de Coursan ont ouvert une enquête pour déterminer le ou les auteurs des faits, le maire de la commune Jacques Pociello annonce "la pose d'un dispositif de vidéoprotection avant la fin de l'année". Une douzaine de caméras devrait être installée sur la commune, dont sept ou huit d'ici le mois de décembre. "Elles seront placées dans les secteurs stratégiques, au niveau des trois parkings et jusqu'au complexe sportif", précise l'élu. En outre, les services de la police municipale ont été renforcés. "Dans cette affaire, nous travaillons en étroite collaboration avec la gendarmerie, poursuit le maire. Les militaires ont eux aussi augmenter leur présence sur Cuxac et des rondes sont effectuées régulièrement". En attendant, c'est l'exaspération qui monte au sein de la population. "Les gens en ont ras-le-bol, lance un autre commerçant. Les personnes âgées n'osent plus sortir de chez elles parce qu'elles ont peur. Tout le monde sait qui est à l'origine de ces méfaits. Et personne ne fait rien. Il ne se passe pas un mois sans qu'il y ait un problème à Cuxac". "


07.09.2013 BEZIERS

" Une Turque âgée de 51 ans a été interpellée jeudi vers 22 h 30 au volant de sa voiture, avenue Gambetta, à Béziers. Elle venait de percuter onze voitures et continuait à avancer. Les policiers se sont alors rendu compte que la conductrice était totalement ivre. Elle a même été incapable de se soumettre au test de dépistage de l’alcoolémie. Du coup, elle a été conduite à l’hôpital où une prise de sang a été effectuée. Un taux de 4,2 grammes d’alcool dans le sang a alors été révélé. Elle devra se présenter au mois de janvier prochain devant le tribunal de Béziers. Par chance, personne n’a été blessé lors de ces multiples collisions. "


05.09.2013 BESANCON

" Une église évangélique de Besançon a été la cible d’un incendie volontaire. Rapidement maîtrisé, le feu n’a fait aucun blessé. Un début d’incendie volontaire a partiellement endommagé la porte et la cage d’escalier d’une église évangélique de Besançon (Franche-Comté) dans la nuit de mercredi 4 à jeudi 5 septembre. Un liquide inflammable a été déversé sur la porte de l’église évangélique Pentecôte de Besançon et incendié. Les flammes ont endommagé et noirci la porte d’entrée de l’église, la rampe d’escalier et le palier de l’étage supérieur. Un bidon a été retrouvé devant la porte. Le sinistre a été rapidement maîtrisé [mais le ministre ne s’est pas déplacé… L’Obs] par les pompiers, prévenus par un habitant du secteur, et personne n’a été blessé. L’enquête a été confiée à la sûreté départementale du commissariat de Besançon. "


ORADOUR-SUR-GLANE : APRES BARTOLONE LA BOURDE D'HOLLANDE

" Mardi, lors de leur visite du village d'Oradour-sur-Glane - martyrisé par la Waffen-SS le 10 juin 1944 - François Hollande et son homologue allemand Joachim Gauck, ont écrit une nouvelle page de la réconciliation allemande.

De par la solennité du moment, et la gravité des événements commémorés, nul n'avait longtemps gloussé sur l'erreur commise par le président de la République lors de la signature du livre d''or. François Hollande avait en effet "antidaté" sa visite sur son message, inscrivant la date du 3 septembre, plutôt que celle - exacte - du 4 septembre. Faute vénièle. 

C'est en remettant les choses en perspective que le "coquille" de François Hollande prend une saveur particulière. Car elle renvoie en effet à la faute d'orthographe magistrale qu'avait commise en mars Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale et quatrième personnage de l'État dans l'ordre protocolaire.

"Malgré les années, la douleur est toujours présente dans nos coeurs et dans nos esprits. Puisse aucun Auradour se reproduire jamais" avait-il alors écrit. Cruel, le quotidien Le Populaire avait noté qu'en face du pupitre où est posé le livre d'or se dresse un panneau indiquant en toutes lettres l'orthographe exacte de ce lieu de mémoire. "

vendredi 6 septembre 2013

GEL DES HAUSSES D'IMPOTS : C'EST PAS POUR DEMAIN !

" Lorsqu'un patron de PME est contraint d'envisager un programme de réduction des coûts de son entreprise, il doit se situer dans un espace-temps cohérent. Autrement dit, tirer les leçons du passé, gérer efficacement le présent, planifier correctement l'avenir. 

Dans le cas de l’État, le pouvoir est – pour ce qui concerne la situation présente - dans une posture délicate : le ministre du budget Cazeneuve a confirmé la notion assez floue de pause fiscale alors que les recettes de l’État ne sont pas totalement conformes aux prévisions du fait de la situation conjoncturelle qui atteint principalement les rendements de la TVA et de l'impôt sur les sociétés. Il a indiqué vouloir être " le ministre des économies " et non le " ministre des impôts ". Typiquement le genre de nuances qui crédibilise un discours radiophonique mais qui n'apporte pas de garantie de bonne fin. 

Pour l'instant, aucune économie tangible n'est décelable et n'a été effectuée dans la perspective des 12 milliards d'économies annuelles annoncés (et qui devraient plutôt être 25 milliards par an). Au 30 Juin 2013, le déficit de l’État s'est ainsi dégradé de 2,6 milliards et frôlait, en cumulé, les 60 milliards d'euros (59,3 contre 56,7 à fin Juin 2012 ). Tels sont les chiffres qu'un chef d'entreprise verrait sur son tableau de bord. Mais l’État est pris d'une dangereuse ingéniosité comptable qui nuit à l'image fidèle, concept central de la comptabilité. Ainsi, par conventions comptables, il n'est pas inclus dans le déficit à fin Juin 2013 des éléments de nature exceptionnelle tels que l'augmentation de capital de la Banque européenne d'investissement ( pour 1,6 milliard ) et l'abondement du MES pour 3,3 milliards (mécanisme européen de stabilité). Dès lors, Bercy a cru bon d'annoncer début Août "que le déficit à fin Juin 2013 s'améliore de près de 5 milliards par rapport à fin Juin 2012". Ce qui représenterait la moitié des fameux 10 milliards d'économies visées par le discours récent du Premier ministre et qualifié de "jamais vu" ( entretien Jean-Marc Ayrault sur France 2). Or, cette analyse de la gestion présente semble erronée non pas par une intention de caractère maléfique ou politicienne mais par une sédimentation de données qui ne vont pas toutes tomber du côté favorable. Suite au verbe présidentiel du 14 juillet, ("La reprise est là") et à une étude fort optimiste de l'OCDE, bien des esprits pensent un peu rapidement que la crise s'éloigne alors que nos impasses budgétaires sont encore là. Prenons l'exemple du chômage, en-dessous de 1,5 à 2% de croissance annuelle du PIB, notre économie demeure lourdement destructrice d'emplois : entre 150.000 à 250.000 emplois selon certaines simulations récentes. Or, sur les quelques 75.000 personnes qui sortent chaque mois du système d'indemnisation du chômage, combien vont gonfler les rangs des allocataires du RSA ? Ce drame humain quotidien a un coût : c'est une mine dérivante que l’État est en train de sous-estimer. Pour rester dans le présent, si l’État n'a pas réussi à économiser au 30 Juin 2013, comment pourrait-il présenter un solde d'exécution budgétaire favorablement surprenant lors des vœux présidentiels de fin 2013 ? En clair, comment réduire les dépenses de 12 milliards en moins de 6 mois ? On voit bien que les instruments de pilotage budgétaire sont nourris d'optimisme voire de candeur pour certains élus.

La gestion efficace du présent n'étant pas garantie, le scepticisme marque au fer rouge le discours du ministre Cazeneuve qui prévoit 14 milliards d'économies sur les dépenses de l’État en 2014. D'abord, ses moyens sont adaptés mais incertains en rendement "en euros sonnants et trébuchants". Le ministre suggère de diminuer de 2% les dépenses de fonctionnement ce qui est un peu "vintage" et éternellement proclamé. Dans ses entretiens (diffusés de manière posthume) avec Jean-Pierre Elkabbach, feu le Président François Mitterrand a déclaré qu'il avait si souvent entendu des projets de réduction des dépenses de l'Etat "qui finissent par la hausse de l'alcool et du tabac". Les 2% sont presqu'une insulte à la logique intellectuelle à l'heure où bien des Françaises et des Français sont obligés de composer avec une baisse de plus de 2% de leur pouvoir d'achat. 

Par ailleurs, le ministre du Budget table sur une maîtrise du budget de différents opérateurs qui gravitent autour de l’État (Ademe, etc.). Pourquoi ne va-t-il pas, de manière un peu churchillienne, expliquer à la Nation que la fiscalité affectée a généré 112 milliards de taxes en 2012 et 121 milliards en 2013 ? Pourquoi ne fait-il pas référence explicite au rapport technique et imparable du Conseil des prélèvements obligatoires (publié le 4 juillet dernier sur le site de la Cour des comptes) qui recommande, d'urgence, de rebudgétiser 20 milliards de taxes et de les soumettre au contrôle de la procédure parlementaire. Gardons collectivement en mémoire que le total des 309 ( trois cent neuf ) taxes affectées à plus de 453 entités ont connu une hausse de 4,5% par an à comparer au 1,2% par an du budget général de l'Etat stricto sensu. Autrement dit, une hausse triple... Puis, dernière piste annoncée lors d'un entretien sur Europe 1, le ministre envisage une réduction additionnelle de 1,5 milliard d'euros de la dotation aux collectivités territoriales. Incontestablement, il y a habileté. Si les collectivités locales – notamment les mairies – ne s'en sortent pas (cas du financement plus complexe que prévu des activités périscolaires liées à la réforme Peillon), elles pourront augmenter la pression fiscale locale puisque la période électorale de 2014 sera passée. 

Les 14 milliards de Monsieur Cazeneuve existeront peut-être mais ils seront compensés par un alourdissement d'autres ponctions fiscales venant d'autres entités publiques ou par des hausses de recettes dont on voit bien qu'elles sont plus ou moins à l'ordre du jour : niche fiscale concernant les frais de scolarité. Pierre Lalumière, éminent professeur de finances publiques aimait à répéter : "Mesdames et Messieurs, n'oubliez jamais que s'il y a plusieurs sources de passif public, il n'y a qu'un seul type de contribuable". Effectivement, que l'impôt soit national ou local, direct ou indirect, il demeure un prélèvement sur la même population. 

Le 13 Février 1937, le président du Conseil Léon Blum déclarait : "Nous n'avons aucun motif pour abjurer les idées auxquelles l'expérience a jusqu'à présent donné raison puisque le dégel est maintenant un fait acquis, puisque les signes de la reprise deviennent de plus en plus évidents et de plus en plus sensibles." Évocation troublante, n'est-ce pas ? Vint alors la fameuse notion de "pause" dans les réformes du Front populaire. Très clairement, la notion de pause fiscale 2014 laisse songeur car normalement une pause est un état transitoire avant que l'on ne reparte – dans le cas présent – vers davantage de pression fiscale. Cette perspective sera-t-elle celle de notre pays, là où l'organisation de l'Etat est parfois complexe et discutable. Un service bien organisé est certainement une notion plus importante que bien des sujets que les politiques aiment aborder. 
Pour traiter de l'avenir, Bernard Cazeneuve semble éluder trois variables non négligeables, loin s'en faut. 

Tout d'abord, le chiffre habituel annoncé de la dette publique est de 1.859 milliards d'euros, soit un peu plus de 90% du PIB annuel. Toutes les études convergent pour indiquer qu'il sera supérieur d'ici à 2015. Donc, il faudra tôt ou tard financer. 

De même, l’État est très discret sur les 3.090 milliards de passif net hors-bilan (provisions légitimes des pensions des fonctionnaires, garanties d'emprunts pour l'UNEDIC, pour DEXIA, etc.). Sans avoir l'opportunité de prendre une calculette, le lecteur peut visualiser l'effort annoncé de 14 milliards d'économies rapportés à un total de dettes de : 1.859 + 3.090. 

Enfin, il reste la singularité française du poids de la dépense publique. La Suède, qui n'est pas un pays sous-administré ou mal doté en prestations sociales voit 51% de son PIB consacré à la dépense publique. Nous en sommes à plus de 56,6% du PIB soit 1.270 milliards (dont 20,5% du PIB pour l’État, 25% pour les dépenses de Sécurité sociale et 11,5% pour les collectivités territoriales). Si nous étions au niveau suédois, cela voudrait dire que nous aurions réussi à réduire la dépense publique de 5,5 points d'où un effort de plus de 60 milliards. 

Nous ne pouvons que souhaiter, par civisme et par intérêt collectif, que le ministre réussisse en 2014 à obtenir une baisse de "la mesure de l'impulsion budgétaire". La mesure de l'impulsion budgétaire est définie comme la somme de l'effort structurel de tenue des dépenses publiques (qui reprend les effets de maîtrise des dépenses hors charges d'intérêts et hors prestations chômage, et les prélèvements obligatoires) et des variations conjoncturelles des recettes fiscales rapportées au PIB. C'est ce type d'indicateurs qui est régulièrement transmis aux Autorités européennes. 

Sauf qu'un paramètre essentiel doit être intégré : il est tout à fait probable que la BCE (comme la FED qui l'a déjà annoncé) soit mécaniquement contrainte de limiter sa politique monétaire accommodante ce qui ira de pair avec le relèvement mondial du niveau des taux d'intérêt. Concrètement, la France verra alors son premier poste budgétaire (les intérêts de la dette) s'alourdir d'où un impact fiscal à prévoir. A regret mais d'évidence. "


AU MOINS QUELQUE CHOSE DE DROLE




TAUBIRA ESSAIE DE JUSTIFIER L'INJUSTIFIABLE

" La ministre de la Justice s'est retrouvée face au témoignage d'une mère dont la fille a été victime d'une agression commise par un détenu en semi-liberté, lors de l'émission "Des Paroles et des actes", jeudi 5 septembre sur France 2.

Christiane Taubira est apparue glaciale lors de son face-à-face avec la mère de la victime d'un viol commise par un détenu en semi-liberté. Interpellée par David Pujadas lors de l'émission "Des Paroles et des actes", ce jeudi 5 septembre sur France 2, la ministre de la Justice, mal à l'aise, a préférer observer le silence alors que la mère décrivait l'état dans lequel elle avait retrouvé sa fille.

"J'ai vu ma fille à l'hôpital, elle n'avait plus de visage", a raconté la mère, avant de dépeindre le coupable en des termes très durs :"C'est un barbare c'est un féroce, ce n'est pas quelqu'un qui pourra reprendre un jour le droit chemin. C'est quelqu'un d'irrécupérable. La violence, vous ne pouvez pas imaginer." Selon elle, il y a eu défaut de contrôle et de surveillance, car au moment des faits, l'agresseur aurait dû avoir réintégré la prison, ce qui n'était pas le cas.

"Sur quelle base je peux dire que le juge s'est trompé ?"

Un avis que la ministre s'est bien gardé de commenter malgré les essais répété du journaliste : "J'ai une règle : face aux victimes, je fais silence. Par décence, monsieur Pujadas, ni vous, ni moi ne devons porter de jugement sur la décision du juge. La justice se rend dans les prétoires." Et de justifier se silence : "Il est possible que le juge se soit trompé. Mais sur quelle base je peux dire que le juge s'est trompé ? A chaque tragédie, on trouve un conseiller d'insertion et de probation, un juge d'application des peines, un procureur ou un juge à accuser, mais je ne crois pas que cela atténue la souffrance des victimes et de leurs familles", a lancé, agacée, la garde des Sceaux. "


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