jeudi 5 septembre 2013

PENDANT QU'ON S'OCCUPE DE LA SYRIE ( 3 )

05.09.2013 : TOULOUSE

" L’intervention de deux témoins a sans doute permis d’éviter le pire hier matin dans le quartier Arnaud-Bernard, à Toulouse. Pour une histoire de cigarette aux contours assez flous, deux hommes en sont venus aux mains vers 10 heures. L’un d’eux, âgé de 37 ans a sorti un couteau et a frappé son adversaire à deux reprises. Il a touché la victime à la jambe gauche et au thorax. Deux témoins ont mis fin à l’altercation violente. Le blessé, âgé de 39 ans, a été pris en charge par les pompiers et il a été transporté à l’hôpital Rangueil. Son état jugé un temps «sérieux» n’a finalement pas nécessité de soins importants. Heureusement d’ailleurs parce que cet homme a quitté les urgences discrètement sans rien demander à personne. Les policiers l’ont retrouvé boulevard Lascrosses où il marchait pour rejoindre Arnaud-Bernard. Ce sans domicile fixe a refusé de déposer plainte. L’auteur des coups, confié aux policiers par les témoins, a été placé en garde à vue. Il a été auditionné par les enquêteurs de la brigade territoriale centre de la sûreté départementale. Il devait passer la nuit au commissariat central. Le parquet décidera des suites à donner à cette nouvelle agression au couteau ce matin. "


05.09.2013 : TARBES

" Lundi soir, devant la gare, un jeune garçon vulnérable a été embarqué en voiture par un individu qui l’a entraîné dans l’escalier d’un immeuble. Un passant tarbais a été son sauveur. «Monsieur, Monsieur, aidez-moi, je me suis fait violer !» Ces mots, terribles, résonnent encore dans la tête de François (1), un Tarbais dont le courage et le sang-froid ont permis d’interpeller, mardi, un pédophile présumé qui sévissait nuitamment dans le périmètre de la gare et de l’avenue Bertrand-Barère. Selon ce témoin, les faits se sont déroulés lundi soir. À 23 heures, sortant du PatatiPatata, place de Verdun, il se dirige vers le Monocle près duquel sa voiture est garée. Entre-temps, à hauteur du Moderne, il aperçoit deux silhouettes sortant d’une cage d’escalier, au n° 2, entrée qui en impose avec sa grande porte en fer forgé. Rétrospectivement, il se souvient que le plus jeune semblait pressé de sortir quand il l’a vu passer dans la rue. L’un porte un short et un tee-shirt. Petit, mince, il a l’air d’un gamin. L’autre est un adulte, décrit comme étant âgé d’une cinquantaine d’années. Bedonnant, cheveux très courts, il est vêtu à l’identique. Après les avoir dépassés de 5-6 m, voilà que le jeune garçon court vers ce passant providentiel, lui murmurant les mots rapportés plus haut. Heureusement, l’individu qui l’escorte n’a rien entendu. «Je ne l’ai pas cru tout de suite», raconte François, qui s’est vite rendu compte que le jeune garçon était choqué, en proie à une vive panique. Courageusement, il demande : «Tu le connais, ce mec-là ?». Pendant que l’homme répond par l’affirmative, «le jeune me faisait des gros yeux, d’un air de dire, c’est un fou», raconte celui qui, dans quelques instants, le sortira de ce terrible piège. Tout s’enchaîne alors très vite. «Je me suis arrêté juste derrière sa voiture, une Peugeot Partner de location», raconte son sauveur. Au moment où l’homme pousse le garçon dans la voiture puis la contourne avant de s’installer à la place du conducteur, François dégaine son portable et photographie la plaque d’immatriculation. «J’étais dans un angle mort, raconte-t-il. Le petit est vite ressorti. J’ai appelé la police. Quand l’homme m’a vu faire, il a dit :’’Oh p.. !’’. Je le fixais sévèrement. Il s’est précipité vers le coffre et a jeté les bagages du gamin : une énorme valise et un sac. Ensuite, il s’est enfui.» Ce Tarbais raconte qu’il est resté pendant trois ou quatre minutes avec le jeune, le temps que la BAC arrive. Celui-ci lui a confié avoir 16 ans et s’être enfui d’un centre. Voulant prendre le train, il attendait devant la gare où il s’est fait accoster par un individu qui lui aurait dit : «Je cherche un bar, tu peux pas m’aider, me montrer…». C’est ainsi qu’il est monté à bord de son véhicule, rapportant qu’il a été entraîné dans la cage d’escalier en ce lundi soir où les rues étaient quasiment désertes. La description précise qui a été faite de l’agresseur aurait permis son interpellation, mardi, par les policiers. "

(1) Le prénom a été changé. "


05.09.2013 NARBONNE

" Mardi à 13 h 20, un ressortissant slovène de 19 ans venait de forcer la serrure d’un camping-car garé Quai Victor Hugo. Il a été interpellé alors qu’il quittait les lieux dans un autre camping-car. Mais son interpellation par les policiers de la BAC (Brigade Anti-Criminalité) a été mouvementée. Il a fait une tentative de fuite dans les rues narbonnaises que connaissent bien les fonctionnaires de police. Il a donc été interpellé quelques rues plus loin. Un couple d’Allemands a déposé plaintes pour tentative de vol et dégradations du véhicule garé. Pour le second camping-car qu’il conduisait, le jeune slovène a indiqué aux policiers qu’un ami le lui avait prêté. Ce second camping-car est immatriculé en Italie au nom d’un Slovène et ne serait pas déclaré volé. Le jeune homme a vu sa garde à vue être prolongée en attendant les suites judiciaires. Mardi à 15 h 40, trois jeunes ont été mis en fuite par un témoin alors qu’ils venaient de forcer la fenêtre d’une habitation. Deux individus ont été interpellés. Il s’agit d’un jeune majeur de 22 ans et d’un mineur de 14 ans, tous deux défavorablement connus des services de police. Le 3e larron s’est échappé et n’a pu être identifié. Les deux jeunes interpellés ont pour leur part été placés en garde à vue. Les perquisitions au domicile de chacun des deux jeunes n’ont rien donné. Tous deux nient les faits dont ils sont accusés. Ils ont donc été laissés libres hier, mercredi, à 11 h 45 dans l’attente de l’analyse ADN. "


05.09.2013 CAHORS

" Le magasin André, rue Foch, a été la cible d’une tentative de vol à main armée, samedi. L’occasion de reposer le débat sur la vidéosurveillance en centre-ville. L’émotion est encore très forte parmi les commerçants. Samedi, en pleine après-midi, vers 17h30, deux hommes se sont introduits dans le magasin de chaussures André, rue Foch, avec l’idée de repartir avec la caisse. «J’étais dans le magasin avec deux clients qui étaient dans un coin, raconte la gérante Cathy Bouix. Les deux hommes avaient le visage caché par des foulards et des capuches. L’un d’eux est resté à l’entrée et l’autre a foncé sur moi en pointant une sorte de poignard. Je ne voulais pas qu’il s’approche de moi, alors je lui ai jeté des chaussures que j’avais à portée de main! J’ai eu très peur et j’ai eu un réflexe de survie.» Surpris par la résistance de la commerçante, les deux agresseurs ont donc quitté précipitamment les lieux, les mains vides. Vigilant, Jean-Pierre, vendeur chez «Monsieur», la boutique voisine, s’est alors précipité dehors : «J’en ai attrapé un et j’ai entendu : ‘’fais attention, il est armé.’’ Puis ils sont partis dans la nature. ça faisait un moment qu’on les avait repérés : ils attendaient le bon moment.» Cathy Bouix reste encore très émue et surprise par cette tentative de vol à main armée avortée : «C’est la première fois que ça m’arrive. Ces gens-là ont pris et ont fait prendre des risques pour rien. J’avais 31 € dans la caisse! On ne garde plus les fonds de caisse et les gens ne paient plus que par carte bancaire.» Après avoir déposé plainte au commissariat de police, Cathy Bouix a repris son activité.
Contacté hier, Nicolas Canouet, le commissaire a évoqué cette première tentative de vol à main armée de l’année, sur Cahors, qui survient après une année 2012 marquée par des nombreuses attaques de tabac : «Les auteurs n’ont pas fait preuve d’un grand professionnalisme, indique Nicolas Canouet. Nous sommes sur plusieurs pistes que nous sommes en train d’exploiter». Rue Foch, on attend les suites.


05.09.2013 LA CIOTAT

" La victime, un Marseillais, a été abattue par plusieurs hommes cagoulés devant le siège de la société de collecte d'ordures ménagères Urbaser (BIEN Urbaser) vers 5 h 30 ce jeudi. Un homme d'une vingtaine d'année a été abattu de plusieurs balles jeudi à l'aube à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, devant l'entreprise où il allait prendre son service. La victime, un Marseillais, a été abattue par plusieurs hommes cagoulés devant le siège de la société de collecte d'ordures ménagères Urbaser (BIEN Urbaser) vers 5 h 30. Intransportable, l'homme a été pris en charge par les secours sur place, où il est décédé vers 6 h 15. L'alerte a été donnée par le responsable de l'entreprise, située dans la zone d'activité Athenia, à proximité immédiate de la bretelle d'autoroute Marseille-Toulon. Des témoins ont pu assister au crime, car l'entreprise ouvrait tôt. La brigade criminelle de la police judiciaire de Marseille est saisie de l'enquête et devrait déterminer si la victime était déjà connue de ses services. En cas de règlement de comptes, il s'agirait de la 14e victime de ces faits depuis le début de l'année à Marseille et dans sa région proche. "


05.09.2013 AULNOY

" Peu avant minuit, mardi soir, non loin de la station de tram Jules-Chevalier à Aulnoy, un agent d’entretien et son collègue s’affairent autour de leur engin de nettoyage, quand trois individus surgissent. Ils profitent de l’affairement des deux ouvriers pour monter dans leur camion, et s’emparer d’un téléphone portable. L’agent, dont le mobile vient d’être volé, les poursuit alors, avant d’être frappé à coups de poing au visage. À l’arrivée des policiers, les auteurs ont pris la fuite. La victime a été hospitalisée à Valenciennes : elle souffrait d’un nez cassé, et d’une plaie à l’arcade sourcilière qui a nécessité plusieurs points de suture. Ce mercredi, l’agent était sorti de l’hôpital. Il est actuellement en arrêt de travail. Transvilles a porté plainte. "

mercredi 4 septembre 2013

LES ASSUREURS CONTRE DUFLOT

" Pourquoi êtes-vous opposé à la Garantie universelle des loyers proposée par la ministre du Logement Cécile Duflot ? Quels sont les risques d’un tel dispositif ? 

Alain Ledemay : Je suis opposé à la GUL pour une raison simple. Nous sommes assureurs depuis plus de dix ans sur des systèmes de garanties des loyers, de la garantie des loyers impayés classiques et de la garantie des risques locatifs mise en place par Jean-Louis Borloo confirmée par Mme Boutin et Benoist Apparu. Le dispositif actuellement mis en place va conduire à éradiquer du paysage de l’assurance les mécanismes de loyers impayés. Une quinzaine d’assureurs font cela en France et on nous dit que le public fera demain ce que le privé sait faire et fait bien. Cela résulte d’une volonté politique très forte de Cécile Duflot. Que la politique en la matière évolue et que la ministre veuille laisser sa marque, pourquoi pas mais qu’on en arrive à supprimer une partie de l’industrie de l’assurance pour des raisons politiques et idéologiques est inacceptable. 

Ce dispositif peut-il être dangereux ? 

Oui, la conséquence de ce mécanisme va être des dérapages budgétaires considérables. On supprime quelque chose qui fonctionne bien pour mettre en place un dispositif qui va générer des pertes colossales pour l’Etat. Il y a une contradiction du système, c’est une aberration totale. 

Quelle alternative proposez-vous à la GUL ? 

Si le gouvernement doit apporter des solutions plus larges que celles existantes, qu’il le fasse en concertation avec les assureurs qui savent faire. Or, le gouvernement est en train de créer son usine à gaz seul dans son coin en donnant l’illusion qu’il consulte les assureurs. Aujourd’hui, avec mon président, nous avons rencontré le conseiller en logement Alexis Masse, qui se moquait de ce que les assureurs peuvent dire sur le sujet. Cela  a montré que le projet de GUL contenu dans l’article 8 serait confirmé dans un mécanisme public. Il y a un mépris total des acteurs des assurances de la part des gouvernants. Ce que nous disons c’est « si vous voulez élargir le dispositif pourquoi pas mais faites-le avec nous ». On propose de raisonner dans un système dans lequel on couvrirait des locataires, tel que Cécile Duflot le souhaite, de manière élargie mais en restreignant le taux d’effort (rapport entre le prix du loyer et vos ressources). On donne l’illusion aux locataires qu’ils ont la possibilité de se loger mais on les pousse vers le surendettement. Les efforts de financement doivent prendre en compte le risque. Nous proposons deux branches de financement : 

- La branche 1 est la branche de public sensible et doit faire l’objet d’une aide, comme la ministre l’envisage. - La branche 2 correspondrait aux locataires dans des situations de solvabilité standard qui consacrent 30 à 33% de leur revenu à leur loyer. 

Nous préconisons une limitation du taux d’effort à  40% contre 50% actuellement, d’aider les locataires qui se trouvent dans une situation où ils consacrent une part significative de leurs ressources et pour ceux qui sont à moins de 30% de leurs efforts, nous proposons un mode assurantiel classique comme il en existe aujourd’hui. Nous proposons également la branche 2 qui est une branche non-aidée égale des résultats. Nous sommes très ouverts et nous souhaitons discuter avec la ministre pour trouver un système simple et parfaitement équilibré. 

Nous voulons que la ministre du Logement écoute les assureurs, qu’elle ne s’engage pas dans un dispositif tel que celui qu’elle imagine aujourd’hui sous couvert d’un rapport de l’inspection générale des finances qu’elle n’a jamais communiqué à personne sous prétexte qu’il est confidentiel. Nous trouvons cela scandaleux car nous avons fourni des informations avec la FFA (fédération française des assureurs) et nous n’avons jamais eu de retour. Cela va à l’encontre des règles de gestion et d’entente avec une profession aussi importante que celle des assureurs qui assurent 1 200 000 logements en France. Nous ne renoncerons pas à toutes les actions ouvertes en terme de lobbying politique et nous initierons toutes les actions qui permettent à la ministre de lui faire comprendre qu’elle est sur la mauvaise voie et qu’elle va générer des déficits colossaux pour l’Etat tout en créant des situations compliquées pour les compagnies d’assurance car nous n’aurons plus de primes et nous continuerons à payer des sinistres. C’est inimaginable d’éliminer du paysage des sociétés qui contribuent fiscalement au budget de l’Etat. " "

LE FLOP DES CONTRATS EMPLOIS AVENIR A MARSEILLE

" Près de 4 000 contrats ont été conclus en région Paca, soit 52 % de l'objectif fixé par le gouvernement. Un résultat «correct» selon le représentant de l'Etat. En revanche, dans les Bouches-du-Rhône, on est loin du compte puisque 1 800 emplois d'avenir ont été créés, soit 44 % de l'objectif. «On a, dans le département, une population sous-qualifiée, et en face, des collectivités dont les capacités financières sont très limitées», explique Nicolas Garnier, directeur territorial de Pôle emploi. Pour remplir ses «objectifs», le préfet est donc obligé de se tourner vers le secteur privé. «Le plan d'action que nous mettons en place vise à multiplier les contacts avec l'ensemble du secteur marchand, des grands donneurs d'ordre aux très petites entreprises», précise Michel Cadot. Pôle emploi a programmé 20 000 contacts d'ici fin octobre. Le hic, c'est que les entreprises ne semblent pas toutes emballées. «Pour qu'une entreprise embauche, il faut de la croissance, c'est-à-dire un carnet de commande rempli, souligne Maurice Wolff, vice-président de l'UPE 13. Ensuite, il faut de la confiance. On peut inventer tout ce que l'on veut : une entreprise n'embauche pas par réflexe fiscal mais parce qu'elle en a besoin.» "

LES VEILLEURS NE LACHENT RIEN

" Un important dispositif policier a été mis en place samedi soir pour interdire une nouvelle fois  une manifestation pacifique des Veilleurs anti loi Taubira. Avec des « consignes strictes » qui ne sont même pas données lors des saccages commis par la racaille.
Malgré tout cela, plusieurs centaines d'opposants au mariage homosexuel ont néanmoins veillé place de la Concorde à Paris, avant de se disperser progressivement et dans le calme en début de nuit. La dispersion de cette foule d'environ un millier de personnes était totale vers 1h45.
Ces Veilleurs s'étaient réunis sur la place située en face de l'Assemblée nationale en début de soirée, après avoir marché par petits groupes depuis La Défense en dépit d'une interdiction de manifester. Vers 21H30, ils s'étaient installés près des Tuileries, surveillés de près par les CRS présents en nombre qui les avaient encerclés sur la place un peu plus tôt. Des fourgons de police prêts à embarquer les éventuels interpellés étaient stationnés autour de la place. Les socialistes continueront pourtant de se gargariser avec les mots de « liberté » et « démocratie » !¢

Assis par terre, certains avec des bougies, au son de la cornemuse ou entonnant le chant scout "l'Espérance", la foule se composait principalement de familles et de jeunes venus entre amis, mais aussi de prêtres en col romain. Prises de parole et lectures étaient entrecoupées de musique, la foule levant régulièrement les bras en silence, en guise d'applaudissements.

Ludovine de la Rochère, présidente de La Manif pour tous, a déclaré que son mouvement et les Veilleurs étaient "les deux faces d'une même médaille". "Nous sommes décidés tous à poursuivre notre chemin avec détermination", a-t-elle ajouté.

En fin d'après-midi, sans signes distinctifs ni slogans, quelque 200 Veilleurs, réfutant le terme de manifestation, s'étaient donné rendez-vous à La Défense pour marcher vers la Concorde.

La veille, la préfecture de police leur avait interdit cette marche prévue via les Champs-Élysées, pour "préserver l'ordre public". Les manifestations sont toujours interdites sur les Champs-Élysées, notamment en raison de la proximité de l'Élysée.

"Pris pour prévenir la constitution d’un cortège de manifestants sur l’axe La-Défense-Concorde, l'arrêté interdisant la marche des veilleurs a atteint ses objectifs", a estimé Nicolas Lerner, directeur adjoint du cabinet du préfet de police, dans un communiqué diffusé dans la nuit.

"Dans un premier temps, à l’invitation ferme de la police sur l’esplanade de la Défense, les manifestants ont accepté de se disperser. Aucun cortège n’a ainsi été détecté sur les sites concernés par l'interdiction, et notamment sur la place de l’Étoile et l’avenue des Champs-Élysées. Aucun rassemblement sur la chaussée n’a été accepté", a-t-il précisé.

En fin de journée, un cordon de CRS a empêché la circulation, trottoirs compris, entre la porte Maillot et l'Arc-de-Triomphe, et plusieurs stations de métro dans ce quartier avaient été fermées.

Gaultier Bès, l'un des animateurs de la veillée, a estimé "délirant que la préfecture ait voulu interdire un mouvement qui n'a pas besoin d'être autorisé". "On ne trouble pas l'ordre public. Il n'y a aucun incident à aucune veillée. Qu'est-ce qui légitime autant de policiers?", a-t-il déclaré.

La préfecture de police a estimé de son côté que le dispositif était "adapté", notamment au vu de la "proximité de sites sensibles" mais aussi de la médiatisation de l'événement.

À la Concorde, le "rassemblement de quelques centaines de personnes" s'est déroulé "dans le strict respect des conditions fixées par la préfecture de police, un dispositif policier adapté étant mis en place pour prévenir tout risque de trouble à l’ordre public", selon M. Lerner.

Une trentaine de Veilleurs étaient partis le 11 août de Rochefort (Charente-Maritime) pour rejoindre Paris, un périple destiné à "rencontrer les Français". "

L'AFP TENTE DE CENSURER UNE PHOTO DE HOLLANDE


" Une photographie de François Hollande, prise ce mardi à l'occasion de la visite du président de la République dans une école de Denain, dans le Nord, a été retirée par l'AFP.

En effet sur le site de l'agence de presse, le cliché est barré d'une croix rouge et accompagné d'une mention s'adressant à toutes les rédactions : "pour des raisons éditoriales, cette photo a été retirée. Par conséquent, veuillez supprimer cette photo de vos supports". Interrogé par le journal 20 minutes, l'AFP a précisé qu'il ne s'agissait ni d'une censure ni d'une demande de l'Elysée. ( Ben tiens ! )

La photographiée s'est cependant répandu sur les réseaux sociaux et internet. 
Et, en voyant la photo, on comprend mieux pourquoi cette dernière a été retirée... "


PENDANT QU'ON S'OCCUPE DE LA SYRIE ( 2 )

04.09.2013 : HEM

" Ce mercredi matin vers 10 h à Hem, un ouvrier commençait à peine à manier son marteau-piqueur lorsqu’il a été visé par des coups de feu, vraisemblablement tirés depuis un immeuble voisin. Ses jours ne sont a priori pas en danger.A-t-il été victime d’un voisin excédé par les nuisances sonores du chantier ? Cet ouvrier d’une trentaine d’années avait à peine commencé à activer son marteau-piqueur, sur un chantier de voirie de la rue Dominique Larrey, dans le quartier sensible de Longchamp à Hem, qu’il a été fauché net des coups de feu. Blessé au bras, l’homme, un Béthunois de 34 ans, a réussi à alerter ses collègues qui lui ont porté secours : < Il a avancé dans la rue pour nous rejoindre. On l’a immédiatement aidé et nous avons appelé les secours », explique un de ses collègues. Les coups de feu ont probablement été tirés avec une carabine de type 22 Long Rifle. Sur place, les premiers éléments recueillis par la police et les premières analyses balistiques laissent à penser que le mystérieux tireur se trouvait dans l’un des immeubles environnants. Une barre et une tour HLM se trouvent à proximité. Au moins quatre impacts de plombs ont été retrouvés dans la rue.
Pour l’heure, le ou les tireurs n’ont pas encore été identifiés mais la police s’est déployée dans le secteur afin de l’identifier. Une enquête de voisinage est actuellement menée. Le ou les tireurs sont activement recherchés.


04.09.2013 : LAVAUR

" Quatorze voitures ont été brûlées dans la nuit de mardi à mercredi dans le centre historique de Lavaur. Une enquête a été ouverte mais la piste criminelle ne fait aucun doute. Selon un témoin, ces faits auraient été commis cette nuit entre 2h et 2h30 du matin par une dizaine d’individus dont certains étaient en scooter et d’autres en vélo. Le feu a rapidement gagné les bâtiments voisins brûlant le rez-de-chaussée de l’un d’eux et des portes d’entrées. Une partie du centre historique est interdit d’accès afin de permettre le nettoyage et l’évacuation des véhicules mais aussi pour que le service de police scientifique qui est sur place puisse relever les indices. « Ces incendies criminels sont d'une exceptionnelle gravité par le nombre de véhicules incendiés et par la propagation ou les risques de propagation à certaines habitations de centre-ville, comme le local d'une association vauréenne » a déclaré le maire de Lavaur, Bernard Carayon, dans un communiqué relayé par France 3 Midi-Pyrénées. « La Préfète du Tarn et le Colonel de Gendarmerie du département se sont engagés auprès de moi, ajoute-t-il, à mobiliser tous les moyens humains et scientifiques de la gendarmerie afin d'assurer la sécurité des habitants, la protection de leur bien et identifier les auteurs criminels de ces faits ». « J'appelle chacun au calme : force restera à la loi » a-t-il conclu.


04.09.2013 : LILLE

" Un homme d'une quarantaine d'années a été abattu de trois balles en plein jour mardi après-midi à Lomme, dans une courée de l'avenue de Dunkerque. La victime a été touchée vers 14h25 à l'épaule et au thorax. Deux individus au visage partiellement dissimulé auraient pris la fuite après les coups de feu. Leur victime est décédée sur place vers 15h20 malgré l'intervention des services de secours.
D'après une source policière, l'arme utilisée serait une carabine ou un pistolet automatique. La Direction départementale de la sécurité publique du Nord (DDSP) indique en tout cas «qu'il n'y a pas eu d'échange de coups de feu». Selon diverses sources policières, l'enquête s'orienterait vers un règlement de compte, sur fond de trafic de stupéfiants, impliquant «une bande qui vient de Tourcoing». L'homme aurait été abattu pour une histoire de dette qu'il n'aurait pas réglée. Roger Vicot, le maire (PS) de Lomme et ancien adjoint à la Sécurité à Lille, s'est dit «extrêmement inquiet de l'aggravation de ce type de violences. On voit que l'utilisation d'armes à feu est de plus en plus fréquente.» La maire de Lille doit tenir une conférence de presse sur la sécurité ce mercredi. "


04.09.2013 : COLOMBES

" Deux fusillades en moins de 24 heures. Face à cette recrudescence des règlements de comptes entre bandes rivales à Colombes (Hauts-de-Seine), soixante-dix policiers ont été déployés en renfort dans la nuit de mardi à mercredi, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, mercredi 4 septembre. Une nouvelle fusillade a éclaté en fin d'après-midi. Un groupe de jeunes hommes a tiré sur le conducteur d'un véhicule. "Ce dernier a pris la fuite et n'a pas été retrouvé par la police. Il n'a pas été admis dans un hôpital et on ignore s'il est blessé. Les agresseurs n'ont pas pu être identifiés", détaille une source policière à l'AFP. Déjà, dans la nuit de lundi à mardi, un homme d'une trentaine d'années avait été blessé par balles. Il souffre de plusieurs fractures aux jambes, mais ses jours ne sont pas en danger. "Les règlements de compte entre bandes rivales de la cité Gabriel-Péri et de la cité des Côtes-d'Auty, à Petit-Colombes, repartent de plus belle sur fond de trafic de stupéfiants", a déploré la source. "


03.09.2013 : BESANCON

" Excédés par une série d'agressions cet été, des chauffeurs de bus ont choisi le jour de la rentrée des classes pour faire grève à Besançon, a-t-on appris auprès de la direction et de la CGT.
Le trafic est assuré à 60% et le retour à la normale est prévu mercredi, a précisé la direction.
La CGT réclame davantage de moyens et de personnels pour assurer la sécurité des conducteurs.
Outre "deux agressions assez graves en août, il y a aussi toutes les agressions verbales au quotidien, notamment de personnes excédées par les travaux du tramway de Besançon", a expliqué à l'AFP Didier Gautier, délégué CGT. Mi-août, un chauffeur de bus qui avait demandé leur titre de transport à des passagers avait reçu des coups de poing, et fin août, un autre chauffeur avait été aspergé de gaz lacrymogène et s'était fait dérober une sacoche contenant la caisse alors qu'il se rendait au travail. "Ce n'est pas un hasard si on a appelé à la grève le jour de la rentrée. Si on ne choisit pas des jours importants pour l'entreprise, la force de négociation est moindre", a estimé M. Gautier. Tout en reconnaissant comprendre "que personne ne va au travail pour se faire taper dessus", le directeur du réseau de bus bisontin, Pascal Lemaître, a critiqué le choix du jour de rentrée des classes pour faire grève, ce qui "embête tout le monde et ne sert pas à grand chose".


03.09.2013 : MARSEILLE

" Un homme de 54 ans a été blessé par balle lundi soir à Marseille (Bouches-du-Rhône) par un homme avec lequel il s'était disputé. Vers 18 h 15, rue Félix Pyat, dans le 3 ème arrondissement de la ville, cet automobiliste se rend dans un garage automobile pour gonfler les pneus de son véhicule. Le quinquagénaire voit alors le pilote d'un scooter arriver à vive allure et lui reproche son comportement dangereux. 
Les insultes fusent et le pilote du deux roues part. Il revient armé d'un pistolet de calibre 7,65 mm et ouvre le feu, blessant l'automobiliste à la cuisse droite, avant de prendre la fuite. Les pompiers et les policiers sont arrivés vers 18 h35 sur les lieux. Le blessé, dont les jours ne sont pas en danger, a été conduit à l’hôpital nord de la ville. Les médecins lui ont accordé huit jours d'incapacité totale de travail (ITT). La sûreté départementale des Bouches-du-Rhône chargée de l’enquête a retrouvé une douille sur place. La victime assure ne pas connaître son agresseur. L'enquête se poursuit... "

mardi 3 septembre 2013

OU SE TROUVE LA LIMITE A LA VIOLENCE ?

" En France, cet été, les menaces et les agressions n’ont pas seulement touché les buralistes et les joailliers. On constate une hausse générale des violences contre les fonctionnaires, tous services confondus. Il y a fonctionnaire et fonctionnaire, ceux qui sont en première ligne et les autres. L’augmentation la plus significative concerne les services hospitaliers qui enregistrent un accroissement  de 80% du nombre d’agressions sur les cinq dernières années. Pis, sur deux ans, les violences physiques se sont accélérées. La brutalité essaime. Désormais, les infirmiers et les médecins ne sont pas seulement agressés dans les Urgences des zones sensibles. Les hôpitaux de Province sont aussi atteints par cette envolée. La ville de Valence a depuis peu engagé  des vigiles qui surveillent les entrées et les sorties du centre hospitalier. Ils interviennent fréquemment pour maîtriser certains patients et les membres hystériques de leur famille. Comment réagir quand soigner un accidenté de la route en état de mort clinique, admis en réanimation, ressemble à un parcours du combattant parce que la famille remet en cause la compétence de l’équipe soignante ? Eux, ils savent mieux, eux ils ont vu ça sur internet. Alors, comme ces citoyens modèles menacent de revenir plus nombreux la prochaine fois et de démolir du matériel,  on cède, et on finit par faire de nouveaux examens inutiles aux frais du contribuable. C’est que pour certains citoyens la parole du fonctionnaire n’a plus de valeur. Partout, la violence devient une norme. Elle est légitimée même par ceux qui la perpètrent.

Pour occulter ce malaise grandissant, on alimente les idées reçues. Cela rassure le citoyen lambda affalé dans son canapé que l’on conforte dans ses opinions. Le fonctionnaire râleur par essence n’a plus le droit de se plaindre, il a des vacances, un CDI, la sécurité de l’emploi, un salaire assuré à chaque fin de mois. Tout va bien, il est sorti d’affaire, il n’a plus qu’à vivre heureux. Malheureusement, les jeunes qui entrent dans la fonction publique s’aperçoivent très vite que le job a changé. A présent, il s’agit de maintenir la paix civile en faisant d’eux des « ambianceurs ». Il s’agit d’atténuer la ruine par l’animation. Les profs ne délivrent plus des savoirs, les jeunes policiers arrêtent le moins possible les malfrats, les jeunes juges ne sanctionnent plus, tous dialoguent, tous négocient avec des citoyens effrontément sans complexe qui éructent ou les tabassent parce qu’ils n’obéissent pas à leurs desiderata. Si 75% des 18-25 ans rêvent de devenir fonctionnaire pour éviter la précarité, ils déchantent vite une fois en poste. L’enthousiasme des jeunes étudiants bercés par une idéologie soixante-huitarde s’essouffle au bout de la première année de plein exercice. Pourtant, sur le papier celle-ci était magnifique, elle leur promettait qu’ils contribueraient à offrir la même chance à tous de réussir et de trouver sa place dans la société. Cette promesse républicaine, absolument centrale et à laquelle tous les Français sont profondément attachés, ils ne peuvent la tenir. Non par manque de compétence ou d’expérience – même les plus expérimentés prennent la fuite- mais parce qu’ils se rendent compte qu’ils se retrouvent dans la cale du navire France alors que par, leurs efforts, ils pensaient prétendre au moins à la seconde classe. En cela, la dévalorisation du métier d’enseignant et plus généralement de la fonction publique justifie un double désamour, à la fois celui des élites pour qui travailler dans la petite fonction publique, c’est déchoir, et en même temps de certains citoyens issus de l’immigration pour qui ils représentent un ordre et des valeurs républicaines qu’ils refusent de respecter. Le choc est immense, le marasme également.

Ce n’est pas un hasard si les violences envers les fonctionnaires ne font qu’augmenter, elles marquent l’impuissance des classes dirigeantes à traiter le problème. Le lien se délite peu à peu et la fracture entre les territoires s’amplifie. Comment veut-on qu’un jeune policier s’épanouisse dans son métier, qu’un jeune enseignant se fasse respecter de sa classe, quand on a pu voir cet été à quel point l’autorité de l’Etat n’existait plus ? La crainte de troubler la paix civile prime sur tout le reste. Aujourd’hui, être fonctionnaire, c’est jouer les tampons entre la population des quartiers et le reste de la population française. C’est faire face à une sécession qui ne dit pas son nom, c’est prendre les coups tout en faisant du social, encore et toujours, alors que cela ne fonctionne pas. Pourtant, on continue de commander des sondages, on fait mine de s’étonner, on cherche une explication. Ainsi, selon la récente enquête du Parisien-Aujourd’hui en France, 58% des profs estiment manquer de considération, ils sont 80% chez les plus jeunes. Cela est révélateur de la déchéance sociale globale qui mine les fonctionnaires. Cela n’empêche pas ce journal de titrer plaisamment la publication de ce sondage « Les Profs ont besoin d’amour », allusion railleuse au titre de Lorie et clin d’œil appuyé en direction des lecteurs : « Toujours en train de se plaindre, ceux-là ! ». De fait, ricaner s’avère bien utile pour occulter non seulement des souffrances individuelles mais aussi et surtout celles de la République. Sous l’impulsion d’une hiérarchie qui distille des discours en décalage total avec la réalité du terrain, les fonctionnaires, représentants de l’ordre républicain, n’ont plus aucune autorité parce qu’on les a en dépossédé. Dès lors, les abus se multiplient. Face à cette sape quotidienne, ils sont totalement désarmés. Et, ils ont le sentiment d’un grand abandon qui provient à la fois d’un manque criant de soutien de leur hiérarchie qui les pressure pour avoir des résultats rapidement, quitte à enjoliver la réalité, et du manque de reconnaissance des citoyens lambda qui les considèrent comme des privilégiés qui n’ont pas à se plaindre parce que c’est pire dans le privé. Parmi eux, certains esprit chagrins se félicitent même qu’ils en bavent. Alors, ces jeunes fonctionnaires finissent par s’apercevoir qu’ils sont devenus de la chair à canon que l’on a envoyé sous le feu et qu’il n’y aura pas de renfort. "