mercredi 9 octobre 2013

RETRAITES : ON A PAS FINI DE TRAVAILLER PLUS ( POUR RIEN DE PLUS )

" L'un des points les plus controversés de la réforme, qui porte progressivement la durée de cotisation à 43 ans, a été adopté par les députés par 101 voix contre 64.
L’allongement progressif de la durée de cotisation jusqu’à 43 ans en 2035, l’un des points névralgiques et controversé de la réforme des retraites du gouvernement Ayrault, a été voté cette nuit à l’Assemblée nationale.

L’article 2 du projet de loi prévoyant la hausse de la durée de cotisation d’un trimestre tous les trois ans à compter de 2020 a été adopté par 101 voix contre 64. Le Front de Gauche, les écologistes et la droite ont voté contre, après plusieurs heures d’un débat tendu dans l’hémicycle, arbitré du «perchoir» par le président de l’Assemblée, Claude Bartolone.

Face aux vigoureuses critiques de l’UMP, notamment de Bernard Accoyer, Xavier Bertrand ou Laurent Wauquiez sur une réforme «hypocrite», «injuste» et financée seulement pour un tiers, la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine a affirmé que «l’allongement modéré de la durée de cotisation, parce que l’espérance de vie s’allonge, était plus juste que le report de l’âge légal, qui ferait porter l’effort sur ceux qui ont commencé à travailler jeunes».

Juste avant le vote de cet «article très important», Jean-Marc Germain a fait valoir que les socialistes étaient «d’accord pour l’allongement mais pas tout de suite, après 2020» et «pas pour tout le monde», notamment pas pour les métiers pénibles.

Affirmant que ce n’était «pas un peu plus longtemps» que les Français allaient travailler mais plusieurs années en ajoutant les réformes de la droite à cette réforme «dite de gauche», le chef de file des députés de la Gauche démocrate et républicaine (Front de Gauche et des ultramarins) André Chassaigne a rappelé à ses «collègues de gauche qu’il y a trois ans, ils étaient à nos côtés pour manifester (contre la réforme du gouvernement Fillon) et en particulier contre le contenu de cet article».

L’oratrice des écologistes, Véronique Massoneau, a critiqué une «mesure inefficace économique et socialement injuste, ne serait-ce que pour les femmes, qui ont des carrières plus heurtées». "

MARSEILLE : LE DEPUTE JEAN LASSALLE VICTIME D'UNE AGRESSION

" C’est Jean Lassalle qui l’annonce lui-même sur  son blog : lui et son assistante ont été victimes d’une agression à Marseille dans la soirée du vendredi 4 octobre.

«Nous étions en train de regagner en voiture le port d’embarquement de Marseille pour la Corse, raconte-t-il. Nous étions arrêtés à un feu rouge près du port vers 18h15, quand un individu a surgi à la portière de notre voiture, une Citroën C6 noire. Il a arraché les quelques colliers qu’Isabelle portait au cou. Assis sur le siège passager, j’ai tenté de m’interposer mais malheureusement sans succès.» Son assistante a dû être soignée, et une plainte a été déposée.

Le député des Landes (MoDem) a débuté un tour de France à pied le 10 avril pour «aller à la rencontre des Français». "

UN FRANCAIS D'ORIGINE ALGERIENNE, CADRE D'AL-QAIDA, EXPULSE VERS LA FRANCE

" Naamen Meziche, un Français considéré comme un cadre d'al-Qaida, a été placé en garde à vue à Paris après son expulsion par le Pakistan vers la France, a-t-on appris mardi de source judiciaire. Ce Français d'origine algérienne est soupçonné d'être impliqué dans une filière d'apprentis djihadistes et des projets d'attentats, notamment en France.

Il avait été arrêté en mai 2012 par la police pakistanaise alors qu'il voyageait en bus avec trois autres Français dans le sud-ouest du pays, non loin d'un bastion présumé d'al-Qaida. Naamen Meziche est entendu sur commission rogatoire d'un juge d'instruction antiterroriste délivrée en mars 2013 pour association de malfaiteurs en vue de préparer un ou plusieurs crimes de nature terroriste. 

Un proche du cerveau du 11 Septembre ?

Les trois autres Français qui voyageaient avec lui ont été précédemment expulsés vers la France, où ils ont été mis en examen pour "association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes" et placés en détention provisoire. Les enquêteurs français espèrent que la confrontation entre les trois hommes et Meziche permettra d'en savoir plus sur cette filière et son rôle exact au sein d'al-Qaida.

Lors de son arrestation au Pakistan, la radio RFI expliquait qu'il avait vécu une partie de sa vie à Hambourg en Allemagne et fréquenté la mosquée al-Qods où se retrouvaient avant 2001 les responsables des attentats du 11 Septembre. Naamen Meziche y aurait connu Mohammed Atta, considéré comme le responsable de ces attaques. Il était chargé de recruter de nouveaux aspirants au djihad venant d'Europe et aurait planifié plusieurs attaques sur le continent européen et en Australie, calquées sur celles de Bombay qui avaient fait plus de 140 morts en novembre 2008, disait la radio. "

VALLS L'ENFUMEUR : AVEC LUI, LES CLANDESTINS ONT LA VIE BELLE

" Selon un bilan statistique de la Police aux frontières, les éloignements sont en baisse de 40% en métropole.

Le Figaro a consulté les tableaux de la Direction centrale de la police aux frontières (PAF). Des statistiques inédites, exhaustives et particulièrement sensibles. Tout ce que cette grande direction sait sur l'immigration clandestine est, en effet, compilé dans son logiciel Pafisa (Programme d'analyse des flux et indicateurs statistiques d'activité) et complété par les données de l'«état 4001», sorte de bible des crimes et délits. Ces chiffres éclairent sur le bilan de Manuel Valls dans la lutte contre l'immigration irrégulière.
Première surprise, alors que le premier flic de France joue le «bulldozer» dans les médias, affichant sa fermeté face aux clandestins roms et autres illégaux, on découvre que le rythme moyen d'éloignement des étrangers en situation irrégulière est passé de 100 personnes par jour l'an dernier à 60 par jour pour les huit premiers mois de l'année, avec un total d'un peu plus de 14.800 éloignements en métropole. Autant dire que les 37.000 éloignements environ réalisés en 2012 sont impossibles à égaler en 2013.
On comprend mieux pourquoi le député UMP de l'Yonne, Guillaume Larrivé, fin connaisseur du dossier, réclamait à cor et à cri, dans un courrier du 25 septembre dernier, des explications au premier flic de France au lendemain de la sortie tonitruante de Manuel Valls sur les Roms, cette semaine-là.
Au hit-parade des nationalités les plus représentées dans les éloignements figurent, dans l'ordre décroissant: les Roumains, 2.700 tout au plus en huit mois, puis les ressortissants des trois pays du Maghreb (Tunisie en tête, Maroc, Algérie), à un rythme deux fois moins soutenu.
La lutte contre les clandestins est «largement conditionnée par des choix gouvernementaux»

La période étudiée est pertinente. Les huit premiers mois de l'année 2013, rapportés aux mêmes mois de l'année précédente, évitent grosso modo la zone grise, d'août à décembre 2012, durant laquelle la police s'était vue privée de tout moyen légal pour retenir les clandestins contrôlés et procéder à leur départ. Depuis le 1er janvier dernier, en effet, les agents disposent d'un droit de rétention de seize heures pour pallier l'interdiction, signifiée par la Cour de cassation le 5 juillet 2012, de placer en garde à vue un étranger au seul motif qu'il serait en situation irrégulière. Le patron du syndicat des commissaires, Emmanuel Roux, en convient. Et il le dit: la lutte contre les clandestins est «largement conditionnée par des choix gouvernementaux».
Tout est limpide dans les tableaux statistiques de la PAF, pour la métropole comme pour l'outre-mer, les non-admissions, les réadmissions, les entrées, séjours et maintiens irréguliers sur le territoire national. Les chiffres intègrent tout ce qui a été comptabilisé par la police nationale, la gendarmerie, la préfecture de police de Paris, et même les douanes.
Dans cette matière qui traduit donc l'activité des services, on constate qu'en 2013, les constats d'infraction d'entrée, de séjour et de maintien sur le territoire ont diminué de 3,6% en métropole (47.300 faits enregistrés) et de 14,5 % outre-mer (17.200 faits).
Des règles du jeu de plus en plus complexes

Un officier de la PAF explique les nouvelles règles du jeu depuis le changement de législation imposé en 2012 par l'Union européenne: «L'agent constate l'infraction, place au besoin le clandestin en rétention jusqu'à seize heures pour vérifications, puis lui délivre une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Ce dernier a alors entre sept jours et un mois pour partir de son plein gré. Tout repose désormais sur la confiance que l'on fait à l'individu.»
Mais si le clandestin passe outre? «S'il n'est pas reparti de lui-même et qu'il est à nouveau contrôlé en situation irrégulière, il entre dans le cadre du non-respect d'une mesure d'éloignement et peut, à ce titre, être placé en garde à vue, dans la perspective de son éventuel départ contraint», poursuit le policier. "



mardi 8 octobre 2013

ATTENTION AUX ARNAQUES AUX RETROVISEURS

" Triste histoire que vient de vivre un paisible retraité revélois âgé de 84 ans. Banale histoire d’escroquerie par abus de faiblesse, pourrions-nous même dire, tant la pratique de «l’arnaque au rétroviseur» est de plus en plus fréquente et vise particulièrement les «proies» vulnérables que sont les personnes âgées ; cibles de ces personnes malveillantes qui commettent des forfaits sans état d’âme.

La semaine dernière, alors que C.M. (*) rentrait paisiblement chez lui en voiture, dans le centre-ville de Revel, il aurait été suivi par l’auteur de cette escroquerie.

«Il m’avait certainement repéré car à peine je suis rentré chez moi qu’il a sonné à ma porte et m’a alors expliqué que je venais de lui accrocher sa voiture sans que je m’en rende compte», explique-t-il encore tout retourné par cette sale affaire. «Il m’a alors montré son rétroviseur cassé et m’a dit que c’était un modèle électronique qui coûtait au moins 4 000 €. Je ne suis pas un spécialiste alors je l’ai cru». L’escroc lui sort alors le discours classique. «Il m’a dit que je risquais de prendre du malus à l’assurance et qu’on pouvait s’arranger à l’amiable, avec un paiement en liquide. Pour être encore plus dissuasif, il m’a dit qu’il appelait mon assureur qui me confirmerait d’accepter sa proposition». Et c’est ce que l’escroc aurait fait. «Il a pris son téléphone et a appelé mon assureur.

Un complice au téléphone
Enfin c’est ce que j’ai cru car il avait la même voix que mon assureur». Au téléphone, le complice de l’escroc lui aurait alors dit d’accepter cet arrangement à l’amiable et que l’assurance le rembourserait ensuite. «Je suis donc allé à ma banque mais sur mon compte je n’avais pas 4 000 € mais 1 400 €, alors j’ai retiré 1 200 € que je lui ai donnés et il a accepté cette somme». Hélas, C.M. n’en avait pas fini avec l’escroc qui ne comptait pas en rester là. «Il m’a suivi chez moi et a insisté pour avoir le reste de la somme alors je lui ai montré ma seule fortune : une collection de pièces américaines en argent. Il m’a dit que ça ferait l’affaire alors il m’a tout pris. Y’en avait au moins pour 1 000 €». Aujourd’hui C.M., après avoir porté plainte à la gendarmerie, regrette de s’être fait berner aussi facilement mais n’entend pas baisser les bras. «J’espère qu’il se fera attraper pour qu’au moins je retrouve ma collection de pièces de monnaies que j’ai accumulée tout au long de ma vie».

Constatant la recrudescence d’escroqueries dites «au rétroviseur», l’adjudant Masson, de la brigade de gendarmerie de Revel, était venu à la rencontre des membres du club des aînés, en février dernier. Il donnait alors quelques conseils pour ne pas se faire avoir. «Il ne faut jamais tenter de régler un tel incident seul. Vous pouvez même dire à la personne que vous allez faire appel aux gendarmes et nous nous déplacerons. Encore mieux, vous dites à la personne que vous acceptez de régler le problème mais en allant faire un constat sur le parking de la gendarmerie. Si c’est un escroc, ça m’étonnerait qu’il vous suive». "

ET POUR LA JOURNEE DU 04/10/2013 CA DIT QUOI ?

04/10: VILLIERS-SUR-BEL Blessés par balles près de la mosquée ( lien )
04/10:  PARIS 15 Roumains braquent une bijouterie rue de la Paix ( lien )
04/10:  MONTPELLIER Une mère suspectée de frapper son bébé ( lien )
04/10:  TOULOUSE Séquestré, battu et abandonné dans la forêt de Bouconne ( lien )
04/10:  MIRAMAS Arrestation de 2 braqueurs de 13 et 14 ans ( lien )
04/10: CALAIS Plainte pour agression sexuelle contre un membre du cabinet du maire ( lien )
04/10: MOSELLE Condamnation du maire UMP pour emplois fictifs et fausses factures ( lien )
04/10: ORCHIES Vol dans une supérette ( lien )
04/10: LILLE Un voleur pris la main dans le tiroir-caisse ( lien )
04/10: REVEL Arnaque au rétroviseur de 2200 euros ( lien )
04/10: CASTRES Saisie record de drogue ( lien )
04/10: AUSSILLON Cambriolage et vol de voiture ( lien )
04/10: AGEN Procès pour un rippeur agressé ( lien )
04/10: AGEN Vol de 2730 euros dans le coffre-fort de la mairie ( lien )
04/10: GRAULHET Saisie de 45 kgs de drogue et 15000 euros ( lien )

Encore une journée calme en somme....


DIX PERSONNES RELACHEES POUR ERREUR DE PROCEDURE

" La cour d'appel de Paris a ordonné, lundi 7 octobre, la remise en liberté de quatre prévenus, écroués dans le cadre d'une enquête sur un trafic international de cocaïne, après une erreur de procédure qui avait déjà entraîné la remise en liberté de quatre autres mis en cause ce week-end. Ils figurent parmi dix-huit prévenus, des Espagnols, Lettons, Estoniens et Français, soupçonnés d'avoir importé de la cocaïne en Europe depuis la République dominicaine, par le biais de passeurs qui arrivaient à l'aéroport de Roissy.
A l'origine de la décision, l'erreur du magistrat instructeur qui a signé une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel  le 26 juillet, alors qu'il n'était en droit de le faire qu'à compter du lendemain. L'irrégularité a été constatée le 23 septembre par la 16e chambre correctionnelle, qui a annulé l'ordonnance avant de se dessaisir et de renvoyer le dossier au parquet de Paris. Deux prévenus, un Espagnol et un Letton, ont été remis en liberté à cette occasion.

DES ACTES DE PROCÉDURE N'AYANT PLUS DE VALEUR LÉGALE

Techniquement, le tribunal correctionnel a demandé un retour à l'état antérieur, c'est-à-dire au stade de l'instruction. Cela aurait induit le maintien en détention de tous les prévenus incarcérés. Mais leurs avocats ont fait appel de la décision, estimant que la détention s'appuyait désormais sur des actes de procédure qui n'avaient plus de valeur légale. Par la suite, le juge des libertés et de la détention s'est déclaré incompétent. Quatre Lettons ont donc été remis en liberté ce week-end.

Lundi, la cour d'appel a eu la même interprétation que le tribunal correctionnel sur l'ordonnance, la jugeant irrégulière, mais elle a adopté un autre point de vue sur la détention. Cette interprétation de la cour a cependant produit le même résultat : elle a estimé que les prévenus auraient pu être maintenus en détention, mais que le tribunal n'avait pas fixé d'audience sur le fond dans les délais impartis. Dès lors, elle a ordonné la remise en liberté des quatre prévenus qui avaient fait appel et étaient encore détenus. La décision a été accueillie par des applaudissements des quatre hommes : deux Dominicains, un Espagnol et un Estonien.

L'ensemble des dix prévenus remis en liberté ne sont pas soumis à un contrôle judiciaire et peuvent librement quitter le territoire français. "