mardi 22 octobre 2013

COPE MARCHE SUR LES TRACES DU FN

" L'UMP présentera d'ici à la fin de l'année une propositon de loi réformant le droit du sol et prévoyant la fin de l'acquisition automatique de la nationalité pour les enfants nés en France de parents étrangers, a annoncé Jean-François Copé à l'AFP. 

Le président de l'UMP, a annoncé que le comité politique de son parti -plus d'une trentaine de membres, copéistes et fillonistes- avait adopté mardi "à l'unanimité" son "plan pour une nouvelle politique de l'immigration". 

Cette question fera l'objet d'"une convention de l'UMP d'ici à la fin de l'année qui sera suivie, juste après, d'une proposition de loi", a-t-il ajouté. "Il ne s'agit pas de remettre en cause le droit du sol. Mais quand on est né en France de parents étrangers en situation irrégulière, on n'a pas vocation à y rester et il n'est pas possible d'obtenir la nationalité française. Les enfants nés de parents étrangers en situation régulière ne peuvent pas obtenir la nationalité française de manière automatique. Ils doivent en faire la demande", a affirmé Jean-François Copé. 

Selon lui, "la politique d'immigration actuelle est encore celle du XXe siècle, quand la France avait une immigration économique. Ce modèle ne fonctionne plus. Aujourd'hui, au XXIe siècle, on a une immigration répondant à des motifs sociaux". 

"La France est secouée par la montée des tensions communautaristes gravissimes d'un côté, de l'extrême droite de l'autre. Seule l'UMP peut apporter une solution. Il faut réécrire complètement la politique de l'immigration", a affirmé Jean-François Copé. 

Supprimer l'aide médicale d'Etat, limiter l'accès à la CMU et au RSA
"Le nouveau modèle" de cette politique repose sur "quatre piliers"."Il faut complètement réorganiser Schengen et en exclure les pays ne contrôlant pas leurs frontières. Sinon, c'est la politique de la chaise vide pour la France", a developpé Jean-François Copé. Il faut "lutter sans faille contre l'immigration illégale qui est aujourd'hui adossée sur des filières mafieuses extrêmement bien infiltrées en France et soutenues par des associations à l'influence gauchiste". 

"Il faut que la France cesse d'être le pays le plus attractif socialement en Europe pour les immigrés", ce qui implique "la suppression de l'AME (Aide médicale d'Etat) sauf cas d'urgence", et que la CMU (Couverture maladie universelle) et le RSA ne puissent être obtenus qu'après un certain nombre d'années de cotisation ("dix ans pour le RSA", a précisé Copé). "


Celui qui traite les électeurs du FN de "Cons " se met à proposer des idées directement inspirées du parti de Marine LEPEN. Manque pas d'air le bougre ! Ca fait trente ans que vous n'avez rien fait et si demain vous veniez au pouvoir, vous ne feriez rien de plus... Il fallait y penser avant ! Il faut espérer que les Français soit pas assez " cons " pour se faire avoir une fois de plus...

LES FRANCAIS N'ONT PLUS UN ROND, ILS TAPENT DANS LEURS ECONOMIES

" Les retraits ont été supérieurs aux dépôts sur le Livret A en septembre pour la première fois depuis novembre 2011, la décollecte atteignant 1,56 milliard d'euros sur le mois, selon des chiffres publiés mardi par la Caisse des dépôts.

Sur les neuf premiers mois de l'année, la collecte nette (dépôts moins retraits) s'établit désormais à 14,01 milliards d'euros, soit moins que sur la même période de l'année précédente (15,71 milliards).
Comme le prévoit la loi, le taux du Livret A a baissé en août en raison de la faiblesse de l'inflation, passant de 1,75% à 1,25%. La collecte avait alors nettement ralenti, mais les dépôts étaient restés supérieurs aux retraits de 50 millions d'euros.

A fin septembre 2013, les sommes déposées sur le Livret A se montaient à 264 milliards d'euros.
Les épargnants ont également effectué plus de retraits que de dépôts sur leur Livret de développement durable (LDD), ce produit affichant une décollecte de 520 millions d'euros en septembre.
L?encours total sur les deux placements atteignait ainsi 363,6 milliards d?euros à fin septembre 2013. "


Quand on sait que le livret A sert à financer les logements sociaux, on est pas prêt d'arriver aux objectifs gauchistes de l'urbanisation de masse. Va falloir qu'ils nous inventent de nouvelles taxes peut-être ?

LE FLOP DES CONTRATS GENERATION

" Mesure phare de la lutte contre le chômage des jeunes et des seniors, le contrat de génération monte en charge de façon très "insuffisante", notamment dans les entreprises de moyennes de 50 à 300 salariés, a constaté mardi le ministère du Travail, en appelant les organisations patronales et syndicales à "amplifier" les négociations dans les branches professionnelles.

Ardemment défendu par François Hollande pendant sa campagne présidentielle malgré les critiques (effets d'aubaine, complexité), l'objectif est de 75.000 embauches de jeunes en CDI (et autant de seniors maintenus dans l'emploi) d'ici fin mars et 500.000 en cinq ans.

Le dispositif ouvre droit à une aide (4.000 euros par an pendant trois ans, soit le quart d'un salaire brut au Smic) pour les entreprises de moins de 300 salariés qui embauchent un jeune de moins de 26 ans en CDI, à condition de maintenir en emploi un salarié de plus de 57 ans. Il impose aux plus grandes des mesures pour l'emploi des seniors et l'intégration des jeunes sous peine de sanction financière.

Cinq choses à savoir sur le contrat de génération
Les débuts sont poussifs: depuis mars, 12.802 demandes d'aides à l'embauche ont été enregistrées par l'administration, selon le premier "bilan d'étape" présenté dans la matinée aux partenaires sociaux. Après examen, 85% des demandes sont en moyenne acceptées. Depuis la rentrée, elles accélèrent néanmoins au rythme de "700 par semaine", souligne le ministère qui qualifie cette montée en charge de "normale s'agissant d'un dispositif nouveau".

Peu d'accords de branche ou d'accords d'entreprises
Sur ces demandes, 95% ont été déposées par des entreprises de moins de 50 salariés, où l'aide est directe, et seulement 650 par des entreprises de 50 à 300 personnes, où elle est conditionnée à une négociation préalable (accord avec les syndicats, plan d'action ou accord de branche). "Satisfaisante" dans les petites entreprises, la montée en charge est "insuffisante" dans les autres.

Les accords de branche, qui pourraient faire accélérer le mouvement, restent peu nombreux: 7 à ce jour (couvrant 2,5 millions de salariés sur 17 millions) et 17 autres sont en négociation. Les 18-21 ans, qui "auraient moins eu accès au CDI sans le contrat de génération", représentent 40% des jeunes embauchés, note le ministère.

Dans les entreprises de plus de 300 personnes, non éligibles à l'aide, la négociation d'accords sur l'emploi des jeunes et des seniors "se développe", observe avec un petit peu plus de satisfaction le ministère. A pas lents cependant: au 30 septembre, date à laquelle ces entreprises devaient en théorie avoir formalisé leurs engagements dans un accord (négocié avec les syndicats) ou à défaut un plan (unilatéral de la direction), moins du quart s'étaient acquitté de l'obligation.

Précisément, 630 accords et 357 plans ont été enregistrés par l'administration, soit près de 1.000 entreprises ou groupes (sur 4.500 de plus de 300 salariés). Sur les 40 plus grandes entreprises cotées en Bourse, 37 ont conclu un accord ou sont en cours de négociation et 3 ont rendu un plan d'action (EDF, Michelin et Sanofi). "

JEAN-VINCENT PLACE INVITE LES LYCEENS A MANIFESTER POUR LEONARDA



" Le président du groupe écologiste au Sénat, Jean-Vincent Placé, mise sur une reprise des manifestations de lycéens en faveur du retour en France de la collégienne d'origine kosovare Leonarda Dibrani et de sa famille.
Il a estimé mardi sur RTL que la décision de François Hollande de confirmer l'expulsion de la famille Dibrani au Kosovo tout en proposant à cette jeune fille de revenir seule en France pour y continuer sa scolarité était "une mauvaise décision".

"Il faut se mobiliser", a ajouté Jean-Vincent Placé, qui a dit espérer que le mouvement lycéen contre les expulsions de jeunes étrangers sans papiers scolarisés, mis entre parenthèse le temps des vacances de la Toussaint, allait reprendre. "


Au lieu de demander des comptes aux Etats-Unis pour la pratique d'espionnage, que l'on exerce nous-mêmes, HOLLANDE ferait mieux de demander des comptes à ses alliés qui lui tirent dans les pattes. Quant on est pas foutu de faire régner l'ordre chez soi, difficile de faire ça à l'étranger !

PETIT WEEK-END TRANQUILLE

21/10: Montreuil (93) Un homme blessé par balle dans la rue Hoche
21/10: Aix-en-Provence (13) Coups de feu sur la façade d’une boîte
21/10: Lyon: Deux individus alcoolisés saccagent le hall d’un hôtel 
21/10: Vaulx (69) A 43 ans, il incite les jeunes de sa cité à l’émeute
21/10: Deux voitures brûlées dimanche soir à Carcassonne/Palais 
21/10: Carnoux (13) Une supérette braquée par plusieurs individus
21/10: Caen: Il se croit en enfer et poignarde son enfant de 3 ans

20/10: Rodolphe et Noël écumaient les aires d’autoroute de l’A75 
20/10: 5 viols en 2 mois, craintes du violeur en série à Avignon (84) 
20/10: Grièvement blessé après un coup de couteau à Marseille 
20/10: Gaetan frappe ses parents au hachoir, son père meurt (17) 
20/10: Aubervilliers: interpellé après avoir foncé sur des policiers 
20/10: Behren (57) Le véhicule d’un adjoint de sécurité incendié 

19/10: Trappes (78) Saisie d’une BMW etc…chez un dealer au RSA
19/10: Toulouse: un Rom écroué pour 3 agressions de joggeuses
19/10: Vallauris (06) Florian, frappé à mort par le patron d’un bar
19/10: Lassana Camara frappe sa copine et des gendarmes (73)
19/10: Grenoble (38) Agressé au couteau et volé par des ‘jeunes’
19/10: SNCF Champagne-Ardenne, 5eme agression en deux mois
19/10: Mulhouse: les Resto du coeur fermés après une agression

Tous les liens sur l'excellent site : http://faitdiversfrance.wordpress.com/

ECOTAXE : LES AGRICULTEURS EN COLERES

" Des agriculteurs ont manifesté contre l'écotaxe, en Seine-Maritime et région parisienne, mardi matin, en attendant d'autres actions organisées partout en France contre cette taxe poids lourds qui doit entrer en vigueur le 1er janvier et cristallise les inquiétudes du monde agricole.

En Seine-Maritime, une dizaine d'agriculteurs ont bâché à Eslettes, au nord de Rouen, des bornes électroniques destinées à l'enregistrement des passages des poids lourds, pour réclamer "l'ajournement" de cette taxe, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les manifestants, venus en tracteurs et véhicules particuliers sur la RN 27 qui relie Rouen à Dieppe, ont recouvert les bornes avec du plastique noir, sous les yeux des forces de l'ordre.
Aucun incident n'était à signaler.

"Nous on est gentils, on demande l'ajournement de l'écotaxe alors qu'en Bretagne, ils demandent sa suppression", a déclaré sur place le président de la FDSEA Seine-Maritime, Arnold Puech d'Alissac.
En région parisienne, une cinquantaine d'agriculteurs ont organisé une opération escargot de 07H00 à 09H00 et distribué des salades aux automobilistes à proximité d'un portique, aux alentours de Fontainebleau (Seine-et-Marne).

Huit tracteurs étaient présents et l'opération, qui s'est déroulée "dans le calme" n'a pas généré de bouchons notables, ont indiqué les gendarmes.

L'écotaxe représente "une hausse de cinq centimes sur une salade", a relevé Guillaume Lefort, président des Jeunes agriculteurs de Seine-et-Marne. Plusieurs producteurs de salades de la plaine de Chailly-en-Bière, en région parisienne, étaient présents. Installés dans un rayon de 80 kilomètres autour de Paris, ils se plaignent de devoir passer de nombreux portiques pour livrer à Rungis, au sud de Paris, alors qu'ils se considèrent comme des producteurs de proximité, leurs salades pouvant être consommées dans la capitale dès l'après-midi même de leur récolte.

'Une usine à gaz dont on aurait pu se passer'
Dans la Sarthe, des représentants syndicaux et des dirigeants d'entreprises du secteur agroalimentaire ont rencontré le préfet au Mans, et lui ont demandé la suspension de la taxe.

"Dans une petite exploitation comme la mienne (atelier porcs et volailles) l'écotaxe, c'est 1.600 euros par an pour l'alimentation seulement. Répercuter l'écotaxe: mission impossible", a déclaré Isabelle Leballeur, secrétaire générale de la FDSEA de la Sarthe.

"La filière agroalimentaire est fragile en ce moment", a commenté Arnaud Degoulet, président d'Agrial (coopérative regroupant 10.000 agriculteurs et 10.000 salariés). "Ce n'est pas avec des cadavres qu'on va payer l'écotaxe", a-t-il dit à un correspondant de l'AFP.
En Bretagne, un portique a été abattu début août et deux autres ont été récemment sabotés. "

dimanche 20 octobre 2013

RAPPORT SECRET DES PREFETS

" C'est une note de quatre pages, classée "confidentiel" et rédigée par le ministère de l'Intérieur. Chaque mois, les services de Manuel Valls, sur la foi des rapports que leur adressent les préfets, rédigent une "synthèse", qui est une manière de plonger dans les méandres de l'opinion publique. Elle dit l'esprit du temps, le moral des élus et l'humeur des Français, ceux que l'on entend peu dans les grands médias et qui représentent ce que certains appellent "le pays profond".

La dernière en date de ces synthèses a été publiée le 27 septembre dernier. Elle est remontée illico jusqu'au sommet de l'Etat et a été jugée suffisamment inquiétante à l'Elysée et à Matignon, pour que, cette fois-ci, elle soit communiquée aux principaux dirigeants de la majorité.

La France gronde, les Français sont en "colère ". Ce mot-là, François Hollande, en déplacement la semaine dernière en Haute-Loire, l'a d'ailleurs prononcé publiquement. Dans la synthèse des préfets, il ne figure pas de façon explicite. Mais c'est tout comme ! Les casquettes de la République n'ont pas l'habitude d'employer les formules chocs et les phrases qui claquent. C'est ce qui fait tout l'intérêt de la note du 27 septembre.

Il faut savoir la décoder pour mesurer son caractère alarmiste. Tout est écrit par petites touches qui signalent, une à une, les sources d'un mécontentement qui monte, qui tourne, qui s'alimente parfois à de petits riens dont on mesure toutefois combien ils pourraient devenir explosifs si demain ils devaient se cristalliser dans un même mouvement. On n'en est pas encore là. C'est ce qui explique, au bout du compte, un climat insaisissable fait d'aigreurs accumulées, sur fond de ressentiment à l'égard de ce qui vient d'en haut, du pouvoir parisien, de ceux qui gouvernent l'Etat.

"Un sentiment d'abandon"

Le premier point mis en exergue par les préfets porte sur le monde rural. Celui-ci "s'organise pour revendiquer une spécificité de traitement dans les réformes en cours". A quelques mois des municipales, il n'y a rien là de secondaire.

Si le redécoupage cantonal "ne suscite guère de réactions dans l'opinion, il fait parfois l'objet de débats enflammés dans les exécutifs locaux". Plus que "des accusations partisanes", les préfets notent ainsi "les inquiétudes sur les conséquences d'un tel redécoupage sur le maillage territorial des services publics et l'éligibilité à certaines subventions ou projets d'équipements".

Le discours qui monte est tout entier dirigé "contre l'hégémonie des métropoles" que le gouvernement serait en train d'organiser à travers la loi Lebranchu. Chez les petits élus, tout fait désormais sens : les restructurations liées au vote de la loi de programmation militaire aussi bien que la réforme Peillon des rythmes scolaires. Le sentiment qui domine est "un sentiment d'abandon".

Le deuxième point abordé par les préfets a davantage fait les gros titres des médias."Inquiets du discours antifiscal qui pourrait favoriser les extrêmes, écrivent-ils, les élus considèrent que les limites du consentement à l'impôt sont atteintes."

Là encore tout converge : "Dans les esprits où domine la hantise du chômage et de la baisse du pouvoir d'achat, la hausse de la fiscalité devient un élément anxiogène de plus." L'expression utilisée est celle de "choc psychologique" pour "des foyers jusque-là non imposables". A preuve, " l'afflux record dans certains centres de finances publiques de contribuables à la recherche d'informations ".

Dans ce contexte, "les élus confient avoir constaté la radicalisation des propos de leurs administrés qui fustigent 'un matraquage fiscal' et 'une hausse insupportable d'impôts qui financent un système trop généreux'." Et les préfets de conclure : "La menace de désobéissance fiscale est clairement brandie."

Le troisième point abordé par les casquettes de la République porte sur "l'évolution des modes de délinquance". "Médiatisation croissante des faits divers par les médias locaux [...] dans des régions qui s'en croyaient indemnes" ; "cambriolages, délinquance de proximité, incivilités" : la formule choisie pour résumer le sentiment des Français se passe de commentaire.

Tout cela "inquiète autant que cela exaspère". C'est ce qui conduit les préfets à souligner que "la population semble désormais prête à s'impliquer davantage dans la lutte contre la délinquance à travers des opérations comme 'voisins vigilants' ou 'alertes commerce'".

Enfin, sur un mode un peu plus positif au regard des mesures prises récemment par le gouvernement avec notamment la baisse de la TVA sur la rénovation de logements, les préfets soulignent "la situation de détresse" qui est aujourd'hui celle des professionnels du bâtiment.

Loin du discours convenu sur les bienfaits supposés du statut d'auto-entrepreneur, ils rappellent ainsi que "dans certains départements, près de 70% des créations d'entreprises artisanales" relèvent de ce dit statut. Ce qui, ajouté à "la concurrence d'entreprises étrangères qualifiée de low cost", entretient un discours récurrent sur la "concurrence déloyale".

Ras-le-bol fiscal

Faut-il dès lors s'étonner que le Front national monte dans les sondages ? Sentiment d'abandon des zones rurales, ras-le-bol fiscal, augmentation de la petite délinquance, détresse du monde artisanal : on retrouve là tous les ingrédients qui, mis bout à bout, nourrissent le programme lepéniste dans ce qu'il a de plus tristement classique. Durant l'été dernier, Hollande confiait volontiers son inquiétude de voir la réforme des retraites "unifier" un mécontentement latent.

"Si ça prend, disait-il en privé, toutes les catégories qui grognent oublieront leurs antagonismes pour se retrouver derrière la première manif venue." Le danger n'est plus là. La réforme des retraites, bouclée fin août avec un sens achevé de l'équilibre hollandais, a étouffé dans l'oeuf le mouvement social et du même coup mes projets assassins de la gauche Mélenchon, en lien avec les secteurs les plus durs de la CGT ou de FO.

Sur le front de l'emploi qui s'améliore doucement, les plans sociaux qui tombent provoquent plus de ressentiments que de mobilisations. De même qu'il existe des grèves perlées, on voit s'installer une colère diffuse qui entretient dans le pays ce curieux climat où l'insatisfaction domine sans que jamais elle ne s'exprime de manière unifiée dans la rue.

"Ne comptez plus sur notre bulletin de vote"

Aujourd'hui, on en est là. Les sondages le disent. Les préfets le confirment. Les plus expérimentés des élus de gauche confient, la peur au ventre, que cette situation leur rappelle celle qui prédominait avant leur déroute des législatives de 1993. "Les gens se taisent. Bien sûr, sur les marchés, nos sympathisants viennent râler. Mais tous les autres ont le visage fermé, témoigne un député d'Ile-de-France. Ils se contentent d'un 'C'est dur, hein !' dont on sent bien qu'il veut dire 'Ne comptez plus sur notre bulletin de vote'. "

L'abstention, voilà l'ennemi. Celui qui fait trembler les candidats de l'actuelle majorité, à l'approche des municipales. Avec, en toile de fond, une attention croissante au discours lepéniste, perçu comme la dernière manifestation possible de ce refus du "système" qui fait désormais florès.

Dans ce climat délétère, tout est désormais fléché pour que la colère qui monte se porte sur le seul terrain électoral. Quand Jean-François Copé répète à tout-va que la seule manière de "sanctionner le pouvoir" est de favoriser une "vague bleue" aux prochaines municipales, mesure-t-il qu'il ne se trompe sur rien, sauf sur la couleur exacte d'un vote qui s'annonce essentiellement "bleu Marine" ? Face à cela, la majorité ne peut compter que sur l'implantation de ses élus sortants. Elle tente de faire souffler sur le pays un air d'optimisme, encouragé par la croissance qui revient et la courbe du chômage qui devrait s'inverser à la fin de l'année.

C'est peu et beaucoup à la fois. C'est un peu tard surtout pour espérer que le courant qui enfle, dans les profondeurs du pays, puisse être freiné dans les mois à venir. En 2014, immanquablement, tombera la facture. Pour Hollande, comme pour la droite républicaine, il n'y a guère de raison de penser qu'à la colère qui gronde, ne succédera pas, demain, une de ces sanctions dont on ne pourra pas dire qu'elle est venue par surprise. "