jeudi 19 décembre 2013

BAISSE DES PESTICIDES : ENCORE UNE PREUVE DE L'INCOMPETENCE DU GOUVERNEMENT

" L'annonce avait été faite en grande pompe, le 9 décembre, par Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt. Devant la presse, M. Le Foll présentait une chute substantielle de l'usage des pesticides entre 2011 et 2012. Première traduction, selon le ministère, du plan Ecophyto lancé en 2008 à la suite du Grenelle de l'environnement, l'indice de recours aux produits phytosanitaires – dit NODU (pour « nombre de doses unités ») – marquait le pas, avec une baisse inédite de 5,7 %.

Selon nos informations, cette victoire ne tient qu'à l'utilisation de données obsolètes. Le recours aux pesticides se serait en réalité accru entre 2011 et 2012.

Le coup est d'autant plus dur que le recul annoncé de 5,7 % permettait d'atteindre une stagnation de l'usage des pesticides sur la période 2009-2012. Des résultats de toute façon largement en deçà de l'objectif du plan Ecophyto – une réduction de moitié du recours aux produits phytosanitaires d'ici à 2018. Et ce, alors que la France est déjà l'un des plus gros consommateurs au monde de pesticides et que l'Institut national de la santé et de la recherche médicale vient de publier une expertise collective concluant à la réalité des risques sanitaires – en particulier pour les personnels agricoles, mais aussi pour les populations vivant près des zones d'application.

« COMME LES DÉCLARATIONS D'IMPÔT »

Pour comprendre le débat sur les chiffres, il faut savoir que le NODU est calculé par les services du ministère de l'agriculture à partir des déclarations de ventes de pesticides. Les quantités écoulées en 2012 devaient être déclarées par les distributeurs avant le 31 mars 2013, et inscrites dans une base de données gérée par l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques. Pour établir le NODU, les services du ministère ont utilisé les données de la base, extraites le 30 juin.

Le problème, explique une cheville ouvrière du système, est que « c'est un peu comme les déclarations d'impôt : il y a toujours un certain nombre de gens en retard, ou très en retard ». Des distributeurs ne déclarent les produits écoulés que bien après la limite du 31 mars. Ce qui est d'ailleurs parfaitement anticipé puisque les données de vente sur une année peuvent continuer à être amendées dans les trois années suivantes, au gré des rectifications et des ajouts tardifs.

Or, selon nos informations, une simple interrogation du fichier effectuée au mois de novembre – soit environ un mois avant le point d'étape du plan Ecophyto – a montré une augmentation d'environ 4 % de la redevance pour pollutions diffuses (RPD), par rapport à l'estimation faite à la fin juin. Ce qui signifie qu'en lieu et place de la baisse du tonnage de matières actives écoulées en 2012, il est probable qu'une hausse se soit au contraire produite. Selon des correspondances internes dont Le Monde a obtenu copie, les services de la Direction générale de l'alimentation (DGAL) ont été avertis mi-novembre de ce hiatus.

CALCUL COMPLIQUÉ

A quelle augmentation du fameux NODU cela correspondrait-il ? Impossible de le dire : déduire les tonnages à partir du montant des redevances perçues, puis déduire le NODU de ces tonnages, relève d'un calcul compliqué, dont les clés sont détenues par le ministère. « Le ministère conclut qu'une légère baisse du tonnage a entraîné une chute du NODU de 5,7 %, dit une source proche du dossier. Il semble impossible que le NODU ait baissé avec une hausse des quantités de pesticides écoulées. » L'indice de référence a donc plus vraisemblablement augmenté entre 2011 et 2012.

A la DGAL, on conteste toute volonté de trucage. « La date du 30 juin pour l'extraction de la base relève du protocole standard, dit-on à la DGAL. Ce point a été discuté en commission de suivi de manière transparente et il a été convenu que nous ne demanderions pas d'extractions de données après cette date. »

« MÉPRIS »

Les services du ministère assurent ne pas avoir demandé de sondage de la base de données à l'Institut national de l'environnement industriel et des risques, chargé de cette mission, après la date du 30 juin. « Il est possible que les données aient bougé entre fin juin et novembre, mais cela n'avait pas, ou peu, été le cas les années précédentes, ajoute-t-on à la DGAL. Nous referons les calculs l'an prochain et s'il y a eu erreur, les résultats seront communiqués en toute transparence et nous ferons éventuellement évoluer la méthodologie. »

« Nous avions été très surpris des annonces du ministère, réagit François Veillerette, porte-parole de l'association Générations futures. Si ce bidouillage des chiffres est avéré, cela montrerait le mépris de Stéphane Le Foll pour un changement des modes de production pourtant vivement demandé par nos concitoyens. » "


Si même les journaux de gauche s'aperçoivent de l'incompétence de notre gouvernement, c'est qu'on est vraiment dans la merde !

POUTINE DONNE L'EXEMPLE



" Le président Vladimir Poutine s'est montré très combatif lors de sa conférence de presse annuelle vendredi à Moscou, à quelques semaines de l'ouverture des Jeux d'hiver de Sotchi, une cérémonie qui sera boudée par un certain nombre de chefs d'État dont François Hollande. Le président russe a ainsi déclaré qu'il fallait défendre "les valeurs morales traditionnelles" en Russie et s'opposer à certaines "pseudo-valeurs" occidentales. 

"Il est important pour moi non pas de critiquer les valeurs occidentales, mais de défendre notre population contre certaines pseudo-valeurs que nos concitoyens ont beaucoup de mal à accepter", a indiqué M. Poutine. Le président russe a ajouté qu'il fallait "se protéger de certains groupes sociaux qui imposent leur point de vue aux autres de manière assez agressive", dans une allusion transparente aux groupes de défense des homosexuels.

La semaine dernière, Vladimir Poutine avait dénoncé "la soi-disant tolérance, stérile, qui ne fait pas de différence entre les sexes" et le fait qu'"on procède aujourd'hui dans de nombreux pays à une réévaluation des normes morales et on exige de la société qu'elle mette sur le même plan le bien et le mal". "


Je crois que je vais aller rejoindre Depardieu...

mercredi 18 décembre 2013

LA FIN DES FEUX DE CHEMINEES

" Un whisky pur malt. Un cigare. Le chat qui ronronne. Un bon livre. Un disque de jazz aux cuivres bien moelleux. Un vieux fauteuil, fatigué juste ce qu’il faut. Et le feu qui crépite dans la cheminée. Une certaine idée du bonheur, non ? Et encore, on vous passe la peau de bête, le seau à champagne et la sublime créature dont le seul costume se résume à une vertu promise à chanceler ; autant dire que la réchauffer participe de la plus élémentaires des charités chrétiennes.

Bon, c’est le moment d’y penser bien fort : au moins, ça vous fera des souvenirs pour plus tard. Car tout ça est désormais bien fini. Déjà, whisky, cigarettes et petites pépées, c’était bon du temps d’Eddie Constantine. Aujourd’hui, l’État a pris en charge foie et poumons ; et même le reste, lutte antisexiste oblige. La brigade du calbut ne connaît pas le repos ; fût-il celui du guerrier. Le feu de cheminée, on ne nous l’avait pas encore retiré. Rassurez-vous, ce sera chose faite d’ici 2015.

Pour Paris, c’est plié. Au nom de la lutte contre la pollution et ces particules fines dont on nous rebat les oreilles depuis maintenant des mois. Dans le seul département des Yvelines, cinquante municipalités ont devancé l’appel. Ce qui signifie que dans la vallée de Chevreuse ou aux proches abords de la forêt de Rambouillet, là où se chauffer au bois évite au moins aux pauvres d’avoir trop froid, les seules bûches autorisées seront celles de Noël.

La loi, pourquoi pas, mais la faire appliquer, c’est une autre paire de manches. On imagine le tableau. Nos pauvres gendarmes, déjà bien débordés par l’exubérance culturelle des gens du voyage, vont devoir se coltiner la tournée des popotes. « Bonjour monsieur, c’est bien chez vous ? » « Jusqu’à preuve du contraire, oui. Mais par les temps qui courent, on ne sait plus trop… » « Elle est à vous, cette cheminée ? » « Ben oui, elle était là quand j’ai acheté la maison… » « Et ce bois qui brûle dans votre cheminée, il est à vous aussi ? » « Plus pour longtemps, vu la flambée. Mais du bois qui brûle dans une cheminée, vous m’accorderez, cher ami de la maréchaussée, que le concept n’a rien de révolutionnaire et que même les plus lointains de nos ancêtres le maîtrisaient déjà… » Après, on vous passe le coup de la commission rogatoire signée par un juge et permettant aux argousins de pénétrer indûment chez le clampin ; bref, les magistrats ne vont pas chômer.

Dans ce même registre d’acharnement bestial, consistant à pourrir la vie du citoyen, on notera encore que brûler les restes d’une haie après taille de printemps est déjà prohibé depuis belle lurette. Il semblerait que le rite barbare du barbecue dominical soit prochainement dans la ligne de mire. On tient déjà la teneur du slogan gouvernemental à venir : faire rôtir une merguez ne serait-il pas un acte raciste métaphorique ? Eh oui, c’est la bataille d’Alger qui recommence et Jamel Debbouze qu’on assassine.

Après, il est toujours licite de fuir. Mais pas trop vite et surtout pas en direction de Paris. Là où, sur le périphérique, la vitesse devrait bientôt être limitée à 70. Pour le coup, c’est mesquin. 15 kilomètres à l’heure sur le périph’ et 30 sur autoroute, là, au moins, les statistiques de la mortalité routière baisseraient pour de bon.

Tout cela étant écrit de la campagne, là où, ces temps derniers, on se les pèle velu, je m’en vais allumer le feu, comme dirait Jean-Philippe Smet, notre poète national, dont le nom rime avec allumette, ce qui tombe bien. Et tout en m’acquittant de ces tâches ancillaires qui ne sont pas sans noblesse, j’aurai encore le temps de méditer sur le monde de demain, pas vraiment parti pour nous forger une nation de samouraïs. "

RASSEMBLEMENT DE MERES VEILLEUSES : ALTERCATION ENTRE CRS ET POLICIERS EN CIVIL


" Les faits se sont déroulés rue Saint-Dominique à Paris, entre le Champs de Mars, et le Ministère de la Famille. 

Une altercation a éclaté entre des CRS et des policiers en civil lors d'un rassemblement des mères veilleuses. "

Un exemple supplémentaire de la dictature gauchiste et de l'intelligence des exécutants...

mardi 17 décembre 2013

MARIAGE HOMO : GROSSE MANIF POUR TOUS PASSEE SOUS SILENCE


" Ils étaient plusieurs dizaines de milliers à défiler dans la rue, dimanche ( 15/12/13 ), à l’appel de la Manif pour tous. Comme tant de fois l’an passé, les cortèges se sont ébranlés dans les rues de Montpellier, de Blois et de Versailles avec les mêmes drapeaux, les mêmes ballons, les même poussettes et la même détermination pacifique. Seuls éléments nouveaux, les bonnets roses enfoncés sur les têtes, spécialement bienvenus en ce dimanche de décembre, et des slogans qui, à l’image du combat qui a fait tache d’huile, n’évoquent plus seulement le mariage mais la famille dans son ensemble, famille chaque jour un peu plus harcelée, dépouillée, défigurée par le gouvernement : « Halte à la familiphobie ! »

« La Manif pour tous mobilise toujours » titre, comme étonné, Le Figaro. Oui, toujours… Un mot qui résonne à l’infini, et a de quoi donner le vertige au gouvernement. Lui qui pensait que tout ce vacarme ne passerait pas l’été. Il n’y aurait donc jamais de fin ? Actuellement, on ne dénombre pas moins d’une cinquantaine de rassemblements de veilleurs par semaine à travers toute la France. Malgré le froid, la pluie et la perspective d’une nuit blanche au poste. Car la répression, elle, ne se lasse pas non plus. Dans la nuit de vendredi à samedi, 52 veilleurs ont été embarqués. Sans motif officiel qui vaille. Comme toujours, ou presque.

Une plainte va, du reste, être déposée contre des policiers, pour « faux en écriture publique ». Les faits remontent au mois de juin. Pour motiver une interpellation de dizaines de veilleurs, des policiers avaient argué d’une non-présentation de papiers. Ce que réfutent formellement plusieurs vidéos, mais aussi – plus rigolo et digne des gendarmes de Saint-Tropez – les procès-verbaux dressés par les policiers eux-mêmes, où ces derniers auraient consciencieusement reporté le numéro des cartes d’identité et les mentions y figurant…

Une répression qui, au fil du temps et des décisions de justice, montre son vrai visage : après environ 2.000 contrôles d’identité et 700 gardes à vue (selon un avocat qui a tenté de faire les comptes pour Paris), les relaxes tombent, les unes derrières les autres, désavouant un parquet devenu fou.

C’est que le mouvement de la Manif pour tous, compris au sens large, avec toute la variété de ses ramifications spontanées, a de quoi rendre dingue. Cette arborescence que l’on coupe sans arrêt et qui repousse aussi sec, c’est la voix de la conscience. Calme et posée, qui vous poursuit inlassablement de ses doux reproches qu’elle vous chuchote à l’oreille partout où vous allez. Et vous voudriez la secouer furieusement, l’envoyer se faire voir chez les Turcs, l’enfermer à double tour, lui tordre le cou pour arrêter de sentir le poids de son regard dans votre nuque, mais c’est impossible, bien sûr. LMPT est toujours là, fixant le gouvernement comme l’œil de Caïn : « Qu’as-tu fait des enfants ? Et de la famille ? »

Mais l’Antigone LMPT reste une jeune fille fragile. Sur laquelle lorgnent quelques vieillards qui aimeraient bien, à son contact, réchauffer leurs vieux os et retrouver un peu de vigueur… Comme l’UMP ? Mais que faisait donc Valérie Pécresse sur le podium, à Versailles, dimanche… sinon une maquerelle fort peu crédible qui, en mai dernier, déclarait que l’on ne pourrait pas, en 2017, revenir sur le mariage gay et condamnait avec vigueur toute désobéissance civile ? À son apparition, quelques sifflets fusèrent et une manifestante l’accosta pour lui demander ce que la droite avait fait ces dernières années pour la famille. « Vous vous trompez d’ennemi », répondit Valérie Pécresse en détournant la tête. Et si c’était surtout LMPT qui se trompait d’ami ? "


CAUET VICTIME D'UN CAMBRIOLAGE



" L'animateur Cauet est connu pour sa bonne humeur et ses plaisanteries, mais le samedi 14 décembre, en découvrant que son appartement avait été cambriolé, il n'a certainement pas eu envie de rire. Sa demeure, située à Suresnes (Hauts-de-Seine), a été le terrain de jeu d'un ou plusieurs malfaiteurs, comme l'indique le site du Parisien.fr. "Le ou les auteurs de ce vol par effraction ont forcé la porte d'entrée des lieux, vers 19h30, avant de fouiller l'ensemble de l'appartement du présentateur, absent au moment des faits. Le préjudice n'a pas été précisé. Sébastien Cauet a déposé plainte. Les investigations ont été confiées aux enquêteurs du service départemental de police judiciaire (SDPJ)", précise Le Parisien. 

Au moment des faits, l'animateur de NRJ était en vadrouille dans le Sud de la France. Le 13 décembre, il était avec sa bande en bas des marches du Palais des Festivals à Cannes pour une spéciale de C'CAUET, la veille des NRJ Music Awards présentés le samedi par l'incontournable Nikos Aliagas. Selon son compte Twitter, Sébastien Cauet s'est ensuite rendu dans les villes de Tarbes et de Pau. Loin de chez lui, il a laissé le champ libre à des voleurs certainement informés de ses absences. 

Car les cambriolages ne sont pas rares quand les personnalités sont attendues à l'autre bout du pays ou du monde. Ainsi, pendant les cérémonies de Miss France, Geneviève de Fontenay a été victime d'une première mésaventure en 1997, puis en 1999 ainsi qu'en 2003... Par ailleurs, nombreuses sont les vedettes de la télé à figurer dans la rubrique cambriolages ces derniers temps : Christophe Beaugrand a eu le droit à une visite désagréable, tout comme Jean-Pierre Pernaut - son épouse a d'ailleurs fait fuir le malfrat -, et Laurent Cabrol, en état de choc après les faits. "


LES ETRANGERS RESPONSABLES D'UN QUART DES VOLS

" «L'évolution du profil des personnes mises en cause pour vols par la police nationale en France métropolitaine de 2008 à 2012». Sous un titre clinique, l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), dirigé par le criminologue Christophe Soullez, s'attaque à un sujet sensible: la distinction entre Français et étrangers dans la délinquance, selon le type de vol, mais aussi selon la nationalité des mis en cause, en séparant les majeurs et les mineurs.

Ce travail de fourmi est basé sur des extractions du Stic, le fichier d'antécédents judiciaires, qui constitue le principal outil de travail de la police. Le constat alors dressé par Cyril Rizk, statisticien incontesté de l'Insee, se veut le plus objectif possible: «On peut affirmer que l'hypothèse selon laquelle la part des étrangers au sein des auteurs de vols s'est fortement élevée entre 2008 et 2012 est très vraisemblable», écrit l'auteur de l'étude.

Plus de 40.000 étrangers mis en cause

Tout a été quantifié. «En 2012, la police a mis en cause 151.885 personnes pour vols (…) parmi lesquelles on dénombre 36.210 femmes, soit 23,8% des personnes mises en cause, 49.487 mineurs, soit 32,6% et 40.670 personnes de nationalité étrangère, soit 26,8%». Les étrangers pèseraient ainsi plus du quart des vols commis en France. En tout cas, ceux identifiés par la police. Et encore ce chiffre n'intègre-t-il pas ce que la gendarmerie enregistre, pour sa part, dans les zones rurales et périurbaines placées sous sa responsabilité.
Globalement, la part des étrangers dans les vols «s'est appréciée de plus de 10% en quatre ans». Or, «pour moitié», selon l'ONDRP, cette hausse «s'explique par celle des mis en cause de nationalité roumaine ou d'Europe balkanique», en intégrant la Bulgarie, l'Albanie et les pays issus de l'ex-Yougoslavie. Les étrangers d'Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Égypte) ont représenté, pour leur part, un quart de cette hausse, les Tunisiens mis en cause voyant leur proportion tripler en quatre ans. Dans le même temps, la part des Géorgiens mis en cause pour vols a quadruplé.

Les contrecoups de la révolution arabe

L'ONDRP a voulu analyser la hausse de ces vols commis par des étrangers selon le type de délit: 57% sont des vols sans violence, 36% des vols à l'étalage et 7% des vols avec violence. Pour cette dernière catégorie d'infraction, la part des étrangers est passée en quatre ans de 12,7% à 19,5%. Avec une spécificité que les criminologues ont souhaité relever: près de 60% de la hausse des vols avec violence est le fait de ressortissants d'Afrique du Nord. L'ONDRP s'interroge ici ouvertement sur le lien possible entre l'explosion d'une délinquance de subsistance et la révolution arabe en 2011, notamment tunisienne, qui a vu affluer en France nombre de jeunes hommes sans ressources.

Pour le reste, l'ONDRP avance d'autres explications. «Les vols commis en France connaîtraient une mutation car, d'après l'Observatoire, une part croissante de leurs auteurs serait des personnes entrées sur le territoire national pour une période transitoire au cours de laquelle ils commettraient des vols au profit d'organisations criminelles».

Les experts citent notamment le cas des jeunes filles roumaines ou de l'ex-Yougoslavie, à qui l'on doit l'essentiel du doublement en 4 ans de la part des femmes mineures mises en cause pour vols en France. Elles s'illustrent tant dans les vols à la tire que dans les vols à l'étalage, les vols avec effraction, escalade ou fausses clés, mais aussi les vols liés aux véhicules à moteur.

De jeunes Roumaines victimes de réseaux mafieux

Sur quelque «5300 personnes» mises en cause par la police pour les seuls vols à la tire, on estime, grâce au Stic, que «près de 30% d'entre elles sont des filles de moins de 16 ans de nationalité roumaine ou d'ex-Yougoslavie», affirme l'ONDRP. Ses spécialistes poursuivent: «Dans le cas des mineurs, qui sont parfois très jeunes, on peut penser qu'ils agissent sous la contrainte de réseaux criminels qui leur imposent un quota quotidien de vols, ce qui s'apparente à une forme de traite des êtres humains.»

Selon l'Observatoire, «en choisissant des modes opératoires d'une faible gravité -au sens pénal du terme- vols à la tire, vols à l'étalage, cambriolages sans violence, les réseaux de criminalité organisée se seraient investis plus fortement ces dernières années dans une activité illégale dont la rentabilité économique reposerait sur l'effet de volume (nombreux vols dont le butin est peu élevé) ou sur la valeur (vols d'or dans les habitations et de métaux, comme le cuivre, dans les infrastructures ou sur les chantiers).»
Une étude qui ne manquera pas d'être commentée. "


Et les 3/4 restants, c'est quoi ? Des Français d'origine étrangère ?