jeudi 5 septembre 2013

LETTRE OUVERTE : POEME

" Dressé sur ses ergots du haut de son perchoir

Fustigeant les rapaces, ses vils prédécesseurs

L’empêchant lui et ses copains de faire leur beurre !

Le jabot de travers toujours évidemment

Il aurait bien voulu se faire croire compétent.

Bien d’accord sur ce mot, en le coupant en deux

Sachant depuis longtemps qu’il nous restait les yeux

Pour pleurer sur la FRANCE, vidée, exsangue et nue

Par tous ces incapables, vivants comme des sangsues.


Le  p’tit coq nain de TULLE est venu jeudi soir

Il peut lisser ses plumes, vous vous êtes faits avoir.

Si l’important pour lui, ce n’est pas le chômage

Il a bien trop à faire pour bouffer le fromage

En s’occupant des gay, des drogués, et puis des émigrés

Il faut bien sûr maintenant taxer les retraités

Ceux qui ont voté pour lui, c’est bien pour leur malheur

Il en a rien à foutre de tous les électeurs

Maintenant qu’il a la place, il y met tous son cœur

Pour vivre sur notre dos, comme toujours en douceur



Le  p’tit coq nain de TULLE est venu jeudi soir

Il dit qu’il nous en…fume, qu’on est de bonnes poires

Qu’ils allaient nous presser comme de vulgaires citrons

C’est bien fait pour not’ gueule puisqu’on est assez cons

Pour croire toutes les promesses qu’il ne veut plus tenir

Il n’y avait pas de crise, il l’a pas vue venir…



Le  p’tit coq nain de TULLE est un triste vautour

Il s’est bien déguisé sous de jolis atours.

Il voudrait nous faire croire qu’il était SOCIALISTE,

Quand lui et ses copains sont tous CAPITALISTES.

Alors, n’attendez rien de ces tristes fumistes

Que des IMPOTS nouveaux ajoutés à la liste.

Un conseil pourtant : gardez quelques écus,

Achetez de la vaseline et planquez votre cul ! "

CONSIGNE MILITAIRE


LE COUP DE LA TOMATE...


Article du Canard Enchaîné de Juillet 2012

PENDANT QU'ON S'OCCUPE DE LA SYRIE ( 3 )

05.09.2013 : TOULOUSE

" L’intervention de deux témoins a sans doute permis d’éviter le pire hier matin dans le quartier Arnaud-Bernard, à Toulouse. Pour une histoire de cigarette aux contours assez flous, deux hommes en sont venus aux mains vers 10 heures. L’un d’eux, âgé de 37 ans a sorti un couteau et a frappé son adversaire à deux reprises. Il a touché la victime à la jambe gauche et au thorax. Deux témoins ont mis fin à l’altercation violente. Le blessé, âgé de 39 ans, a été pris en charge par les pompiers et il a été transporté à l’hôpital Rangueil. Son état jugé un temps «sérieux» n’a finalement pas nécessité de soins importants. Heureusement d’ailleurs parce que cet homme a quitté les urgences discrètement sans rien demander à personne. Les policiers l’ont retrouvé boulevard Lascrosses où il marchait pour rejoindre Arnaud-Bernard. Ce sans domicile fixe a refusé de déposer plainte. L’auteur des coups, confié aux policiers par les témoins, a été placé en garde à vue. Il a été auditionné par les enquêteurs de la brigade territoriale centre de la sûreté départementale. Il devait passer la nuit au commissariat central. Le parquet décidera des suites à donner à cette nouvelle agression au couteau ce matin. "


05.09.2013 : TARBES

" Lundi soir, devant la gare, un jeune garçon vulnérable a été embarqué en voiture par un individu qui l’a entraîné dans l’escalier d’un immeuble. Un passant tarbais a été son sauveur. «Monsieur, Monsieur, aidez-moi, je me suis fait violer !» Ces mots, terribles, résonnent encore dans la tête de François (1), un Tarbais dont le courage et le sang-froid ont permis d’interpeller, mardi, un pédophile présumé qui sévissait nuitamment dans le périmètre de la gare et de l’avenue Bertrand-Barère. Selon ce témoin, les faits se sont déroulés lundi soir. À 23 heures, sortant du PatatiPatata, place de Verdun, il se dirige vers le Monocle près duquel sa voiture est garée. Entre-temps, à hauteur du Moderne, il aperçoit deux silhouettes sortant d’une cage d’escalier, au n° 2, entrée qui en impose avec sa grande porte en fer forgé. Rétrospectivement, il se souvient que le plus jeune semblait pressé de sortir quand il l’a vu passer dans la rue. L’un porte un short et un tee-shirt. Petit, mince, il a l’air d’un gamin. L’autre est un adulte, décrit comme étant âgé d’une cinquantaine d’années. Bedonnant, cheveux très courts, il est vêtu à l’identique. Après les avoir dépassés de 5-6 m, voilà que le jeune garçon court vers ce passant providentiel, lui murmurant les mots rapportés plus haut. Heureusement, l’individu qui l’escorte n’a rien entendu. «Je ne l’ai pas cru tout de suite», raconte François, qui s’est vite rendu compte que le jeune garçon était choqué, en proie à une vive panique. Courageusement, il demande : «Tu le connais, ce mec-là ?». Pendant que l’homme répond par l’affirmative, «le jeune me faisait des gros yeux, d’un air de dire, c’est un fou», raconte celui qui, dans quelques instants, le sortira de ce terrible piège. Tout s’enchaîne alors très vite. «Je me suis arrêté juste derrière sa voiture, une Peugeot Partner de location», raconte son sauveur. Au moment où l’homme pousse le garçon dans la voiture puis la contourne avant de s’installer à la place du conducteur, François dégaine son portable et photographie la plaque d’immatriculation. «J’étais dans un angle mort, raconte-t-il. Le petit est vite ressorti. J’ai appelé la police. Quand l’homme m’a vu faire, il a dit :’’Oh p.. !’’. Je le fixais sévèrement. Il s’est précipité vers le coffre et a jeté les bagages du gamin : une énorme valise et un sac. Ensuite, il s’est enfui.» Ce Tarbais raconte qu’il est resté pendant trois ou quatre minutes avec le jeune, le temps que la BAC arrive. Celui-ci lui a confié avoir 16 ans et s’être enfui d’un centre. Voulant prendre le train, il attendait devant la gare où il s’est fait accoster par un individu qui lui aurait dit : «Je cherche un bar, tu peux pas m’aider, me montrer…». C’est ainsi qu’il est monté à bord de son véhicule, rapportant qu’il a été entraîné dans la cage d’escalier en ce lundi soir où les rues étaient quasiment désertes. La description précise qui a été faite de l’agresseur aurait permis son interpellation, mardi, par les policiers. "

(1) Le prénom a été changé. "


05.09.2013 NARBONNE

" Mardi à 13 h 20, un ressortissant slovène de 19 ans venait de forcer la serrure d’un camping-car garé Quai Victor Hugo. Il a été interpellé alors qu’il quittait les lieux dans un autre camping-car. Mais son interpellation par les policiers de la BAC (Brigade Anti-Criminalité) a été mouvementée. Il a fait une tentative de fuite dans les rues narbonnaises que connaissent bien les fonctionnaires de police. Il a donc été interpellé quelques rues plus loin. Un couple d’Allemands a déposé plaintes pour tentative de vol et dégradations du véhicule garé. Pour le second camping-car qu’il conduisait, le jeune slovène a indiqué aux policiers qu’un ami le lui avait prêté. Ce second camping-car est immatriculé en Italie au nom d’un Slovène et ne serait pas déclaré volé. Le jeune homme a vu sa garde à vue être prolongée en attendant les suites judiciaires. Mardi à 15 h 40, trois jeunes ont été mis en fuite par un témoin alors qu’ils venaient de forcer la fenêtre d’une habitation. Deux individus ont été interpellés. Il s’agit d’un jeune majeur de 22 ans et d’un mineur de 14 ans, tous deux défavorablement connus des services de police. Le 3e larron s’est échappé et n’a pu être identifié. Les deux jeunes interpellés ont pour leur part été placés en garde à vue. Les perquisitions au domicile de chacun des deux jeunes n’ont rien donné. Tous deux nient les faits dont ils sont accusés. Ils ont donc été laissés libres hier, mercredi, à 11 h 45 dans l’attente de l’analyse ADN. "


05.09.2013 CAHORS

" Le magasin André, rue Foch, a été la cible d’une tentative de vol à main armée, samedi. L’occasion de reposer le débat sur la vidéosurveillance en centre-ville. L’émotion est encore très forte parmi les commerçants. Samedi, en pleine après-midi, vers 17h30, deux hommes se sont introduits dans le magasin de chaussures André, rue Foch, avec l’idée de repartir avec la caisse. «J’étais dans le magasin avec deux clients qui étaient dans un coin, raconte la gérante Cathy Bouix. Les deux hommes avaient le visage caché par des foulards et des capuches. L’un d’eux est resté à l’entrée et l’autre a foncé sur moi en pointant une sorte de poignard. Je ne voulais pas qu’il s’approche de moi, alors je lui ai jeté des chaussures que j’avais à portée de main! J’ai eu très peur et j’ai eu un réflexe de survie.» Surpris par la résistance de la commerçante, les deux agresseurs ont donc quitté précipitamment les lieux, les mains vides. Vigilant, Jean-Pierre, vendeur chez «Monsieur», la boutique voisine, s’est alors précipité dehors : «J’en ai attrapé un et j’ai entendu : ‘’fais attention, il est armé.’’ Puis ils sont partis dans la nature. ça faisait un moment qu’on les avait repérés : ils attendaient le bon moment.» Cathy Bouix reste encore très émue et surprise par cette tentative de vol à main armée avortée : «C’est la première fois que ça m’arrive. Ces gens-là ont pris et ont fait prendre des risques pour rien. J’avais 31 € dans la caisse! On ne garde plus les fonds de caisse et les gens ne paient plus que par carte bancaire.» Après avoir déposé plainte au commissariat de police, Cathy Bouix a repris son activité.
Contacté hier, Nicolas Canouet, le commissaire a évoqué cette première tentative de vol à main armée de l’année, sur Cahors, qui survient après une année 2012 marquée par des nombreuses attaques de tabac : «Les auteurs n’ont pas fait preuve d’un grand professionnalisme, indique Nicolas Canouet. Nous sommes sur plusieurs pistes que nous sommes en train d’exploiter». Rue Foch, on attend les suites.


05.09.2013 LA CIOTAT

" La victime, un Marseillais, a été abattue par plusieurs hommes cagoulés devant le siège de la société de collecte d'ordures ménagères Urbaser (BIEN Urbaser) vers 5 h 30 ce jeudi. Un homme d'une vingtaine d'année a été abattu de plusieurs balles jeudi à l'aube à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, devant l'entreprise où il allait prendre son service. La victime, un Marseillais, a été abattue par plusieurs hommes cagoulés devant le siège de la société de collecte d'ordures ménagères Urbaser (BIEN Urbaser) vers 5 h 30. Intransportable, l'homme a été pris en charge par les secours sur place, où il est décédé vers 6 h 15. L'alerte a été donnée par le responsable de l'entreprise, située dans la zone d'activité Athenia, à proximité immédiate de la bretelle d'autoroute Marseille-Toulon. Des témoins ont pu assister au crime, car l'entreprise ouvrait tôt. La brigade criminelle de la police judiciaire de Marseille est saisie de l'enquête et devrait déterminer si la victime était déjà connue de ses services. En cas de règlement de comptes, il s'agirait de la 14e victime de ces faits depuis le début de l'année à Marseille et dans sa région proche. "


05.09.2013 AULNOY

" Peu avant minuit, mardi soir, non loin de la station de tram Jules-Chevalier à Aulnoy, un agent d’entretien et son collègue s’affairent autour de leur engin de nettoyage, quand trois individus surgissent. Ils profitent de l’affairement des deux ouvriers pour monter dans leur camion, et s’emparer d’un téléphone portable. L’agent, dont le mobile vient d’être volé, les poursuit alors, avant d’être frappé à coups de poing au visage. À l’arrivée des policiers, les auteurs ont pris la fuite. La victime a été hospitalisée à Valenciennes : elle souffrait d’un nez cassé, et d’une plaie à l’arcade sourcilière qui a nécessité plusieurs points de suture. Ce mercredi, l’agent était sorti de l’hôpital. Il est actuellement en arrêt de travail. Transvilles a porté plainte. "

mercredi 4 septembre 2013

LES ASSUREURS CONTRE DUFLOT

" Pourquoi êtes-vous opposé à la Garantie universelle des loyers proposée par la ministre du Logement Cécile Duflot ? Quels sont les risques d’un tel dispositif ? 

Alain Ledemay : Je suis opposé à la GUL pour une raison simple. Nous sommes assureurs depuis plus de dix ans sur des systèmes de garanties des loyers, de la garantie des loyers impayés classiques et de la garantie des risques locatifs mise en place par Jean-Louis Borloo confirmée par Mme Boutin et Benoist Apparu. Le dispositif actuellement mis en place va conduire à éradiquer du paysage de l’assurance les mécanismes de loyers impayés. Une quinzaine d’assureurs font cela en France et on nous dit que le public fera demain ce que le privé sait faire et fait bien. Cela résulte d’une volonté politique très forte de Cécile Duflot. Que la politique en la matière évolue et que la ministre veuille laisser sa marque, pourquoi pas mais qu’on en arrive à supprimer une partie de l’industrie de l’assurance pour des raisons politiques et idéologiques est inacceptable. 

Ce dispositif peut-il être dangereux ? 

Oui, la conséquence de ce mécanisme va être des dérapages budgétaires considérables. On supprime quelque chose qui fonctionne bien pour mettre en place un dispositif qui va générer des pertes colossales pour l’Etat. Il y a une contradiction du système, c’est une aberration totale. 

Quelle alternative proposez-vous à la GUL ? 

Si le gouvernement doit apporter des solutions plus larges que celles existantes, qu’il le fasse en concertation avec les assureurs qui savent faire. Or, le gouvernement est en train de créer son usine à gaz seul dans son coin en donnant l’illusion qu’il consulte les assureurs. Aujourd’hui, avec mon président, nous avons rencontré le conseiller en logement Alexis Masse, qui se moquait de ce que les assureurs peuvent dire sur le sujet. Cela  a montré que le projet de GUL contenu dans l’article 8 serait confirmé dans un mécanisme public. Il y a un mépris total des acteurs des assurances de la part des gouvernants. Ce que nous disons c’est « si vous voulez élargir le dispositif pourquoi pas mais faites-le avec nous ». On propose de raisonner dans un système dans lequel on couvrirait des locataires, tel que Cécile Duflot le souhaite, de manière élargie mais en restreignant le taux d’effort (rapport entre le prix du loyer et vos ressources). On donne l’illusion aux locataires qu’ils ont la possibilité de se loger mais on les pousse vers le surendettement. Les efforts de financement doivent prendre en compte le risque. Nous proposons deux branches de financement : 

- La branche 1 est la branche de public sensible et doit faire l’objet d’une aide, comme la ministre l’envisage. - La branche 2 correspondrait aux locataires dans des situations de solvabilité standard qui consacrent 30 à 33% de leur revenu à leur loyer. 

Nous préconisons une limitation du taux d’effort à  40% contre 50% actuellement, d’aider les locataires qui se trouvent dans une situation où ils consacrent une part significative de leurs ressources et pour ceux qui sont à moins de 30% de leurs efforts, nous proposons un mode assurantiel classique comme il en existe aujourd’hui. Nous proposons également la branche 2 qui est une branche non-aidée égale des résultats. Nous sommes très ouverts et nous souhaitons discuter avec la ministre pour trouver un système simple et parfaitement équilibré. 

Nous voulons que la ministre du Logement écoute les assureurs, qu’elle ne s’engage pas dans un dispositif tel que celui qu’elle imagine aujourd’hui sous couvert d’un rapport de l’inspection générale des finances qu’elle n’a jamais communiqué à personne sous prétexte qu’il est confidentiel. Nous trouvons cela scandaleux car nous avons fourni des informations avec la FFA (fédération française des assureurs) et nous n’avons jamais eu de retour. Cela va à l’encontre des règles de gestion et d’entente avec une profession aussi importante que celle des assureurs qui assurent 1 200 000 logements en France. Nous ne renoncerons pas à toutes les actions ouvertes en terme de lobbying politique et nous initierons toutes les actions qui permettent à la ministre de lui faire comprendre qu’elle est sur la mauvaise voie et qu’elle va générer des déficits colossaux pour l’Etat tout en créant des situations compliquées pour les compagnies d’assurance car nous n’aurons plus de primes et nous continuerons à payer des sinistres. C’est inimaginable d’éliminer du paysage des sociétés qui contribuent fiscalement au budget de l’Etat. " "

LE FLOP DES CONTRATS EMPLOIS AVENIR A MARSEILLE

" Près de 4 000 contrats ont été conclus en région Paca, soit 52 % de l'objectif fixé par le gouvernement. Un résultat «correct» selon le représentant de l'Etat. En revanche, dans les Bouches-du-Rhône, on est loin du compte puisque 1 800 emplois d'avenir ont été créés, soit 44 % de l'objectif. «On a, dans le département, une population sous-qualifiée, et en face, des collectivités dont les capacités financières sont très limitées», explique Nicolas Garnier, directeur territorial de Pôle emploi. Pour remplir ses «objectifs», le préfet est donc obligé de se tourner vers le secteur privé. «Le plan d'action que nous mettons en place vise à multiplier les contacts avec l'ensemble du secteur marchand, des grands donneurs d'ordre aux très petites entreprises», précise Michel Cadot. Pôle emploi a programmé 20 000 contacts d'ici fin octobre. Le hic, c'est que les entreprises ne semblent pas toutes emballées. «Pour qu'une entreprise embauche, il faut de la croissance, c'est-à-dire un carnet de commande rempli, souligne Maurice Wolff, vice-président de l'UPE 13. Ensuite, il faut de la confiance. On peut inventer tout ce que l'on veut : une entreprise n'embauche pas par réflexe fiscal mais parce qu'elle en a besoin.» "

LES VEILLEURS NE LACHENT RIEN

" Un important dispositif policier a été mis en place samedi soir pour interdire une nouvelle fois  une manifestation pacifique des Veilleurs anti loi Taubira. Avec des « consignes strictes » qui ne sont même pas données lors des saccages commis par la racaille.
Malgré tout cela, plusieurs centaines d'opposants au mariage homosexuel ont néanmoins veillé place de la Concorde à Paris, avant de se disperser progressivement et dans le calme en début de nuit. La dispersion de cette foule d'environ un millier de personnes était totale vers 1h45.
Ces Veilleurs s'étaient réunis sur la place située en face de l'Assemblée nationale en début de soirée, après avoir marché par petits groupes depuis La Défense en dépit d'une interdiction de manifester. Vers 21H30, ils s'étaient installés près des Tuileries, surveillés de près par les CRS présents en nombre qui les avaient encerclés sur la place un peu plus tôt. Des fourgons de police prêts à embarquer les éventuels interpellés étaient stationnés autour de la place. Les socialistes continueront pourtant de se gargariser avec les mots de « liberté » et « démocratie » !¢

Assis par terre, certains avec des bougies, au son de la cornemuse ou entonnant le chant scout "l'Espérance", la foule se composait principalement de familles et de jeunes venus entre amis, mais aussi de prêtres en col romain. Prises de parole et lectures étaient entrecoupées de musique, la foule levant régulièrement les bras en silence, en guise d'applaudissements.

Ludovine de la Rochère, présidente de La Manif pour tous, a déclaré que son mouvement et les Veilleurs étaient "les deux faces d'une même médaille". "Nous sommes décidés tous à poursuivre notre chemin avec détermination", a-t-elle ajouté.

En fin d'après-midi, sans signes distinctifs ni slogans, quelque 200 Veilleurs, réfutant le terme de manifestation, s'étaient donné rendez-vous à La Défense pour marcher vers la Concorde.

La veille, la préfecture de police leur avait interdit cette marche prévue via les Champs-Élysées, pour "préserver l'ordre public". Les manifestations sont toujours interdites sur les Champs-Élysées, notamment en raison de la proximité de l'Élysée.

"Pris pour prévenir la constitution d’un cortège de manifestants sur l’axe La-Défense-Concorde, l'arrêté interdisant la marche des veilleurs a atteint ses objectifs", a estimé Nicolas Lerner, directeur adjoint du cabinet du préfet de police, dans un communiqué diffusé dans la nuit.

"Dans un premier temps, à l’invitation ferme de la police sur l’esplanade de la Défense, les manifestants ont accepté de se disperser. Aucun cortège n’a ainsi été détecté sur les sites concernés par l'interdiction, et notamment sur la place de l’Étoile et l’avenue des Champs-Élysées. Aucun rassemblement sur la chaussée n’a été accepté", a-t-il précisé.

En fin de journée, un cordon de CRS a empêché la circulation, trottoirs compris, entre la porte Maillot et l'Arc-de-Triomphe, et plusieurs stations de métro dans ce quartier avaient été fermées.

Gaultier Bès, l'un des animateurs de la veillée, a estimé "délirant que la préfecture ait voulu interdire un mouvement qui n'a pas besoin d'être autorisé". "On ne trouble pas l'ordre public. Il n'y a aucun incident à aucune veillée. Qu'est-ce qui légitime autant de policiers?", a-t-il déclaré.

La préfecture de police a estimé de son côté que le dispositif était "adapté", notamment au vu de la "proximité de sites sensibles" mais aussi de la médiatisation de l'événement.

À la Concorde, le "rassemblement de quelques centaines de personnes" s'est déroulé "dans le strict respect des conditions fixées par la préfecture de police, un dispositif policier adapté étant mis en place pour prévenir tout risque de trouble à l’ordre public", selon M. Lerner.

Une trentaine de Veilleurs étaient partis le 11 août de Rochefort (Charente-Maritime) pour rejoindre Paris, un périple destiné à "rencontrer les Français". "