dimanche 17 novembre 2013

OPERATION ENFUMAGE AVEC LA UNE DE " MINUTE " : TAUBIRA ET LE DESSINATEUR SONT AMIS


" La couverture de « Minute » contre Taubira fait « vomir » le PS.

Vraiment…. ?

Elle fait peut-être rire Christiane Taubira (à gauche sur la photo) et David Miege (à droite sur la photo), qui ont peut-être – le futur nous le dira, organisé à la demande du PS une opération de diversion.

Voici la page 2 de Minute :



Ci dessous, quelques raisons qui laissent supposer qu’il s’est agi d’une opération d’enfumage. Ce sont les préceptes de deux théoriciens de la subversion : Saül Alinsky, agitateur professionnel et maître à penser de Barack Obama, et Noam Chomsky, dont voici en 10 points la stratégie de manipulation des masses (selon actuwiki.fr).


1/ La stratégie de la distraction

« Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. » (Armes silencieuses pour guerres tranquilles- Noam Chomsky)

—> Les problèmes importants, nous les connaissons. La grogne monte. La note de la France vient d’être dégradée. Les bonnets rouges sont dans les rues, et les préfets sont très inquiets. Les radars brûlent. Et la cote de confiance de François Hollande est tombée à 15% : il fallait trouver une distraction.

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

« Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du  public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. »

—> Vous avez remarqué à quelle vitesse les médias ont fait feu de tous bois et ont fabriqué une histoire à partir de rien. Lorsque dans la foule, un Français hurlait « Casse-toi pauvre con » à Nicolas Sarkozy, ils se sont joints à la curée, et je n’ai pas souvenir d’avoir lu les donneurs de leçons exiger que la présidence soit drapée du respect qu’exige Christiane Taubira eu égard à sa fonction. Ainsi donc l’insulte de guenon aurait servi de prétexte à créer le problème – ce qui explique le retard au démarrage – le temps pour organiser l’opération – observé dans cette « affaire ».

3/ La stratégie de la dégradation

« Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. »

4/ La stratégie du différé

« Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu. »

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

«Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celle d’une personne de 12 ans». (Armes silencieuses pour guerres tranquilles)

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

« Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements… »

—> Le racisme était le sujet idéal pour ralier l’ensemble de la population à l’idée que le gouvernement est victime d’un acharnement des « xénophobes ».

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

«La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures ». (Armes silencieuses pour guerres tranquilles)

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

« Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte… »

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

« Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts.
Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution … »

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

« Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes. »


TARIFS SOCIAUX SUR LE GAZ ET L'ELECTRICITE

" Quatre millions de foyers modestes, soit quelque huit millions de personnes, vont désormais pouvoir bénéficier des tarifs sociaux de l'électricité et du gaz en France conformément à un décret paru samedi au Journal officiel.

Les tarifs sociaux de l'électricité (tarif de première nécessité, TPN, en vigueur depuis 2005) et du gaz (tarif spécial de solidarité, TSS, depuis 2008) sont destinés aux ménages en situation de précarité.
Lors de sa campagne pour l'élection présidentielle, François Hollande s'était engagé à faire "sortir de la précarité énergétique huit millions de Français".

Adoptée en avril, la loi Brottes sur l'énergie a élargi ces tarifs de 1,9 à 4 millions de foyers, soit l'ensemble des Français touchés par la précarité énergétique.

Jusque-là limités aux titulaires de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et de l'aide à la complémentaire santé (ACS), ces tarifs s'ouvrent désormais aux personnes dont le revenu fiscal annuel est inférieur à 2.175 euros.

"Cette aide représente environ 200 euros par an pour ceux qui se chauffent au gaz et 90 euros par an pour ceux qui utilisent un autre moyen de chauffage, comme l'électricité", précise le ministère chargé de la lutte contre l'exclusion dans un communiqué.

Cette mesure prendra effet au lendemain de la publication du décret, soit dimanche.
En 2012, la facture globale d'énergie des Français a atteint un record, à 3.200 euros par ménage, une hausse de 200 euros par rapport à l'année précédente.

Les tarifs sociaux de l'énergie sont payés par les consommateurs via la contribution au service public de l'électricité (CSPE) inscrite sur leur facture. "

TAUBIRA EN MODE PROTECTION RENFORCEE

" C’est la membre du gouvernement qui a le dispositif de sécurité le plus important...

La protection de Christiane Taubira a été renforcée récemment, passant de six à neuf gardes du corps, rapporte BFM-TV. La ministre de la Justice, qui avait déjà un nombre de policiers attachés à sa sécurité assez important en raison des fortes oppositions au mariage pour tous, est donc encore plus entourée après les dernières attaques dont elle avait été victime. C’est même la membre du gouvernement qui a le dispositif de sécurité le plus important.

D’après la chaîne de télévision, le domicile de Christiane Taubira aussi fait l’objet d’une surveillance accrue. La chaîne rapporte que la garde des Sceaux reçoit également un nombre important de lettres d’injures et de cercueils miniatures. Et, hasard ou coïncidence, Christiane Taubira utilise de moins en moins son vélo. "


Décidément, ils ont pas la conscience tranquille au gouvernement !

ESSONNE : DES VOLS DE CABLE COUPENT LA LIGNE DE SOS MEDECIN

" Il a fallu 15 heures pour que la ligne fonctionne à nouveau. Dans la nuit de vendredi à samedi, vers 1 h 30, trois hommes ont coupé un câble France Telecom sur la D948, à Dannemois, privant instantanément de toute communication le centre MediCallCenter de SOS médecins.

Depuis un précédent vol, voici trois ans à cet endroit, qui avait privé de téléphone pendant plus de 48 heures le centre de régulation de SOS médecins, un système d’alerte immédiate a été installé.
Il a permis aux gendarmes de Milly d’arriver immédiatement sur les lieux et d'arrêter les trois voleurs avant qu’ils ne puissent extraire le câble convoité.

Appelé en urgence, France Télécom n’a en revanche pu débuter les réparations qu’à 10 h 30. Et le réseau n’a été réparé que vers 16 h 30 ce samedi, soit 15 heures après la tentative de vol de câble.

Mobilisation des urgentistes

Heureusement, de leur côté, après seulement dix minutes de coupure totale, tous les SAMU, correspondants des SOS Médecins, ont été contactés en pleine nuit par le centre de régulation pour mettre en place un système de transfert sur les téléphones portables de chacun des urgentistes. Tous se sont mobilisés pour être le plus nombreux possibles à répondre aux appels. Ce dispositif de secours, sans aucun standard téléphonique, a permis de gérer plus de 900 dossiers de patients pris en charge (contre 1300 normalement en moyenne) durant la période de crise.

Les trois voleurs ont, eux, été placés en garde à vue. "

PONTOISE : LES FORAINS FONT LA LOI

" Les forains de la foire Saint-Martin de Pontoise, 843ème du nom, qui s’est achevée mercredi, jouent les prolongations et engagent un bras de fer avec la mairie. Ils ont refusé de démonter leurs manèges après deux semaines plombées par une météo exécrable. «On aurait du être partis depuis vendredi, avoue l'un d'eux. On reste pour essayer de gagner notre vie. C'est tout ce que l'on veut. »

La plupart des grands manèges se sont rallumés ce samedi après-midi. La musique résonne à nouveau et les familles retrouvent avec le sourire la foire. Les forains, eux, assument parfaitement leur présence illégale sur l'avenue François-Mitterrand. «Cela fait des années qu'on demande au maire de rester le dernier week-end. Mais il nous mène en bateau. Ce n'est jamais la bonne année» confie un jeune forain.

Des discussions ont bien eu lieu sur cette question cette semaine avec Philippe Houillon, le député-maire UMP de Pontoise, mais sans déboucher sur un résultat. «Il pensait pas qu'on allait rester», commente un forrain, avant de promettre que «Dimanche soir on démonte et lundi matin, la voie est libre.» En attendant, les jeunes retrouvent avec plaisir le «Bad trip», sorte de grand-huit qui secoue, et les familles les auto-tamponneuses avec le soleil de retour dans l'allée de la foire Saint-Martin. " "

samedi 16 novembre 2013

AUGMENTATION DE L'ELECTRICITE

" Le prix de l'électricité pourrait augmenter de 2,3% au 1er janvier 2014 si la CSPE, une des taxes prélevées sur les factures de courant, augmentait de 3 euros du mégawattheure comme semble le privilégier le gouvernement, a-t-on appris vendredi 15 novembre de sources concordantes.

"On se dirige vers une augmentation de 3 euros par mégawattheure de la CSPE", la contribution au service public de l'électricité, a indiqué une source proche du dossier.

ela représenterait une hausse de 2,3% de la facture moyenne d'électricité, soit entre 15 et 20 euros par an", a précisé cette source.

La taxe en question, la Contribution au service public de l'électricité, sert à couvrir les charges des missions de service public d'EDF, dont celles liées au rachat à un prix bonifié de l'électricité d'origine renouvelable et les tarifs sociaux. 

La CSPE passerait ainsi de 13,5 euros du mégawattheure à 16,5 euros, alors que la Commission de régulation de l'énergie a préconisé en octobre une hausse de 9 euros pour atteindre 22,5 euros le mégawattheure. Comme la réglementation le lui permet, le gouvernement envisagerait toutefois de plafonner à 3 euros du mégawattheure la hausse de cette taxe, "pour préserver le pouvoir d'achat" des Français, selon la même source.

"Une hausse de 3 euros correspond à une hausse des charges de 1 milliard d'euros, surtout imputable au secteur photovoltaïque", a précisé une autre source proche du dossier. Les tarifs réglementés de l'électricité (hors taxes, dont la CSPE) appliqués par EDF avaient déjà augmenté de 5% le 1er août dernier, et doivent à nouveau augmenter de 5% à l'été 2014. "

LE BAL DES RACISTES

" L'obsession du racisme est une pelote sans fin, dont il importe de démêler les fils. Que certains en soient encore à prendre les Noirs pour des singes ou les harkis pour des sous-hommes, voilà qui prouve seulement qu'il y a chez nous une frange d'illuminés à laquelle il faudrait donner le moins de publicité possible. On constate en outre que nos politiciens de moindre envergure traitent en permanence leurs adversaires de racistes dans l'espoir de les déstabiliser, et que l'instrumentalisation du racisme - comme celle de l'antiracisme - est devenue un élément majeur du délitement de la société française. Enfin, le fait qu'un racisme anti-blanc se soit développé depuis des décennies dans nos banlieues a déjà été établi depuis des décennies par de nombreux auteurs, que ce soit le regretté Christian Jelen, le talentueux Pascal Bruckner dans son Sanglot de l'homme blanc, le président de la commission juridique de la Licra Mario Stasi qui avouait récemment : "Je n'aime pas ce terme de racisme anti-blanc, mais je n'en vois pas d'autre", ou même la très socialiste Najat Vallaud-Belkacem, qui évoquait dans un livre d'avant-élections ce "racisme anti-blanc dont chacun peut convenir sans mal ni complaisance qu'il existe et qu'il est aussi condamnable et stupide que l'autre". C'est devenu embarrassant, parce que son parti - comme tous les autres - se perd en contorsions sur le sujet, mais enfin... Verba volant, scripta manent : les paroles s'envolent, les écrits restent.

Passons aux fondamentaux : le racisme, dans sa définition originelle, est la conviction que certaines races sont supérieures à d'autres. Nous pouvons lire sous la plume de Victor Hugo en 1879 : "Que serait l'Afrique sans les Blancs ?" ; dans un discours de Jules Ferry en 1885 : "Les races supérieures ont le devoir de civiliser les races inférieures" ; et plus embarrassant encore, ces propos du grand socialiste Léon Blum le 9 juillet 1925 : "Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d'attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture." Puisqu'il est trop tard pour assigner ces grands hommes en justice, contentons-nous de constater qu'ils étaient de purs produits des préjugés de leur époque. Un siècle plus tard, Hitler a criminalisé le racisme, tandis que son ancien complice Staline déclarait fièrement : "Pas de racisme chez nous : on élimine sans discrimination !" Au début du XXIe siècle, enfin, l'étude du génome humain a conduit à cette conclusion difficilement contestable que les races n'existent pas : la couleur de peau chez l'homme est déterminée par trois gènes sur les 36 000 du génome, et l'ADN d'un Italien est marginalement plus proche de celui d'un Arabe que de celui d'un Finlandais...

Nos associations antiracistes doivent trouver leurs racistes en France pour exister

Mais la race une fois évacuée, il reste le racisme. Celui des Japonais contre les Coréens ? Des Vietnamiens contre les Chinois ? Des Chinois contre les Ouïgours ? Des Arabes contre les Juifs ? Des chiites contre les sunnites ? Des Turcs contre les Arméniens ? Des Hutu contre les Tutsi ? Des Gabonais contre les métis ? Des Suédois qui méprisent les Lapons ? Des Hongrois qui chassent les Roms ? Des Russes qui malmènent les Caucasiens ? Des politiciens congolais qui se traitent de cannibales ? Niet ! Rien de tout cela n'intéresse nos associations antiracistes hautement politisées - le Mrap communiste, SOS Racisme socialiste, le Dal trotskiste -, qui doivent en permanence trouver leurs racistes en France afin de continuer à exister, à recevoir leurs subventions et à suivre la ligne de leurs partis respectifs. C'est dire que l'antiracisme agressif est devenu chez nous un pur instrument politique : la lutte des classes transposée sur le plan racial...

Il n'est pourtant pas facile de vendre une marchandise aussi frelatée dans un des pays les moins racistes du monde. Que la France des années soixante ait été xénophobe, c'est indéniable : les Français de l'étranger eux-mêmes étaient regardés de travers, et nos autorités avaient dû émettre un timbre-poste pour inciter les Français à sourire aux touristes ! (Pour nos amis philatélistes : le 60 centimes de 1965 : "Campagne de l'accueil et de l'amabilité"). Mais après cela, la France s'est ouverte, le brassage s'est fait, et la France a eu le taux le plus élevé de mariages mixtes en Europe - ce qui n'est pas exactement la marque d'un peuple raciste. Il a donc bien fallu un autre phénomène pour que les choses se dégradent.

Travelling arrière : la France prospère des années soixante ayant eu besoin de main-d'oeuvre, elle avait attiré une nouvelle immigration de travail en provenance d'Afrique du Nord. Dans l'esprit de tous, à commencer par celui des travailleurs immigrés, il s'agissait d'un séjour temporaire : après quelques années, ils iraient rejoindre leur famille au pays, nantis d'une formation et d'un pécule suffisants pour leur permettre de se réinsérer harmonieusement dans leur société d'origine. On sait ce qu'il en est advenu : leur séjour s'est pérennisé, l'immigration de travail est devenue une immigration de peuplement, et elle s'est massifiée après 1976 par le biais du regroupement familial - "une mesure de générosité raisonnable qui s'est transformée en filière d'immigration", reconnaîtra en 2004 Valéry Giscard d'Estaing ; enfin, elle s'est diversifiée pour inclure des ressortissants de nombreux pays d'Afrique noire, du Moyen-Orient et d'Asie du Sud-Est. La crise économique consécutive aux deux chocs pétroliers, tout comme l'automatisation croissante de l'industrie française, a mis beaucoup de travailleurs immigrés au chômage, et ils sont restés désoeuvrés dans une société qui leur était essentiellement étrangère du fait de ses moeurs, de sa culture et de sa langue.

Une petite rivière fertilise, un flot dévaste

On pouvait penser que leurs enfants, généralement nés en France, s'y intégreraient tout comme l'avaient fait avant eux les fils d'immigrés italiens, portugais, espagnols ou polonais. Pour un certain nombre de raisons bien connues - le poids des traditions, de la religion, du passé colonial, des préjugés sociaux et des structures familiales -, il n'en a pas été ainsi. Les conditions de logement n'étaient certes pas optimales, mais ces habitations HLM claires, spacieuses, avec tout le confort moderne, représentaient un progrès considérable, non seulement pour des immigrés venus du bled algérien ou des bidonvilles de Nanterre, mais encore pour bien des Français vivant encore dans des appartements sombres, vétustes et exigus, sans chauffage ni salle de bains, avec toilettes communes sur le palier. Bien sûr, ces HLM ayant été construites massivement et dans l'urgence, les équipements collectifs n'ont pas toujours suivi... Mais de là à en faire des succursales du goulag ou du ghetto de Varsovie, il y a tout de même une marge respectable. Évidemment, ces logements n'avaient pas été conçus pour accueillir des familles de quinze ou vingt personnes, généralement d'origine rurale, parfois polygames, et qui voulaient y vivre un peu comme au pays, avec enfants s'ébattant au dehors - où ils n'étaient plus surveillés par l'ensemble de la communauté, comme dans les villages du Maghreb ou d'Afrique noire. C'était le début de l'engrenage : les services sociaux ont été débordés par l'arrivée massive, année après année, d'immigrés réguliers et irréguliers. Y avait-il un seuil de tolérance, comme l'affirmaient Mitterrand et le roi Hassan II ? En tout cas, il y avait un seuil d'absorption : une petite rivière fertilise, un flot dévaste...

Il faut se souvenir que la France n'étant pas l'URSS, il n'y avait ni affectation autoritaire à résidence ni passeports intérieurs. En d'autres termes, les immigrés avaient toute liberté d'installation et de réinstallation, même s'ils avaient tendance à se regrouper par nationalités et dans les quartiers où le logement était le plus accessible. C'est un phénomène commun à l'immigration dans tous les pays : ceux qui croient que les immigrants allemands, hongrois ou irlandais qui arrivaient aux États-Unis s'installaient d'emblée sur la Cinquième Avenue se font autant d'illusions que ceux qui s'imaginent qu'ils bénéficiaient d'allocations familiales, de RMI et d'aides au logement. Ils n'en réussissaient pas moins à s'intégrer et à prospérer dans leur nouvelle patrie. Mais en France, même le terme de patrie ne pouvait plus être prononcé à partir des années soixante-dix, ce qui faisait évidemment partie du problème ; car dès lors, les enfants et les petits-enfants français de travailleurs étrangers se sentaient encore moins français que leurs parents et leurs grands-parents. Quoi d'étonnant à cela ? Ils se retrouvaient en masse dans un pays où les intellectuels médiatiques crachaient à longueur de journée sur la France, son histoire et ses institutions ; où les militants syndicaux et autres protestataires cassaient, brûlaient et séquestraient en toute impunité ; où la télévision montrait chaque jour des centaines de meurtres, de vols et d'escroqueries ; où les chaînes satellitaires arabes exportaient toute la violence des affrontements du Moyen-Orient ; où des groupes de rappeurs lançaient en continu des cris de haine et des appels au meurtre contre les Blancs "faces de craie", les institutions et les forces de l'ordre ; où des bandes de quartier cultivaient très ouvertement la débrouille et la dépouille - tout cela sur fond d'écoles débordées, de chômage endémique et d'assistanat dévalorisant... Slimane Zeghidour, un Français d'origine algérienne, se demandait dès 1988 où les jeunes gens pourraient puiser quelque fierté d'être français dans une telle ambiance. Zaïr Kedadouche les décrivait comme "des bouffeurs de mode, des consommateurs dépendant largement de la générosité publique". Évoluant dans un environnement permissif et revendicatif, ces jeunes, très souvent sans père, refusaient l'instruction ou la formation professionnelle et "tenaient les murs". Ensuite, comme le disait un "jeune" dans son langage imagé : "On se fait iech et on commence à faire des conneries."

"Les Algériens n'ont pas encore trouvé d'autre moyen d'exister que de nous haïr"

Pas tous, bien sûr : les plus lucides et les mieux entourés changeaient rapidement de quartier et s'intégraient par le travail : il y a eu d'admirables succès. Mais pour les autres, le profil type ressemble à cela : le "jeune" de banlieue méprise - voire maltraite - ses professeurs et reste inculte ; il est alors difficilement employable, et donc chômeur ; en tant que tel, il proteste contre la société "raciste" en rejoignant la bande du quartier, en pillant les magasins et en agressant les commerçants et leurs clients. Ceux-ci quittent le quartier, qui devient un ghetto où la violence et la criminalité prospèrent ; le délinquant finit donc par rencontrer la prison, d'où il sort rapidement avec un casier judiciaire et un désir de vengeance ; étant de moins en moins employable, il doit passer à la criminalité dure, fondée sur des trafics en tous genres ; dans l'exercice de cette fonction, et à condition qu'il ne soit pas liquidé par un rival - le monde des malfrats n'est pas tendre -, il risque d'être blessé ou tué lors d'une tentative d'arrestation, déclenchant dans le quartier d'immenses émeutes organisées, avec pillages, agressions et incendies. Dès lors, on prend l'ensemble des habitants du quartier pour des délinquants, et le vide se fait progressivement autour d'eux. Comme disait un beur très diplômé après trois nuits de dévastations dans son quartier : "C'est à cause de petits c... pareils que personne ne veut m'employer !" N'ayant toujours pas compris ce processus, les "jeunes" s'installent dans la complainte victimaire en dénonçant le racisme, le fascisme, le colonialisme, la répression policière, la "force injuste des lois", et s'en prennent violemment à tous les symboles de l'autorité encore à leur portée, ce qui renforce encore la ghettoïsation, avec son cortège de provocations haineuses....

Le général de Gaulle disait en 1966 : "Les Algériens n'ont pas encore trouvé d'autre moyen d'exister que de nous haïr." Hélas ! Leurs petits-enfants non plus... Bien sûr, pour des descendants d'indépendantistes, il est humiliant de se retrouver chez l'ancien colonisateur et d'en recevoir la nationalité - d'où la haine et les cris de "sales Français", alors qu'ils sont français, et les injures antisémites, alors qu'ils sont sémites.... Bien sûr, il y a eu aussi les Africains subsahariens, dont le même de Gaulle disait à Peyrefitte en 1962 : "Le malheur, c'est que les Africains ne s'aiment pas entre eux. Les intellectuels abandonneront leur peuple, et leur peuple sera rejeté au fond du puits. C'est encore une chance si, ensuite, ils ne quittent pas leur pays pour venir s'installer en France. Mais là, au moins, nous pourrons dire non." Ses successeurs, eux, n'ont pas pu dire non...

De fait, l'immigration s'est poursuivie, massifiée, internationalisée, ouverte au fanatisme religieux et concentrée dans quelques régions, où les nouveaux venus sont devenus majoritaires et les Français de souche minoritaires - avec les conséquences décrites par l'universitaire tunisien Philippe Aziz : "Dans ces quartiers où prédominent des populations maghrébines, il n'y a pas de racisme anti-maghrébin. Le seul racisme existant est anti-métropolitain." Quant au chercheur algérien Ahmed Rouadjia, il démontrait dès 2000 dans le mensuel Croissance qu'à Dreux, par exemple, c'étaient bien les Arabes qui rejetaient les Français... et les Arabes qui se rejetaient entre eux !

La solution ne pourrait venir que des immigrés eux-mêmes

Bien sûr, cela n'excuse pas la discrimination à l'emploi, mais allez donc obliger un entrepreneur à embaucher une femme voilée, un Gaulois illettré, un beur antisémite ou un Black ayant la haine ! Écoutez le Bourguignon-Camerounais Gaston Kelman "[Les jeunes Blacks] présentent généralement des caractéristiques qui les rendent peu attractifs aux yeux des patrons. En plus du handicap de formation, ils affichent des mines tellement patibulaires que leur propre père hésiterait à les mettre face à ces machines, dans un bureau ou dans un atelier. Leur style vestimentaire, leur langage, leur comportement sont purement iconoclastes et extrêmement rébarbatifs." Il y a certes des employeurs racistes, comme dans tous les pays, mais il y en a bien d'autres, comme ce patron de PME qui disait : "Si un informaticien capable se présente demain à mon bureau, qu'il soit noir, jaune, vert ou rouge, je l'engage immédiatement - à condition qu'il ne me considère pas comme un sale Blanc exploiteur, qu'il ne traite pas mes secrétaires de prostituées et qu'il ne me menace pas d'une fatwa !" C'est toute la question : que certains Norvégiens de France forment des "gangs de barbares" comme leurs ancêtres vikings, et il y a fort à parier que tous les grands blonds moustachus trouveront rapidement des Français méfiants et des problèmes d'emploi. Racisme ou application instinctive du principe de précaution ? (Les Norvégiens voudront bien accepter mes excuses dans leur langue : "Jeg ber om forlatelse. Det var bare spök !")

Tout compte fait, il semble y avoir dans ce pays une confusion entre le racisme ordinaire et la réaction populaire contre une immigration mal régulée, qui refuse trop souvent de s'adapter à nos lois et à nos modes de vie, qui veut profiter de nos libertés mais conserver ses interdits, qui invoque le multiculturalisme mais refuse la mixité, et qui rejette la France au profit d'une patrie d'origine fantasmée. Inutile de s'indigner du diagnostic : on n'est pas raciste anti-pompiers en dénonçant les pompiers pyromanes. C'est pourquoi, après quarante ans de lâchetés officielles qui n'ont profité qu'au Front national, la solution ne pourrait venir que des immigrés eux-mêmes : s'ils désavouaient bruyamment et publiquement, par la parole et par le geste, les racistes et les fauteurs de troubles qui gangrènent leurs cités, tout commencerait à changer - à condition que les autorités et les associations veuillent bien les soutenir. À New York, il y a très exactement trente ans, un Américain d'origine allemande nommé Bernhard Goetz était agressé dans une rame de métro par quatre jeunes Noirs armés de tournevis aiguisés. Les ayant blessés tous les quatre, Goetz s'est retrouvé devant la justice, où sa défense a été prise en charge par l'association antiraciste CORE (Congress of Racial Equality) - dont le président noir, Roy Innis, devait déclarer : "Le crime m'a pris mes deux fils ; Goetz aurait pu être le troisième. Bien sûr, j'aurais préféré qu'il soit noir, mais ça n'a rien à voir !" Avec trente ans de retard, trouverons-nous en France la même largeur d'esprit ? Ce serait un commencement... "