mardi 31 décembre 2013

LES VOEUX DE HOLLANDE A LUI-MEME



" Ce qu'espère le président de la République pour 2014...

Cela pourrait ressembler à une lettre au Père Noël. Mais dans une France étranglée par un chômage de masse depuis les années 80 et engluée dans une crise profonde depuis 2008, les hommes politiques ont depuis longtemps perdu espoir dans les cadeaux tombés du ciel. Ils espèrent seulement des lendemains un peu plus roses. Alors que François Hollande va s’adresser aux Français mardi soir pour ces traditionnels vœux, 20 Minutes fait le tour des espérances du chef de l’Etat, plus que jamais à la recherche d’un second souffle.

La véritable baisse du chômage

L’inversion de la courbe du chômage avant la fin 2013. Un engagement de campagne puis une promesse de président annoncée devant les français à l’été puis lors d’une interview sur TF1 en septembre 2012. Parole non tenue. Car si le chômage a baissé en octobre [-20.500], il est reparti à la hausse en novembre [+17.800]. Les conseillers élyséens multiplient les éléments de langage alpestres («Nous atteignons le plateau», «Il faut maintenant basculer de l’autre côté du col»), les Français attendent encore une baisse sur plusieurs mois consécutifs.  «L’inversion de la courbe du chômage est bien amorcée. Les chiffres du chômage pour le mois de novembre viennent atténuer ceux du mois d’octobre, mais ils ne modifient pas la tendance. La diminution durable du chômage est désormais à notre portée», a estimé il y a quelques jours le chef de l’Etat.

Le retour de la croissance

Corolaire du premier point, le retour d’une croissance est indispensable si François Hollande veut enclencher son deuxième temps du quinquennat qu’il avait prévu pour 2014 (pendant la campagne, il avait annoncé deux ans de redressement puis trois ans de redistribution). «Cette bataille [celle du chômage], pour être gagnée, suppose d’amplifier la reprise de la croissance économique à travers le soutien à l’investissement des entreprises», a-t-il répété en fin de semaine dernière. Sauf que la majorité a beau multiplier les aides aux entreprises (Crédit compétitivité qui a fait grincer à gauche), la croissance reste atone. +0,6% au deuxième trimestre, - 0,1% au troisième trimestre, sans doute +0,4% pour le dernier trimestre selon l’Insee. Au total, sur l'année, la croissance devrait être de 0,2%. La faute à une rigueur budgétaire, selon la gauche de la majorité qui ne comprend pas cette politique de rigueur (baisse de la dette par rapport au PIB de  0,8 point entre  juin 2013 et fin septembre). La faute à la pression fiscale, selon la droite. La réforme fiscale voulu par Ayrault et la conjoncture mondiale permettront-elles de relancer enfin l’économie?

Contenir le FN

2014 sera une année électorale. L’année du FN? Profitant de la crise, du désamour créé par la majorité et de la cacophonie à l’UMP, le FN  cartonne dans les sondages. Selon certaines études notamment celle de l’Ifop, le FN, qui présente plus de 600 listes aux municipales, pourrait réaliser plus de 40% au premier tour dans 75 villes et en remporter une dizaine dans le Pas-de-Calais et quelques-unes dans le Sud-Est. L’autre inquiétude est un sondage réalisé encore par l’Ifop  pour le Nouvel Observateur qui place le FN en tête des Européennes. Ce résultat serait inédit dans l’histoire de la Ve République. A part des meetings contre les extrémismes et la répétition d’éléments de langage, le PS cherche toujours la façon de contrer une possible vague brune. Hollande espère plus que tout des signes de reprise économique avant les échéances pour tarir la poussée FN.

Un gouvernement enfin uni 

Ayrault recadre ses troupes à l’Assemblée. Hollande râle en Conseil des ministres. Le calme dans les rangs dure quelques jours. Puis Manuel Valls fait des déclarations sur les Roms qui ne veulent pas s’intégrer. Cécile Duflot le tacle. Arnaud  Montebourg prône le gaz de schiste. Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve apprennent des nominations à Bercy par la presse. Si les couacs rythment traditionnellement  la vie de la Ve République, le chef de l’Etat a un besoin urgent de ressouder son équipe dont les tendances individualistes énervent les parlementaires. Un remaniement? Envisagé après l’Affaire Leonarda, Ayrault a sauvé sa peau avec son idée de réforme fiscale. Hollande avait toujours envisagé de changer de Premier ministre avant le temps II du quinquennat, donc peut-être après les échéances électorales de 2014. Quoi qu’il en soit, remaniement ou pas, la façon de gouverner de Hollande (plusieurs personnes sur les mêmes dossiers, flou avant de trancher en dernier recours, etc) ne favorise pas la discipline.

Eviter le bourbier africain

Engagée au Mali et en Centrafrique, l’armée française est sur plusieurs fronts. La gestion de ces crises est l’un des aspects de la présidence Hollande apprécié par les sondés. Reste à espérer que les situations militaires ne s’enlisent pas (notamment en Centrafrique) et que la France, délaissée par ses partenaires européens, ne soit pas forcée d’intervenir à chaque fois qu’une crise touche un pays d’Afrique francophone. "

APPEL AU BOYCOTT : HOLLANDE ET SES VOEUX



" François Hollande prononcera mardi à 20 heures des «voeux de combat» pour 2014, promet l’Elysée, avec au coeur de son message, l’emploi et la volonté de convaincre du bien-fondé de la voie suivie.

Mais avant, mardi à 20 heures, François Hollande adressera «des voeux de combat et d’avenir» aux Français, a indiqué à l’AFP son entourage. Après avoir dressé un «bilan succinct de 2013», le chef de l’Etat parlera surtout de 2014 avec des «annonces et des précisions sur un certain nombre de décisions» présentées comme «fortes». Il s’agit, poursuit-on de même source de «préparer l’avenir du pays». "

Je demande à tous ceux qui ont du bon sens de boycotter les vœux de HOLLANDE. Un audimat plus que restreint ne pourra que confirmer le désaveu de celui qui se dit président de tous les Français. Le plus grand des mépris c'est d'ignorer cet imposteur. Laissons les inconditionnels réjouis de la crèche se gargariser de ses mensonges, quand aux autres il y a bien mieux à faire. Ignorons celui qui ne représente plus rien !

BONNE ANNEE QUAND MEME !

" La fin de l’année sonne traditionnellement l’heure des bilans et des prévisions, et force est de constater que, depuis maintenant une bonne vingtaine d’années – langue de bois oblige –, c’est toujours la même rengaine sur le thème de la sortie de crise, de la reprise et du bout du tunnel que nous entonnent inlassablement gouvernements, économistes et médias patentés.

En ce qui concerne les perspectives de croissance à l’échelle mondiale, le FMI et à un degré moindre l’OCDE se veulent modérément optimistes, une reprise même poussive sera au rendez-vous. En France, le gouvernement se dit prudent, mais à en juger par ses hypothèses de travail pour l’élaboration du budget, 2014 devrait être (enfin) pour la France l’année du tournant.

Qu’en est-il vraiment ?

Rappelons d’abord qu’à l’exception de deux années (1998 et 1999), Bercy a toujours surestimé – parfois très largement – la croissance de l’année suivante, et c’est même là la cause immédiate du creusement de la dette publique. C’était particulièrement vrai en 2012 et en 2013. En 2014, donc, Bercy table sur une croissance de 0,9 % contre 0,2 % en 2013 (prévision +0,8 %) et 0 % en 2012 (prévision +1 %), mais étant donné que le pouvoir d’achat des ménages devrait encore baisser (-1,5 % en 2013), il semble que nous soyons bien partis pour une nouvelle désillusion.

En ce qui concerne la dette publique, l’État français prévoit un déficit budgétaire de 71 milliards d’euros (contre 72 milliards en 2013) et la dette publique devrait atteindre 95 % du PIB (contre 93 % en 2013 et 90 % en 2012). Nous sommes donc loin, très loin de la guérison. Il devra trouver 173 milliards sur les marchés (contre 169 milliards en 2013), et ce malgré les hausses d’impôts prévues. Une différence qui semble insignifiante, certes, mais ici l’important, c’est le taux d’intérêt que Bercy a dû revoir à la hausse (3,3 % contre 2,23 % en 2013 sur les emprunts à 10 ans) pour tenir compte des perspectives de hausse des taux sur les marchés internationaux.

Enfin, si néanmoins croissance il y a, elle ne sera guère créatrice d’emplois : l’INSEE table, en effet, sur un minimum de 50.000 chômeurs supplémentaires en 2014.

Mais au-delà des prévisions purement économiques, l’année 2014 aussi sera riche en événements déterminants pour l’Europe et la France en particulier. Si les élections municipales (23-30 mars) ne devraient pas changer fondamentalement la donne sur le plan économique, il n’en est pas de même des élections européennes (25 mai). Un triomphe des partis souverainistes devrait ipso facto se traduire par une forte chute de l’euro (ce qui est une bonne chose), mais aussi par une hausse sensible des taux d’intérêts des États membres les plus vulnérables, au rang desquels figurent l’Italie, l’Espagne mais désormais, aussi, la France. Une telle perspective ouvrirait naturellement la voie à une nouvelle dégradation par les agences de notation avec les conséquences que l’on sait. Ajoutez-y un référendum sur l’indépendance de l’Écosse le 18 septembre et un référendum sur l’indépendance de la Catalogne le 9 novembre, et vous avez là réunis tous les ingrédients pour faire de 2014 l’année de tous les dangers. "

LA PHOTO DE VALLS AVEC DES QUENELLEURS N'EST PAS UN HOAX


" La photo, a priori ordinaire, a été prise le 21 septembre dernier dans l'Aveyron, lors d'un déplacement de Manuel Valls à Millau pour l'inauguration de son nouveau parc des sports. Le hic, c'est que le ministre de l'Intérieur y est entouré de jeunes en train de "queneller", visiblement à l'insu du ministre. 

Partagé depuis deux jours sur le Web par les soutiens de Dieudonné contre Manuel Valls - qui souhaite interdire les spectacles de l'inventeur de la quenelle -, le moins que l'on puisse dire est que le cliché n'est pas pour rendre service au locataire de la place Beauvau. Surtout en plein scandale suite à la quenelle façon Nicolas Anelka, réalisée pour fêter un but face à West Ham samedi, en "dédicace" à son "ami" Dieudonné. L'interprétation quant à la signification du geste varie, entre bras d'honneur et salut nazi. "


lundi 30 décembre 2013

VALLS MINISTRE DE LA MORALE ?



" La gauche – elle l’a assez asséné à la droite ! – se voulait, se rêvait consubstantiellement liée aux libertés au point d’en être le défenseur naturel. Pas une atteinte, pas une offense à la liberté ne devait lui demeurer étrangère et toute transgression par rapport à ce principe démocratique allait la trouver en émoi, en révolte. Ce n’est plus vrai du tout, si cela l’a jamais été.

La double face de Manuel Valls : ministre écartelé entre, d’une part, sa mission d’assurer la sécurité et l’intégrité de ses concitoyens et, d’autre part, ses démangeaisons éthiques. Un travail dur, harassant et mal récompensé d’un côté et, de l’autre, la certitude d’encouragements et d’applaudissements démagogiques.

Rétablir le matricule pour les policiers et les gendarmes est une excellente initiative. Pour une fois, je me trouve en désaccord avec les syndicats. En aucun cas, permettre à un citoyen d’identifier le fonctionnaire qui l’aura interpellé, contrôlé, bien ou mal traité ne peut être assimilé à une démarche de défiance et de stigmatisation à l’encontre des forces de l’ordre, sauf à considérer que rien, jamais, ne devrait les régir sur le plan de leur comportement quotidien.

Le matricule, qui n’imposera aucun effort supplémentaire aux policiers et aux gendarmes puisque, sur eux, le matricule n’aura qu’à être relevé par la personne qui l’estimera nécessaire, n’a rien à voir avec le projet précédent heureusement abandonné qui, lui, de fait, accentuait la charge du fonctionnaire, n’était pas loin de présumer sa faute et amplifiait un sentiment d’humiliation au sein d’un corps déjà fortement fragilisé. Continuer à protester contre le retour du matricule risquerait de démontrer, de la part de la police et de la gendarmerie, un refus par principe de la moindre vigilance démocratique.

Manuel Valls, ministre de l’Intérieur. Mais Manuel Valls, aussi ministre de la morale. Pourquoi, soudain, Dieudonné, toutes affaires cessantes, au cœur de l’appareil d’État comme si la lutte contre le racisme et l’antisémitisme justifiait tout, et d’abord une démarche d’interdiction dangereuse pour la République ?

Pourquoi un ministre en général compétent et clairvoyant qui se permet de définir qui est humoriste et qui ne l’est plus ?

Et je n’ai même pas besoin de me justifier en déclarant que Dieudonné n’est pas mon comique ni mon militant préféré.

Manuel Valls met le doigt, l’esprit, la politique dans un engrenage dangereux. Pour se « payer » Dieudonné, pour obtenir à bon compte un succès facile et confortable, il annonce que ses équipes travaillent – tant le péril est imminent ! – sur les possibilités juridiques d’interdire les réunions publiques de Dieudonné. Il n’a pas d’autres chats plus impérieux, plus urgents, plus quotidiens à fouetter ?

Mais Manuel Valls a raison sur ce point : la gauche se tait, approuve par inconscience ou distraction. Toute dénonciation politique – et celle de Valls moins que toute autre – est rarement exclusivement morale. En l’occurrence, le ton soudainement comminatoire du ministre n’est qu’un procédé trop usité pour parer d’oripeaux éthiques une opération néfaste pour la République et de diversion pour le pouvoir.

Manuel Valls, qui est un homme honnête, aurait dû se rappeler l’avertissement du nouveau président du CRIF regrettant que la « quenelle », à la supposer de tonalité nazie, ne puisse sans doute pas être réprimée juridiquement. Le ministre lui-même, répondant à une question « sur la liberté de création et d’expression susceptible d’être invoquée ou non », n’avance pas de manière péremptoire : « Non, je ne crois pas. » (Le Parisien)

Comment, si prudent dans sa formulation, peut-il cependant, avec plus d’autoritarisme que de fermeté, mettre en branle un processus dévastateur à terme pour nos libertés, Dieudonné ou pas ? On ne lui demande pas d’être ministre de la morale. Mais ministre de l’Intérieur.

Cela suffit largement à ses devoirs. "

HOAX OR NOT HOAX ?


REVALORISATION DES ALLOCATIONS

" Des allocations, versées notamment à des chômeurs en fin de droits, comme l'Allocation spécifique de Solidarité (ASS) ou l'Allocation équivalent Retraite (AER), seront revalorisées au 1er janvier d'environ 1,3% chacune, selon un décret publié dimanche au Journal officiel.

Le décret du ministère de l'Emploi fixe ainsi le montant journalier de l'allocation de solidarité spécifique à 16,11 euros. Cette ASS, versée à une partie des chômeurs en fin de droits, était en 2013 de 15,90 euros par jour, majorés éventuellement de 6,92 euros.

Revalorisation de l'allocatiob de solidarité spécifique

Au 1er janvier, le montant de la majoration accordée aux allocataires âgés de 55 ans ou plus et justifiant de vingt années d'activité salariée, aux allocataires âgés de 57 ans et demi ou plus justifiant de dix années d'activité salariée ainsi qu'aux allocataires justifiant d'au moins 160 trimestres validés dans les régimes obligatoires de base d'assurance vieillesse ou de périodes reconnues équivalentes, est fixé à 7,01 euros.

L'allocation équivalent retraite et l'allocation transitoire de solidarité bénéficiant à des demandeurs d'emploi ayant validé suffisamment de trimestres pour prétendre à une retraite à taux plein, mais ne pouvant la liquider faute d'avoir atteint l'âge légal, sont portées à 34,78 euros, contre 34,33 euros.

Hausse du RSA

Enfin, l'allocation temporaire d'attente (ATA), allouée à certains étrangers, comme ceux ayant sollicité l'asile en France, passe de 11,20 à 11,35 euros. Par ailleurs, un autre décret publié dimanche entérine la revalorisation, de 1,3% également, du Revenu de Solidarité Active (RSA), récemment annoncée par le gouvernement. Le RSA «socle» va passer, au 1er janvier, à 499,31 euros par mois pour une personne seule.

Ce taux de 1,3% correspond aux prévisions officielles d'inflation pour 2014 (inflation prévisionnelle retenue par le gouvernement dans le cadre du rapport économique, social et financier annexé au projet de loi de finances pour 2014).

Selon le ministère délégué à la lutte contre l'exclusion, cette hausse du RSA «socle» (revenu minimum pour personnes sans ressources), qui «permet d'augmenter les ressources de près de 2,5 millions d'allocataires», doit être complétée par une augmentation exceptionnelle de 2% le 1er septembre 2014. "