mardi 15 octobre 2013

UN EXEMPLE D'INTEGRATION

" Trois hommes ont été interpellés lundi dans les Alpes-Maritimes dans l'enquête sur la cellule islamiste dite de Cannes-Torcy. Deux armes et des munitions ont été retrouvées chez l'un d'entre eux, a appris mardi l'AFP de sources proches de l'enquête.

Les enquêteurs ont retrouvé un pistolet-mitrailleur de type Uzi, un pistolet semi-automatique et des munitions, ont précisé ces sources. La garde à vue, qui peut durer quatre jours en matière antiterroriste, aura notamment pour objet de déterminer l'usage que comptait en faire cet homme, un converti à l'islam de 26 ans. Dix-huit personnes sont pour l'heure mises en examen dans ce dossier, dont quatorze sont écrouées.

Chez les deux autres hommes interpellés, âgés de 35 et 36 ans, également des convertis à l'islam, les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la police judiciaire ont retrouvé plusieurs milliers d'euros en numéraire. Ils ont saisi du matériel informatique et des téléphones portables, a ajouté une des sources.

Le démantèlement de la cellule dite de Cannes-Torcy a débuté en octobre 2012. Un de ses leaders présumés, Jérémie Louis-Sidney, avait été tué à Strasbourg après avoir ouvert le feu sur les policiers venus l'interpeller. L'autre, Jérémie Bailly, avait été interpellé à Torcy (Seine-et-Marne).

Des éléments pour construire un engin explosif

Ses membres étaient soupçonnés d'avoir d'une part commis un attentat qui avait fait un blessé léger le 19 septembre 2012 contre un commerce juif de Sarcelles et de l'autre d'avoir mis en place une filière djihadiste.

Mais les investigations ont ouvert de nouvelles pistes aux enquêteurs qui soupçonnent notamment ses membres d'avoir projeté un autre attentat contre une enseigne de restauration rapide. Dans un garage utilisé par Jérémie Bailly, les enquêteurs avaient retrouvé des éléments susceptibles de permettre de construire un engin explosif «similaire à ceux utilisés lors de la vague d'attentats commis par le GIA en 1995 et 1996».

L'enquête a également été élargie à une lettre de Bailly qui, depuis sa cellule, demandait à une connaissance de s'en prendre à un des juges antiterroristes en charge du dossier. "

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