mercredi 10 avril 2013

PETITION CONTRE LA SUPPRESSION DES TRIBUNAUX CORRECTIONNELS POUR MINEURS RECIDIVISTES

Madame, Monsieur,
La nouvelle ministre de la Justice Christiane Taubira a annoncé que sa priorité est de supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs récidivistes.
Si elle passe à l'acte, les violences commises par les mineurs délinquants, qui ont déjà augmenté de 575 % en France depuis 19901, risquent de connaître une nouvelle flambée.
C'est pourquoi je vous invite à signer d'urgence la pétition ci-dessous, pour demander au gouvernement de renoncer à supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs récidivistes.
Nous pouvons l'obtenir car :
-    cette mesure ne figurait nulle part dans le programme officiel du candidat François Hollande ;
-    nous sommes en pleine campagne pour les élections législatives, et aucun parti ne peut se permettre de promouvoir des réformes fortement impopulaires ;
-    ce message a été envoyé à 1,7 millions de personnes, et nous pouvons déclencher un tsunami de pétitions si nous agissons tous maintenant.
On imagine parfois que les « mineurs délinquants » sont des petits garnements qui se font surprendre par un policier alors qu'ils viennent de voler une pomme à l'étalage, de casser une vitre en jouant au ballon, ou de faire des graffitis. Dans le pire des cas, on les voit voler une mobylette, arracher son sac à main à une vieille dame, cracher sur un passant.
Eh bien cette vision des choses est totalement dépassée, et si vous la présentiez à un surveillant travaillant dans un centre pour « mineurs délinquants », il vous rirait au nez devant tant de naïveté.
Car voici les faits :
Les mineurs ne représentent que 5 % de la population française, mais ils sont actuellement responsables2 de :
-    25 % des viols et agressions sexuelles
-    27 % des vols avec arme
-    34 % des cambriolages
-    35 % des vols de voiture
-    41 % des viols sur mineurs
-    44 % des incendies volontaires
Le jeune Matthieu qui avait avoué avoir violé et brûlé la petite Agnès, 13 ans, à l'automne dernier était un mineur.
Quelques mois avant ce crime abominable, il avait attiré une autre victime dans la forêt, où il l'avait ligotée, bâillonnée, puis violée avec des objets et sous la menace d'une arme.
Arrêté par la Police, il fut remis en liberté au bout de 4 mois par la Justice, sous prétexte qu'il était mineur, et fut autorisé à intégrer un internat mixte, fréquenté par de toutes jeunes filles. Il ne tarda pas à commettre un nouveau crime, toujours sous son statut de « mineur » (il a 17 ans) !
Dans le journal Le Progrès, le 2 février, vous pouviez lire qu'à Lyon, en pleine journée en centre ville, trois mineurs ont violé une fille de 15 ans. Ils ont eux aussi, été immédiatement remis en liberté, parce qu'ils étaient « mineurs ».
Peut-être avez-vous répondu à l'appel de Joël Censier, ce policier dont le fils Jérémy a été sauvagement assassiné par une bande. Eh bien, dans ce cas aussi, celui qui a fait preuve de la plus grande sauvagerie, qui s'est acharné à coups de poignards sur le corps de ce jeune garçon innocent, c'était un « mineur » !!!
C'est à ce type de cas que vous risquez d'être confronté si vous avez vous aussi un jour le malheur de croiser la route d'un de ces « mineurs délinquants ».
Une hausse à trois chiffres
Je vous disais que, entre 1990 et 2009, le nombre de mineurs mis en cause pour crimes et délits contre des personnes en France a augmenté de 575 %.
De toutes les catastrophes qui s'abattent sur notre pays, c'est donc celle qui s'amplifie avec le plus de violence.
L'évolution la plus inquiétante concerne les viols et agressions sexuelles : ces crimes ont diminué chez les plus de 18 ans mais ne cessent d'augmenter chez les mineurs.
Les violences commises par les mineurs sur les forces de l'ordre et les pompiers, elles, ont doublé entre 2003 et 20083.
Ces chiffres, je les donne pour faire taire définitivement les démagogues qui, quand on parle de criminalité des jeunes, expliquent que « la jeunesse a toujours été turbulente ». Non, ce que nous subissons dans notre pays n'est ni anodin, ni habituel. Par son ampleur et sa gravité, c'est un phénomène sans précédent historique.
Une évolution parfaitement prévisible
Et pourtant, lorsque vous êtes sur le terrain, comme les experts de l'Institut pour la Justice, vous constatez que cette évolution est parfaitement normale : elle est la conséquence directe du criminel laxisme dont font preuve les autorités publiques vis-à-vis des mineurs.
Dans deux cas sur trois, lorsque la police arrête un mineur, la Justice décide de ne pas engager de poursuites. Le jeune est renvoyé dans la rue.
Ensuite, lorsqu'un jugement se met en route, et que la culpabilité du jeune est prouvée et déclarée par le tribunal, aucune sanction réelle n'est prononcée dans plus de la moitié des cas :
Sur les 54 000 condamnations prononcées en 20094 :
-    13 000 mineurs ont bénéficié d'un sursis total ;
-    15 000 mineurs ont reçu une simple « admonestation » du juge (cela veut dire concrètement que le juge leur demande de ne pas recommencer) ;
-    Et 5 000 mineurs se sont simplement vu « remettre aux parents » (ce qui est considéré comme une « sanction » par la Justice).
L'illusion des « Travaux d'Intérêt Général »
On parle beaucoup des « Travaux d'Intérêt Général », comme s'il s'agissait de la panacée. La réalité, c'est que pour beaucoup de juges, condamner un jeune à des « travaux d'intérêt général » est encore trop dur. Dans leur esprit, cela s'apparente à du « travail forcé » qu'il faut éviter.
Résultat, les « peines » de travail d'intérêt général ne concernent que 3 000 jeunes chaque année5 (sur 215 000 arrestations !).
Il n'est pas étonnant, dans ces conditions, que plus d'un mineur sur deux « condamné » par la Justice récidive, le plus souvent juste après sa condamnation6.
La réalité des « prisons » pour mineurs
Si vous êtes surpris par ces informations, continuez à lire. Ce que vous avez lu n'est rien à côté de ce que je vais maintenant vous révéler sur les fameuses « prisons pour mineurs ».
Aujourd'hui en France, 800 mineurs sont en prison. On en fait beaucoup de cas dans les médias, où ils sont présentés comme des sortes d'enfants perdus, des « victimes de la société », dont personne n'a su, ou pu, prendre soin.
Là aussi, la réalité est tout autre :
Les « établissements pour mineurs » sont, de l'avis de tous les surveillants de prison, les prisons les plus difficiles à gérer, loin devant les prisons pour majeurs.
« Surveillants agressés, tentatives d'évasion, prises d'otage » y sont fréquents, et se multiplient, comme la presse l'a rapporté récemment (Le Figaro du 4 mai 2011).
Le problème n'est absolument pas la surpopulation carcérale : ces établissements sont au tiers vides.
Le problème est que, dans ces établissements, les mineurs jouissent d'une impunité inimaginable pour une personne de l'extérieur :
Les éducateurs et surveillants n'ont aucun moyen d'exercer leur autorité : pour obtenir une sanction même minime, comme la privation de télévision pendant un jour ou deux, il est obligatoire de réunir une commission de discipline (ce qui prend plusieurs jours) devant laquelle le mineur est obligatoirement assisté d'un avocat !
Un nouveau rapport du Sénat révèle7 que : « Un mineur qui dévaste toute sa cellule ne peut pas être placé en cellule de punition ». De même, un  « mineur qui, à table, lors du repas du soir, se lève, injurie ses pairs et jette sur le mur son assiette de nourriture, ne peut en théorie être puni immédiatement de travaux de nettoyage, voire d'une privation de télévision pour la soirée. »
Autre problème : comme les surveillants n'ont pas le droit de les fouiller au corps, tout un trafic de drogue se développe en toute impunité. Dans un rapport réalisé pour le ministère de la Justice, un surveillant explique : « aujourd'hui, tous les détenus mineurs, ils sont au parloir et hop, ils se mettent le truc dans l'anus, voilà »8.
Mais le moment où la politique publique vis-à-vis des mineurs délinquants devient une insulte à la figure du citoyen de base, c'est lorsque vous prenez connaissance de certains traitements de faveur dont ils bénéficient, au nom de leur « réinsertion ».
« On est en train de leur donner des goûts de luxe »
Les mineurs incarcérés bénéficient d'activités dont ne pourraient même pas rêver la plupart des adultes et enfants vivant à l'extérieur.
Les employés de l'administration pénitentiaire eux-mêmes ont dénoncé récemment le scandale des « ateliers de bien-être » pour les jeunes criminels :
« Une esthéticienne vient deux fois par mois leur faire des papouilles sur le visage. Vous et moi, on ne peut pas forcément s'offrir ça à l'extérieur. On est en train de leur donner des goûts de luxe. »9
Ils ont tous droit à la télévision, à des consoles de jeux vidéos. Dans les « centres éducatifs fermés », ils ont aussi accès, gratuitement, à des activités comme le kayak, la piscine, ou le golf10.
Un rapport officiel paru en 200411 donnait des exemples de séjours à l'étranger qui durent au moins 3 mois : raids en Finlande à ski de fond et traîneaux, voyage au Canada (région du lac Saint-Jean), marche dans le Haut-Atlas ou séjour au Sénégal (parmi les activités : visites, safari, balades en pirogue). Parfois, cela tourne mal, comme le précise le rapport :
« Partis de Martinique sur deux catamarans, les mineurs et les personnels éducatifs avaient abordé en Haïti. Sur place, l'un des mineurs s'est rendu coupable de vols, port d'arme prohibé, menaces à agents de la force publique et incendie volontaire d'un bâtiment administratif »12
Car évidemment, ces cadeaux ne leur rendent pas service. Au contraire, ils renforcent leur sentiment de toute-puissance, et les rendent encore plus violents.
Des méthodes qui rendent les jeunes encore plus violents
Un rapport réalisé par des chercheurs du CNRS, et rendu public en avril 2012 révèle à quel point les jeunes placés en Centre Educatif Fermé sont dans « un affrontement permanent avec les adultes », avec des récits « ponctués de situations d'insultes, de menaces et d'agressions envers eux » :
« Ainsi telle éducatrice nouvellement arrivée précise que « pendant les 15 premiers jours, j'ai oublié mon prénom parce qu'ils m'appelaient tous "sale pute" à longueur de temps. »13
Car de toute façon, il est interdit aux éducateurs d'avoir le moindre contact physique avec les mineurs délinquants, y compris pour récupérer un objet volé. Il suffit que les jeunes gardent l'objet sur eux et ils ne peuvent rien faire :
« On peut faire des fouilles dans les chambres pour tenter de les récupérer mais si  c'est caché sur eux, on ne peut pas les fouiller à corps. (...) on appelle la gendarmerie qui intervient, ne serait-ce que pour un recadrage. A la gendarmerie, certains ne comprenaient pas pourquoi on les faisait intervenir aussi souvent »14
Même le fait d'empêcher un mineur de s'évader de ces « Centres Educatifs Fermés » est impossible. Dans le même rapport, il est expliqué que :
« La politique du CEF le Marcellat consiste à ne pas opposer d'entrave physique aux tentatives de sorties illicites des jeunes. Si le franchissement de la porte est constaté par un membre du  personnel éducatif, celui-ci pourra suivre le jeune pour tenter de le convaincre de retourner au Centre. Dans le cas contraire, la gendarmerie est contactée. »15
Il y a seulement quelques jours, le 31 mai 2012, on apprenait à nouveau qu'un centre éducatif fermé avait été totalement vandalisé par ses occupants, à Combs-la-Ville. Sans surprise, les éducateurs présents sur les lieux, n'ont rien pu faire. Voici ce qu'a rapporté la presse :
Vers 0h30 dans la nuit de mardi à mercredi, les sept mineurs délinquants multirécidivistes placés au centre éducatif fermé (CEF) de Combs-la-Ville ont saccagé leur établissement.
« Ils l'ont tagué, ils ont cassé les vitres des chambres et des cuisines, dont certaines étaient en double, voire triple vitrage... décrit Jean-Michel Tavan, directeur de l'Association de sauvegarde de l'enfance et de l'adolescence (Adsea 77), qui gère le site. C'est monté en puissance, avec une dynamique de groupe. La situation devenant trop risquée, le nouveau directeur a décidé d'appeler la police. Heureusement, les jeunes ne s'en sont pris qu'au matériel, pas au personnel. »16
Et c'est pourquoi je vous pose la question : est-ce vraiment le moment de supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs, qui ont été créés en 2011 pour apporter davantage de fermeté vis-à-vis des récidivistes de 16 à 18 ans ?
Faut-il considérer, comme semble le faire la nouvelle ministre de la Justice Christiane Taubira, que ces jeunes ne sont après tout que de « grands enfants », qu'il ne faut surtout pas les juger dans des tribunaux qui risqueraient de les sanctionner à la mesure de la gravité de leurs actes ?
Auriez-vous le sentiment que la situation actuelle est encore trop « ferme » vis-à-vis d'eux, et que réduire encore (si c'est possible) les possibilités de sanctionner les mineurs délinquants serait un service à leur rendre ?
Ou choisiriez-vous au contraire de taper du poing sur la table, et de faire preuve, enfin, d'un peu de responsabilité et de fermeté face à cette situation absurde, ne serait-ce que pour protéger des jeunes filles et des citoyens innocents ??
Dans quelques jours auront lieu les élections législatives : c'est le moment où les élus sont le plus à l'écoute de la population et le moment idéal pour obtenir de la garde des Sceaux qu'elle renonce publiquement à son projet.
Si nous ne déclenchons pas aujourd'hui un mouvement de protestation massif contre la suppression des tribunaux pour mineurs délinquants, le gouvernement n'en fera qu'à sa tête dès que les élections seront passées.
En revanche, si nous agissons tous ensemble maintenant, nous pouvons être entendus.
Encore une fois, ce message a été envoyé à 1,7 millions de citoyens, ce qui peut avoir un impact considérable si nous sommes nombreux à participer, en cliquant ici pour envoyer votre pétition signée à Christiane Taubira.
Ce type d'occasion ne se présente pas souvent.
Si vous relayez ce message auprès de vos proches, et si tout le monde fait de même, l'effet de notre mobilisation en sera encore décuplé.
Je compte sur vous,
Laurence Havel
Institut pour la Justice


1 « Etude d'impact au projet de loi sur la participation des citoyens au fonctionnement de la justice pénale et le jugement des mineurs » , 2011, page 71
2 « Etude des caractéristiques de sexe et d'âge des auteurs de crimes et délits à partir d'une approche 'multi-sources' » , Observatoire national de la délinquance, Grand Angle n°27, Novembre 2011, pages 28-32
3 « Rapport annuel 2009 » , Observatoire national de la délinquance
4 « Annuaires statistique de la Justice 2011 » , section « Condamnations de mineurs selon le type d'infractions »
5 « Annuaires statistique de la Justice 2011 » , section « Condamnations de mineurs selon le type d'infractions »
6 « La réitération d'infraction après condamnation des mineurs » , Direction de l'Administration générale et de l'Équipement, 2007, page 5
7 « Enfermer, éduquer : quel bilan pour les centres éducatifs fermés ? , » Rapport du Sénat, 2011, page 66
8 « Les établissements privatifs de liberté pour mineurs : entre logiques institutionnelles et pratiques professionnelles  » , Nathalie Gourmelon (CIRAP), Francis Bailleau (Cnrs), Philip Milburn (Univ. St-Quentin en Yvelines), page 301.
9 « Les établissements privatifs de liberté pour mineurs  » , op. cit., page 202
10 « Les établissements privatifs de liberté pour mineurs  » , op. cit., page 47
11 « Mission sur les séjours de rupture à l'étranger  » , Inspection générale des services judiciaires; Inspection générale des affaires sociales, Juillet 2004
12 « Mission sur les séjours de rupture à l'étranger   » , page 27.
13 «  Les établissements privatifs de liberté pour mineurs   » , op. cit., page 50
14 «  Les établissements privatifs de liberté pour mineurs   » , op. cit., page 53
15 «  Les établissements privatifs de liberté pour mineurs   » , op. cit., page 55
16 «  Le Parisien   » , 31 mai 2012

mardi 9 avril 2013

HOLLANDE A COTE DE LA PLAQUE





Hollande s'incline sur une plaque d’égout. Fallait le faire !

FRANCOIS A PERDU SON CHAMEAU



Le chameau qui avait été offert à François Hollande lors de sa visite le 2 février à Tombouctou a probablement été mangé par la famille malienne à laquelle il avait été confié, a-t-on appris mardi auprès du ministère de la Défense.
"C'est ce qu'on nous a indiqué localement lorsque nous étions au Mali le 7 mars", a-t-on précisé dans l'entourage du ministre, en soulignant que l'on n'avait pas plus d'éléments sur la traçabilité de l'animal.
Selon l'hebdomadaire Valeurs actuelles, le ministre de Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé la mauvaise nouvelle au chef de l'État lors d'un récent Conseil des ministres. Le président Hollande avait été accueilli avec ferveur par la population de Tombouctou, reprise quelques jours plus tôt aux groupes islamistes qui y ont commis de nombreuses exactions. Plusieurs milliers de personnes s'étaient rassemblées pour danser au son des tam-tam, ce qui était interdit par les jihadistes.
Et un chameau avait été offert au président français. Les services français avaient d'abord envisagé de le ramener en France pour le remettre à un zoo, avant de le confier à une famille malienne.

Va falloir vraiment qu'il arrête !!  Tout ce qu'il touche se termine en catastrophe !

PLAINTE CONTRE TRIERWEILER


Il va falloir balayer devant votre porte Mr Le Président ! Puisque vous en êtes à la transparence en ce qui concerne les déclarations de biens des hommes politiques, vous pourriez commencer par nous expliquer pourquoi Mme TRIERWEILER bénéficie de tant d'avantages ? Une honte et un scandale supplémentaire qui sera sans doute étouffé par un autre scandale !

Dans un article repris par Economie Matin, Madame Calculette écrit (extraits adaptés ; voir le lien vers la source en bas de page) : Après l’affaire Jérôme Cahuzac, la plainte contre Valérie Trierweiler s’avère justifiée par le Code pénal. L’article 432-16 du Code Pénal pourrait s’appliquer à la Première Dame : « Lorsque la destruction, le détournement ou la soustraction par un tiers de biens résulte de la négligence d’une personne dépositaire de l’autorité publique, celle-ci est punie d’un an d’emprisonnement et de 15’000 euros d’amende ».
Le 14 mars dernier, M. Xavier Kemlin a déposé plainte contre Valérie Trierweiler pour détournements de fonds publics. La veille, il s’était heurté à un mur, il faut dire que ce monsieur frise là le crime de lèse-majesté. Après des péripéties dignes d’un road-movie à la Gérard Oury,  » Trop compliqué  » lui a-t-on répondu au commissariat de Saint Étienne avant de prévenir les renseignements généraux ainsi que le procureur de la République. D’après mon expérience, au lieu de faire barrage, celui-ci aurait dû peser de son autorité pour que la plainte soit dument enregistrée.
Monsieur Kemlin est procédurier. Avec maître Buffard, son avocat stéphanois, il s’est lancé dans de multiples combats juridiques : actionnaire révolté contre la spoliation d’actionnaires minoritaires, justicier dans le procès Kerviel contre la clémence dont auraient bénéficié les anciens dirigeants d’EADS soupçonnés de « manquements d’initiés », bagarreur contre Carrefour qui selon lui l’a floué, redresseur contre les joueurs de l’Olympique Lyonnais qui avait entonné un chant injurieux envers le club des Verts.
Les titres aperçus dans les médias sont révélateurs de leur légèreté. « Insolite, étrange, drôle de plainte ». C’est ainsi qu’ils présentent l’initiative de Xavier Kemlin avant de s’empresser d’évoquer avec le dégoût coutumier de la bienpensance bobo qu’il est héritier des Guichard, fondateurs de l’enseigne Casino, et réside en Suisse, comme si cela devait suffire à minimiser sinon ridiculiser la démarche du sieur Kemlin pour la décrédibiliser. Incorrigibles journalistes gauchistes ! Cet homme honorable et courageux est citoyen français et paie des impôts en France. Quant à la maîtresse de François Hollande, les gros titres qui la citent sont au conditionnel ou avec point d’interrogation, insinuant une plaisanterie. Et pourtant, on est là très loin de la bonne blague.
Dès la prise de pouvoir par François Hollande, de nombreuses voix se sont élevées contre la présence sous les ors de la République de sa maîtresse en titre. Avec d’autant plus de consternation que cette femme a su démontrer un mépris pour les premières dames de France qui l’avaient précédée (moquant en particulier Carla Bruni-Sarkozy et Bernadette Chirac), une arrogance sans précédent (faisant et défaisant à sa guise les courtisans tel Julien Dray expulsé sans ménagement du QG de campagne de François Hollande), des caprices de diva imposant sa censure, exigeant départs ou sanctions pour ceux qui lui déplaisent comme Eric Zemmour ou l’humoriste Laurent Gerra.
Valérie Trierweiler est entretenue par la République depuis l’avènement de son amant à la présidence. Outre tous les avantages inimaginables pour le quidam qu’elle tire de sa situation, elle a recruté dès le 20 mai 2012, une équipe permanente de six « experts » gracieusement offerte et grassement payée par le contribuable. Ce personnel est chargé de sa « correspondance », des interviews, bref de sa communication. Cela n’a pas empêché ses bourdes et crises de jalousie vaudevillesques. Elle n’est pas belle la vie ? Notre Code Pénal justifie la démarche de Xavier Kemlin. Même dans l’ « Etat PS », le Code Pénal fait encore loi et semble pointer l’irresponsabilité chronique du chef de l’Etat.
L’Article 432-15 : « Le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, un comptable public, un dépositaire public ou l’un de ses subordonnés, de détruire, détourner ou soustraire un acte ou un titre, ou des fonds publics ou privés, [...] est puni de dix ans d’emprisonnement et de 150.000 euros d’amende… La tentative de délit, prévu à l’alinéa qui précède, est punie des mêmes peines ».
L’Article 432-16 : « Lorsque la destruction, le détournement ou la soustraction par un tiers des biens visés à l’article 432-15 résulte de la négligence d’une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, d’un comptable public ou d’un dépositaire public, celle-ci est punie d’un an d’emprisonnement et de 15’000 euros d’amende ».
Contrairement aux apparences, Valérie Trierweiler n’est dépositaire d’aucune autorité publique. Elle n’est pas non plus chargée d’une mission de service public. De plus, elle a embauché Patrice Biancone, ami intime du couple. François Hollande aurait-il trempé dans la combine ? En tout état de cause, François « négligent » est au courant de l’usage de fonds publics dont profite le « tiers » Valérie. Un mariage tardif n’étant pas l’absolution, l’échappatoire existe : reconnaître le « concubinage notoire ». Nous allons voir ensemble que notre petit couple infernal n’est pas sorti d’affaire pour autant.
En effet, selon une ancienne jurisprudence de la Cour de Cassation, la notion de « concubinage notoire » est définie par trois critères : « Pour qualifier de concubinage notoire des relations, il convient [...] de s’attacher à l’existence simultanée des critères de stabilité, de continuité et de notoriété de ces relations. [...] Le concubinage est considéré comme notoire lorsque deux personnes vivent publiquement comme mari et femme ». Valérie Trierweiler et François Hollande sont donc bel et bien « concubins notoires ». C’est là que l’affaire devient croustillante sur le plan fiscal. En effet, l’assimilation du concubinage à un foyer fiscal est l’une des caractéristiques marquantes de l’ISF. Dans la mesure où leur concubinage est notoire, Valérie et François doivent faire masse unique de leur patrimoine respectif ainsi que de ceux des enfants mineurs dont ils ont l’administration légale. On ne se préoccupe pas du fait qu’ils soient imposés séparément sur le revenu.
Ils ont par conséquent l’obligation de faire une déclaration commune conformément au code des impôts qui stipule que les patrimoines nets des concubins doivent être additionnés pour déterminer l’assujettissement à l’ISF. Or, François Hollande a fait une déclaration séparée de son patrimoine et n’a pas déposé à notre connaissance de déclaration d’ISF. Venons-en justement au patrimoine du Président de la République. Comme chaque président au début de son mandat, François Hollande a remis au Conseil constitutionnel une déclaration de son patrimoine publiée vendredi 11 mai 2012 au Journal officiel.
Il déclare 1170’000 € de patrimoine se répartissant ainsi : assurance-vie 3’550 €, trois comptes courants 8259’58 €, divers meubles 15’000 €, une villa de 130m² sur 1500m² à Mougins déclarée pour 800’000 €, des parts de deux appartements à Cannes l’un de 54m² et l’autre de 80m² déclarées respectivement pour 230’000 € et 140’000 €. Une société civile peut être un excellent outil de stratégie patrimoniale, en particulier sur le plan fiscal. Hollande en sait quelque chose, utilement conseillé par ses experts payés par les contribuables qui eux peuvent toujours courir mais seront rattrapés par le matraquage fiscal organisé.
De ce montant de 1’170’000 €, il convient de retirer le montant du passif de Hollande qui s’élève à environ 255’300 €. On peut se demander au passage à quoi servent ses prêts qui viennent en déduction du patrimoine ? Étaient-ils indispensables pour « ne rien acheter » quand on gagnait 19’500 € nets par mois en tant que député et président de conseil général de la Corrèze et qu’on est aujourd’hui totalement pris en charge par la République ? D’autre part, on peut espérer que l’appartement de Boulogne proche de Roland-Garros estimé aujourd’hui à 1,4 millions d’euros est revenu à la mère de ses enfants.
Côté rémunération, le président gagne 14’910,31 € bruts par mois dont 2’982,06 € d’indemnité de fonction non imposable et une indemnité de résidence 347,43 €. Mais pourquoi ce salaire mirobolant pour des bises aux derniers gogos du PS, quelques interventions télévisuelles insipides, des photos de vacances grassouillettes et un carnet de voyage tintinesque ? Rien que de l’argent de poche puisque toutes ses dépenses sont prises en charge par le contribuable : résidence principale, résidences secondaires multiples, eau, gaz, électricité, déplacements, voitures de fonction avec chauffeurs, une flotte d’avions dont un Airbus A330, frais de bouche et de réception, cave personnelle de vins fins, divertissements, loisirs, entretien physique, conseillers en ceci ou cela tous les salaires de son cabinet, habillement avec garde-robe quasi-illimitée, télécommunications, sécurité, frais de réceptions et cadeaux, sans oublier l’entretien de sa maîtresse.
C’est vrai que le pauvre homme qui « n’aime pas les riches » aide aussi son ex (Ségolène), mère de ses 4 enfants. Valérie n’est que « la favorite » actuelle. Donc, au moins deux de ses femmes pourraient bien vivre aux crochets des Français. Vous voyez où je veux en venir. Une bonne partie de cette rémunération est certainement épargnée (planquée ?) quelque part et devra en toute logique être réintégrée au patrimoine de notre « Président des bisous ». N’allons pas jusqu’à dire que Valérie Trierweiler née Massonneau, issue d’une famille de banquiers est aussi pauvre que Madame Sinclair. Est-ce que le patrimoine de Trierweiler dépasse 385 300€ pour atteindre avec les 914 700€ déclarés par Hollande, de seuil de déclenchement de l’ISF soit 1’300’000 € ?
Évaluer son patrimoine au minimum à 400 000 € n’aurait rien d’extravagant pour une journaliste de 48 ans en poste à Paris depuis 24 ans, divorcée deux fois avec 3 enfants et partageant la vie de François Hollande depuis 7 ans. Madame Trierweiler — qui confiait en mai 2012 au magazine Elle « Mon indépendance financière est une priorité » — reste journaliste à Paris Match. Il est difficile d’estimer les revenus d’une journaliste de Paris Match mais épouse (ou ex-épouse d’après Xavier Kemlin) de Denis Trierweiler, secrétaire de rédaction du journal (entre 80’000 et 100’000 € ?).
Une info « fantôme » révélatrice d’une opacité financière du duo élyséen. La « Une » réjouie du journal régional l’Echo du Val d’Oise le 17 mai 2012 annonçait que Valérie Trierweiler avait acheté une propriété dans la région. L’article élogieux envers la première concubine s’achevait ainsi : « Mais c’est finalement à Verville, dans le hameau de Nesles-la-Vallée, que la First Lady aurait trouvé son bonheur. Éloignée des turpitudes médiatico-politiciennes, Valérie Trierweiler sait pourtant que sa vie en Val d’Oise ne sera plus jamais la même ». L’auteur de l’article Nicolas Briard, « Goncourt » du journalisme local, qui « jure avoir des sources solides » n’est pas un obscur scribouillard de blog. Le document a quasiment disparu de la toile, rapidement neutralisé par l’Élysée, effacé par l’équipe d’ »experts en communication » de la concubine ?
Rue89, notoirement de gauche, avait repris l’info pour la démentir dans un article intitulé : « Non, Hollande et Trierweiler n’ont pas triché pour éviter l’ISF ». L’article ne donnait évidemment aucune information concernant le patrimoine de la concubine, se contentant d’indiquer « qu’ils n’ont pas menti » puis signalant un démenti laconique de l’Elysée. « Aucun bien n’aurait été acheté par la première dame ». Il est plus qu’urgent de clarifier les choses. De deux choses l’une.
Soit les concubins Hollande/Trierweiler font une déclaration commune de patrimoine et, le cas échéant, paient l’ISF comme tous bobos concubins honnêtes et citoyens. A signaler pour ce Président qui « n’aime pas les riches », être obligé de payer l’ISF, lui l’expert en jongleries fiscales qui aura tout fait sans aucun complexe pour y échapper, voilà qui ne manque pas de piquant. Mais le pire pour ce Président « normal » est qu’en cas de fausse déclaration, la loi prévoit entre autre la privation des droits civiques. Rassurez-vous, Christiane Taubira veillera à ce qu’il n’arrive rien de la sorte à ses tourtereaux élyséens.
Soit Madame Trierweiler n’ayant définitivement aucun statut légitimant sa prise en charge par l’État, ils sont tous deux en infraction, passibles de sanctions fiscales et/ou de condamnation pour détournement et abus de fonds appartenant à l’État. Le 12 mars dernier, Guillaume Larrivé, député UMP, posait une question au Premier ministre publiée dans le Journal officiel concernant « le site Internet officiel http://www.elysee.fr/valerie-trierweiler . Il lui demande de bien vouloir préciser en vertu de quel texte – constitutionnel, législatif ou réglementaire – la compagne du Président de la République bénéficie ainsi d’un site internet présentant une biographie et des portraits photographiques ». J’attends avec curiosité la réponse de Jean-Marc Ayrault si elle arrive un jour (fin des extraits adaptés de l’article de Madame Calculette repris par Economie Matin ; voir ci-dessous le lien vers la source).

lundi 8 avril 2013

LETTRE OUVERTE A VALERIE TRIERWEILER



Madame,
Lorsque vous êtes apparue aux côtés de François Hollande, après qu’il eut quitté Ségolène Royal, les citoyens français ont accepté votre présence, certains avec interrogation, d’autres avec un petit sourire, mais la plupart avec gentillesse. En France, l’amour est roi et les nouveaux couples qui se forment, surtout en politique, attirent plutôt la bienveillance.
Nicolas Sarkozy avait bénéficié de cette même « grâce » lorsque Cécilia était partie. Il s’en était expliqué, peut-être un peu trop, en conférence de presse et s’était marié avec Carla Bruni. Autre temps, autre mœurs, diriez-vous. Effectivement, qu’il s’agisse du général de Gaulle avec « tante Yvonne », de Giscard d’Estaing et d’Anne-Aymone, de François Mitterrand et de Danielle ou même de Jacques Chirac et de Bernadette, ces femmes versaient plutôt dans le caritatif discret que vers l’émergence people tapageuse.
Il est vrai cependant que la presse, pour François Mitterrand, a laissé tomber un manteau de discrétion sur sa double vie qu’il n’a révélée qu’à ses dernières heures. Déjà, il paraissait (mais qui a osé en parler ?) tout à fait anormal que sa deuxième « épouse » et sa fille soient prises en charge par l’État : appartement officiel sur le Quai Branly, voitures, chauffeurs, gardes du corps, cuisines et cuisiniers.
Bref ! Les frasques de François Mitterrand, gardées secrètes par des journalistes complices, ont coûté quelques 8 à 10 millions d’euros au budget de l’État
Carla Bruni n’a pas agi dans ce sens ni Bernadette Chirac. Mais vous voilà arrivé et avec vous, comme le dit la gauche, la modernité, ringardisant tout ce qui s’est passé avant.
Après tout, François Hollande a le droit d’avoir comme amie qui il veut et le temps qu’il le désire. Quant au titre de « première dame », il est usurpé. Ce statut n’existe pas et a été monté de toutes pièces par des journalistes avides de sensationnel. Vous n’avez, Madame, aucune existence légale d’autant plus que vous n’êtes ni mariée, ni pacsée. Que dirait-on d’un président de la République qui accumulerait les « premières dames » comme on accumule des amies ou des flirts ?
Vous avez néanmoins exigé d’avoir autour de vous une équipe composée d’hommes et de femmes qui vous suivent, qui vous aident, qui travaillent avec vous et qui sont payés par l’État. Au nom de quoi l’État doit-il s’occuper de votre secrétariat pléthorique ? Ce n’est pas, je pense, pour vous aider à écrire des articles dans votre journal « Paris Match ».
Voici un autre problème. Vous vous réclamez, à juste titre, du statut de journaliste et vous désirez continuer à écrire. Au début de la campagne présidentielle et même, si je ne me trompe, dès l’élection de François Hollande, vous avez clamé haut et fort que vous ne renonceriez pas à écrire dans l’hebdomadaire « Paris Match » et vous avez même annoncé que vous alliez interroger les grands de ce monde pour faire des papiers de politique étrangère ! Journaliste oui, mais journaliste politique non !
Il me semble que ce métier est incompatible avec la fonction que vous aimeriez avoir, même si elle n’est pas officielle. Vous avez donc décidé de faire du journalisme de bavardages pour bien montrer votre autonomie par rapport à votre ami François Hollande. Vous avez néanmoins accepté, demandé, peut-être même exigé de l’accompagner dans ses voyages officiels. A quel titre ? Simplement d’amie !
Il y avait et il y a toujours un obstacle : Ségolène Royal ! Vous ne la supportez pas, elle qui est pourtant mère des 4 enfants de François Hollande. Il semblerait qu’à la Bastille, lorsque François Hollande a « claqué une bise » sur les deux joues de Ségolène Royal, vous ayez exigé qu’il vous embrasse sur la bouche pour montrer la différence de statut ! Cet acte était sinon puéril du moins cruel.
Voici maintenant qu’en femme moderne, vous tweetez. Vous avez réussi, par vos bavardages, à ébranler la campagne électorale et à ridiculiser la France.
Ségolène Royal est candidate, certes parachutée, en Poitou-Charentes. Elle affronte Monsieur Falorni, implanté localement depuis de nombreuses années et ami de François Hollande. Il était naturel que les caciques du Parti socialiste viennent à son secours, elle qui avait été la femme candidate à l’élection présidentielle de 2007.
Il était peut-être moins évident que le président de la République se mêle de ces élections. En Président « normal », il avait annoncé qu’il n’y participerait pas. Les Français avaient d’ailleurs compris que le petit mot de soutien à Ségolène Royal était plus affectif que politique. Elle avait été sa compagne pendant si longtemps.
Mais vous ne la supportez pas, taraudée par la jalousie. Après le ridicule de « embrasse moi sur la bouche » que, semblait-il, vous aviez prononcé, voici maintenant la trahison ! En effet, de quoi vous mêlez-vous en soutenant Monsieur Falorni qui, au demeurant, reste très sympathique ? Est-ce en tant que journaliste politique que vous prenez position pour un candidat ?
Il s’agirait là d’une déviation intolérable de la neutralité politique d’un journaliste. Voyez-vous Monsieur Jean-Michel Apathie, Madame Ruth Elkrief, Monsieur Alain Duhamel prendre position pour qui que ce soit ? Ils devraient rendre immédiatement leur carte de presse, s’inscrire à un parti politique et ne plus parler. Certes, beaucoup de journalistes, beaucoup de journaux, sont à gauche et l’ont montré lors de ces dernières élections. Mais vous, Madame, journaliste à « Paris Match », vous n’auriez jamais dû prendre position. Ce n’est donc pas comme journaliste que vous avez envoyé ce tweet, vous êtes trop intelligente pour tomber dans un tel piège.
Est-ce pour affirmer votre indépendance vis-à-vis de votre compagnon ? Peut-être aussi pensiez-vous affirmer l’importance de la liberté de la femme ? Je ne le crois pas non plus car je ne suis pas sûr que la liberté consiste à faire des gaffes. Peut-être ce mot est-il trop faible ? Il s’agit d’une faute grave. En réalité, vous ne pouviez pas imaginer une seconde que Ségolène Royal, élue, puisse un jour arriver au fauteuil de présidente de l’Assemblée nationale. « Comment cette femme, qui était avec mon ami auparavant, qui a vécu si longtemps avec lui, peut-elle revenir en pleine lumière ? ».
Mais, pire encore, vous imaginiez, dans vos rêves les plus épouvantables, dans les cauchemars les plus terribles, les cérémonies officielles présidées par François Hollande obligatoirement accompagné par Ségolène Royal, en tant que quatrième personnage de l’État. Vous cauchemardiez à l’idée de voir ces grands dîners à l’Elysée, ces dîners officiels où votre place était équivoque, alors que Ségolène, rayonnante, aurait été proche de votre ami par la grâce du protocole. D’ailleurs, c’est pour cette raison déjà qu’à La Rochelle, vous aviez exigé, semble-t-il, que François Hollande parle de vous comme de « son unique amour ». Petite flèche empoisonnée dans le dos de Ségolène Royal.
La France, par ce tweet, a été ridiculisée dans le monde entier. Une si petite phrase ayant de telles conséquences ! Vous avez non seulement desservi la France où vous n’avez aucun rôle à jouer même si vous avez accompagné François Hollande dans ses voyages officiels à l’étranger (ce qui, déontologiquement, diplomatiquement, était déjà une extravagance), mais vous avez desservi le président de la République élu par une attitude grotesque de femme jalouse qui se mêle de politique pour entraver la carrière de son ami ou compagnon.
Vous avez ridiculisé et humilié les femmes des autres présidents français qui, elles, faisaient de l’humanitaire. Vous avez, semble-t-il, balayé d’un revers de la main ces actions remarquables qu’elles avaient menées et, par conséquent, vous avez méprisé tous ceux qui, en France ou ailleurs, ont consacré leur vie aux enfants, aux handicapés, à ceux qui étaient atteints du SIDA, etc.
Bref, ce petit tweet de rien du tout a été le révélateur, Madame, d’un malaise que les Français n’osaient pas admettre, qui mélange la faiblesse du président de la République et la méchanceté de sa compagne.
Acceptez, Madame, mes sentiments mêlés de tristesse, de rage et de surprise.
Pr. Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre, Député de Paris

LETTRE OUVERTE A CAHUZAC

Un portrait touchant de ce véritable héros de la nation, médecin parisien bien connu en son temps :
 Jérôme CAHUZAC était un chirurgien thoracique, de formation.

S'étant cependant vite rendu compte que cette situation n'était pas si lucrative, il décidait très rapidement avec l'aide de son épouse dermatologue, de se lancer dans les implants capillaires, chirurgie beaucoup moins gratifiante mais bien plus rémunératrice....puisque réservée à une élite et non soumise à remboursement, créant un cabinet consacré a cette activité exclusive, rue Clément Marot a Paris, à proximité immédiate des Champs Élysées. Attitude déjà fort généreuse et tout à fait en accord avec ses convictions qui ne l'empêchaient pas en parallèle, d'entamer une carrière politique de gauche en vue de cultiver certaines relations ..... même s'il devait de se faire déjà railler par la plus grande partie ses confrères parisiens.

Je me rappelle très bien, du temps où il exerçait encore a ses heures, cette chirurgie des implants capillaires, qu'il  m'avait alors proposé "pour m'être agréable et confraternel" de m'opérer en me faisant régler " de la main à la main", afin de nous éviter de payer chacun d'avantage de charges ... et d'entamer son couplet de l'époque sur la façon dont les médecins étaient soumis précisément à trop de charges. J'aimerais bien l'entendre aujourd'hui, sur le sujet !
Pour ma part, j'ai alors préféré décliner la proposition, et peut-être consulter un praticien dont l'attitude et le discours m'inspireraient davantage confiance.
Notre actuel ministre du budget savait donc déjà bien trouver les solutions, à l'époque, pour détourner le fisc.....

Mais toujours insatisfait de ses revenus, le bon Dr CAHUZAC qui cultivait toujours ses relations au travers de ses engagements politiques au Parti Socialiste, eut alors l'idée de créer une société  de conseil portant son nom, lui permettant d'exploiter enfin le sérieux carnet d'adresses qu'il avait pu récolter, et se faire rémunérer en qualité de "conseiller technique" auprès de grands laboratoires pharmaceutiques qui pouvait alors lui verser enfin des salaires mirobolants pour quelques missions, davantage en rapport avec ses attentes ....
On peut donc être certain du fait que ce monsieur dédaigne l'argent, n'est pas cupide du tout .... ne soit pas du genre à avoir possédé un compte en Suisse à l'époque, et soit porteur de ces belles valeurs de gauche qui lui ont permis aujourd'hui d'être nommé Ministre du Budget !
Il ferait mieux d'être plus sincère avant que l'Histoire ne le rattrape, à l'exemple de son illustre prédécesseur : François Mitterrand.

"Non, non, je n'ai jamais eu de compte en Suisse" .... Comment ne pas comparer au fameux : " non, non, il n'y a jamais eu d'écoutes téléphones à l'Elysée" de Mitterrand.
Une grande tradition socialiste : nier en bloc, même contre toute évidence.
Et aujourd'hui, quand on sait le niveau de ses revenus de l'époque notamment au travers de  ces fameux salaires mirobolants versés par l'industrie pharmaceutique en qualité de pseudo-conseiller, comment croire qu'il est un saint̀ et ne pas pouvoir imaginer qu'il ait jamais eu de compte en Suisse ?

Un parcours personnel vraiment remarquable, digne d'un ministre du gouvernement actuel.
Triste gouvernement, en fait....

Présenté comme une machination lors de sa diffusion sur internet, il est surprenant de constater qu'on est pas loin de la vérité. Cette lettre circulait depuis Janvier 2013. J'ai volontairement enlevé le nom du signataire par soucis d'anonymat et dans l'éventualité d'une supercherie.

AFFAIRE CAHUZAC : La suite



Pour Darius Rochebin, journaliste à la Télévision Suisse Romande, le montant du compte suisse de Jérôme Cahuzac, transféré ensuite à Singapour, serait de 15 millions d'euros et non de 600.000 euros.

Le site d'information de la TSR (Télévision suisse romande), RTS Info, assurait dimanche disposer d'informations selon lesquelles l'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac «aurait tenté de déposer 15 millions d'euros (et non pas 600.000 euros) à Genève dans un établissement de gestion financière en 2009. L'établissement aurait refusé, par crainte de complications ultérieures, Jérôme Cahuzac étant une personnalité exposée politiquement, selon les sources bancaires recueillies par la rédaction de la RTS». Quinze millions, un chiffre que Mediapart avait de son côté déjà avancé.

En 1992, un ancien avocat spécialisé dans les montages fiscaux -et ami de Jérôme Cahuzac- ouvre pour ce dernier, et sous son propre nom, un compte à l'UBS de Genève. En 2000, Reyl&Cie, une banque privée suisse intermédiaire, ouvre auprès de l'UBS un compte avec les fonds de plusieurs clients , dont ceux de Jérôme Cahuzac. En 2009, celui-ci demande à Reyl&Cie de transférer cet argent sur un compte à Singapour, la filiale de Julius Baer. La Julius Baer réclame à Reyl & Cie un formulaire faisant apparaître le nom du possesseur des fonds. Découvrant qu'il s'agit d'un homme politique, l'établissement exige une justification certifiant que cet argent a bien été déclaré au fisc français. L'ex-ministre du Budget aurait alors présenté un certificat fiscal falsifié. Il aurait également assuré que l'argent provenait de sa clinique de chirurgie esthétique spécialisée dans la greffe de cheveux. La Julius Baer avait alors procédé au transfert de fonds.

Le Monsieur ne manque pas d'air ! Contre vents et marées, et malgré l'agitation politique liée à cette affaire, Mr CAHUZAC réclame de conserver son poste de député.Il faut avouer qu'il manque pas de culot. Mais en grattant bien derrière cette demande, on peut se demander si Mr CAHUZAC ne fait pas cette demande en échange de quelque chose. Laissez-moi conserver mon poste de député et je balance rien sur les comptes bancaires des copains ! Car si notre président ne semble au courant de rien ( il prend vraiment les gens pour des cons ! ), il n'est pas dit que CAHUZAC ne sache pas beaucoup de choses ! 

Il sera intéressant de voir comment se finit l'histoire. Vu que ce Monsieur semble avoir disparu de la circulation et qu'on le dit déjà déprimé par cette affaire, je ne serai pas étonné qu'on le retrouve prochainement décédé. Vous savez, un suicide ! Le genre de suicide où " pour échapper à sa tronçonneuse qui s'était mise en marche toute seule à côté de son lit quand il dormait, il a du alors se jeter par la fenêtre pour lui échapper et a atterri dans un baril de béton frais que l'on a retrouvé au large du vieux port ".

M'enfin, je suis étonné que tout le monde soit surpris par les frasques de ce monsieur alors que ces agissements étaient déjà suspects quand il était médecin ?! Une lettre ouverte à son sujet circulait déjà depuis Janvier. Elle apparaitra bientôt sur ce blog... patience !