samedi 21 décembre 2013

COMMENT REGLER LE PROBLEME DES SANS ABRIS



" Madame la ministre Duflot, comme vous je suis sensible au sort des sans abris. - Comme vous, j’ai cherché des solutions pour les loger durant les dures journées d’hiver, et comme vous, je considère qu’il ne faut pas laisser de bâtiments vacants. Alors voici une liste de châteaux vacants.

Voici 14 magnifiques châteaux, soit plusieurs milliers de lits inoccupées, qui appartiennent à la CGT, FO, etc, et à divers comités d’entreprises – souvent des entreprises publiques.

Et, vous le disiez si justement concernant les bâtiments des églises, « je ne comprendrais pas que les syndicats ne partagent pas vos objectifs de solidarité ».

Château de Fontenay-les-Briis propriété de la branche CGT de la RATP. Situé aux portes de Paris dans un parc de 74 hectares, dont près de 40 hectares de forêt, avec deux cours de tennis, deux restaurants, un mini-golf, un étang à truites, et trente chambres : 


Le château de la Brévière, au cœur de la forêt de Compiègne. Il appartient à Force Ouvrière qui sera j’en suis sûr ravi de le mettre à votre disposition :


Avec ses 36 hectares de vignes dans le Sauternes, voici le château Lafaurie-Peyraguey du CE de GDF-Suez :



Les pieds dans l’eau, avec ses 31 chambres dont 5 suites, 2 salles de restaurant, jacuzzi, saunas etc… Castellamare du CE de la Snecma : 


Le château du Plat, à Vallière dans la Creuse, entouré de plusieurs bâtiments, et qui appartient au Comité d’Entreprise de la RATP, possède 114 hectares de terres, des forêts et des prairies, et des écuries avec une trentaine de chevaux. Le château est en bon état, car le CE vient de faire d’énormes travaux, auto-financés sur son pactole de 50 millions d’euros par an :


Château de Montreul de la Fédération des Organisations Sociales des PTT : 


A seulement quelques kilomètres des superbes plages de Honfleur, Trouville et Deauville, dans un parc boisé de 3 ha, le Château de Prêtreville appartient au Comité d’Entreprise de la Caisse d’Allocations Familiales du Val d’Oise. Il est composé de 8 bâtiments :


Au cœur de la Bourgogne, le château de Ragny. Un véritable château médiéval du XIIe siècle qui appartient à la Banque de France qui l’a confié à son au Comité d’Entreprise. En été, il accueille des centaines d’enfants en colonies. Tennis et piscine font naturellement partie des prestations de base :


L’association Ageforel (Association de Gestion des Foyers de la Région Ferroviaire de Lyon) gère le château de La Bachasse. Propriété de la SNCF depuis 1947, c’est une jolie bâtisse du XIXe siècle avec un parc de 8 hectares au cœur de Sainte-Foy-Lès-Lyon :


Le Comité d’entreprise de la SNCF est également propriétaire du magnifique château du Vernay, à Challuy, au sud de Nevers, qui comprends terrains de tennis, piscines, parc privé et forêt : 


Dans le Nord, le Comité d’Entreprise d’EDF GDF à majorité CGT est propriétaire du château de Cappelle-en-Pévèle, dit aussi château du Béron. Piscine couverte chauffée et deux tennis. Une riche propriété foncière :


Château de Sainte-Croix du CE de l’EDF,  dans l’Ain :


Sublime château d’Agecroft du CE de l’EDF sur la Côte d’Azur :


Château de Blomard dans l’Allier, toujours au CE de l’EDF :


Château de Vaux à Argenton-sur-Creuse, également au CE de l’EDF :


La CGT possède le très beau château de Courcelle-sur-Yvette, dans l’Essonne :


Château de Bierville à Boissy-la-Rivière, non loin d’Etampes – CFDT :


Ce ne sont que des exemples, les syndicats vous donneront les adresses des autres châteaux. Vous pourrez également réquisitionner très utilement les milliers de lits des centaines de maisons de vacances des comités d’entreprises et des syndicats, dont ils seront ravis de vous donner la liste par solidarité pour les plus démunis. Je crois, Madame la ministre, que le problème des sans abris, avec ma modeste contribution, est réglé.



TOURISME : INUTILE DE PARTIR TROP LOIN, FAITES UN TOUR A MARSEILLE

















vendredi 20 décembre 2013

POLEMIQUES SUR LES ROMS : ENCORE DEUX POIDS, DEUX MESURES



" La plainte pour provocation à la haine raciale que le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) avait déposée contre le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, après ses propos controversés sur les Roms, a été classée sans suite, a rapporté une source judiciaire, jeudi 19 décembre. 

Fin septembre, lors d'une interview sur France Inter, Manuel Valls avait évoqué les Roms, parlant de "populations qui ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation" et qui "ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie". 

Le ministère salue la "fin d'une polémique stérile"
Dans les attendus de sa décision de classement, la commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR) estime notamment que "les propos incriminés s'insèrent dans un débat d'intérêt public, relatif au problème, qualifié par le ministre de 'difficile et complexe', de l'intégration des Roms".
Cette décision "met fin à une polémique stérile et à des accusations insupportables à l'encontre de Manuel Valls", a réagi le ministère de l'Intérieur. "Cette affaire est judiciairement terminée", a ajouté le ministère, en relevant qu'une décision de classement par la commission des requêtes de la CJR n'est pas susceptible d'appel. "



" Le fondateur du Front national Jean-Marie Le Pen, 85 ans, a été condamné à 5.000 euros d'amende pour ses propos sur les Roms. Le tribunal correctionnel de Paris l'a déclaré coupable d'injure publique envers un groupe de personnes en raison de son appartenance à une ethnie. 

Une peine de deux mois de prison avec sursis avait été requise mi-novembre à l'encontre du président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, pour ses propos selon lesquels «comme les oiseaux», les Roms voleraient «naturellement».

La représentante du parquet, Annabelle Philippe, a estimé «parfaitement constitué» le délit d'injure à caractère racial, demandant au tribunal correctionnel de Paris de le condamner également à une amende de 10.000 euros. Le 22 septembre 2012 à l'université d'été du Front national à la Baule (Loire-Atlantique), Jean-Marie Le Pen avait enchaîné les provocations sur l'immigration, thème fétiche du parti, sous les yeux de sa fille Marine.

Moquant les Roms, il avait suscité rires et applaudissements nourris en leur attribuant la phrase : «Nous, nous sommes comme les oiseaux, nous volons naturellement». »Jean-Marie Le Pen croit certainement que les Roms sont une race inférieure», a dénoncé Pierre Mairat, avocat et co-président du Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples). "


C'est moins grave lorsque ça sort de la bouche d'un mec de gauche que d'un mec de droite si j'ai bien compris !

ILS SE TAPENT ENTRE EUX MAINTENANT !

" La maire du premier arrondissement de Lyon a été placée jeudi en garde à vue après avoir participé mardi soir, avec des associations et des parents d'élèves, à la réquisition d'un collège désaffecté afin d'y loger des familles de sans-abri.

Nathalie Perrin-Gilbert, une élue de 42 ans qui s'est mise en congé du Parti socialiste il y a trois mois, a été entendue par les services de police dans le cadre d'une affaire de "complicité de violence sur personnes dépositaires de l'autorité publique et incitation à la rébellion".

Quelque 400 personnes étaient présentes mardi soir à cette manifestation qui s'est terminée par des heurts avec les forces de l'ordre dans le collège François Truffaut. La police a dû faire usage de gaz lacrymogènes pour évacuer les occupants de l'établissement public, propriété du Grand Lyon.
Nathalie Perrin-Gilbert avait dénoncé à cette occasion "la responsabilité du maire de Lyon et du préfet qui ne répondent pas aux demandes de réquisition pour loger les 1.000 personnes qui dorment tous les soirs à la rue".

Le sénateur-maire socialiste de Lyon avait réagi mercredi à ces incidents en dénonçant à son tour "l'irresponsabilité d'une élue qui appelle à l'occupation de locaux publics".

Le Front de Gauche, qui doit conduire en mars prochain, avec le Gram, mouvement politique monté par Nathalie Perrin-Gilbert, une liste aux municipales contre le maire sortant, s'est inquiété jeudi "du traitement réservé à une élue qui n'a fait que demander une réquisition légale au maire de Lyon et au préfet à la demande de parents et d'habitants révoltés par les expulsions sans relogement avec enfants et familles Roms ou étrangères en pleine période hivernale". "

RAFALE : LE GOUVERNEMENT FRANCAIS SE PLANTE ENCORE UNE FOIS



" Atlantico : Ces dernières années, la signature de plusieurs contrats a été annoncée avant d’être annulés. Pourquoi la France a autant de mal à finaliser ses contrats ?
Ali Laidi : La France n'a pas de stratégie particulière, elle ne cible pas suffisamment les secteurs et les marchés clés. Il faut faire un travail en amont par le biais d'études de marchés, et de lobbying, plutôt que d'attendre que les appels d'offres se manifestent d'eux-même et qu'ils ne soient déjà trop tard par rapport à nos concurrents anglo-saxons qui auront déjà préparé le travail bien en amont.

Il semblerait que les choses changent un peu puisque le 28 août dernier, Laurent Fabius a dédié sa conférence des Ambassadeurs à la diplomatie économique : le business n'est pas seulement le problème des entreprises, mais aussi celui de l’État qui doit les aider. C'est important car aujourd'hui, les pays émergents peuvent eux-aussi nous concurrencer sur des marchés en pointe de la technologie.

Cela est-il seulement lié au coût du Rafale ?
Il faut faire attention à ne pas généraliser la question. Celle du Rafale n'est pas seulement relative à la qualité du produit puisque cet avion de chasse est réputé comme excellent au niveau international, sans doute l'un des meilleurs avion au monde, au dessus du F16 et légèrement en dessous du F22 qui sera probablement dépassé bientôt par le F35.

Il éprouve des difficultés à se vendre car son prix a été très élevé durant une période significative de même que la France a longtemps été réticente à procéder à des transferts de technologies. Enfin, il faisait face à une forte concurrence de la part de l'Eurofighter où les avions britanniques qui ont remporté de nombreux marchés face à leurs homologues français.

Les Américains quant à eux n'ont jamais hésité à casser l'industrie militaire européenne et tout faire pour éviter que la France parvienne à vendre son Rafale. Pour cela, ils ont fortement baissé les tarifs du F16 qui étaient déjà très vendus. Ils voulaient être les seuls présents sur ce segment de marché.

C’est une difficulté que l’on retrouve dans d’autres domaines que dans l’armement, notamment dans le nucléaire. Comment l’expliquez-vous ?
Il n'y a pas de véritable vision stratégique pour les exportations françaises. C'est d'ailleurs l'une des caractéristiques des entrepreneurs français qui préfèrent "chasser" seuls. Or, lors des appels d'offres internationaux, les clients ont besoin d'une visibilité sur l'ensemble de la palettes des services qu'ils exigent, ce que savent parfaitement faire les Américains et les Britanniques. Les Allemands ont également l'habitude de chasser en "meute" en proposant en plus de produits un ensemble de PME qui pourraient répondre aux différents besoins. Les entreprises françaises ne jouent pas collectifs.

En quoi la difficulté actuelle à conclure des contrats avec les pays étrangers peut-elle être liée à la pratique française des rétro-commissions ?
Si la question est : "Est-ce que vous pensez aujourd'hui que les rétro-commissions et que la corruption ont disparu et que ce n'est plus un moyen de faire du business ?" La réponse est clairement non. Cette pratique n'a pas disparu et reste de manière totalement détournée un levier pour capter des marchés.

Cette méthode peut-être un avantage lorsqu'elle est pratiquée de manière discrète, mais peut aussi devenir un énorme frein lorsqu'elle est révélée. La question est de savoir en amont si vous êtes capables d'avoir un produit qui tient. Si le produit est pourri, il n'ira pas loin. Pour faire de la rétro-commission, il faut avoir un produit qui tient. Ce n'est pas parce que vous êtes corrompu et que vous cherchez les pots-de-vin que vous aurez des marchés. Dans un contexte de concurrence accrue, il n'est plus question pour les éventuelles clients de payer un surcoût lié à la corruption.L'Arabie Saoudite, par exemple, pour un produit de valeur égale, peut désormais se dispenser de la pression de la corruption.  "


CONTRAIREMENT A HOLLANDE, L'INSEE NE PREVOIT PAS D'INVERTION DE LA COURBE DU CHOMAGE

" Selon l'Insee, le Produit intérieur brut de la France (PIB) devrait progresser de 0,2% aux deux premiers trimestres 2014. Quant au chômage, il devrait culminer à 11%, loin de l'inversion de la courbe promise par le chef de l'Etat pour la fin de cette année.

La reprise en France est «poussive». Dans sa dernière note de conjoncture de l'année, l'Institut national de la statistique dresse un portrait en demi-teinte de la situation du pays. Certes, la croissance va rebondir en cette fin d'année: le PIB devrait augmenter de 0,4 % au quatrième trimestre, après être tombé dans le rouge le trimestre précédent (-0,1%). Mais ce n'est pas forcément pour de bonnes raisons: le regain d'investissement des entreprises ne serait qu'un contrecoup de la chute du troisième trimestre. Et la vigueur de la consommation des ménages tiendrait surtout à des dépenses anticipées, en raison «du déblocage de l'épargne salariale, du durcissement du bonus-malus automobile et de la hausse des taux de TVA au 1er janvier», souligne l'Insee.

Ces effets prendraient fin l'année prochaine et c'est donc sur une croissance molle que 2014 commencerait. Le PIB ne progresserait que de 0,2 % aux premier et deuxième trimestres. Aucun des moteurs de la croissance ne repartirait réellement. Conséquence de cette absence de véritable reprise économique: aucune éclaircie n'est attendue sur le front du marché du travail.
7 000 pertes d'emplois

Du fait de la faiblesse passée de l'activité, l'emploi dans le privé a de nouveau reculé au troisième trimestre (-16 000 postes). Sous l'effet du petit regain de croissance et du crédit d'impôt compétitivité et emploi (Cice), la baisse de l'emploi s'atténuerait progressivement d'ici à mi-2014 (-7 000 postes au quatrième trimestre 2013, puis -4 000 au premier semestre prochain). Les emplois aidés, eux, continueraient à progresser.

Rien qui ne permettrait, en tout cas, de voir le retournement de la courbe du chômage pointer à l'horizon: aujourd'hui à 10,9 % de la population active en France entière, le taux de chômage augmenterait encore de 0,1 point d'ici à juin, pour atteindre 11 %, selon l'Insee. Une prévision, en ligne avec celle de toutes les organisations internationales, qui vient une nouvelle fois contrarier la promesse de François Hollande d'inverser durablement la courbe du chômage à la fin de cette année…

La seule bonne nouvelle pour l'exécutif est statistique: si le scénario de l'Insee se vérifie, il est quasiment certain que la prévision de croissance de Bercy pour 2014 sera atteinte. Grâce à l'élan pris par l'activité - l'acquis de croissance -, elle sera de 0,7 % à mi-2014. Le PIB devra donc progresser de 0,2 % sur chacun des deux derniers trimestres de l'année pour que la prévision gouvernementale de 0,9 % en 2014 se concrétise. Sauf accident de parcours, rien d'infaisable et qui permette de reprocher à l'exécutif d'avoir surestimé la croissance. "

VALLAUD-BELKACEM SE RIDICULISE UNE FOIS DE PLUS


" Après le tollé provoqué par la publication, sur le site de Matignon, d’un rapport sur l’intégration suggérant notamment de revenir sur l’interdiction du voile à l’école, Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole et donc pompier numéro 1 du gouvernement, était vendredi dernier sur Europe 1 pour éteindre l’incendie. Quitte à en faire un peu trop : «La laïcité fait partie des valeurs piliers, fondamentales de la gauche, commence-t-elle, et je vous rappelle que l’interdiction du port du foulard, du voile à l’école, ça a été acquis par la gauche : 1989, Lionel Jospin ministre de l’Education, la fameuse circulaire qui impose ce principe.» Un beau raccourci historique. En 1989, les médias se font le relais de nombreuses tensions autour du sujet, ce qui conduit Lionel Jospin, alors ministre de l’Education nationale, à adopter une circulaire qui évoque pour la première fois le port du voile à l’école. Mais point d’interdiction pure et simple : le ministre, suivant les recommandations du Conseil d’Etat, préconise le cas par cas, sans s’opposer formellement au port du voile. Celui-ci ne sera interdit qu’en 2004, avec la fameuse loi sur les signes religieux adoptée sous Jacques Chirac. Et donc, n’en déplaise à Najat Vallaud-Belkacem, sous la droite. "