lundi 3 février 2014

APRES LEONARDA, LES LUNGOLO

" Leonarda – mais pas sa famille – avait eu la permission de revenir en France pour faire ses études. C’est le président de la République en personne qui le lui proposa.

Ne pouvant se résoudre à accepter une proposition aussi scandaleuse, elle décida donc de rester au Kosovo, pays d’origine de sa famille, où la France l’avait expédiée. Elle y coule depuis des jours bien ennuyeux à regarder la télévision toute la journée… parce que l’école, pour Leonarda, bof… Alors, quand le tribunal administratif refuse, fin janvier, d’accorder aux Dibrani un titre de séjour, la pauvre, déjà plongée dans un désespoir sans nom, s’exclame : « Je vais me tuer… »

Mais non, Leonarda, tu es pleine de ressources ! Regarde, depuis la dernière fois que tu pensais déjà te suicider, tu as pris le dessus. Allez, va, retourne au collège, au moins, ça te changera les idées.

Mais Leonarda n’a pas fini de déprimer, la famille Lungolo vient de lui voler la vedette. Les Lungolo sont quatre : papa, maman et les deux fils dont l’un s’appelle Dieu. Ça ne s’invente pas.

Venus de la République démocratique du Congo, ils arrivent en Belgique en 2012. Pas de bol, ce royaume finira par refuser leur demande d’asile. Qu’à cela ne tienne, ils échouent à Saint-Brieuc et sont pris en mains par le RESF qui trouve à les loger, d’abord trois mois dans un hôtel de Loudéac, et huit jours dans un « établissement de bonne réputation », face à la gare de Dinan.

Mais, en application du droit européen, un arrêté préfectoral impose à la famille de repartir en Belgique d’où, le 22 janvier, ils sont expulsés vers le Congo, par avion spécialement affrété avec une escorte de six policiers.

Eh bien, dès lundi, les Lungolo réapparaissaient – illégalement – sur le sol français ! Et, en pays socialiste, pareils risques valaient bien un tel honneur : Noël Mamère les a invités à tenir une conférence de presse devant l’Assemblée nationale, afin d’y expliquer comment ils ont décidé d’appliquer le droit « Lungolo » de préférence aux lois belges et françaises. Ne doutons pas que la situation de danger de mort vécue par monsieur Lungolo au Congo, si elle n’a pas ému la Belgique, a dû faire pleurer monsieur Mamère à chaudes larmes.

Au moins 20.000 euros, selon le RESF lui-même, c’est la somme payée par les contribuables pour l’expulsion de ces quatre illégaux. Une politique migratoire absurde, brutale, ruineuse… et inutile, précise-t-il. Absurde et brutale, ce n’est pas sûr, mais ruineuse et inutile, ce n’est pas faux.

La justice n’a plus qu’à accorder à la famille en attente de régularisation de nouvelles nuits d’hôtel aux frais des contribuables français, qui vont venir s’ajouter aux cent nuits déjà dépensées.

À côté des 595.000 euros donnés à la famille Dibrani sur une durée de quatre ans sur notre territoire, on se dit qu’avec la famille Lungolo, il y a de la marge. Ca devrait remonter le moral de Leonarda. "

ET DEMAIN A QUELLE RÉPRESSION FAUT-IL S'ATTENDRE ?

" La droite, la gauche… Deux sensibilités, deux partis, deux France qui structurent notre histoire depuis près de deux cents ans et dont l’alternance au pouvoir est comme la pulsation de notre vie politique. Même si la tonalité en est pacifique, même si elle se situe sur un plan avant tout moral, même s’il s’agit moins de chercher de nouveaux poux à Hollande que de défendre une conception traditionnelle de la famille, même si les réponses que donne la société à des questions de conscience ne recoupent pas exactement la frontière entre les deux camps, il n’est pas douteux que les organisateurs, les participants et les slogans de la Manif pour tous se situent plutôt à droite, et que voir la droite descendre dans la rue – ce qui lui est moins habituel et moins familier qu’à la gauche – éveille l’étonnement, l’agacement et finalement l’inquiétude de celle-ci.

De là à susciter le déferlement d’analyses alarmistes, de titres provocateurs, de propos outranciers et de mises en garde solennelles que l’on pouvait relever hier matin, avant même que le premier manifestant se soit manifesté entre l’École militaire et la place Denfert-Rochereau, il y a un pas qu’ont franchi gouvernement et médias avec une allégresse et un ensemble qui donnaient l’impression très nette d’une manœuvre concertée.

Chargé du maintien de l’ordre public et de la paix sociale, ce dont ses comportements récents permettent de douter, le ministre de l’Intérieur (et des Cultes) s’est exprimé dans l’interview qu’il a accordée au Journal du Dimanche dans des termes que n’aurait pas désavoués, ces derniers jours, son homologue ukrainien. Au trébuchet de quelle balance, et avec quelles arrière-pensées M. Manuel Valls a-t-il pesé des mots qui ne sont pas dignes de ses responsabilités ? À en croire le lointain successeur de Georges Clemenceau, « la République reste fragile… Des forces sombres se sont mises à prospérer… Le point commun avec les années trente, c’est cet antirépublicanisme et la détestation violente dans les mots comme dans les actes de nos valeurs et de nos principes. Derrière tout cela, c’est la France qui est visée dans son idéal… Nous assistons à une union des extrêmes. C’est du jamais vu en France (sic)… J’appelle tous les républicains à réagir… La démonstration est faite une bonne fois pour toutes que le FN (qui ne s’est guère associé à la Manif pour tous et moins encore à Jour de colère, NDLR) est une formation d’extrême droite qui n’est pas sortie d’une idéologie nauséabonde… »

Le Monde daté dimanche-lundi faisait chorus en titrant sur cinq colonnes à la une sur « Le réveil de la France réactionnaire ». Le Parisien-Dimanche, pas en reste, faisait sa manchette sur « La France crispée » et évoquait l’émeute factieuse du 6 février 1934. France Inter, sans surprise, confirmait une fois de plus que, pour être radio de service public, on n’en est pas moins radio de parti pris, et donnait la parole à une historienne selon qui les manifestations « de droite » véhiculent la haine et l’appel au meurtre, comme chacun a pu le constater le 30 mai 1968, le 24 juin 1984 ou le 24 mai 2013. « Un papa, une maman » et les petits drapeaux bleus et roses rappellent à cette dame les défilés des Ligues et les parades de Nuremberg.

Bref, d’un côté, on l’a compris, il y a les forces du Bien, du Progrès, des Lumières, le camp des Petits saints. De l’autre, la Bêtise au front de taureau, la Réaction, le Mal et, bien sûr – coucou la revoilà –, la Bête immonde.

À quelles lois scélérates, à quelle répression policière et judiciaire veut-on nous préparer ? Et si ce n’est pas le cas, n’y aurait-il pas là au moins quelque excès ? "

L'UMP SAISIT LA COMMISSION DES COMPTES DE CAMPAGNE DU PS

" La visite du ministre de l’Intérieur à Marseille doit être intégrée aux comptes de campagne du candidat PS Patrick Mennucci, selon l’équipe UMP...

Les co-directeurs de campagne du maire (UMP) sortant de Marseille Jean-Claude Gaudin, candidat à sa succession, ont écrit à la commission des comptes de campagnes pour lui demander d'inscrire les frais du dernier déplacement de Manuel Valls à Marseille sur les comptes de campagne du candidat PS Patrick Mennucci.

«Bien que cette visite ait été annoncée comme un déplacement ministériel officiel dépourvu de lien avec la campagne municipale, celle-ci a été organisée de manière à être médiatisée à l'extrême», écrivent dans une lettre adressée à la commission Martine Vassal et Bruno Gilles, co-directeurs de campagne de M. Gaudin, dans une lettre dont l'AFP a eu copie dimanche.

«Mélange des genres», selon Jean-Claude Gaudin

«Inévitablement, la presse écrite et audiovisuelle a largement relayé les images de ce déplacement et les propos tenus par le ministre, alors que M. Gaudin avait programmé le jour-même la présentation de ses propositions en matière de sécurité», poursuivent-ils. Ils critiquent par ailleurs la présence de M. Valls à l'inauguration de la permanence de campagne d'une des têtes de listes PS à Marseille.

«Cette présence assumée (...) achève de donner au déplacement du 27 janvier une tonalité clairement politicienne, pour ne pas dire électorale», jugent les deux responsables politiques qui demandent «l'inscription des frais de déplacement de M. Valls aux comptes de campagnes de M. Mennucci».

Lors de cette visite, durant laquelle le ministre avait participé à une réunion en préfecture avant de se rendre dans les quartiers nord, Jean-Claude Gaudin avait dénoncé un «mélange des genres». "

GRAND SUCCES DE LA MANIF POUR TOUS

" Plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé dans le calme dimanche à Paris et à Lyon pour protester contre la politique familiale du gouvernement, dans le prolongement du mouvement contre le mariage homosexuel.

Les organisateurs ont revendiqué plus de 500.000 participants pour la manifestation parisienne, organisée entre l'Ecole militaire (VIIe Arrondissement) et Denfert-Rochereau (XIVe), et 40.000 dans le centre de Lyon. La préfecture de police en a dénombré 80.000 à Paris et 19.500 à Lyon.

Une semaine après le "jour de colère" organisé par plusieurs organisations, certaines issues de l'extrême droite, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a dénoncé l'émergence d'un "tea party à la française", s'attirant les foudres de l'UMP qui l'accuse de vouloir promouvoir un "noyau dur" de l'opposition pour l'affaiblir.
Fer de lance de l'opposition au mariage gay voté l'an passé, le collectif "La Manif pour tous" appelait à la mobilisation pour la défense de la famille menacée, selon lui, par le gouvernement et sa majorité.

Il les soupçonne, malgré les nombreux démentis, de vouloir étendre la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes à l'occasion du débat parlementaire sur la future loi sur la famille et de chercher à légaliser la gestation pour autrui (GPA) avant la fin du quinquennat.

"C'est toujours le même message, simplement on voudrait qu'il soit entendu. Le message, c'est la défense des droits de l'enfant et de la famille. Un enfant a droit à un père et une mère", a déclaré Michel Girard, un manifestant venu de l'Oise.

Pour Séverine Chevrier, de Paris, "pas grand'chose n'a changé" depuis les manifestations contre le projet de loi sur le mariage homosexuel avant son adoption le printemps dernier.

"FRONDE DES ANTI"
"M. Hollande ne nous écoute pas, ne veut pas dialoguer avec nous. En revanche, M. Valls a été très clair dans ses propos vis-à-vis de nous : il va tout faire pour nous faire taire mais nous on est dans notre bon droit, on a le droit de s'exprimer, on a le droit d'être dans l'opposition."

Dans une interview au Journal du dimanche, le ministre de l'Intérieur a exprimé son inquiétude face au climat actuel, déclarant que l'on assistait "à la création d'un tea party à la française", une référence à l'aile ultra-conservatrice du Parti républicain américain.

"S'engouffrant dans la crise de projet et de leadership de la droite, et face au recentrage du Front national, une droite conservatrice et réactionnaire s'est libérée. Avec l'opposition au mariage pour tous, elle a décuplé ses forces", a-t-il dit.

Et Manuel Valls de dénoncer une "fronde des anti : anti-élites, anti-impôts, anti-Parlement, anti-journalistes", avant d'appeler la droite républicaine "à se démarquer clairement des mouvements qui n'acceptent pas la démocratie et les choix du Parlement".

Présent parmi les manifestants, le député UMP Henri Guaino a accusé le ministre de l'Intérieur de décrire "la stratégie d'une partie de la gauche, qui veut par tous les moyens, par une politique qui divise, faire naître un noyau dur radicalisé de façon à affaiblir l'opposition".

DIX-HUIT INTERPELLATIONS
L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l'Elysée a estimé que les manifestations marquaient "le refus de cette politique de destruction systématique de tout ce qui nous permet de vivre ensemble, de cette politique du fait accompli, disons-le presque du coup de force dans laquelle on met tout le monde au pied du mur sous prétexte que la majorité est majoritaire".

D'autres députés UMP, comme Claude Goasguen et Philippe Gosselin, ont défilé à Paris, de même qu'à Lyon Hervé Mariton et trois de ses collègues.

Le Front national était aussi représenté à Paris, avec la députée Marion Maréchal-Le Pen, et à Lyon. Des représentants religieux, le cardinal Philippe Barbarin et le recteur de la grande mosquée de Lyon Kamel Kabtane, étaient dans les premiers rangs du cortège dans la capitale des Gaules.

Après les débordements du "jour de colère", un important dispositif de sécurité a été mis en place, mobilisant 1.500 policiers à Paris entre l'Ecole militaire (VIIe arrondissement) et Denfert-Rochereau (XIVe), et 600 dans le centre de Lyon.

La préfecture de police a fait état de l'interpellation, en marge de la manifestation, de 18 personnes, dont un dirigeant du GUD, un mouvement étudiant d'extrême droite, pour des contrôles d'identité. Une d'entre elles a été placée en garde à vue pour détention de fumigènes.

La manifestation de dimanche est intervenue par ailleurs après une vive polémique sur une expérimentation, dans des écoles primaires, de cours sur "l'ABCD de l'égalité" pour lutter contre les stéréotypes filles-garçons, ses opposants y voyant un début d'enseignement de la "théorie des genres qui nie l'altérité homme-femme".

"On a prouvé que ce n'était pas une rumeur, la théorie du genre est bien enseignée à l'école", a déclaré Anne Lorne, coordinatrice de "La manif pour tous" à Lyon. "Nous sommes pour la lutte contre l'homophobie mais contre l'éducation sexuelle à l'école primaire." "

dimanche 2 février 2014

L'HORREUR DE LA THEORIE DU GENRE

" L’information est rapportée par Le Point (source tout en bas de l’article) : les deux premiers enfants sur qui la théorie du genre a été testée se sont suicidés.

La théorie du genre est née d’un livre, « Man – Woman, Boy – Girl », écrit par un sexologue et psychologue néo-zélandais, John Money, spécialiste de l’hermaphrodisme. C’est lui qui le premier affirme que « seule l’éducation fait des humains des sujets masculins ou féminins ».

Le sexologue a été amené à tester la théorie du genre sur deux jumeaux de 8 mois, deux garçons David et Brian Reimer, dont l’un a subi un accident lors de sa circoncision. Il propose aux parents d’élever David comme une fille, et de ne jamais lui dire – ni à son frère – qu’il est né garçon.

Le médecin administre à l’enfant un traitement hormonal et lui ôte les testicules. Ses parents le rebaptisent en Brenda, et l’élèvent comme une fille.

A 6 ans, les jumeaux paraissent avoir accepté le genre qui leur a été donné. Brenda est devenue une gracieuse fillette. La théorie du genre a bien fonctionné. John Money en conclut que sa théorie est juste : nous sommes déterminés par notre éducation, et non par notre sexe de naissance.

Mais la vraie vie continue…

Devenue adolescente, Brenda est attirée par les filles… et elle refuse la vaginoplastie prévue par le sexologue. Elle cesse de prendre son traitement, devient alcoolique, prend de la testostérone. Brenda divague, car elle se sent garçon dans un corps de fille.

Impuissants, les parents décident de révéler la vérité aux jumeaux.

Brenda redevient David, et il se marie à une femme, mais les dégâts sont irreversibles.

En 2002, son frère Brian se suicide. Deux ans plus tard, David ex Brenda se suicide à son tour.

John Money ne relatera jamais cette fin tragique. L’Education nationale française vous en a-t-elle parlé ?

La Norvège, pionnier de la théorie du genre, a jeté l’éponge
En 2009, Harald Eia, journaliste norvégien, interroge quatre sommités scientifiques sur la théorie du genre, dont la Norvège a été le pionnier.

Le professeur américain Richard Lippa, qui dirigea un sondage mondial sur les choix de métiers selon les sexes,
Le Norvégien Trond Diseth, qui a étudié les choix spontanés de jouets des nourrissons,
Simon Baron-Cohen, professeur de psychopathologie du développement au Trinity College de Cambridge,
Et Anne Campbell, psychologue de l’évolution.
Lorsque le journaliste, dans son documentaire, demande aux scientifiques ce qu’ils pensent de la théorie du genre, ceux-ci répondent par … des éclats de rire. En France, les parents d’élèves – à qui personne n’a demandé leur avis, répondent par des angoisses et des grincements de dents.

Les spécialistes expliquent au journaliste que naître homme ou femme n’est pas identique car « le bain d’hormones dans lequel se fabrique notre cerveau font du masculin et du féminin des sexes distincts ». Après la diffusion du documentaire, le Nordic Gender Institute fut privé de tout financement public.

Et l’Education nationale en France a cependant décidé de tester la théorie du genre sur vos enfants, dès l’école maternelle. "

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hervé Roubaix pour Dreuz.info.

samedi 1 février 2014

HOLLANDE REFUSE DE REPONDRE A UN JOURNALISTE ANGLAIS



" En Grande Bretagne, A Brize Norton, Christopher Hope, journaliste au Daily Telegraph a interrogé le président Hollande sur sa vie privée :

« Monsieur le président, je sais que c’est un sujet très sensible pour vous. Pensez-vous que votre vie privée a fait de la France la risée du monde entier, avez-vous encore une liaison avec Julie Gayet et auriez-vous aimé qu’elle soit là ? »

vendredi 31 janvier 2014

MANIF POUR TOUS DANS 72 HEURES

" Manif pour tous dans moins de 72 heures et le parcours parisien n’est toujours pas fixé. L’organisation s’est vu refuser par cinq fois ses propositions par une préfecture de police qui n’en démord pas : la manifestation devra se terminer aux Invalides, un point c’est tout. Pour les spécialistes, l’explication est simple : c’est un piège, comme l’ont vu les manifestants de Jour de colère dimanche dernier, faits comme des rats, toutes les issues ayant été bloquées moins de dix minutes après la dissolution officielle.

On lit dans la presse que l’objectif serait de « réaliser un maximum d’interpellations ». En effet, nous explique-t-on sérieusement, « mis en difficulté sur ses résultats dans la lutte contre la délinquance, Manuel Valls a à cœur de démontrer qu’il sait maintenir l’ordre lors des mouvements de rue ». Autrement dit, pour se faire pardonner ces 13.000 vols, 2.000 agressions, 200 viols quotidiens contre lesquels il est impuissant, ces banlieues où les flics ne peuvent plus aller, il va aller faire un peu de bilan chez les braves gens. Comme ces contrôleurs de train de banlieue qui verbalisent avec des airs graves la petite dame dont la carte de réduction famille nombreuse est périmée depuis un mois, en évitant les échalas à capuche qui prennent le tourniquet d’entrée pour un cheval d’arçon. Il est des métiers où l’on doit mettre au point des stratégies pour survivre.

Mais il va falloir quand même ramer pour remplir le tableau de chasse : car si l’on part du postulat que Jour de colère a drainé les radicaux des opposants au mariage gay, la France des salauds, selon le journaliste Frédéric Haziza, « une nébuleuse de la haine […], des antisémites, des intégristes, des négationnistes, des fanatiques, des anti-IVG, des racistes, des homophobes, l’ultra-droite, des adeptes de la quenelle, des esprits buissonisés », comme l’a délicatement dit à l’Assemblée nationale le député Matthias Fekl, la moisson, après 260 interpellations, est assez maigre : un Aymeric, un Barthélémy, un Loïc et un Louis-Marie (étudiant en 2e année de médecine à 18 ans, on sent la racaille, hein ?) condamnés à deux mois de sursis pour avoir, « sans les atteindre », projeté une barrière de chantier en direction d’un cordon de gendarmes mobiles ; un Hugues condamné à la même sanction pour avoir lancé des pétards vers les forces de l’ordre. Une Sybille de terminale ES soupçonnée d’avoir jeté une cannette vers les gendarmes dont la procédure a été finalement annulée. Même en étant très, très craintif, on a quand même du mal à se faire peur avec ça.

Si, donc, dimanche, défile cette fois la frange modérée, qui donc va-t-on trouver à faire passer devant le juge ? Un élève de CE2, pour avoir jeté son papier de Malabar vers un CRS ?

Mais ce qui compte, bien sûr, n’est pas le résultat, c’est l’effet d’annonce. L’effet d’annonce à chaud. La masse d’interpellations en vrac dont on pourra livrer le chiffre à l’AFP assorti d’assertions invérifiables, et que — l’AFP étant parole d’évangile — toute la presse reprendra. Mais où se cache donc ce policier grièvement blessé dont lefigaro.fr parlait dimanche soir, avant de préciser deux jours plus tard qu’aucun des dix-neuf policiers blessés n’avait été hospitalisé ? C’est grave, ça ! Ils l’ont donc laissé crever sur le trottoir, ce pauvre garçon ? Ou bien il n’a jamais existé ? Et d’ailleurs, ces policiers blessés mais non hospitalisés, de quoi souffrent-ils, au juste ?

Alors les organisateurs de La Manif pour tous tentent de prévenir. Des avocats clairement identifiables, des huissiers pour constater. Cela suffira-t-il ? Pas certain. Car la seule parade que Valls ait trouvée pour dissimuler le nombre des manifestants est de mettre en avant celui des interpellés. "