jeudi 3 octobre 2013

INCROYABLE !!!!

" Le Parti socialiste chercherait à économiser 15 millions d'euros d'ici à 2017 afin de pallier les conséquences financières d'une défaite électorale aux élections locales.

Les déboires financiers de l'UMP ont donné à réfléchir au Parti socialiste. Selon les informations de RTL, le parti majoritaire songe à faire le maximum d'économies pour faire face à une éventuelle défaite aux élections municipales, cantonales et régionales.
Les caisses du parti sont pour le moment bien remplies - 60 millions d'euros de recettes en 2013 - et, selon RTL, le PS n'a pas revu à la hausse son train de vie depuis qu'il est au pouvoir. Mais le Parti socialiste est bien conscient qu'une partie substantielle de son financement annuel provient des cotisations des élus socialistes, qui doivent reverser 10% de leur rémunération au parti. Et qui dit défaite aux élections locales, dit moins d'élus, et donc, moins de cotisations…
Plus d'un quart du financement vient des élus

Le poids des élus est non négligeable. Selon la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, la contribution des élus socialistes en 2011 représentait 26% de la recette totale du parti, soit plus de 15 millions d'euros. C'est plus que les cotisations des militants (15,7%, soit 9,5 millions d'euros) et les dons (5%, soit 3 millions d'euros). Le financement de l'État (23 millions d'euros) représente 38,9% des recettes, une part bien moindre que du côté de l'UMP, où les subsides de l'État forment 62,4% du budget annuel.
Selon RTL, le Parti socialiste cherche au total à économiser 15 millions d'euros d'ici à 2017 par crainte des mauvais jours. «Si on prend une raclée aux élections municipales, cantonales et régionales, la perte sèche risque d'être énorme», commente un responsable du parti. Après sa défaite aux législatives de 2012, l'UMP, qui avait perdu près de 10 millions d'euros de dotation de l'État, avait été contraint de se séparer de près de la moitié de ses employés au siège du parti. Un scénario que le PS ne souhaite pas vivre.


HOLLANDE CONTINUE DE DEGRINGOLER

"  François Hollande a perdu en un mois quatre points de confiance dans le baromètre TNS Sofres pour Le Figaro Magazine à paraître vendredi, atteignant 23%, le niveau le plus bas enregistré depuis son arrivée à l'Elysée.
Soixante-quatorze pour cent des personnes interrogées disent ne pas faire confiance au chef de l'Etat pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault cède trois points de confiance, à 24%, à un point de son plus bas enregistré en mai 2013 (23%).
Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls reste en tête du palmarès "des cotes d'avenir des personnalités politiques", avec 43% (stable), devant l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy (35%, -1 pt) et l'ex-Premier ministre François Fillon (33%) qui accuse une baisse de 5 points en un mois.
Le sondage a été réalisé du 26 au 30 septembre à domicile auprès d'un échantillon national de 1.000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas. "

mercredi 2 octobre 2013

HOLLANDE : LA CLAQUE EN AUVERGNE



" François Hollande a été chahuté à plusieurs reprises mercredi par des agriculteurs qui l'ont hué lors d'une visite au salon de l'élevage de Cournon d'Auvergne, près de Clermont-Ferrand.

A l'arrivée du président, des huées, des "Le Pen, Le Pen", des "démission" et autres "nous, on paie" ont surgi dans l'assistance, où l'on entendait aussi des "François, François" et des applaudissements d'encouragement.

La visite présidentielle de plus de deux heures dans les stands du salon a également été émaillée de huées.

Certains agriculteurs sont venus présenter leurs doléances directement au président, interpellé sur les retraites, l'installation des jeunes ou encore le prix du lait.

"Les aides, on les voit pas", a dit une éleveuse ayant voté Hollande en 2012. "Les agriculteurs sont en danger, la coupe est pleine", a lancé un producteur de lait de Haute-Saône au passage du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll.

"Je suis interpellé, c'est normal. C'est une profession qui a beaucoup de difficultés, l'agriculture, l'élevage", a dit François Hollande à quelques journalistes.

"C'est bien normal qu'ils viennent directement me le dire. Je suis là pour ça, pour entendre et pour donner des réponses", a-t-il ajouté avant de prononcer un discours portant notamment sur la redistribution des aides agricoles.

Interrogé à propos de cet accueil sonore, Stéphane Le Foll a déclaré : "J'entends d'abord les cloches des vaches. Il ne faut pas non plus faire comme s'il n'y avait que ça".

"Il y a des sifflets qui viennent aussi de gens qui font de la politique", a-t-il fait remarquer.

Le ministre de l'Agroalimentaire, Guillaume Garrot, a souligné pour sa part la qualité du contact entre le président et ses concitoyens.

"Ce que je retiens, c'est que quand le président de la République se déplace, il n'y a pas de barrière, pas de figurants pour faire la claque. Là ce sont les Français qui s'expriment avec leur coeur", a-t-il dit. "Heureusement que le président ne va pas que là où c'est facile".

A la question de savoir si le chef de l'Etat, qui a remis le gouvernement au pas lors du conseil des ministres après une série de "couacs", passait une journée difficile, Guillaume Garrot a répondu : "La tâche n'est pas simple, nous le savons bien. Mais on est là justement pour travailler, pour avancer et pour obtenir des résultats". "

REFORME DES RETRAITES : ON A PAS FINI D'EN REPARLER

" C'est confirmé : la réforme des retraites annoncée par le gouvernement va bel et bien obliger les Français à travailler plus longtemps. L'âge effectif de départ à la retraite, c'est-à-dire l'âge moyen auquel les Français cessent leur activité professionnelle, va "mécaniquement augmenter" avec l'allongement de la durée de cotisation, admet le ministère de l'Economie dans un rapport envoyé mardi 1er octobre à Bruxelles.

Depuis qu'il a présenté sa réforme, le gouvernement a toujours mis en avant le fait qu'il ne toucherait pas à l'âge légal de départ. Mais jusqu'à la publication de ce rapport, il n'a jamais admis que l'allongement de la durée de cotisation pour avoir le taux plein revenait à repousser de fait l'âge effectif de départ.

Un équilibre maintenu jusqu'en 2040
La réforme des retraites, examinée à partir de lundi à l'Assemblée nationale, prévoit notamment un allongement progressif de la durée de cotisation nécessaire pour partir à la retraite à taux plein, jusqu'à 43 ans en 2035. "Ainsi, l'âge légal de départ à la retraite est maintenu à 62 ans, mais l'âge effectif de départ à la retraite, qui constitue le critère déterminant au regard de la soutenabilité des finances publiques, devrait mécaniquement augmenter avec l'allongement de la durée de cotisation", écrit le ministère de l'Economie et des Finances dans le tome 1 de ce "rapport économique, social et financier".

L'âge effectif de départ à la retraite est l'âge moyen auquel les Français partent "effectivement" à la retraite. Il était de 62,2 ans en 2012 pour les salariés du privé. Il doit être distingué de l'âge légal de départ (62 ans) qui est celui auquel les salariés sont autorisés à partir.

La hausse de la durée de cotisation devrait rapporter 5,4 milliards d'euros à horizon 2030 et 10,4 milliards d'euros en 2040 à l'ensemble des régimes. Elle "permettra, avec les mesures de court terme, de maintenir l'équilibre des régimes de base jusqu'en 2040", affirme le ministère. Enfin, "cette augmentation de l'âge effectif de départ à la retraite devrait en outre augmenter le taux d'emploi des seniors et accroître de ce fait le potentiel de croissance de l'économie", ajoute-t-il. "


ROMS : ILS FORCAIENT LEURS ENFANTS A VOLER

" Le procès de 27 membres de trois familles roms de Croatie accusés d'avoir forcé leurs enfants à commettre des cambriolages en série s'est ouvert lundi à Nancy (Meurthe-et-Moselle), en pleine polémique sur la place des Roms dans la société française.

 L'enquête, basée sur des milliers d'écoutes interceptées chez 120 suspects, a en effet mis au jour une organisation dirigée par des chefs de clan, aidés de capitaines, lieutenants et enfin de leurs enfants, âgés d'une dizaine d'années, exécutants des cambriolages.

Les prévenus, âgés de 19 à 55 ans, dont quinze comparaissent libres, s'exprimaient en croate ou en italien aidés d'interprètes. Ils comparaissent devant le tribunal correctionnel de Nancy pour «association de malfaiteurs et complicité» dans une centaine de vols, commis en 2011 par leurs enfants, des faits qu'ils contestent. Ils encourent dix ans d'emprisonnement. Les enfants «étaient formés dès le plus jeune âge uniquement pour le vol, ils n'ont jamais connu d'autre école que celle-là», a déclaré le substitut du procurer en charge du dossier, Grégory Weil.

Traite d'êtres humains

Les enquêteurs ont recensé une centaine de cambriolages commis dans tout le nord-est de la France, jusqu'à la vallée du Rhône, mais aussi à Paris, en Belgique et même à Berlin. Ils étaient la plupart du temps commis de jour, en l'absence des victimes. Bijoux et argent liquide étaient ciblés en priorité. Selon l'accusation, le «rendement» mensuel de chaque enfant pouvait atteindre 5 000 euros, pour un préjudice total de plusieurs millions d'euros. L'enquête parle d'équipes «à tiroir» et d'une «organisation pyramidale bien rôdée», dont les enfants étaient mis au travail dès l'âge de 11 ans, selon le parquet. Plusieurs des suspects sont également poursuivis pour «traite d'êtres humains». L'enquête, qui avait donné lieu à un vaste coup de filet en Alsace et en Lorraine en septembre 2011, a mis en évidence des transactions entre familles, où certains enfants étaient «prêtés» pour près de 100 000 euros.

«Plus elle est bonne voleuse, plus le prix augmente. Plus elle a l'air jeune, et pourra donc se faire passer pour mineure, plus le prix est élevé», a résumé Me Weintz, qui a évoqué des formes de répudiation d'épouses, si celles-ci avaient un rendement insuffisant. Une version contestée par la défense qui affirme qu'il s'agissait de dots liées à des mariages. «Que des mensonges!», a protesté le premier prévenu à être interrogé. "

TREVOR MOKHTAR TUE POUR UN TELEPHONE PORTABLE

" La cour d’assises de Haute-Garonne juge aujourd’hui et durant trois jours un Toulousain de 39 ans, Trevor Mokhtar, accusé du meurtre de Robert Abdessadok, le 16 juillet 2010, dans le quartier de Bagatelle, à Toulouse. Une affaire, sur fond d’alcool et de toxiques, où le degré de violence atteint un paroxysme pour un mobile aussi futile qu’incompréhensible : le vol d’un téléphone portable.

Car selon l’accusé, un homme sans emploi déjà condamné 13 fois, c’est bien la disparition de son téléphone qui aurait déclenché un tel acharnement sur celui qu’il désigne comme responsable du vol, trois jours auparavant. Ce 16 juillet 2010, les deux hommes se retrouvent dans un hall d’immeuble, rue Vestrepain. La discussion dérape.

Robert Abdessadok reçoit un déluge de coups au visage, coups de poing, coups de genou en rafale. Son agresseur prend la fuite. Du sang est retrouvé sur les murs. La victime demeure inconsciente lorsque les secours arrivent. Quelques heures plus tard, Robert Abdessadok, 32 ans, succombe à ses graves blessures à la tête, au CHU Purpan. Une enquête pour homicide est ouverte fin juillet et confiée à la brigade criminelle de la sûreté départementale. Des témoignages du quartier orientent très vite les enquêteurs sur la piste de Trevor Mokhtar, contre lequel un mandat d’amener est délivré.

Acharnement
Interpellé le 16 septembre à Bourg-en-Bresse, Mokhtar reconnaît avoir porté des coups pour une histoire de téléphone volé. Histoire de lui infliger une punition. «C’est l’explication qu’il a toujours fournie aux enquêteurs en contestant l’intention d’homicide», ajoute son avocat, Me Jean-Louis Pujol. Un mobile auquel ne croit pas la partie civile représentée par Me Pierre Alfort : «Rien ne peut justifier une telle violence et un tel acharnement. Cet homme a pris la fuite pour échapper à ses responsabilités». Affaiblie par une forte consommation d’alcool ce jour-là et visiblement vulnérable, la victime ne représentait aucune menace directe pour son agresseur. L’accusé encourt une peine de 30 ans de réclusion criminelle. Verdict mercredi. "

BUSIGNY : CIMETIERE PROFANE ET TOMBES OUVERTES

" La vigilance accrue de cet habitant a soumis le cimetière de Busigny à l’épreuve du doute, et à celle des limiers de la scientifique. Prélèvements par-ci, photos par-là, périmètre de sécurité sur la façade Est du cimetière, sur la façade Ouest aussi : ce vendredi après-midi, les gendarmes de Clary, de la brigade des recherches, de la cellule d’identification criminelle, ont jalousement occupé le cimetière communal après qu’un habitant eut fait part de ses suspicions. Alors qu’il se recueillait sur la tombe de l’un de ses proches, il aurait remarqué le placement anormal de certains objets funéraires sur la stèle. Son attention aurait aussi été attirée par l’aspect douteux du joint scellant la pierre tombale. Comme s’il avait été endommagé, gratté. Ni une ni deux : sensibilisé aux violations de sépultures constatées récemment à Crèvecœur-sur-l’Escaut et à Neuvilly, l’habitant a alerté les autorités. Et ces dernières, en pleine enquête, ont mis en branle leurs équipes avec cette expectative en tête : faudrait-il désormais parler d’une série ?

Et voilà le vocabulaire subordonné aux maux constatés : oui, on parle de série parce que le cimetière de Busigny est bien le troisième site où des profanations de sépultures sont à déplorer. Pour l’heure, on ne sait pas encore jusqu’à quel point a été troublé le repos des défunts. En clair, si les cercueils ont été ouverts et si l’intégrité des cadavres a été outragée, si des objets de valeur ont été subtilisés. « Six tombes ont été touchées. » Et il semble que deux d’entre elles aient été ouvertes, rapporte le procureur de la République de Cambrai, Jérôme Marilly.

La période à laquelle remontent ces forfaits relève elle aussi de l’inconnue. Ont-ils été commis cette semaine ? Plus tôt ? « Les gens ont pris connaissance de ce qu’il s’est passé à Crèvecœur et Neuvilly. De fait, ils sont plus attentifs… » aux détails, aux reliefs des sépultures familiales, analyse cet interlocuteur. Des dégradations anciennes pourraient donc n’avoir été remarquées qu’aujourd’hui. Auquel cas, comment s’assurer d’un lien entre cette découverte et les précédentes ? L’enquête se densifie donc, alors que dans l’esprit des habitants, des croyants, mûrit un sentiment d’écœurement. Marc, employé au commonwealth, était mercredi au cimetière de Neuvilly lorsque les gendarmes ont débarqué. Lui et son équipe se tenaient au cimetière militaire de Busigny, lorsque ce vendredi après-midi, ils ont à nouveau croisé la camionnette de la cellule d’identification criminelle qui leur devient désormais familière. « C’est aberrant !, s’indique le Cambrésien. C’est même complètement scabreux d’en arriver là tout ça pour voler quoi ? Je ne sais pas très bien ce qui a été fait, mais si c’est pour piller des défunts… On n’a jamais vu cela ! » "