samedi 1 mars 2014

CONSOMMATION DES MÉNAGES EN BAISSE EN JANVIER

" La consommation des ménages français en biens a baissé de 2,1% en janvier, en raison d'un net recul des achats d'automobiles et d'une nouvelle baisse de la consommation d'énergie, selon les données publiées vendredi par l'Insee.

Une mauvaise nouvelle qui pèsera sur la croissance économique du premier trimestre et qui pourrait, si elle se poursuit, menacer la reprise économique de la zone euro.

L'institut a parallèlement révisé à +0,2% le chiffre de décembre, annoncé dans un premier temps à -0,1%, montrant un renforcement du mouvement de hausse fin 2013 après le net de rebond de novembre (+1,4%).
"C'est clairement un très mauvais départ pour le premier trimestre mais ce n'est pas une surprise car il est lié à la fiscalité", déclare Dominique Barbet, économiste chez BNP Paribas, citant la hausse de la TVA début 2014 et le renforcement du malus automobile.

L'économiste, qui attendait une baisse de 1,3% de la consommation en biens en janvier, estime que la consommation globale (biens et services) des ménages devrait reculer de 0,2% au premier trimestre, donnant un coût d'arrêt temporaire à la croissance du PIB. Les chiffres de janvier confirment cette prévision, explique-t-il, "bien que le risque semble maintenant pencher vers une correction plus violente".
Denis Ferrand, économiste chez COE-Rexecode, estime quant à lui que "la probabilité d'un recul modéré du PIB en début d'année se renforce".

MENACE POUR LA REPRISE EN ZONE EURO
La baisse de la consommation en janvier est la plus forte enregistrée sur un mois depuis mars 2012.
Un résultat "inquiétant", selon Mathilde Lemoine, économiste chez HSBC. "Si une consommation des ménages bien plus faible que prévu venait à se confirmer en France, la reprise économique de la zone euro cette année pourrait s'estomper", écrit-elle.

Tullia Bucco, économiste chez UniCredit, s'attend elle aussi à un ralentissement de la consommation au premier trimestre, après la hausse de 0,5% au quatrième trimestre 2013 pour l'ensemble des biens et services. "Généralement, la reprise de la consommation devrait rester modérée, reflétant la modeste croissance prévue du revenu disponible", estime-t-elle.

Après un rebond de 2,8% en décembre, les dépenses en biens durables ont reculé de 4,3% en janvier, en raison de la forte baisse des dépenses en automobile (-7,7%, après +2,9% en décembre). L'Insee explique cette évolution par des achats anticipés de voitures en prévision du renforcement du malus écologique le 1er janvier. Par rapport à janvier 2013, les dépenses en automobile baissent de 0,6%.
Les achats en équipement du logement baissent quant à eux de 1,1%, après une hausse de 3,6% le mois précédent.

La consommation des ménages en énergie a elle aussi nettement baissé en janvier (-6,3%, après -1,3% le mois précédent), les températures supérieures à la normale entraînant une nouvelle baisse des dépenses de chauffage (électricité, gaz et fioul).

La consommation de textile a progressé de 1,9% à la faveur des soldes de janvier, après une baisse de 1,8% en décembre, pour retrouver un niveau proche de celui atteint en novembre.

Les dépenses en autres biens fabriqués ont augmenté de 0,5% après un recul de 0,1% le mois précédent.
Les dépenses en produits alimentaires ont baissé de 0,5%, après une hausse de 0,1% en décembre, sous l'effet notamment d'un recul des dépenses en tabac notamment lié à la hausse des prix en janvier. "


A priori, il y a encore des journalistes et des analystes qui en sont étonnés ! Mettez donc encore plus d'impôts et c'est clair que les choses vont pas s'arranger ! Essayez de vivre seul avec un SMIC et calculez ce qui vous reste une fois votre loyer, impôts et factures payées... 

FRANCE-MAROC : RIEN VE VA PLUS

" Chirac nous aura fait regretter Mitterrand ; et Sarkozy, Chirac. Hollande serait-il aujourd’hui en passe de nous refiler la nostalgie du sarkozysme de naguère ? Nicolas Sarkozy était (est toujours) un cynique, doublé d’un atlantiste pro-israélien ; comble pour un homme ayant placé son parcours sous les auspices du Général. On le savait (on le sait toujours) ; mais au moins sait-on à quoi s’attendre.

Avec François Hollande, c’est un peu différent. L’homme est tout aussi cynique ; à cette différence près qu’en matière de politique intérieure et extérieure, il fait preuve, malgré les efforts notoires de Laurent Fabius en cette dernière, d’un amateurisme aussi touchant que persistant. Ainsi aura-t-il réussi ce tour de force ayant consisté, cette semaine, à déclencher une crise diplomatique avec ce traditionnel allié qu’est le Maroc. Cela aurait été prémédité, pourquoi pas. Mais le problème, c’est que tout cela paraît relever de l’improvisation la plus totale.

Soyons justes : le premier clou planté dans le cercueil des traditionnelles relations franco-marocaines remonte à 2011 – soit sous le règne de Sarkozy. À l’ONU, notre ambassadeur Gérard Araud aurait dit à propos du Maroc : « C’est une maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n’est pas particulièrement amoureux, mais qu’on doit défendre… » Mots pas très gracieux, en effet. Et surtout très bêtes, puisque proférés devant l’acteur espagnol Javier Bardem – le méchant du dernier James Bond – qui était justement en train de tourner un documentaire sur le Sahara occidental, ex-colonie madrilène et qui est un peu à Rabat ce que l’Alsace-Lorraine pouvait être au Paris de la IIIe République. Mots, pour finir, évidemment démentis par le Quai d’Orsay, mais pas oubliés par nos « amis » marocains, et d’ailleurs pas près de l’être, au vu du nouvel épisode qui suit.

Ce jeudi dernier, pour tout arranger donc, sept policiers se sont invités à l’ambassade marocaine de Paris, signifiant à Abdellatif Hammouchi, patron du contre-espionnage marocain, qu’il était sous le coup de multiples accusations de torture en ce même Sahara occidental, accusations dues à l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture). Et ce, en faisant fi des traditionnels canaux diplomatiques ; lesquels sont justement là pour éviter semblables embrouilles.

Évidemment, les Marocains sont furieux, on les comprend. Et les autorités françaises penaudes, on les plaint. Et on leur souhaite surtout bien du plaisir dans les décennies à venir. Faudra-t-il donc ne prendre langue qu’avec des pays irréprochables en matière de droits de l’homme ? Ça pourrait bien limiter notre carnet d’adresses diplomatiques. Quoi qu’on puisse penser du Tibet, de l’Ukraine ou du Sahara occidental, il s’agit là d’histoires d’ordre strictement interne aux nations concernées. Qu’on les évoque, oui. Qu’on veuille en être à la fois juge et partie est une autre histoire…

Le Maroc n’est peut-être pas une monarchie irréprochable et il y aurait beaucoup à dire sur son rôle dans le trafic de stupéfiants ou celui, des plus troubles, en matière de soutien à l’islamisme de combat durant la guerre civile en Algérie. Mais la France est-elle une République à ce point irréprochable pour s’arroger le droit de se poser en arbitre des élégances politiques ?

Au-delà des considérations historiques et morales, il y a évidemment la politique. Art dans lequel François Hollande, tout juste apprenti qu’il est, ne risque pas, hormis miracle, de passer maître.

Qu’on laisse les enfants s’amuser avec le pot de confiote, pourquoi pas, à la rigueur. Leur confier bouton rouge, armée et diplomatie, c’est une autre affaire. Celle qui nous brouille avec le royaume chérifien en est une belle illustration… "

LA FRANÇAISE DES JEUX DANS LE COLLIMATEUR

" Gérard Colé, ancien président de la Française des Jeux de 1989 à 1993, accuse l'entreprise d'avoir trompé les joueurs en leur faisant croire qu'il y a dans les jeux de grattage «une égalité des chances qui n'a jamais existé», dans un entretien mercredi à l'AFP.

«Je me tiens à la disposition des magistrats afin, s'ils le souhaitent, d'être entendu» dans la procédure opposant l'entreprise à Robert Riblet, un ingénieur à la retraite, ajoute l'ex-PDG. 

Robert Riblet a engagé en 2006 une procédure pénale contre la société, estimant que la détermination et la répartition des gains n'a rien d'aléatoire. Une instruction est actuellement en cours. L'ancien ingénieur a, en parallèle, assigné la Française des Jeux devant les juridictions civiles. Il a été débouté et condamné en août à verser à l'entreprise 10.000 euros de dommages et intérêts. Le juge a estimé qu'il n'avait pas apporté la preuve que le rôle du hasard avait été faussé par la FDJ. «J'ai été consterné par cette décision et j'ai décidé de réagir», indique Gérard Colé, qui affirme que les arguments de Robert Riblet sont «fondés».

Combat acharné

Ce dernier mène un combat acharné contre l'entreprise depuis qu'il s'est aperçu que les tickets n'étaient pas répartis au hasard, mais par livrets. Dans trois livrets sur quatre, il n'existe qu'un seul «gros lot» supérieur ou égal à 20 euros, les autres tickets étant soit perdants soit porteurs de montants «dérisoires», avait-il dénoncé. Une fois le «gros lot» remporté, les tickets continuent d'être vendus, ce qui constitue, selon lui, une «rupture d'égalité» entre les joueurs.

Des milliers de joueurs «ont été lésés» depuis la mise en place du premier jeu de grattage en 1989, estime Gérard Colé, qui assure ne pas avoir été au courant de cette pratique lorsqu'il était à la tête de l'entreprise. Le but était «de faire rejouer et de doper le chiffre d'affaires des courtiers, des détaillants et de la FDJ», ajoute-t-il.

Après la révélation de l'affaire dans la presse, l'entreprise, détenue à 72% par l'Etat, avait modifié, en 2007, le règlement de ses jeux de grattage. Mais, depuis, «il n'y toujours pas eu de législation convenable en la matière», déplore M. Colé.

Sollicitée, la Française des Jeux n'a pas souhaité faire de commentaires. "

ENCORE UN DÉTENU LIBÉRÉ POUR UN PROBLÈME DE FAX

" Cette erreur intervient trois semaines après la remise en liberté controversée d'un homme soupçonné de meurtre, due à un manque d’encre dans le fax du tribunal de Bobigny.

C’est un dysfonctionnement qui semble devenir quotidien à la justice. Une femme soupçonnée d’avoir livré sa fille de cinq ans à un pédophile en août 2012 a été libérée ce jeudi à cause d’une mauvais numéro de fax. N'ayant jamais reçu le fax qui le convoquait à un débat contradictoire devant le juge, l'avocat est parvenu à obtenir la nullité de l’ordonnance de prolongation de la détention de sa cliente."Il y a une erreur de procédure, je me devais de la soulever. Mais ma cliente répondra de ses actes, cette nullité n'a pas été soulevée pour lui permettre d'échapper à la justice", a expliqué Me François-Xavier Koehl. Cette liberté serait donc provisoire.

La mère est accusée d’avoir fait subir des sévices sexuels et des tortures sur sa fille avec un homme rencontré sur internet. Au lendemain du viol, la petite fille a dûe être amenée à l’hôpital. Les médecins ont alors détecté des traces de tortures sur son corps. Placée en garde à vue, la mère a fini par avouer son crime. Elle a été placée en détention provisoire. L’homme, quant à lui, a été incarcéré à la maison d'arrêt de Metz. Il continue à nier les faits. Le père de la fillette, chez qui l'enfant vit désormais, est "choqué" par la remise en liberté de la maman. Il craint "qu'elle n'ait pas à répondre devant la justice", explique son avocat. Mais Me Rémi Stephan, son avocat, se veut rassurant: "Il y a des éléments majeurs à charge".

Cette affaire intervient trois semaines après la remise en liberté controversée d'un homme soupçonné de meurtre en région parisienne. Le télécopieur du tribunal de Bobigny n'avait plus d'encre ce qui avait empêché la transmission d'un document dans les délais légaux. "

vendredi 28 février 2014

LE SCANDALE COPE

" On savait – et l’intéressé ne s’en cache guère – que l’ambition de Jean-François Copé ne connaît pas de limites – pourquoi pas ? – et ne s’embarrasse pas non plus de scrupules. La manière dont le député-maire de Meaux a conquis l’hiver dernier, de basse lutte, la présidence de l’UMP est encore dans toutes les mémoires.

On sait également que Jean-François Copé n’a pas d’aversion pour l’argent et n’a jamais tenu la finance pour son ennemie. Sa proximité passée avec Ziad Takieddine et ses activités d’avocat d’affaires en témoignent éloquemment.

Aussi bien les « révélations » de l’hebdomadaire Le Point sur la gestion par
M. Copé des finances de son propre parti ne nous surprennent-elles pas autant que le ferait une remise en cause de l’abnégation de Cincinnatus ou de la probité de Jean Jaurès.

Qu’apprenons-nous en effet ? Que, secrétaire général puis président du groupe parlementaire de l’UMP, et enfin en tant qu’associé à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, M. Copé aurait fait systématiquement bénéficier la société de communication Bygmalion, dirigée par ses amis intimes et protégés Bastien Millot et Guy Alvès, de commandes « juteuses », attribuées sans appel d’offres et facturées à des tarifs nettement supérieurs à ceux du marché, à hauteur de huit millions d’euros. Ces dépenses inconsidérées auraient donc largement contribué à faire passer dans le rouge les comptes de l’UMP.

Pour quelles raisons M. Copé aurait-il ainsi favorisé ses amis au détriment de son parti ? Par amitié pure, je veux dire en tout désintéressement ? Pour se constituer un trésor de guerre ? Pour partager ce butin ? C’est ce que Le Point n’est pas en mesure de déterminer, pas plus qu’il ne nous éclaire vraiment sur les liens de Bygmalion avec le Qatar et la vente à ce pays d’immeubles appartenant à l’État du temps où Jean-François Copé était ministre du Budget.

Se disant ulcéré par les accusations et les insinuations du Point, M. Copé a fait connaître son intention de porter plainte contre la publication. C’est la réaction qu’aurait à sa place tout honnête homme. On ne l’attendait pas du président de l’UMP. En l’occurrence, M. Copé est certes touché mais pas coulé. Les tirs imprécis du magazine ne sauraient en effet modifier l’opinion que les Français ont déjà de lui : mauvaise. "

CHÔMAGE : DES RÉSULTATS ALARMANTS

" Comprendre l'évolution du chômage nécessite un examen un peu plus approfondi que celui de la simple observation du taux de chômage global. L’analyse par âge et par durée d'inactivité permet de jeter un éclairage plus complet sur la question. Certains graphiques et tableaux que nous proposent les indicateurs de la Dares et présentés ci-dessous sont à cet égard révélateurs de certaines tendances dont on parle peu, en tout cas pas assez.

D’après ce tableau il apparait que pour toutes catégories de chômeurs concernés, et quelle que soit la durée du chômage (de moins de 3 mois à 3 ans et plus), le nombre de chômeurs a augmenté, sans exception, durant l’année 2013. Doit également être notée que la part des demandeurs d’emploi à la recherche d’emploi depuis plus d’un an a également cru puisqu’elle est passée de 39,5% à 41,9%. Et la durée moyenne d’inscription pour toutes les catégories d’âge, hormis pour les plus de 50 ans, s’est aussi accrue sur l’année.

Ces données sont peut être plus préoccupantes que l’évolution moyenne du chômage. L’allongement  du temps passé hors travail a un impact délétère sur les chances de retrouver un emploi dans le futur. Pourquoi ? Pour deux raisons essentielles. La première est que les employeurs sont de moins en moins prêts à embaucher des personnes ayant passé trop de temps sans emploi, considérant que les personnes en question perdent de "l’employabilité" pour diverses raisons (manque d’adaptation au progrès technique, diminution de l’habitude du travail, perte de productivité, etc.). La deuxième raison provient des chômeurs eux-mêmes qui se découragent de plus en plus, et finissent par sortir carrément du marché.

Ce graphe montre que le pourcentage de chômeurs indemnisés est resté depuis quelques années un peu en dessous de 50%, avec des fluctuations autour de ce chiffre. Le nombre de chômeurs indemnisés a cru en 2013, mais dans une proportion moindre que celle de l’augmentation du chômage, ce qui explique la légère baisse de la proportion des indemnisés. Si cette tendance se poursuivait, en dépit de l’augmentation du chômage total, le pourcentage de ceux indemnisés baisserait ; ce résultat serait le signe d’une aggravation du chômage de long-terme puisque, en général, sauf pour les plus de 50 ans, la durée d’indemnisation maximale est de deux ans (trois ans au-delà de la cinquantaine).

L’évolution du chômage par tranche d’âge est aussi digne d’intérêt. Si depuis 2011 le chômage des femmes a toujours été plus élevé que celui des hommes, cette différence a aujourd’hui disparue. Il y a maintenant, au total, autant d’hommes que de femmes au chômage. Il existe cependant toujours une disparité selon les classes d’âge. Chez les jeunes (moins de 25 ans) il y toujours plus d’hommes que de femmes en situation de non-emploi. L’inverse est vrai pour les plus de 50 ans. Plus significatif, la vitesse d’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi est davantage marquée pour les catégories en question que pour les adultes entre 25 et 49 ans. On retrouve là une caractéristique du marché du travail français : les jeunes et les "anciens" sont les plus touchés par la détérioration de la situation.

Quelle conclusions tirer des faits présentés dans ces données ? Qu’analyser les statistiques de demandeurs d’emploi de manière globale cache un certain nombre de réalités importantes et un peu trop négligées dans le débat public. En France (ce n’est pas le cas dans bien d’autres pays), ce sont les jeunes et les plus de 50 ans qui sont le plus touchés par la montée du chômage. Et peut être plus préoccupant que cette évolution générale est l’accroissement du chômage de longue durée qui a des conséquences graves pour le futur tant il diminue les chances qu’ont les demandeurs d’emploi concernés de se réinsérer sur le marché de l’emploi. "


HOLLANDE AU NIGER : CA VA NOUS COÛTER ENCORE BONBON

" François Hollande a promis jeudi au Nigeria l'aide de la France dans le combat contre la secte islamiste Boko Haram et le doublement des financements pour l'Afrique dans les cinq ans.

Le président français a profité à Abuja de son statut d'invité d'honneur des cérémonies du centenaire de l'unification du Nigeria pour resserrer les liens avec le géant d'Afrique de l'Ouest, où la dernière visite présidentielle remonte à 1999.

Le gouvernement nigérian combat Boko Haram, en insurrection armée depuis plus de quatre ans pour tenter d'imposer un Etat islamique dans le nord à majorité musulmane du pays.

Le groupe est soupçonné d'avoir commis de nombreuses exactions et d'être impliqué dans l'enlèvement de plusieurs Français ces derniers mois, dont le père Georges Vandenbeusch, kidnappé au Cameroun puis libéré fin 2013.

"Votre combat est aussi le nôtre", a déclaré François Hollande dans un discours à l'occasion d'une conférence sur la paix et le développement en Afrique.

"Nous serons toujours prêts à vous apporter non seulement notre soutien politique mais notre concours chaque fois que nécessaire. Parce que le combat contre le terrorisme c'est aussi celui de la démocratie", a-t-il ajouté à l'adresse de son homologue nigérian, Goodluck Jonathan, avec qui il s'est entretenu en particulier.

François Hollande a souligné que la doctrine militaire de la France en Afrique, où ses troupes sont notamment engagées au Mali et en République centrafricaine, pouvait se résumer par la formule "moins de forces statiques mais beaucoup plus de mobilité et de coopération avec les forces africaines".

"L'Afrique a un grand avenir, c'est le continent de demain", a ajouté le président français, soulignant que son développement pouvait "être entravé par l'insécurité".

La France, a-t-il dit, va donc "doubler les financements pour l'Afrique dans les cinq ans à venir".
Lors d'une table ronde avec des entreprises françaises et nigérianes, le chef de l'Etat a dit son intention d'intensifier les relations avec le Nigeria, premier partenaire commercial de la France en Afrique subsaharienne avec environ cinq milliards d'euros d'échanges annuels.

"INVESTIR DAVANTAGE"
La France veut "investir davantage" et "amplifier (sa) présence" au Nigeria, qui jouit d'une croissance annuelle d'environ 7% avec l'ambition de devenir d'ici 2020 l'une des 20 premières économies mondiales, a souligné le chef de l'Etat, qui privilégie les visites dans les pays émergents depuis son arrivée au pouvoir en mai 2012.

Il a cité l'agroalimentaire, l'accès à l'eau et les infrastructures au nombre des secteurs dans lesquels les entreprises françaises peuvent tirer leur épingle du jeu.

Le montant de l'aide au Nigeria "pourrait aller jusqu'à 650 millions d'euros dans les deux prochaines années" via des prêts de l'Agence française pour le développement (AFD), a-t-il dit.

"Nous voulons être beaucoup au Nigeria pour être vraiment en Afrique", a encore souligné le président, qui devait assister dans la soirée aux cérémonies du Centenaire de l'unification du Nigeria, né de la fusion de deux protectorats en 1914.

François Hollande fera étape vendredi en République centrafricaine sur le chemin de son retour en France.
"A cette occasion, le chef de l’Etat s'adressera aux troupes engagées dans la force Sangaris et rencontrera la présidente de la République centrafricaine, Catherine Samba Panza, ainsi que les autorités religieuses du pays", peut-on lire dans un communiqué de l'Elysée.

Invoquant une situation pré-génocidaire, la France a lancé le 5 décembre l'opération Sangaris aux côtés des forces africaines pour tenter de rétablir la sécurité dans un pays plongé en plein chaos depuis le coup d'Etat des rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans, en mars 2013.

La France a décidé à la mi-février d'envoyer 400 hommes de plus en RCA, portant le contingent à 2.000 hommes, et le gouvernement a obtenu mardi le feu vert du Parlement pour prolonger l'opération au-delà de quatre mois. "